Coups de coeur

  • « Le manuel classique de l'industrie des relations publiques » selon Noam Chomsky. Véritable petit guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la « fabrique du consentement ».
    Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des « démocraties de marché », ces questions se confondent.
    Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui parviendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d'en faire la critique, l'auteur se propose d'en perfectionner et d'en systématiser les techniques, à partir des acquis de la psychanalyse.
    Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires, mais au coeur même de la démocratie libérale américaine.

  • Pour la première fois dans l'histoire de la Terre, les êtres humains sont devenus la principale cause de changement sur la planète, surpassant les forces géophysiques. De nombreux chercheurs estiment que nous sommes ainsi entrés dans une ère géologique nouvelle : l'âge des humains ou anthropocène.
    Changements climatiques, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, mais également mobilisations sociales et sommets internationaux : pour la première fois, un atlas réunit l'ensemble des données sur la crise écologique qui caractérise notre époque.
    Pour agir et renverser la tendance.

    Ce qu'on en pense

    La période historique de l'Anthropocène désigne l'ensemble des événements géologiques causé par l'activité humaine. Un ouvrage donc indispensable pour comprendre la mesure de notre impact sur l'écosystème.

    Lisa

  • Penser le vivant

    Collectif

    • Les liens qui liberent
    • 2 Juin 2021

    La transition écologique, qu'appellent de tous leurs voeux de nombreuses figures publiques, s'impose dans la discussion collective. Cet ensemble d'entretiens, rencontres, débats, analyses littéraires et odes à la vie permet de transformer notre rapport à la nature. Qu'ils soient agroécologistes, ethnologues, journalistes, philosophes, auteurs, écoculteurs, gestionnaires de forêt, ingénieurs..., ou un peu de tout ça à la fois, chacun raconte l'interdépendance entre les espèces et dit l'espoir de la connexion au vivant. Ce corpus lumineux, aux tons très différents - il en faut pour tous les goûts, répare les angoisses et le lien rompu avec la nature.

    La modernité a transformé la nature en objet de domination et a défait les liens émotionnels et merveilleux qu'entretenaient avec elle les Occidentaux. Mais aujourd'hui, face aux crises liées à la destruction des écosystèmes, il semble urgent de renouer ces liens et de modifier notre rapport au vivant. Dans une discussion polyphonique mêlant des voix bien connues, la nature étire ses branches pour s'imposer non plus comme l'altérité mais comme un tout dont les hommes et les femmes font partie. Le message est multiple et puissant : nous devons apprendre à vivre en harmonie avec notre environnement, nous insérer dans le cycle du vivant, arrêter de nous surestimer, réapprendre à réparent entraider, semer le trouble, nous inspirer de la nature et repenser nos structures politiques. Interrogés ou racontés, ces penseurs-chercheurs du vivant avec leurs différentes sensibilités les angoisses et le lien rompu avec la nature.

    Glenn Albrecht, Étienne Bimbenet, Lionel Daudet, Philippe Descola, Marc Dufumier, Vinciane Despret, Dian Fossey, Jean-Baptiste Fressoz, Yuval Noah Harari, Donna Haraway, Éric Karsenti, Alexandre Lacroix, Bruno Latour, Erri de Luca, Virginie Maris, Baptiste Morizot, Corine Pelluchon, James Scott, Pablo Servigne, Vandana Shiva, Anna Tsing, Frans de Waal.

    Ce qu'on en pense

    Face aux nombreuses crises liées à la destruction massive de notre écosystème, un défi contemporain s'impose : repenser le vivant, le comprendre et surtout se lier à lui. C'est ce que défendent les auteurs rassemblés ici, tous issus de domaines d'études différents, mais s'accordant sur la nécessité absolue de renouer avec le vivant.

    Lisa

  • La Veillée est inspirée d'un concept américain, The Moth, créé par le poète et romancier Georges Dawes Green en 1997. Le principe est simple : une scène, un public, et des histoires vraies.
    En proposant aux gens de venir raconter leurs récits personnels, La Veillée à plusieurs buts : partager des histoires inoubliables, bien sûr, mais également aller à la rencontre des autres, s'inspirer de leurs parcours, découvrir leurs expériences, leurs visions, leurs doutes, leurs rêves. Dissoudre les barrières, à une époque où c'est de plus en plus nécessaire. Et vous, quelle est votre histoire ?

    Avec la participation de Bernard Werber, Mathias Malzieu, Stéphane Bourgoin, Florence Porcel et bien d'autres !

  • Contre le développement personnel - authentique et toc

    Thierry Jobard

    • Rue de l'echiquier
    • 8 Avril 2021

    Depuis le début des années 1990, les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies. Ils s'ajoutent aux magazines, aux conférences, aux séminaires qui prônent « l'estime de soi », « l'expression de son vrai moi », « la bienveillance ». Sans cesse, nous subissons ainsi une injonction à nous libérer de nos croyances limitantes et à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu.

    Bien sûr, on pourrait penser qu'il n'y a là que de bonnes intentions ; et qu'au pire, ça ne peut pas faire de mal : qui refuserait une version améliorée de soi-même ? Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, c'est à la montée d'une idéologie politique que l'on assiste. Dans le champ privé comme en entreprise, où le management aurait pour mission de favoriser l'épanouissement des salariés. Or la forme de bien-être promise par le développement personnel constitue trop souvent une exploitation de soi par soi... Car dans ce monde merveilleux, tout tourne autour de cet axiome : quand on veut, on peut. Et si on ne peut pas, c'est qu'on ne veut pas assez. Le collectif disparaît de l'écran pour ne laisser que des individus responsables de tout à 100 % : de leur destin, de leur emploi, et même de leur santé ! Et si vous attrapez le Covid, c'est de votre faute, vous vous êtes relâché !

    En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est à cette vaste supercherie que s'en prend ici Thierry Jobard, preuves à l'appui...

  • Depuis l'aube de l'histoire humaine, des individus de cultures et de systèmes de pensée divers lèvent les yeux vers le ciel en quête de réponses. Les mouvements des corps célestes et leur influence sur nos vies de mortels sont au coeur de l'astrologie, discipline millénaire respectée, voire révérée, qui a permis à l'Homme d'approfondir sa compréhension de luimême et du monde qui l'entoure.
    Si l'horoscope est la forme la plus triviale d'information astrologique que nous connaissions aujourd'hui, elle puise son origine en Mésopotamie. Comme le rappelle Andrea Richards dans Astrologie, le deuxième volume de la Bibliothèque de l'Esotérisme de TASCHEN, l'astronomie et l'astrologie étaient autrefois des sciences jumelées: la Chambre du Roi de la grande pyramide de Gizeh a été bâtie dans l'alignement des constellations, les Perses ont érigé le premier observatoire et même Galilée livrait leur horoscope aux Médicis. Avec la Renaissance et l'avènement des sciences exactes, cependant, la pratique astrologique a glissé dans les domaines où le mystère était encore permis, imprégnant la littérature, les arts et la psychologie, inspirant des artistes et des penseurs comme Goethe, Byron et Blake, pour être finalement vulgarisée à l'ère moderne par les Théosophes et autre adeptes du New Age.
    Composé sous la direction éditoriale de Jessica Huntley, cette trépidante histoire visuelle de l'astrologie occidentale est le premier recueil d'envergure jamais publié sur le sujet, qui s'intéresse à la signification symbolique de quelques 400 images, des temples égyptiens à l'art contemporain en passant par les manuscrits enluminés. Les oeuvres d'Alphonse Mucha, Hilma af Klint, Arpita Singh ou Manzel Bowman se suivent en séquences qui reflètent la révolution des planètes et le cycle du zodiaque. Enrichi d'un avant-propos de l'illustre astrologue new-yorkaise Susan Miller et d'extraits d'entretiens avec de grands astrologues actuels comme Robert Hand, Jessica Lanydoo et Mecca Woods, Astrologie célèbre les étoiles et l'influence mystérieuse qu'elles exercent sur notre quotidien.

    Ce qu'on en pense

    Après Le Tarot, les Éditions Taschen poursuivent leur superbe collection La Bibliothèque de l'ésotérisme avec un deuxième ouvrage, consacré cette fois-ci à l'astrologie occidentale. Une pratique ancestrale qui se raconte surtout en image.

    Lisa

  • L'érotisme n'est pas la pulsion sexuelle, mais sa représentation, le symbole par lequel Éros, artiste et technicien, reformule siècle après siècle notre puissance à connaître physiquement la saveur de l'éternité. Le culte du plaisir a été trop souvent pris en otage par les sectateurs de l'effroi et de la souillure : après un millénaire et demi de répression, le désir sexuel garde un amour coupable pour ses tortionnaires, au point de se laisser aller parfois à la dérive. Mais cet érotisme-là ne peut nous faire oublier l'étendue infiniment plus vaste et, somme toute, plus enthousiasmante, d'un autre érotisme, affirmatif, joyeux et libérateur : celui qui a fondé le socle mythique des premières cicilisations, qui oeuvre à concilier le désir et les spiritualités, qui participe à tous les combats pour l'émancipation des corps et des esprits, celui enfin qui a fait notre modernité. C'est cette histoire bouleversante - la nôtre - que Pierre-Marc de Biasi nous conte avec émotion et en toute liberté.

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  • Il faut attendre le milieu du 19e siècle pour voir des Français se rendre en nombre au Japon. Comment expliquer cette « découverte » si tardive alors que les Portugais ont été les premiers Européens à poser le pied sur le sol japonais... en 1543 ? Inquiet du développement du catholicisme, le gouvernement du shôgun interdit cette religion dans l'ensemble du territoire et expulse les étrangers en 1639. Pendant plus de 200 ans, le Japon reste fermé au reste du monde. Seuls les Hollandais et les Chinois, installés à Nagasaki, sont autorisés à continuer à commercer avec l'archipel. Cependant, les florissantes exportations vers l'Europe de porcelaines, laques, paravents et autres objets précieux attisent la fascination des Français pour ce pays lointain. En 1853 et 1854, le commodore Perry force le Japon, sous la menace de ses navires américains, à ouvrir des ports pour l'approvisionnement des bateaux occidentaux. Après les États-Unis, la Russie, la Hollande et l'Angleterre, la France signe en 1858 un traité de paix, d'amitié et de commerce. Dès lors, les Français seront de plus en plus nombreux à partir à la découverte de cet archipel si longtemps fantasmé. Alors que le Japon s'ouvre au monde, quelles sont les impressions de ces premiers voyageurs français ? Quelles villes et régions visitent-ils ? Par quoi sont-ils émerveillés, surpris, déçus ou choqués ? Ce sont à ces questions, et à bien d'autres, que ce livre tente de répondre en donnant directement la parole à ces « pionniers ». Il se compose en effet essentiellement d'extraits de récits de voyage publiés durant la seconde moitié du 19e siècle. Ces témoignages de diplomates, journalistes, aristocrates ou scientifiques, renommés ou inconnus, montrent la variété des sentiments que le Japon suscite, entre admiration, goût pour l'exotisme et racisme. S'ils nous plongent au coeur d'un pays qui a sensiblement changé depuis, ils résonnent parfois étrangement aujourd'hui : les ressentis et la manière de voyager de ces Français dans l'archipel de l'ère Meiji ne ressemblent-ils pas aux nôtres ? Le livre réunit ainsi des récits de voyageurs qui traitent de tous les sujets : les villes visitées :(Shimoda, Nagasaki, Yokohama, Edo/Tokyo et sa région, Kyoto et sa région, etc. Hokkaidô et Okinawa), les routes empruntées (Tôkaidô et Nakasendô), les moyens de locomotion (jinrikisha, kago, train, etc.), la vie quotidienne (architecture + meubles, décoration, hygiène, nourriture), la population (caractère, traditions) et bien sûr la culture. Les auteurs cités sont entre autres : Baron Charles de Chassiron (1858-1859), premier secrétaire de l'ambassade (Traité de Tokyo), Colonel Charles-Louis Du Pin (1814-1868), militaire, Alfred Roussin (1839-1919), officier de marine, Comte de Beauvoir (1846-1929), Théodore Duret (1838-1927), journaliste, historien de l'art, écrivain, Georges Bousquet (1846-1937), juriste, Comte Alexis de Gabriac (1811-1890), diplomate, grand voyageur, Philippe Sichel (1840-1899), collectionneur, Maurice Dubard, sous-commissaire de la Marine, Emile d'Audiffret, Edmond Cotteau (1833-1896), écrivain-journaliste, Hugues Krafft (1853-1935), voyageur, etc ....

  • Dans les eaux profondes ; le bain japonais

    Akira Mizubayashi

    • Arlea
    • 7 Janvier 2021

    L'espace de la salle de bains, espace souvent anodin, ou exigu en Europe, est au Japon un lieu privilégié où le thème de l'intimité familiale ou amicale se manifeste mieux qu'ailleurs. Le bain japonais est un élément de civilisation, au même titre que la cérémonie de thé, les haïkus ou la voie des fleurs. Si le bain est d'abord associé aux yeux d'un occidental à l'idée de propreté, il est au Japon un savoir-vivre raffiné, poétique, qui rend possible la rencontre de l'autre dans un cadre intime et bienveillant.
    Comme Tanizaki, dans son Éloge de l'ombre, Akira Mizubayashi nous livre dans cette évocation des eaux profondes, le secret d'un coeur japonais mais aussi la vigilance critique d'un homme de son temps dans un pays en crise.

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    Ce qu'on en pense

    Du bain public au grand bain politique, l'auteur nous livre une analyse représentative du Japon d'hier et d'aujourd'hui. Akira Mizubayashi discute de cinéma, littérature, musique, tout en dévoilant le développement de sa double culture. Pour les curieux et passionnés du Japon.

    Aurélia

  • Yiddish convection, c'est l'histoire des gangsters juifs américains, à l'époque oú le pouvoir était entre les mains du syndicat du crime, dirigé par louis lepke, dutch schultz et bugsy siegel.
    Conté par le petit-fils des propriétaires du restaurant oú se retrouvaient les truands, ce récit restitue la truculente odyssée de ces fils d'émigrants, héros hors-la-loi, qui faisaient rêver les enfants du quartier. ponctuée de meurtres, de parties de poker à un million la mise, la chronique de rich cohen sonde ce monde parallèle oú l'ex-vendeur de cravates ambulant se métamorphose en bootlegger. koufax (champion de baseball) qui refuse le lancer dans les world series à l'occasion de yom kippour, meyer lansky qui devient le maître de cuba, bo weinberg qui, chaussé de ciment, est balancé dans l'east river pour avoir conspiré contre ses pairs, chacune des riches heures de cette amérique clandestine est reconstituée, comme autant de pièces à conviction de ce véridique polar.

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  • De sa manière inimitable, sur le ton de la confidence, Serge Bouchard jette un regard sensible et nostalgique sur le chemin parcouru. Son enfance, son métier d'anthropologue, sa fascination pour les cultures autochtones, pour celle des truckers, son amour de l'écriture.

  • Histoire des coureurs de bois

    Gilles Havard

    • Perrin
    • 4 Mars 2021

    « Coureurs de bois, voyageurs, traiteurs, hommes du Nord, mangeurs de lard, hommes libres, chasseurs des montagnes »?: ces appellations pittoresques témoignent d'une Amérique oubliée, celle d'avant la conquête de l'Ouest. D'origine européenne, les hommes qu'on désignait ainsi sillonnaient le Nouveau Monde en quête de fourrures, séjournant et parfois hivernant parmi les Amérindiens ; ils formaient des sociabilités itinérantes et masculines, étroitement associées aux communautés autochtones. Restituer leurs circulations, c'est repenser la construction des sociétés coloniales dans leur rapport à l'espace, à l'ordre et à l'altérité, et mettre au jour des expériences singulières de la masculinité, comme d'une certaine forme de liberté. Le lecteur est ainsi convié au dévoilement d'une aventure interculturelle intense et méconnue, longue pourtant de deux siècles et qui s'est jouée sur tout un continent.

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    Ce qu'on en pense

    L'historien propose une autre généalogie de la colonisation anglo-américaine du Grand Ouest. Il révèle le rôle prépondérant des aventuriers de langue française qui se fondaient dans la nature et parmi les indiens, avec lesquels ils se sont souvent métissés.

    Aurélia

  • Fei Xiaotong (1910-2005), formé en Chine puis en Grande-Bretagne avant la Deuxième Guerre mondiale, propose ici une analyse comparatiste de la société chinoise orchestrée autour de trois plans : ville et campagne, passé et présent, Occident et Chine. Au coeur de cette entreprise, la quête des « racines » s'ouvre à une caractérisation de la société chinoise fondée sur « l'ordre par distinction des statuts ». Cette description systématisée des structures, pensées et pratiques chinoises, qui avait pour objectif initial tant de les réhabiliter que d'en montrer les limites aux yeux d'un lectorat urbain et éduqué, a permis d'assoir les bases d'une réflexion sur les voies d'entrées de la Chine dans la modernité. Ce texte a fait de Fei Xiaotong l'un des plus grands noms des sciences sociales chinoises. De nombreux passages restent d'une étonnante actualité malgré le temps écoulé depuis sa parution initiale en 1948.
    Cette première traduction en français met à disposition des lecteurs francophones de tous bords un texte clair, précis, synthétique et brillant, qui présente la singularité chinoise de l'intérieur. Sa profondeur et son acuité en font une lecture essentielle pour toute personne s'intéressant à la Chine d'autrefois comme à celle d'aujourd'hui.

    Ce qu'on en pense

    Texte de 1948 qui présente la singularité chinoise de l'intérieur... Une lecture essentielle pour tout passionné !

    Aurélia

  • De la marge au centre ; théorie feministe

    Bell Hooks

    • Cambourakis
    • 2 Août 2021

    Avec De la marge au centre, son deuxième essai paru aux États-Unis en 1984, bell hooks poursuit la réflexion initiée dans Ne suis-je pas une femme? Étudiant les succès et les manquements des mouvements féministes qui ont traversé le XXe siècle, elle constate l'échec de la création d'un féminisme de masse qui s'adresserait à toutes. Elle s'attache ainsi, dans un style toujours accessible, à bouleverser les représentations habituelles de la pensée féministe majoritaire en plaçant au centre de sa réflexion les femmes noires et/ou des milieux populaires, insistant sur le besoin profond d'une approche révolutionnaire de ces questionnements.
    Cet ouvrage percutant a imposé bell hooks comme l'une des voix les plus influentes et stimulantes de la scène féministe.

  • Pourquoi des poétesses (Audre Lorde, Adrienne Rich, Gloria Anzaldúa & Cherríe Moraga, bell hooks, Dorothy Allison, Robin Morgan, Marge Piercy, Alice Walker, Paula Gunn Allen, Rita Mae Brown, etc.) ont-elles été des leadeuses, activistes et théoriciennes, des mouvements féministes aux Etats-Unis dans les années 1970 et 1980 ? Dans une première partie, un essai de la poétesse féministe Jan Clausen, écrit en 1982 au pic du mouvement, propose des pistes de réponse.
    Dans une deuxième partie, une anthologie bilingue de poèmes écrits entre 1969 et aujourd'hui montre la pérennité de ce lien entre poésie et féminismes aux Etats-Unis.

  • LES CAHIERS DE L'HERNE ; Malaurie

    Collectif

    • L'herne
    • 19 Mai 2021

    L'originalité de l'oeuvre de Jean Malaurie s'appuie sur sa double nature d'écrivain et de scientifique de très haut niveau. Il est sans aucun doute le meilleur spécialiste et l'écrivain français le plus lu sur l'Arctique. Auteur du récit Les Derniers Rois de Thulé (1955), Jean Malaurie est par ailleurs le fondateur et directeur jusqu'à une date très récente de la prestigieuse collection "Terre Humaine" (aux éditions Plon), l'un des fleurons de l'édition française avec des titres aussi importants que Les Derniers Rois de Thulé, Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss ou encore Le Cheval d'Orgueil de Per-Jakez Hélias.
    Ce Cahier souhaite mieux faire connaître, au-delà du cercle étroit des spécialistes, l'oeuvre monumentale de Jean Malaurie, qui se développe sur plus de soixante-dix ans, en soulignant la diversité d'un travail pluridisciplinaire. Dans ce volume, géographes, philosophes, ethnographes, anthropologues et écrivains multiplient les éclairages, tentant de mettre en évidence les différentes facettes d'une vie qui s'est voulue engagée et libre de toute appartenance idéologique et les problématiques d'une oeuvre protéiforme et passionnée.
    A côté de ces auteurs, des textes et documents inédits ou rares de Jean Malaurie (extrait du récit de voyage Hoggar, un texte sur son père, extrait de la correspondance avec Lévi-Strauss, lettres aux auteurs de la collection "Terre Humaine" , échanges épistolaires avec ses correspondants groenlandais et inuit, extraits des carnets de terrain abondamment illustrés) soulignent l'oeuvre du géomorphologue et de l'anthropologue, qui a contribué à renouveler le regard que nous portons sur les peuples premiers et les civilisations traditionnelles.
    Ce Cahier sera aussi l'occasion de découvrir, à travers un inédit, un aspect peu connu de l'auteur qui se révèle être un magnifique et bouleversant pastelliste.

    Ce qu'on en pense

    Au cours de sa vie d'explorateur, Jean Malaurie a participé à plus de 30 missions au Groenland et en Sibérie. Véritable force de la nature, il a aujourd'hui 98 ans et se trouve être le dernier de son espèce : les explorateurs mythiques.

    Aurélia

  • De novembre 1975 jusqu'au mois d'octobre 1976, Serge Bouchard a voyagé avec des camionneurs dans le Nord-Ouest québécois. Son but : étudier et observer leur travail pour en faire le sujet de sa thèse de doctorat. Serge Bouchard et Mark Fortier ont transformé la matière de cette recherche ethnographique unique en un portrait vivant et pénétrant du monde des camionneurs.
    Ce livre nous transporte sur les routes du nord à l'époque des grands chantiers de la Baie- James, mais il nous mène aussi beaucoup plus loin. Parlant des camions, c'est des mystères de la vie et des élans de la liberté dont il nous entretient.

    Ce qu'on en pense

    Enfin parue en France, cette étude fondatrice de l’œuvre de Serge Bouchard est à découvrir de toute urgence tant elle transpire l'intelligence et la sensibilité de ce grand homme disparu il y a peu.

    Aurélia

  • Habiter le désert ; les Touareg de l'Ahaggar

    Hélène Claudot-Hawad

    • Non lieu
    • 24 Août 2021

    En octobre 1951, un jeune instituteur de vingt-quatre ans, Marceau Gast, arrive au Sahara chez les Touareg Kel Ahaggar, dans le Sud algérien. Pendant trois ans, il sera instituteur nomade, changeant de groupement à chaque rentrée scolaire. Au gré des saisons et des parcours, Marceau Gast photographie les différentes facettes de la vie nomade oscillant entre les ressources rares des monts escarpés de l'Ahaggar et l'abondance des pâturages salés, à six cents kilomètres plus au sud, dans les plaines de la Tamesna. Pour ses hôtes, habiter le désert rime avec nomadisme. Mais, en ce milieu du XXe siècle, la gestion coloniale du vaste territoire des Kel Ahaggar relève de deux administrations distinctes - l'Algérie et le Soudan français - et porte en germe la menace qui s'abattra sur la salutaire mobilité nomade entre montagne et plaine. Les photographies de Marceau Gast témoignent d'un mode de vie qui en quelques décennies s'est profondément transformé. L'instituteur devenu ethnologue en 1960 poursuivra les questionnements nés au cours de son premier séjour. Il constituera un important corpus photographique pour illustrer ses recherches sur l'alimentation en milieu aride et les stratégies mises en oeuvre pour échapper à la famine.

  • Parce que les tatouages sont notre histoire

    Héloïse Guay De Bellissen

    • Pocket
    • 15 Avril 2021

    « Ici seront racontées les histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais et qui pourtant ont accompli le même voyage, la même odyssée. Un passage entre ce qu'on ne sera plus et ce que l'on devient. Et dans ce genre d'acte, il y a toujours du vivant et du mort, le présent et le passé. Toutes les histoires sont vraies, tous les personnages ont existé et existent. Ils se font tous écho, réveillent leurs tatouages ensemble. C'est un livre qui ne ment pas car il rend hommage au relief de la chair et convoque nos ressources dormantes. »

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  • L'oeuvre du grand lièvre filou

    Serge Bouchard

    • Bibliotheque quebecoise
    • 24 Juin 2021

    « Ce livre est un cadeau du ciel. L'anthropologue vagabond et merveilleux communicateur Serge Bouchard nous réconcilie avec la vie, avec nousmêmes et nos rêves de pays à faire en cette terre d'Amérique. » Jacques Lanctôt, Journal de Montréal « Dans cette soixantaine de textes pleins d'humanité et de mémoire, qu'il nous présente comme le »journal d'un anthropologue vagabond», l'auteur des Yeux tristes de mon camion et du Peuple rieur apparaît comme un puits sans fond lorsqu'il est question des Premières Nations et des traces des premiers explorateurs canadiens-français ou métis de l'Amérique du Nord. [...] Un éloge de la liberté et un appel pressant pour »rendre son dû à la beauté»» Christian Desmeules, Le Devoir

    Ce qu'on en pense

    « C'est là que nous irons écrire le grand livre blanc de la poésie du monde, devant la mer bleue qui pique les yeux, adossé aux épinettes qui font le dos vert aux montagnes ; ici, au premier de tous les détroits d'Amérique... »

    Aurélia

  • Les yeux tristes de mon camion

    Serge Bouchard

    • Boreal
    • 1 Mars 2018

    Connaissez-vous Massassoit, le vieux sage de la nation wampanoag, Jean-Baptiste Faribault et Jean Baptiste Eugène Laframboise, ces aventuriers canadiens-français qui ont bâti l'Ouest américain, ou l'oncle Yvan, revenu de la guerre alors que plus personne ne l'attendait, ou la tante Monique de Santa Monica ? Saviez-vous qu'une vieille Honda était douée de la parole, qu'une grande tortue sacrée vivait sur le boulevard Pie-IX, qu'un camion des années 1950 avait des yeux, et que ces yeux pouvaient parfois être tristes ? Voilà quelques-unes des merveilles que l'on découvre ici, ainsi que mille autres, grandioses ou infimes, lointaines ou familières, cachées dans le passé que nous avons oublié, chez les humbles que nous n'écoutons plus, ou bien là, tout près, dans la nature qui nous entoure comme dans la ville que nous habitons, mais que notre modernité trépidante et notre obsession de la vitesse et de l'efficacité nous empêchent de saisir.

    Après C'était au temps des mammouths laineux (2012), voici de nouveau une trentaine de petits essais écrits avec cet art qui est la marque unique de Serge Bouchard, le timbre même de sa voix : un art qui est à la fois celui de l'anthropologue, nourri par une attention passionnée aux visages et aux récits inépuisables des humains, et celui du poète, confiant dans les pouvoirs révélateurs de l'imagination et du langage.

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  • Jouissance club ; une cartographie du plaisir

    Jüne Plã

    • Marabout
    • 15 Janvier 2020

    Vous avez l'impression de passer à côté de votre sexualité  ?
    Pas de panique, Jüne du compte Instragram Jouissance Club fait souffler un vent de fraîcheur et d'espoir en proposant un manuel d'éducation sexuelle promouvant le plaisir accessible à tous, femme, homme, hétéro, homo ou trans  !
    Elle propose de mettre de côté la pénétration pour se concentrer sur les 1001 façons de se donner du plaisir autrement, de manière décomplexée, jubilatoire et bienveillante.
    A l'aide de nombreux schémas sobres et élégants, elle propose une cartographie des multiples zones qui procurent du plaisir chez les deux sexes et un inventaire des mouvements orgasmiques.

  • Ze´ro virgule neuf pour cent, c'est le nombre de viols et de tentatives de viol, qui, en France, de´bouche sur une condamnation aux assises. La nuit du 30 mars 2018, alors qu'elle habite en Australie, Jeanne en est victime. Side´re´e, mais re´solue, elle se rend imme´diatement au commissariat et porte plainte. Elle est e´coute´e, crue, prise en charge. Il y aura des poursuites. Une justice.

  • Le dernier arbre

    Tim Gautreaux

    • Points
    • 7 Octobre 2021

    Byron Aldridge, constable d'une scierie de Louisiane, noie dans l'alcool et la musique les traumatismes de la Grande Guerre. Pour le sauver, son frère Randolph rejoint l'exploitation. L'un fait régner l'ordre à coups de feu, l'autre croit au dialogue. Au coeur des marais, les deux frères vont devoir affronter les Buzetti, les gangsters propriétaires du saloon qui ont juré de les tuer avant le dernier arbre coupé...

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