Cyril Drouhet

  • Si l'on connaît le travail photographique de Richard Melloul avec ses portraits de très nombreuses personnalités, c'est cette fois-ci aux arbres qu'il offre son regard.
    Alors que son métier l'a amené à Auschwitz, en Pologne, Richard Melloul se met à observer cet arbre planté à l'entrée du tristement célèbre camp n° 1, toujours là des décennies après la Shoah.
    Et le photographe de méditer : « Vieux parfois de plusieurs siècles, combien sont-ils à travers le monde, ces témoins passifs de l'Histoire ? Qu'ont-ils vu ? Que pourraient-ils raconter ?
    Quels secrets conservent-ils dans leur longévité ? » Dès lors, au cours de ses voyages, Richard Melloul n'a de cesse de photographier ces arbres témoins d'événements grandioses ou bouleversants.
    Voici un livre dans lequel les photographies et les mots se rencontrent et s'éclairent pour nous conter l'aventure pleine de sensibilité d'une trentaine d'arbres à travers le monde : les oliviers du Christ à Jérusalem ; le sophora de Marie-Antoinette à Versailles ; l'arbre qui a vu tomber John Lennon aux abords de Central Park ; le marronnier qui a permis à Anne Frank de garder espoir, à Amsterdam, alors qu'elle fuyait les persécutions nazies ; le figuier au pied duquel Bouddha a atteint l'Éveil, en Inde ; les arbres qui ont inspiré Monet, Renoir ou encore Van Gogh ; l'arbre-refuge de Nelson Mandela dans son village natal d'Afrique du Sud ; le sombre platane sur lequel Albert Camus a trouvé la mort ; le Gingko biloba qui a survécu à l'explosion de la bombe atomique à Hiroshima ; ou encore ce conifère qui marque la frontière au-delà de laquelle plus aucune vie n'est possible, plus rien ne pousse...
    Une ode à ces arbres qui restent, immuables, dans la tourmente et la folle équipée des hommes.

  • En temps de guerre, toutes les digues cèdent, emportant avec elles les hommes dans une vague de haine, de violence et de peur. Beaucoup invoquent alors, plein de ferveur un Dieu unique, infaillible, tout-puissant. Mais où est-il ce Dieu qui incarne la paix, au milieu de toute cette folie sanguinaire ? Ce livre de Noël Quidu illustre la période entre la chute de l'Union soviétique et aujourd'hui dans le monde entier.  années marquées par la guerre. Il montre une image sans pitié de la folie dont les hommes sont capables lorsqu'ils brandissent leurs convictions comme un étendard. Les photographies de Noël Quidu montrent quelles conséquences certaines décisions politiques, économiques et religieuses peuvent avoir.

    « C'était le 9 novembre 1989, il y a trente ans. La chute du mur de Berlin et l'ouverture de la frontière entre les Allemagne de l'Ouest et de l'Est concrétisaient, au moins symboliquement, la disparition d'un monde coupé en deux blocs. L'Union soviétique, qui avait pourtant survécu au stalinisme, aux purges et à la Seconde Guerre mondiale, ne s'en releva pas et perdit le contrôle de ses « satellites », tous ces états disséminés aux frontières de la puissante Russie qui vivaient sous le joug de Moscou. Parce que l'on estimait que la guerre froide expliquait tout ou presque, on en conclut fort logiquement que sa disparition permettrait l'épanouissement d'une nouvelle ère. ... Il n'en fut rien. Bien au contraire. ... À chaque fois, Noël Quidu, alors reporter pour l'agence Gamma, se retrouva au coeur de l'enfer et dans un jeu de dominos où chaque étincelle provoquait un tragique incendie. » (extrait du texte de Cyril Drouhet)

  • Les provocateurs : ces individus qui adoptent, momentanément ou tout au long de leur vie, un comportement considéré comme « hors norme » parce qu'à l'encontre des us et coutumes, des usages en vigueur, ou tout simplement parce qu'ils se permettent ce que d'autres n'oseront jamais.
    La provocation est un art. Et nul ne saurait s'improviser provocateur d'un simple claquement de doigts. Cela demande du talent et des circonstances favorables. Ce peut être une façon de vivre ou de survivre, un mode de communication pour faire avancer une cause, ou tout simplement une façon d'exister, mieux encore, un moyen de donner à voir que l'on existe. Des noms viennent spontanément à l'esprit, Serge Gainsbourg, Oscar Wilde, Charles Bukowski, Coluche ou le professeur Choron ; d'autres sont aussi spontanément retombés dans l'oubli sitôt leur forfait accompli.
    Il en est même qui sont parvenus à faire oublier leurs turpitudes. Car en ce domaine il y a des rois et des faussaires. Et des maîtres en la matière qui sont entrés dans l'histoire par un coup d'éclat ou parfois même à leur insu. Il convenait donc de séparer le bon grain de l'ivraie et d'établir la liste des deux cents provocateurs « patentés », vérifier leur pedigree et dévoiler enfin leur curriculum vitae à l'aune de leurs exploits en la matière.
    Deux cents provocateurs donc, aussi divers par le style, les origines, les coups d'éclat, les genres que par la trajectoire.

empty