Filtrer
Support
Langues
Prix
Littérature
-
Carnet relatant le séjour de l'autrice dans le Xe arrondissement de Paris.
Après avoir publié plusieurs récits, romans et nouvelles, Danielle Dussault s'engage dans un chemin de traverse qui prend la forme d'un carnet à la tonalité poétique. Elle y restitue en mots l'univers ondoyant d'un quartier méconnu et cosmopolite, le Xe arrondissement de Paris, où elle a séjourné dans le cadre d'une résidence d'écriture effectuée aux Récollets. Sa plume généreuse et ses observations nous entraînent à sa suite à la rencontre de l'Autre, dans un voyage où odeurs et saveurs se mêlent aux textures des immeubles et aux tissus chatoyants. Loin des attraits touristiques ou des grandes places, Danielle Dussault erre dans une ville grouillante de vie, avec pour seul désir celui de s'y perdre pour mieux se retrouver. -
C'est à la faveur d'une résidence d'écriture en Europe de l'Est que Danielle Dussault conçoit Les ponts de Prague, recueil de nouvelles marqué par la plume d'un maître dans l'art d'exprimer l'étrangeté de la condition humaine : Franz Kafka. Ainsi, les lieux investis par l'écrivain tchèque au fil de ses déambulations apparaissent, disparaissent et réapparaissent dans les nouvelles de ce recueil aux accents oniriques. L'ensemble témoigne surtout de la fragilité des liens entre humains et de leur complexité, d'où le motif récurrent du pont, motif tantôt concret, tantôt résolument métaphorique. Toujours finement ciselée, l'écriture de Danielle Dussault accompagne une narratrice solitaire et rêveuse qui, dans les rues de la capitale tchèque, cherche peut-être à se perdre.
-
À la manière d'une longue déambulation intérieure, Danielle Dussault propose ici un roman choral tout sauf conventionnel, porté par les voix de trois femmes fortes, distinctes, mais unies par leur quête de liberté. Le fleuve, indéniablement, rejoint ces femmes. C'est par ce mystère, ce cours invisible, que toute la trame narrative s'impose.
Trois femmes se retrouvent au bord d'un fleuve afin de raconter à leur façon un destin unique. Entre le désir d'enracinement et la tentation de la fuite qui relient les trois narratrices, chaque parcours est ponctué de périodes charnières et de rites de passage qui les définissent en tant que femmes. Autant de trajectoires qui les amèneront à se rejoindre dans l'affirmation d'une identité unifiée. -
Le fleuve debout plonge les lecteurs dans l'intimité d'un séjour au chalet de Gabrielle Roy où le silence devient à la fois un défi et une révélation. Le texte joue habilement avec l'absence de linéarité, évoquant la mémoire, les angoisses et les aspirations avec une grande justesse. Cette liberté formelle confère au récit une profondeur singulière, un souffle puissant qui emporte le lecteur comme un courant indomptable.
Véritable hommage à la littérature et à la force du retrait, ce livre invite à se perdre pour mieux se retrouver. Défiant les conventions narratives, il propose une expérience immersive et évocatrice. À la croisée du journal intime, du poème en prose et de la méditation sur l'isolement, il tisse une réflexion vibrante sur la solitude, l'écriture et la mémoire. L'autrice s'inspire du fleuve, de son rythme et de ses mouvements fugitifs pour composer un texte fragmentaire où chaque phrase est empreinte de poésie. -
Danielle Dussault publie un second carnet en 2022. Le titre de ce nouveau carnet trouve sa source dans le précédent : « La veille de mon départ pour Paris, des papillons de nuit se sont infiltrés dans ma maison. J'ai frissonné en les voyant posés silencieusement contre le mur. Je sais que leur présence muette ramène au mouvement furtif de l'âme. La mienne. Avec parfois une parole insaisissable. » (Donnez des ailes, L'instant même, 2022) Dans Les papillons de nuit me hantent, l'écrivaine expose son rapport à l'écriture et au monde.
-
-
-
Tout ce recueil rassemble des fragments sur l'approche de l'instant dans une prose dense, mais dépouillée. Chaque moment s'apparente à une scène de film, expose l'essence fuyante du temps qui passe. Plus que la quête constante de la métaphore comme façon de vivre, la pratique d'écriture ici s'articule autour de la poésie et de la fracture entre les êtres. Toute la thématique du recueil se développe dans un rapport ténu entre la fragilité de l'existence et l'impermanence des relations.
-
Avec beaucoup de grâce et de délicatesse, Danielle Dussault crée, dans « L'imaginaire de l'eau », un univers trouble plus près du rêve que de la réalité. La première scène plonge le lecteur dans un monde qui, s'il semble resplendissant, laisse rapidement entrevoir sa dualité. De la lumière entourant un jeune couple à l'opacité des ombres, les symboles du bonheur et de l'insouciance sont occultés par l'état psychique de la mariée.
Isolée dans sa grande maison, la jeune femme souffre des absences de son mari, de ses infidélités, de sa froideur. Pour retrouver son équilibre, elle s'évade de ce lieu parfois inquiétant.
Si l'eau est un élément essentiel de ce récit, le thème qui l'habite est sans contredit celui de l'absence.
-
Quatre personnages, liés par une essentielle « part manquante », doivent affronter leur destinée à la suite du décès d'un homme qui a joué pour eux un rôle important. Sa mort coïncide avec l'irruption, dans les réseaux croisés de leurs existences, d'une multitude de salamandres. Symboles de l'amiante qui résiste au feu, celles-ci incitent les protagonistes à descendre tour à tour dans la mine qui se ramifie sous la ville, afin d'y explorer leur labyrinthe intérieur et d'y affronter leurs démons. De cette expérience cathartique, chacun sortira fortifié et apaisé.
Dans son précédent roman, L'imaginaire de l'eau, Danielle Dussault suivait une veine onirique. Construit à partir de divers points de vue complémentaires, le roman Salamandres, qui se déroule à Thetford-les-Mines, aborde plutôt les registres du mythe et du fantasme. Il touche ce qui fait le fondement de nos vies : la filiation et l'identité, la peur et le besoin d'être aimé, la quête du sens de toute existence.
-
«Quand j'avais douze ans, j'ai voulu me tuer, mais j'ai raté mon coup. La rivière coulait, abondante, tout près de la carrière où les filles de ma rue allaient chanter. Nous courions dans l'ombre des arbres et nous dansions comme des enfants qui aimaient la vie et la voulaient entière.
Sur le bord de la rivière, nous inventions d'interminables spectacles de chants faits d'espoir. Les filles interprétaient des airs connus qui me faisaient rire. Elles tournoyaient sur elles-mêmes, le visage tendu vers l'inaccessible amour dont elles rêvaient toutes : l'impossible amour. Elles tonitruaient des airs de Donizetti et ceux, plus légers, de Mozart, en portant des jupes empruntées à leurs mères, se pâmant dans la répétition linéaire des drames que vivent les femmes. Certaines s'esclaffaient au bout de quelques secondes, incapables de supporter le simulacre. »
La mort mystérieuse de Suzanne survient un soir de Noël après la messe de minuit. Sur les lieux de l'accident, quelqu'un subtilise une partition de musique, laquelle reliera les personnages dans un parcours kaléidoscopique où sont abordés les thèmes de la délivrance et de la rédemption. La toile de fond de cette histoire : la musique et le chant traditionnel Minuit, chrétiens, source d'inspiration et leitmotiv qui traversent le roman.
« [...] le style, discrètement lyrique, a des accents de prose poétique qui situent Danielle Dussault dans la lignée d'Anne Hébert. » (Stanley Péan, Radio-Canada) -
À son retour de la guerre du Viêtnam en 1967, William Anderson se voit confier la charge de l'auberge de son père située sur une île de la côte de la Nouvelle-Angleterre. Ce père sévère, un ex-officier haut gradé de la marine étatsunienne, « ombre pesante et lourde, impossible à supporter », l'a éduqué de façon brutale.
Alors que William et ses compagnons sont réunis autour de la tombe d'un camarade de guerre mort de façon violente, apparaît un personnage surgi de nulle part, Eva. Le jeune homme apprend que cette femme, qui bouleversera sa vie après avoir provoqué un séisme dans celle de ses parents, a peint le tableau qu'il vient de trouver dans une des pièces de l'auberge : le portrait de sa mère réalisé peu de temps avant que celle-ci ne meure. Cette toile met le fils sur la voie d'un passé jusqu'alors méconnu qui lui fera découvrir le vrai visage et la réelle identité de Marianne Anderson.
Dans un décor insulaire où la mouvance de la mer accompagne la lente résolution des énigmes, la résilience constitue la thématique centrale du nouveau roman de Danielle Dussault.