Littérature générale

  • Dans un hôpital psychiatrique de Charleville, est enfermé Arthur Rimbaud. Entre quelques gorgées d'absinthes, il continue d'aimer ses mots, sa poésie qu'il donne à entendre et porte un regard de vieil homme qu'il n'a jamais été sur tous ces rimbaldolâtres du monde d'aujourd'hui.
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  • Nul doute que, en nos temps troublés, les idées d'Ivan Illich vont prendre un nouveau relief. Il y eut deux avertissements solennels en 1970 pour dévoiler cette course folle entraînant l'humanité vers le pire : le rapport Meadows sur la dégradation extérieure de la planète, et celui d'Ivan Illich dénonçant la dégradation intérieure de notre civilisation.

    J'avais, moi-même, dans les années 70, été frappé par sa manière toute nouvelle de transgresser les idées reçues sur l'école, l'hôpital, les transports, pour mieux nous prévenir de leurs contre-effets, lesquels me sont apparus de plus en plus avérés. Alors que la société industrielle et consumériste avait trouvé son rythme, il fallait en effet quelque audace pour prévenir des effets pervers de la croissance et du pillage de la planète. On se souviendra aussi qu'on lui doit d'avoir prôné le mot « convivialité », si peu usité à l'époque. Ce n'est donc que justice d'exhumer son oeuvre et son destin en consacrant à Ivan Illich ce récit biographique inédit.

    J'en suis d'autant plus heureux que l'occasion m'avait été donnée de permettre à mon ami Jean-Michel Djian, à l'époque rédacteur en chef du Monde de l'Éducation, de rencontrer l'auteur d'Une société sans école, en 1999, à Cuernavaca. Ensemble, nous avions, cette année-là et pour longtemps, créé le prix Le Monde de la recherche universitaire pour justement sortir des sentiers battus de la pensée et primer des thèses dépassant les clôtures disciplinaires.

    Nous devons, en effet, comprendre une fois pour toutes qu'il nous faut relier les savoirs et la connaissance pour penser une nouvelle voie, mais aussi abandonner le mythe de l'homme maître de son destin et de la nature pour, ensemble, l'explorer.

    Edgar Morin

  • La langue française a été, pour le premier agrégé de grammaire issu du Continent noir, une authentique histoire d'amour ; une histoire qui, tandis qu'elle nourrissait son oeuvre et façonnait l'homme politique, contribuait de façon décisive à l'épanouissement de la francophonie. Avec son complice Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor s'est employé à faire rayonner la négritude et, d'une certaine manière, à sacrer les valeurs de l'humanisme. Car le poète-président - il souhaitait qu'on l'appelle ainsi - était un héritier africain des Lumières, convaincu que la « civilisation de l'universel » appelée de ses voeux, était autant un dessein politique que culturel.
    Voilà donc l'homme « total », narré, ici, à la lumière de sa vie, de ses contradictions, de ses utopies, de ses combats comme de ses tragédies. Il traversa le XXe siècle de génie et de sang en chevauchant les obstacles les plus fratricides, en s'immisçant dans les interstices artistiques les plus prometteurs ; puis, avec la constance d'un sage, il trouva, in fine, aux frontières de cet Occident convulsif et prédateur, sa juste place pour prédire.
    Senghor poète, Senghor prophète. Mais aussi Senghor politique. Un homme d'exception capable de défier l'histoire tout en tombant parfois dans les travers les plus convenus des pratiques politiciennes. Il fut, néanmoins, le premier des chefs d'État de l'Afrique indépendante à quitter le pouvoir de son seul fait, en laissant à son successeur Abdou Diouf, son ancien Premier ministre, un pays largement engagé dans un processus démocratique institutionnalisé.
    Suivi de documents inédits et de textes concernant Senghor et la Francophonie, le récit de Jean-Michel Djian, largement illustré, revisite, en toute liberté, un Senghor plus étonnant que jamais.

  • - A l'occasion du cinquantenaire des Indépendances africaines, célébré durant toute cette année en France comme dans 14 pays d'Afrique, et du quarantième anniversaire de l'avènement de la notion même de francophonie, paraît la première biographie consacrée à Ahmadou Kourouma, écrite par le journaliste et écrivain Jean-Michel Djian. L'auteur retrace (il ne s'agit pas ici d'une biographie à thèse, ni d'un compte rendu exhaustif, mais d'une biographie inspirée, intuitive) l'itinéraire surprenant du grand écrivain ivoirien, montrant combien Kourouma est devenu une figure incontournable dont se réclame aujourd'hui toute la nouvelle génération des écrivains africains, de Kossi Efoui à Fatou Diome, de Abdourahman Waberi à Alain Mabanckou. Il a clos un " siècle désespéré " et ouvert une nouvelle page, en émancipant l'Afrique des questionnements de l'héritage colonial et post-colonial, et en libérant de façon décisive une parole entravée par des discours dominants d'inspiration le plus souvent " ethnologique ". En ce sens, il est l'illustration d'une certaine modernité africaine qui, mise à l'épreuve des espoirs et des désillusions des Soleils des Indépendances, s'est patiemment constituée, envers et contre tout, durant ces dernières décennies. On n'oubliera pas que cet emblème majeur de la francophonie, d'abord découvert par un éditeur québécois, puis légitimé par un prix en Belgique, a été définitivement consacré en France par le Seuil.

    - Jean-Michel Djian est journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde de l'Education. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Léopold Sédar Senghor, genèse d'un imaginaire francophone (Gallimard, 2005). Il est éditorialiste à Ouest-France, grand reporter à Jeune Afrique et chroniqueur au journal La Croix et au Monde 2.

  • Tout semble avoir été dit sur Rimbaud. Tout. De son vivant déjà, Verlaine l'avait rangé dans son recueil des Poètes maudits, et on n'avait jamais vu maudit si fameux. Le mythe s'augmentait de l'absence, le poète abandonnant la poésie et partant pour le Harar. Rimbaud est très vite devenu plus que Rimbaud, plus que sa poésie. Tout de suite sont apparus des « rimbaldolâtres », qui l'ont utilisé pour leur cause. Catholiques, surréalistes, révolutionnaires, rockers, tant d'autres !
    En allant à la rencontre les rimbaldolâtres du XXIe siècle, biographes exaltés, essayistes maniaques, passionnés sincères, écrivains, cinéastes, hommes de télévision, jusqu'à Patti Smith qui, cent vingt ans après sa mort, lui a rendu un hommage public dans l'église Saint-Rémi de Charleville-Mézières, ce livre nous raconte la création d'une mythologie moderne.
    Seulement, plus on s'approprie Rimbaud, moins il est là. Plus on croit l'étreindre, plus il nous échappe. Cessant d'être poète, il est devenu, sous le regard érudit et jaloux des rimbaldolâtres une star, un extraterrestre. Son mystère est devenu la proie de tous les fantasmes.
    D'un style drôle et mordant, l'auteur nous révèle une face méconnue de ce continent littéraire, où prospère une légende dont on se demande qui elle sert le plus : l'idole ou ses dévots?

  • « Bienvenue Lennon, bienvenue Warhol, bienvenue Kerouac, Debord, Godard et compagnie. Vous avez, sans le vouloir, réussi le tour de force de nous embrouiller l'esprit avec votre génie, mais vous n'avez pas répondu à la seule question qui compte aujourd'hui : que faire d'intelligent sur cette terre quand on a 15 ans sans avoir à subir la fascination énigmatique de la médiocrité ?
    A cette question stupide mais lancinante, la conscience répond avant la science. C'est-à-dire qu'elle bredouille un vague désir d'expression avant de sombrer séance tenante dans la soumission. Pour autant, la tête, elle, continue, sur les bancs de la classe ou le soir à table avec ce qui reste de parents, à vouloir un autre chose bien plus consistant que la seule marchandise du savoir disponible en vrac sur la grande scène de la vie. Cette conscience en veille mais bouillonnante, perturbée comme jamais par les virus répétitifs de la société du spectacle, cherche tout bêtement de la reconnaissance ».
    Dans ce coup de gueule argumenté, limpide et efficace, la plume de Jean-Michel Djian réveille les consciences. A lire d'urgence pour comprendre ce qui se trame entre l'art et les nouvelles générations.

  • Est-ce la gêne qui l'accompagne, toujours est- il que le rot n'est plus un sujet de curiosité anthropologique. Et ce, pour une raison bien simple : au XIX ème siècle, quelques aristocrates éclairés de la III république se sont fait les parangons des bonnes manières. Il fallait en finir avec les relâchements des soldats de l'Empire décadent, qui, las de l'indifférence de leur hiérarchie, eurent, pour notre plus grand malheur, tôt fait de célébrer le borborygme au rang de manifestation ultime de leur pleutre existence. C'en était trop. Depuis, le rot est l'injuste victime d'un ostracisme étroit, urbain, bourgeois, pour tout dire énigmatique, qui témoigne d'une propension rare de nos congénères à s'enfoncer dans l'ignorance.

  • Le temps d'un été, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont mené une série d'entretiens avec des personnalités de tous horizons dans une émission intitulée "La part d'enfance", diffusée quotidiennement sur France Culture. Pour chaque invité, il n'était pas question de faire la promotion d'un livre, d'un film, d'un album ou d'une exposition, ni même de réagir à une actualité brûlante, mais tout simplement d'évoquer son enfance, sur le ton de la confidence. Des conversations intimes qui ont révélé la naissance d'un destin, la fabrique d'une ambition.
    " Nous avons, dans cet ouvrage, tenu à respecter au plus près la parole de nos invités, c'est-à-dire à conserver la teneur radiophonique de ces entretiens. Voilà pourquoi nous avons maintenu quelques onomatopées, exclamations et parfois signalé des rires et des silences. En retrouvant l'atmosphère du studio, on y retrouve aussi cette complicité qui, nous l'espérons, a permis de donner à ces émissions nocturnes la saveur d'un été. " M. Pingeot et J.-M. Djian En créant les conditions nécessaires pour recueillir ces souvenirs souvent drôles, saisissants, décalés, parfois même poignants, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont réussi leur pari. Jamais ces personnages publics ne nous auront semblé si proches. Et il sera difficile ensuite de porter sur eux le même regard.

  • Le temps d'un été, sur les ondes de France Culture, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian se sont entretenus avec diverses personnalités publiques. D'agnès b. à Boris Cyrulnik en passant par Robert Badinter, Jean-Pierre Darroussin, Michel Serres, Amin Maalouf, Franz-Olivier Giesbert, Abd Al Malik, Sempé, Erik Orsenna, Sophie Calle ou encore Michel-Edouard Leclerc, une vingtaine d'hommes et des femmes de tous horizons leur ont confié leurs souvenirs d'enfance.
    Des conversations intimes qui ont révélé la naissance d'un destin, la fabrique d'une ambition. En créant la complicité nécessaire pour recueillir ces souvenirs souvent drôles, saisissants, décalés, parfois poignants, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont réussi leur pari. Jamais ces personnages publics ne nous auront semblé si proches.

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