Armand Colin

  • Débouchant directement sur l'actualité la plus immédiate, cet ouvrage présente une synthèse globale des relations politiques internationales depuis 1945.
    La fin de la Deuxième Guerre mondiale marque une césure majeure dans les rapports entre nations. Face au déclin des États européens, on assiste à l'ascension des États-Unis et de l'Union soviétique, qui visent à constituer autour d'eux des blocs homogènes. Tandis que se développe la guerre froide, les peuples colonisés s'émancipent de la tutelle de l'Europe. Il n'y a plus guère de lieu sur la planète qui ne participe peu ou prou aux relations internationales.
    Des années 1960 aux années 1980, le monde bipolaire fait place à un monde multipolaire, où aux lieux traditionnels de conflits s'ajoutent de nouveaux terrains d'affrontement et de nouveaux enjeux.
    Les événements révolutionnaires des années 1989-1991 mettent un terme à la guerre froide. Dominée par l'hyperpuissance américaine, la communauté internationale est à la recherche d'un nouvel ordre mondial que le 11 septembre 2001 rend encore plus improbable.
    Le début du XXIe siècle est marqué par le phénomène de la mondialisation et l'ascension des puissances émergentes, en particulier de la Chine. Loin des espoirs de paix de la décennie 1990, les défis à l'ordre international replongent le monde des années 2010 dans un cycle de tensions et de violences.

  • Cet ouvrage s'attache à dépeindre les campagnes françaises entre le xvie siècle et la période révolutionnaire. Très divers, le monde rural connaît alors de profondes mutations avec le développement des liens tissés avec les villes, la croissance urbaine et l'affirmation de l'État, ainsi que le bouleversement des cadres hérités du Moyen Âge -- famille, communauté villageoise, paroisse ou seigneurie. L'auteur décrit aussi une époque d'évolutions des techniques agraires, du choix des cultures et de leur impact sur le paysage, mais aussi des stratégies économiques adoptées, selon les cas, pour survivre ou pour consolider son statut social.
    L'alimentation, l'habitat et les objets du quotidien permettent également d'appréhender les conditions d'une vie le plus souvent laborieuse, interrompue par des pauses à l'origine d'une sociabilité spécifique. La guerre, les crises démographiques, les risques ébranlent ce fragile équilibre et montrent la vulnérabilité des sociétés rurales. Mais face à l'adversité peuvent naître des « émotions » populaires, qui se déclinent en révoltes puis par une forte implication dans la Révolution.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce. Elle a exercé une véritable fascination jusqu'à aujourd'hui grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Mais cette fascination est-elle pleinement justifiée, et est-elle réductible à la seule Athènes ?
    Cet ouvrage interroge la vision idyllique du monde grec à travers les événements, mais aussi les grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui reste l'une des plus fascinantes de la civilisation occidentale.

  • La Révolution française est ici revisitée à la lumière des recherches novatrices qui ont vu le jour depuis vingt ans. L'ouvrage est ordonné selon un plan qui, tout en respectant le récit chronologique, insiste sur certains aspects thématiques. Deux approches ont été particulièrement privilégiées : d'une part, la Révolution est saisie comme une rupture politique majeure, fondamentale pour la construction de la démocratie en France ; d'autre part, elle est replacée dans son environnement international à travers ses singularités et ses influences dans le monde de la fin du XVIIIe siècle.
    Cet ouvrage, panorama clair et complet, donne à voir et à comprendre l'un des événements majeurs de l'histoire universelle.

  • Cet ouvrage offre un passionnant tour d'horizon, à travers le temps et l'espace, des bibliothèques et des collections de livres en Occident. L'auteur, spécialiste reconnu, envisage la thématique en fonction des transformations du système général des médias au cours des siècles. La question des bibliothèques, comme plus largement celle de l'information, est bien l'une des interrogations de civilisations essentielles posées en notre début de IIIe millénaire.

  • Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'État moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l'État-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières.
    Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n'a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d'imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d'association de la nation à la gestion de l'État, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des ressources de l'État fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite.
    Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'État royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle ; enfin, des synthèses approfondissent quelques questions fondamentales pour l'histoire de la France moderne.

  • Cet ouvrage met l'accent sur les problèmes que posent les moments essentiels de l'histoire grecque, des débuts de la civilisation mycénienne à la soumission des royaumes hellénistiques par Rome.
    Il commence par faire le point sur les débats concernant la protohistoire des Grecs, avant que n'apparaisse la cité. La mise en place des systèmes politiques dans un monde grec élargi aux dimensions du bassin méditerranéen, l'affrontement avec l'empire perse, d'où naît l'hégémonie d'Athènes, et la nature de cette hégémonie liée à l'expérience originale que constitue l'invention de la démocratie, la longue guerre du Péloponnèse, qui met fin à l'équilibre réalisé au Ve siècle, la difficile réorganisation du monde grec au IVe siècle avant la lutte contre la Macédoine de Philippe II constituent les principaux aspects abordés.
    Une étude des sources, l'analyse des différents aspects de la civilisation de la cité classique, l'évolution du monde grec après l'aventure d'Alexandre et les formes que prend la civilisation grecque dans les royaumes hellénistiques, quand le temps des rois a succédé à celui des cités, complètent ce précis.

  • Comment une secte périphérique s'est-elle muée en religion universelle, socle de civilisations ?
    Tout commence par une rupture, lente, et non voulue : le « mouvement de Jésus », né d'un judaïsme polymorphe, et lui-même divers, mit un siècle, et davantage, à s'émanciper. Jetée dans le monde hellénistico-romain, la foi nouvelle connaît la persécution et s'affronte à la culture ambiante ; elle se bâtit, sur un double plan : doctrinal (la « Grande Église » crée son orthodoxie, contre les « hérésies ») et structurel (les instances de régulation se fixent). Le IIIe siècle marque un tournant, tragique parfois : communautés plus nombreuses, plus étoffées et plus bigarrées, institutions consolidées, survenue de théologiens majeurs, champ élargi des normes disciplinaires, balbutiements d'un art. Quand Constantin se convertit, le christianisme, minoritaire, n'est plus un phénomène marginal : le bon plaisir de l'empereur ne l'a pas tiré du néant...
    Telle est la courbe, aléatoire, qu'entend décrire ce livre, textes à l'appui. Il le fait sans oublier qu'ici, plus qu'ailleurs peut-être, la description ne peut se déployer que sur un fond épais d'incertitudes et dans un flot pressé de remises en question.

  • L'étude des difficultés qu'ont rencontrées les différents pays d'Amérique latine à trouver un ordre politique stable, compatible avec un développement économique harmonieux, de la fin du 19e siècle à nos jours, constitue le fil conducteur de cet ouvrage. Ni étude thématique, ni strict suivi chronologique, il s'organise autour de quelques périodes historiques dont les caractéristiques politiques, économiques, sociales et culturelles scandent l'évolution du continent. Ainsi sont examinés l'entrée de l'Amérique latine dans l'ère moderne (1870-1914), les années de prospérité (1914-1930), le temps du populisme (1930-1950), le séisme de la révolution cubaine (1950-1970), les années sombres (1968-1979), les transformations politiques et économiques des années 1980 et 1990, les caractéristiques contradictoires du tournant du siècle et, enfin, l'instabilité et la radicalisation politiques actuelles.
    À travers de constants va-et-vient entre les descriptions s'appliquant à l'ensemble des pays du continent et les illustrations de cas particuliers confirmant ou infirmant la tendance générale, il prend en compte dans l'explication de l'évolution des sociétés les facteurs tant internes qu'externes, sans omettre les contraintes du système inter-américain et le poids des États-Unis.
    Son originalité tient à cette démarche plurielle, au service d'une problématique qui s'appuie sur de nombreux chiffres et documents tirés des meilleures sources. Le site de l'OPALC (www.sciencespo.fr/opalc) complète l'ouvrage en mettant à disposition de nombreuses sources primaires.

  • En géographie, l'étude de l'environnement représente un large champ scientifique qui couvre les dimensions biophysiques de la nature, les dimensions sociales associées au cadre de vie des individus et leurs interactions complexes et hybridées dans la construction des questions environnementales contemporaines. Cet ouvrage propose un panorama actualisé des concepts, des méthodes et d'exemples emblématiques (thèmes, objets, pratiques) d'une approche biophysique de l'environnement en géographie. Il vient également mettre en évidence l'apport d'une telle approche dans la compréhension et la gestion des enjeux environnementaux (aide à la décision, production d'indicateurs, rôle politique de l'expertise...). Un ouvrage assorti d'une cinquantaine de cartes originales.

  • Les femmes dans la France moderne : XVIe-XVIIIe siècle Nouv.

    Loin d'imposer une vision figée et réductrice de la condition féminine, cet ouvrage offre une étude précise et vivante du sujet, dégage de belles figures, célèbres ou anonymes, et dessine une image toujours plus nette des Françaises des temps modernes.
    S'inscrivant dans la problématique des recherches récentes sur l'histoire des femmes et du genre, il examine la place et le rôle des femmes ainsi que leurs relations avec les hommes, dans les sphères familiale, sociale, économique, politique, religieuse, culturelle. Si les Françaises semblent être réduites à l'état d'épouse et mère, surgit une réalité plus complexe, faite de résistances, d'arrangements, d'échappées individuelles et collectives.
    En s'intéressant aux événements et mutations qui, de la Réforme protestante à la Révolution française, ont marqué la France des XVIe-XVIIIe siècles, l'auteur rappelle que les femmes y ont participé, que l'Histoire est mixte, que les représentations et les rapports hommes-femmes ne sont pas immobiles et que, lentement et non sans mal, l'idée d'égalité chemine au cours de ces trois siècles.

  • XVIe, XVIIe, XVIIIe : trois siècles durant lesquels l'histoire du monde est bien d'abord celle de la domination de l'Europe sur le reste du monde.
    La période s'ouvre avec les grandes découvertes et voit se dessiner de grandes évolutions telles que le renforcement des appareils d'État, avec la tendance générale à la centralisation dont bénéficient les grandes monarchies de l'Europe de l'Ouest, de la France de Louis XIV à la Prusse de Frédéric II, de l'Angleterre des George à la Russie de Pierre le Grand et de Catherine II ; puis la fin de l'unité religieuse qui fait de l'Europe le théâtre d'affrontements sanglants ; l'émergence de la notion d'équilibre européen après l'échec des tentatives d'hégémonie d'un Charles Quint ou d'un Louis XIV ; enfin la naissance de la science moderne avec Galilée et Newton et les débuts de la révolution industrielle.
    Sous la plume magistrale de François Lebrun, ce livre offre aux étudiants de premier cycle d'histoire et à tous ceux qu'intéresse cette période la trame événementielle indispensable. Des tableaux généalogiques, des cartes, un glossaire, un index et une chronologie complètent l'ouvrage et en font un outil clair et commode pour tous.

  • Idéal pour les étudiants en Master et Doctorat d'histoire, étudiants en IEP, ce manuel comprend l'histoire globale contemporaine du Moyen-Orient : culture, société, transformations économiques et sociales, débats intellectuels (Islam, place de la femme, migrations...). Une vision objective et dépassionnée à l'encontre des clichés réducteurs fréquents.

  • L'espace méditerranéen, entre Orient, Afrique et Occident connaît au Moyen Âge des changements profonds et devient un extraordinaire creuset de mouvements et d'échanges politiques, économiques et culturels. Ce manuel offre une approche synthétique de ces mondes méditerranéens en en restituant toute la diversité et la complexité.
    Depuis la naissance de l'islam au viie  siècle  jusqu'à la bataille de Lépante en 1571, qui arrête l'expansionnisme ottoman, l'ouvrage présente de façon détaillée les différentes zones géo-politiques, les grands événements et  les figures majeures de la région. 

  • Cette histoire est celle des Africains et non plus seulement celle de leur découverte par le monde occidental. Ce fut en effet une époque de bouleversements internes : à l'ouest, les guerres saintes ( jihad ) de conquête et de conversion à l'islam ; à l'est, l'expansion du sultanat esclavagiste de Zanzibar ; au sud, les réactions en chaîne dues à l'avancée des Blancs ; au centre, la floraison de seigneurs de guerre esclavagistes...Sauf aux deux extrémités (Maghreb et Afrique du Sud), l'intervention des Européens apparut longtemps comme un phénomène mineur. Certes, la révolution industrielle occidentale a joué le rôle de catalyseur d'une intégration accélérée du continent dans le système mondial de l'époque, d'où une série de ruptures : fin de la traite atlantique, début de l'exploitation internationale de matières premières agricoles et bientôt minières, création des premières colonies. Mais ces processus se sont inscrits dans la continuité de l'histoire des peuples et des cultures.
    Les Africains ont réagi en puisant dans leur patrimoine avec une remarquable capacité d'invention, qui s'explique en partie par un long passé d'assimilation culturelle. Le XIXe siècle a provoqué un formidable métissage culturel dans des sociétés qui n'en conservaient pas moins l'illusion qu'elles pourraient en exploiter elles-mêmes les fruits, en Égypte comme en Afrique noire.L'ouvrage privilégie à la fois les différenciations régionales et les thèmes récurrents à l'ensemble du continent, soulignant la rapide diffusion hors Afrique du Nord d'un islam populaire, l'introduction encore ponctuelle mais décisive du christianisme, la généralisation du mode esclavagiste, l'essor des villes, la transformation des rapports de genre et l'émergence de formes culturelles nouvelles fondées, entre autres, sur l'usage de l'écriture.L'histoire de ce déséquilibre et des énormes soubresauts qu'il a engendrés aide à comprendre les difficultés auxquelles est confrontée l'Afrique du XXe siècle.
    Catherine Coquery-Vidrovitch, ancienne élève ENS, est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris VIIDenis Diderot et directrice de la formation doctorale « Dynamiques comparées des sociétés en développement ».
    Elle a notamment publié Afrique noire. Permanences et ruptures (2e éd. révisée, L'Harmattan, 1992), Histoire des villes d'Afrique noire des origines à la colonisation (Albin Michel, 1993), L'Afrique noire de 1800 à nos jours (en coll., 4e éd. révisée, PUF, 1994) et Les Africaines. Histoire des femmes d'Afrique du XIXe au XXe siècle (Desjonquères, 1994).
    Les hommes et leur environnement. Climat et démographie.
    L'islam politique et guerrier. Maghreb et Afrique occidentale avant la conquête. L'islam politique et marchand : L'Afrique orientale. La résistance de l'animisme. Ouverture et introversion : l'Afrique centro-occidentale. La rencontre des civilisations : L'Afrique du Sud. L'intervention coloniale. Les innovations du siècle.

  • Ce manuel s'adresse en priorité aux étudiants en histoire de l'art. Il explique en douze chapitres les différentes approches qui caractérisent les méthodes possibles proposées par cette discipline. Dans le cadre d'une histoire de l'art comparée, les auteurs examinent successivement les relations entre l'histoire de l'art, l'esthétique et la philosophie du langage, ses interactions avec la sémiologie, les apports récents des études anthropologiques, ou encore la manière dont la sociologie de l'art contribue à redéfinir les contours d'une histoire sociale de l'art. Sont abordées également les questions qui lient la politique et l'art, ou encore celles qui se nouent parfois avec la psychanalyse.
    À l'intérieur de chaque chapitre une « étude de cas », empruntée à différentes périodes, permet une analyse critique des outils et des concepts employés. Elle est complétée par une rubrique « pour aller plus loin » fournissant une bibliographie sélective. Vient s'ajouter une bibliographie générale renseignée par les plus récentes parutions dans le champ de l'histoire de l'art. Cet ouvrage permettra aux étudiants de disposer d'un outil de clarification et d'approfondissement de l'interdisciplinarité rencontrée durant leur cursus en histoire de l'art.

  • Depuis 1945 au moins, le monde entier vit à l'heure américaine, que ce soit par les modes, la musique, les fi lms ou la réussite économique, en dépit des crises récurrentes. Par ailleurs, le 11 septembre 2001 a été l'événement le plus médiatisé de tous les temps, sommet d'une vague de puissance dominante. Alors que l'élection de Barack Obama a signalé un autre temps. Toutefois, dès 1900, les analystes évoquaient l'américanisation du monde avec une angoisse relative et il ne faut pas oublier que la Révolution française a été précédée par la Révolution américaine avec quelques textes fondateurs. Ces quelques exemples prouvent que depuis leur naissance, les États-Unis ont servi de modèle, de pôle d'attraction pour les émigrants de toutes les origines, avant même de jouer un rôle actif dans les aff aires du monde. Ce livre ne cherche pas à traiter seulement de l'infl uence des États-Unis dans le monde, mais à comprendre tous les ressorts internes qui ont façonné celle-ci de 1776 à nos jours.

  • Cet ouvrage présente une histoire de la presse écrite française de la fin des années 1890 (l'avènement de la presse de masse) à nos jours. A travers les thématiques telles que la politique, l'économique, etc., les auteurs choisissent d'ancrer l'évolution de la presse à travers l'histoire culturelle, ce domaine ayant été le plus renouvelé en matière historiographique avec les représentations, les questions du genre, etc. et de l'histoire des médias, ce qui conduit à situer les mutations de la presse par rapport à l'ensemble des médias et non l'inverse, point de vue plus communément adopté.Ce manuel met à la disposition du lecteur un ouvrage aux problématiques renouvelées qui, tout à la fois, s'intéressera aux supports, aux entreprises, aux milieux de l'information, aux pratiques culturelles, aux publics, au rapport de la presse à son environnement politique, social, économique et culturel (la presse comme objet replacée dans les grands enjeux d'une société en constante évolution).

  • Qu'est-ce que le premier empire colonial français et comment, sur près de trois siècles, a-t-il évolué ? Depuis la mise en place d'un projet colonial par Richelieu jusqu'aux années 1810, qui voient la prise de contrôle par l'Angleterre des derniers vestiges de possessions françaises fragilisés par l'épisode révolutionnaire, l'ouvrage montre les politiques coloniales à l'oeuvre en Amérique du Nord, aux Antilles et dans l'océan Indien.
    Cette étude présente les acteurs, privés et institutionnels, de cette entreprise coloniale, mais aussi les populations, esclaves et libres cultivateurs, négociants et Habitants, nationaux et autochtones, à l'origine du démarrage véritable de l'outre-mer français, vers le milieu du XVIIIe siècle. Dépassant la simple perspective économiste et l'approche institutionnelle et militaire, l'auteur restitue la multiplicité des points de vue des acteurs et les ambiguïtés des marqueurs culturels entre « créolisation » et signes ostentatoires d'intégration.
    Cartographie originale, documents et portraits de grandes figures accompagneront le lecteur dans cette découverte de la première vague colonisatrice de la France.
    Comment, sur près de trois siècles, l'empire colonial français a-t-il évolué ? Depuis la véritable prise en charge d'un projet colonial par Richelieu et les années 1810 qui marquent la suprématie incontestée de l'Angleterre dans le domaine maritime et sa prise de contrôle des derniers vestiges de possessions françaises, quelles ont été les politiques coloniales à l'oeuvre au sommet de l'État français, monarchique, républicain ou impérial ?

    L'ouvrage montre l'organisation, la montée en puissance de la France des années 1750, les soubresauts, puis la ruine de ce projet colonial, miné par des contradictions (esclavage, créolisation, données militaires et stratégiques) qui conduisent à l'échec. L'étude s'articule autour de trois pôles (Amérique du Nord, transatlantique, océan Indien) et offre un tableau précis de la politique coloniale de la France à travers le double prisme de la métropole et de la réalité autochtone.

    L'auteur, se plaçant au-delà de la simple perspective économiste comme de l'approche institutionnelle et militaire, restitue la multiplicité des points de vue des acteurs, négociants et habitants, nationaux et autochtones, et les ambiguïtés des marqueurs culturels entre « créolisation » et ostentation des signes d'intégration.

    Citations, portraits des grandes figures du monde colonial, cartographie originale font de ce livre un usuel indispensable pour connaître ce premier contact de la France avec la colonisation.

  • Un grand classique pour comprendre l'histoire de la Grèce antique, depuis l'époque mycénienne jusqu'à l'époque hellénistique et la soumission des monarchies helléniques par Rome. Il présente et analyse, dans un déroulement chronologique précis, civilisation, systèmes politiques, évolutions et "révolutions" de la société grecque, mais aussi faits artistiques et philosophiques.
    Largement illustré de figures et de cartes, ce Précis offre une lecture détaillée et claire d'un univers riche et complexe, au coeur de notre histoire commune.

  • Le 3 octobre 1990, une série de cérémonies solennelles célébrait la réunification de l´Allemagne. Épilogue d´une histoire agitée et grandiose que retrace le présent ouvrage, l´événement ne prend sa véritable signification que replacé dans la perspective d´une évolution qui naît à la fin du XVIIIe siècle avec la prise de conscience du sentiment national allemand. L´affirmation de celui-ci passe par la réalisation d´une unité qui se fera « par le fer par le feu », par le drame apocalyptique de deux guerres mondiales dans lesquelles l´État allemand porte une lourde responsabilité, puis par l´effondrement, en 1945, d´un pays pratiquement rayé de la carte et qui vit alors son « année zéro », avant que ne renaissent deux États allemands qui paraissent s´orienter vers des destins séparés.
    Mais l´histoire contemporaine de la nation allemande est aussi celle d´une remarquable réussite économique, de l´apprentissage, parfois douloureux, de la démocratie et de l´ouverture à l´Europe, chemins d´une réunification qui fait de la République fédérale le centre de gravité et la première puissance du continent.
    C´est à gérer cette situation nouvelle, dans un monde difficile où les grandes puissances attendent de l´Allemagne qu´elle joue un rôle à sa mesure, que doivent désormais se consacrer les gouvernants d´un pays réunifié confronté à tous les aléas de la conjoncture mondiale mais dont la crise qui frappe le monde en 2008 et qu´elle est le seul pays européen à parvenir à surmonter fait plus que jamais l´incontestable puissance dominante de l´Union européenne.

  • Cette grande synthèse met en relief la complexité et la totalité de l'Afrique, élaborée à partir de travaux récents de nombreux spécialistes et des recherches de l'auteur. Sa 4e édition inclut les dernières données statistiques et s'est enrichie d'un nouveau chapitre faisant état de l'embellie économique du continent accompagnée d'une vitalité des cultures africaines en concluant sur un constat plutôt optimiste quant à l'avenir de l'Afrique.

  • 2e édition
    libération de la tutelle perse pour les uns, changement de maître pour les autres : la conquête d'alexandre modifie profondément la situation politique de l'anatolie à partir de 334 av. j.-c. la mise en place de nouveaux états après sa mort, l'émergence de royaumes indigènes hellénisés au nord et à l'est, le maintien de rares cités indépendantes, les invasions galates constituent autant de source de conflits, au point que la guerre paraît omniprésente dans l'histoire de l'anatolie hellénistique. mais les bouleversements politiques ne signent pas la mort de la cité grecque, qui parvient le plus souvent à trouver sa place dans le concerts des états hégémoniques : mais le modèle civique reste suffisamment enviable pour que de nombreuses communautés indigènes cherchent à obtenir des rois le statut privilégié de polis. l'irruption de rome dans les affaires d'asie mineure au début du iie siècle, modifie encore une fois la situation. le cycle d'exploitation qui s'ouvre après la création de la province d'asie entraîne des violences sans fin (guerres de mithridate) qui laissent les cités exsangues à la veille de la bataille d'actium en 31 av. j.-c.
    maurice sartre, professeur d'histoire ancienne à l'université de tours, membre senior de l'institut universitaire de france, est spécialiste de l'histoire de la méditerranée orientale aux époques hellénistique et impériale. il y a consacré plusieurs ouvrages : l'orient romain (seuil, 1991), l'asie mineure et l'anatolie d'alexandre à dioclétien (armand colin, 1995) et d'alexandre à zénobie. histoire du levant (fayard, 2001).

  • L'alliance indéfectible « du trône et de l'autel » n'est-elle pas qu'une idée reçue ? C'est tout le propos de cet ouvrage qui présente les relations entre État et Église en Europe de XVIe au XVIIIe siècle. En effet, en dépit d'intérêts communs, ces rapports se sont souvent manifestés dans le conflit. Cette réflexion pédagogique et concise trouvera un écho dans les débats actuels autour des notions de laïcité, de sécularisation, et de tolérance religieuse.

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