Somogy

  • Inde

    Collectif

    • Somogy
    • 2 Décembre 2004


    Ce livre célèbre la tradition des bijoux indiens, en particulier ceux de l'Inde du Sud. Présentant la fabuleuse
    collection du musée Barbier-Mueller, cet ouvrage retrace l'histoire de 5000 ans de joyaux indiens.
    Des formes délicatement incisées, un travail au repoussé exquis, la finesse des détails et la
    description des mythes et légendes d'une façon minutieuse sont les marques reconnues des bijoux du sud de
    l'Inde présentés pour la première fois dans toute leur splendeur. Les bijoux illustrent l'art de l'orfèvre et la façon
    dont la nature et le divin sont une perpétuelle source d'inspiration.


  • Chaillot, aujourd'hui Théâtre national de la Danse, s'affirme depuis ses origines comme un acteur majeur du monde culturel. Lieu de spectacle emblématique né lors de l'Exposition universelle de 1878, emblème du style Art déco suite à sa reconstruction en 1937, Chaillot a accueilli la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948 par les Nations unies, avant de se réinventer à l'aube du XXIe siècle.

    Rassemblés sous la conduite des historiens Pascal Ory et Pascal Blanchard, une quarantaine d'auteurs et de grands témoins nous font découvrir cette institution du spectacle vivant : ses oeuvres, son théâtre populaire, et surtout les femmes et les hommes qui ont fait, et font encore aujourd'hui, toute sa renommée, toute sa singularité. Une immersion inédite dans ce qui est devenu le Palais de la Danse. Une iconographie exceptionnelle, au service d'un jeu permanent entre art et histoire, créativité et destin.

  • Exposition sur la vie et l'oeuvre cinématographique et ethnographique de Jean Rouch avec des documents très divers comme des photographies, des recueils écrits de traditions orales et des reportages pour la radio.

  • Vermeer, ou « le sphinx de Delft ». Cette expression, forgée au XIXe siècle, a figé la personnalité de Johannes Vermeer (1632-1675) dans une pose énigmatique et solitaire.
    Cet ouvrage original permet au contraire de découvrir que ce génie universel s'inscrivait dans un riche réseau d'influences, très loin du splendide isolement avec lequel il fut longtemps associé.
    La scène de genre élégante hollandaise connaît son âge d'or vers 1650-1680. Cette peinture, mise en scène luxueuse d'activités qui n'ont de quotidiennes que le nom, permet à la République des Provinces-Unies de s'affirmer face aux monarchies. Vermeer en est l'un des maîtres, aux côtés de Gerard Dou, Gerard ter Borch, Frans van Mieris, Gabriel Metsu, Pieter de Hooch... Ces peintres, actifs à Leyde, Deventer, Amsterdam ou Delft, ont eu connaissance du travail des uns et des autres. Leurs rapports alternent hommages, citations détournées, métamorphoses. Vues de la sorte, les sublimations de Vermeer prennent un sens nouveau : celui de ses rejets et de ses admirations.

  • Gustave Moreau (1826-1898) a conservé dans sa maison-atelier devenue musée au début du XXe siècle un grand nombre de peintures non figuratives. Les historiens de l'art s'interrogent depuis de nombreuses années sur ces oeuvres qui semblent anticiper l'art du XXe siècle alors que Gustave Moreau revendiqua toute sa vie le titre de peintre d'histoire.
    Cet ouvrage se propose de mettre en lumière de manière exhaustive, et pour la première fois, cet aspect méconnu de son art. Il examine minutieusement le statut et le rôle de ces réalisations dans le processus créatif de l'artiste, tant dans ses peintures que dans ses aquarelles. Il permet également de les replacer dans la perspective plus large des prémices de l'abstraction au XIXe siècle. Une question majeure est également posée, celle de la postérité de Gustave Moreau au XXe siècle. Un éclairage novateur et passionnant est ainsi donné sur un artiste qui souhaitait nous entraîner « vers le songe et l'abstrait ».

  • Servir les dieux

    Gombert-Meurice Flor

    • Somogy
    • 14 Novembre 2018

    A Thèbes , il y a 3000 ans, des milliers de prêtres et de pretresse servaient le dieu Amon dans son domaine. C'est à la rencontre de cette société du temple de Karnak, à un moment troublé de l'histoire de l'Egypte, la troisième Période intermédiaire (1069-655 av JC), qu'invite cet ouvrage. Il a été conçu à partir d'un ensemble de cercueils, conservés au musée de Grenoble, ayant appartenu à des chanteuses d'Amon. Qui étaient ces femmes et que faisaient-elles ?

  • Pierre Tal Coat (1905-1985), « front de bois » en breton, fut souvent appelé le peintre des peintres. Admiré et aimé par les plus importants créateurs du XXe siècle, il prend aujourd'hui sa juste place dans l'histoire de l'art, celle d'un artiste engagé de tout son être dans l'aventure picturale. Habité par une intuition singulière de l'espace, Tal Coat préféra toujours les réponses de la nature aux catégories des Écoles et l'énergie bienfaisante des sources à la conquête de la notoriété. Elle vint pourtant, sans qu'il la recherche.
    Pierre Tal Coat, La liberté farouche de peindre, témoigne à la fois de l'énergie toujours neuve d'un des plus grands artistes du XXe siècle et de la reconnaissance internationale qu'il reçoit aujourd'hui : expositions, colloques, conférences, publications, jusqu'à la magnifique rétrospective du musée Granet à Aix-en-Provence, dont cet ouvrage constitue le catalogue monographique.
    Riche de près de deux cents reproductions et documents, souvent inédits, de textes de l'artiste lui-même, il rassemble des contributions de fins connaisseurs de son oeuvre, venus d'horizons très divers et réunis par Jean-Pascal Léger. Daniel Dobbels, Bruno Ely, Josef Nadj, Alain Paire, Georges Salles, Anne de Staël et Jean-Pascal Léger éclairent chacun le travail de Tal Coat de la connaissance intime qu'ils peuvent en avoir, de leur réflexion mais aussi de l'amitié qu'ils lui portaient.

  • Olivier Rizzo alias Speedy Graphito expose depuis plus de trente ans son regard amusé et ironique sur le monde. Des murs peints aux expositions, ses oeuvres reflètent la mémoire de notre époque. L'histoire de l'art, le consumérisme, les nouvelles technologies... autant de sujets que de formes de représentations hautes en couleurs.
    Multipliant les styles et les médiums, il témoigne sans retenue, par sa créativité décapante, d'une liberté d'expression inspirée et joyeuse. Ses oeuvres, véritable journal de bord de son existence, résument son parcours de vie, son inlassable quête à représenter son aventure intérieure dans un monde en perpétuelle mutation.
    Désormais, c'est à ce livre que revient le rôle de dessiner les différents chapitres de l'oeuvre de Speedy Graphito et d'en faire une partie de votre histoire.
    Speedy Graphito... Une signature qui sonne comme un défi, un manifeste artistique. Rapide comme le geste vif et sûr d'un feutre glissant sur une feuille de papier, d'un coup de pinceau sur la toile ou encore de la main découpant et appliquant un pochoir.
    Rares sont les artistes qui peuvent présenter une telle boulimie de supports, de styles différents, une telle soif de créer. Speedy Graphito est de ceux-là, et son oeuvre prolifique de cesse de nous étonner, de nous questionner.

  • La construction à Marseille, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, d'un château par les frères Louis-Joseph-Denis et Honoré Borely, n'est pas une foucade improvisée de riches négociants fraîchement anoblis qu'ils étaient. Ce geste architectural est au contraire à considérer dans la perspective d'un long terme, aboutissement d'une démarche où plusieurs générations contribuèrent progressivement à l'assise économique et sociale de la famille.
    Cette demeure reconnue exceptionnelle dès l'époque - au point, pour la désigner, de substituer la dénomination de « château » à celle, traditionnelle, de « bastide » - et les biens qu'elle renferme viennent, à quinze ans de la Révolution à peine, parachever symboliquement, selon les codes de l'Ancien Régime, une ascension collective de près de deux siècles.
    /> Traiter de l'histoire du château Borely de Marseille, c'est donc en amont de son édification approcher la vie de ce groupe familial, s'attacher à la constitution du domaine sur lequel il fut érigé, détailler son chantier même. C'est ensuite étudier jusqu'à nos jours le devenir culturel des lieux entre les mains des héritiers, puis de la Ville de Marseille.
    De l'achat d'une ferme suburbaine par un négociant à la fin du XVIIe siècle à l'ouverture d'un musée consacré aux Arts décoratifs et à la Mode en 2013, est ici proposée l'histoire d'un lieu et des ambitions qui s'y exprimèrent jusqu'à nos jours.

  • Exposition présentée au Palais Lumière, Evian-les-Bains, du 30 juin au 7 octobre 2018 - dans le cadre de Picasso-Méditerranée 2017-2019, une initiative du Musée national Picasso-Paris.
    Picasso, l'atelier du Minotaure explore le développement d'un thème majeur de l'histoire de l'art, et la reprise de ce mythe initiatique et funéraire par Pablo Picasso au cours de la période de l'entre-deuxguerres, et son impact sur la création contemporaine (photographie, cinéma, arts de la scène, édition d'art).
    Centrée sur l'émergence et les résurgences de ce thème mythologique dans l'oeuvre de Picasso, le catalogue s'attache à présenter l'ensemble des sources antiques et modernes (céramiques, sculptures, peintures, oeuvres graphiques) qui ont pu favoriser ou influencer sa représentation et sa réinterprétation par Picasso (peintures, sculptures, céramiques, tapisseries) et ses contemporains.
    L'ouvrage confronte les modèles anciens de la représentation de la Fable antique (métamorphose de Zeus en Taureau, taureau de Poséidon, Apis, Europe, Pasiphaé, Minos, Minotaure, Thésée, Ariane, Dédale) aux différentes productions du xixe siècle (Canova, Ramey, Heim, Barye, Peytavin, Rodin, Moreau...), en réservant une place centrale à l'appropriation très nourrie de cette thématique singulière par Picasso, et à l'impact exercé par le mythe crétois sur ses contemporains (Chirico, Masson, Matisse, Picabia, Max Ernst, Dali, Magritte, Miro, Bores...), les poètes et écrivains (Montherlant, Gide, Bataille, Desnos, Yourcenar...), sans oublier le domaine de la photographie (Man Ray, Lucien Clergue, David Douglas Duncan, André Villers) et du cinéma (Fellini, Cocteau...), pour terminer sur une évocation des applications ludiques contemporaines proposées par les jeux vidéo et la bande dessinée.

    Sous la direction d'Annick Fenet, Docteur en lettres, Historienne et archéologue, Olivier Le Bihan, Professeur d'histoire de l'art contemporain, Université de Nantes, Patrick Amine, Critique d'art, essayiste, Ambre Gauthier, docteur en histoire de l'art, Bernard Lafargue, Professeur d'histoire de l'art et d'esthétique, Université Michel de Montaigne et Stéphane Guégan, Conseiller scientifique auprès de la Présidence Musée d'Orsay.

  • « Je ne pourrais croire qu'à un Dieu qui saurait danser... maintenant je suis léger, maintenant je vole, maintenant je me vois au-dessous de moi, maintenant un dieu danse en moi. » F. NIETZSCHE, Ainsi parlait Zarathoustra, 1891 Au sein du foisonnant panthéon yoruba, Shango est l'une des divinités les plus puissantes : il incarne une force de la nature redoutable qui frappe avec la foudre et les météorites. À la fois homme, roi et force de la nature, il est un support particulièrement complexe de la pensée yoruba au Bénin et au Nigeria, entre énergie et équilibre.
    Dans le cadre de son culte, les fidèles s'entourent d'objets à la symbolique remarquable. Le oshe, bâton orné d'une double hache, est le plus varié de tous : tenu en main lors de la danse de possession, il prolonge le bras et les gestes de celui qui le tient et les met en valeur par son esthétique raffinée, parfois très descriptive, ou au contraire très abstraite. Il concourt à affirmer par sa beauté et sa diversité la magnificence de l'autel où se répandent offrandes alimentaires et libations.
    Cet ouvrage restitue la richesse du patrimoine matériel et de la pensée d'Afrique, à travers de nombreux chefs-d'oeuvre inédits.

  • Dès les années 1950, il y eut un véritable engouement des psychiatres du monde entier pour ce qu'on appela alors l'« art psychopathologique ». De nombreuses recherches sur les productions artistiques des malades mentaux furent alors menées. En se remémorant l'exposition qui eut lieu à l'hôpital Sainte-Anne en 1950, cet ouvrage, qui reproduit de nombreuses oeuvres françaises et étrangères, met en perspective l'histoire de la Collection Sainte-Anne et celle de la psychiatrie entre les années 1950 et 1970.

  • La règle de saint Benoît, réformée par Robert de Molesme, Étienne Harding et Bernard de Clairvaux à partir de la fin du XIe?siècle, structure la journée du moine entre prière et travail. Fondée sur l'exploitation par les convers de l'immense patrimoine foncier, une économie puissante et multiforme se met en place au sein de laquelle l'industrie occupe une place essentielle qui participe des innovations technologiques du Moyen Âge et de l'époque moderne. En témoignent les études monographiques consacrées aux forges monastiques, à l'énergie hydraulique, aux exploitations minières ou aux carreaux de pavement qui se sont développées au cours des cinquante dernières années.
    Ce colloque, le premier entièrement consacré à ce thème, aborde, à la faveur de sources archivistiques et archéologiques renouvelées, les questions des arts du feu (terre cuite, verre, métallurgie du fer et des non ferreux), des activités minières (sel, pierre, argent) et textiles. De l'Angleterre et du Pays de Galles à la péninsule ibérique, en passant par la France, les Pays-Bas et l'Europe de l'Est, les meilleurs spécialistes internationaux proposent études de sites, posters et synthèses régionales. Prolongement de cette activité séculaire, certains monastères maintiennent, aujourd'hui encore, une industrie cistercienne vivante.

  • Le mythique Bateau-Lavoir, situé place Émile-Goudeau, à quelques pas de l'actuel musée de Montmartre, deviendra, au début du xxe siècle, le berceau de l'art moderne où se rencontrent et échangent, dans un esprit indépendant, Picasso, Braque, Derain, Vlaminck, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, Otto van Rees et bien d'autres. Kees van Dongen y emménage à la fin de l'année 1905, sans doute sur l'invitation de Picasso qui y résidait depuis avril 1904, dans l'ancien atelier de Paco Durio. Il y restera jusqu'au début de l'année 1907. Cet ouvrage passionnant montre à quel point le court séjour de Kees van Dongen au Bateau-Lavoir fut déterminant pour l'évolution de sa carrière. Plusieurs oeuvres phares présentées illustrent les moments-clés de cette période.

    At the beginning of the twentieth century, the legendary Bateau-Lavoir-located on Place Émile-Goudeau, near the present-day Musée de Montmartre-, where the artists Picasso, Derain, Vlaminck, Van Rees, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, and many others would meet and exchange ideas in an independent spirit, became the cradle of modern art. Kees van Dongen moved in around December 1905, very probably invited there by Pablo Picasso, who had been living in Paco Durio's former studio since April 1904. He stayed there until 1907. This fascinating book illustrates the extent to which Kees van Dongen's brief stay in the Bateau-Lavoir had a decisive influence on his subsequent career. Several significant works illustrate the key phases in this period.

  • Cinéma - La FRENCH TOUCH présente 50 portraits d'entreprises, d'événements, de personnalités et d'institutions incarnant ensemble le meilleur de l'industrie cinématographique française.
    Serti d'entretiens et de photographies, ce livre est le premier en son genre à explorer l'ensemble de la chaîne de fabrication d'un film et raconte la « success story » des talents hexagonaux à l'international.

  • Les familles françaises ont été largement touchées par l'épreuve de la Grande Guerre. En août 1914, elles affrontent le choc des mobilisations qui séparent brutalement couples et familles. Puis l'absence s'installe et un nouvel équilibre familial se crée, rythmé par les permissions et soutenu par le lien épistolaire qui voit les soldats investir, à distance, leur rôle de mari, de fils et de père.
    La catastrophe a détruit, brisé, dispersé hommes, femmes et enfants mais elle a aussi rapproché, brassé, quelques fois provoqué des unions. Surtout, la famille a formé le réservoir de résistance dans lequel les poilus ont puisé quatre années durant pour trouver le courage de continuer à se battre.
    Ce catalogue qui accompagne l'exposition « Familles à l'épreuve de la guerre » nous révèle quelques-uns des destins familiaux bouleversés par l'empreinte de la guerre. Il propose une plongée au coeur de récits et histoires de familles à travers correspondances, oeuvres graphiques et objets des collections du musée de la Grande Guerre.

  • Zinoview-Cendrars

    Patrick Carantino

    • Somogy
    • 27 Juin 2018

    Le 29 juillet 1914, Blaise Cendrars, poète d'origine suisse, rédige un appel qui paraît dans les journaux de Paris, sommant tous les étrangers amis de la France à s'engager pour la durée de la guerre. Le 24 août, Alexandre Zinoview, artiste-peintre russe, installé en France depuis 1909, se porte volontaire.
    Intégrés tous deux dans la Légion étrangère, leurs expériences concordent et en octobre 1915, sur le front de Champagne, leurs destins se croisent à la ferme de Navarin où Cendrars est blessé. Ces deux combattants deviennent témoins. Zinoview peint sur le front, quant à Cendrars les souvenirs de cette guerre hanteront ses écrits. Le dialogue entre leurs oeuvres constitue la trame de cet ouvrage, édité à l'occasion d'une exposition du musée de la Légion étrangère à Aubagne.
    Par leurs regards croisés, c'est avant tout aux camarades de la Légion, à cet exceptionnel élan d'étrangers engagés volontaires au cours de la Grande Guerre, qu'Alexandre Zinoview et Blaise Cendrars rendent un émouvant hommage.

  • Louis-Philippe et Versailles

    Collectif

    • Somogy
    • 24 Octobre 2018

    Dès le début de son règne, Louis-Philippe décida de transformer le château de Versailles et de l'ouvrir à tous. Il avait compris que le Versailles de Louis XIV était un mythe qui ne pouvait être conservé qu'en devenant un musée consacré « à toutes les gloires de la France », comme l'indique l'inscription aux frontons des pavillons.
    Travailleur acharné, le roi suivit les travaux de son architecte Frédéric Nepveu pendant quinze ans. Autour de la résidence royale, au coeur du palais, dans les ailes du Nord et du Midi, des travaux ont fait naître des Galeries Historiques consacrées aux batailles du Moyen Âge, aux croisades, aux guerres de la Révolution et de l'Empire, à la conquête de l'Algérie. Mille récits dessinent une histoire, car au lieu de nier le passé, Louis-Philippe favorisa le dialogue : le nouveau Versailles répond à celui de Louis XIV, opposant la galerie des Batailles à la galerie des Glaces et rivalisant dans la somptuosité et la richesse décorative. Passionné par toutes les nouveautés techniques, le roi n'a pas hésité à introduire des structures métalliques dans l'architecture du XVIIe siècle, afin d'éclairer les immenses galeries par des verrières zénithales : la galerie des Batailles ou les salles d'Afrique.
    Éclectique, complexe, arbitraire dans ses partis pris, le Versailles de Louis-Philippe est celui que nous connaissons aujourd'hui.

  • L'histoire du jardin des Tuileries au temps de Louis XIV est liée à celle, plus large, du Louvre, un complexe monumental toujours en chantier. Pour offrir au Roi-Soleil un palais achevé et doté d'un beau jardin au coeur de Paris, Colbert demande à Louis Le Vau, côté cour, et à André Le Nôtre, côté jardin, de s'atteler aux Tuileries. Majesté du dessin, inventivité des partis et harmonie des végétaux, tout concourt à faire de ce jardin un chef-d'oeuvre du Grand Siècle.
    Dans la vie de son génial maître d'oeuvre, le jardin des Tuileries occupe également une place à part. Depuis trois générations, la famille Le Nôtre habite aux Tuileries et, privilège royal, le jardinier y demeurera jusqu'à sa mort. Véritable lieu de vie dont les plus grands artistes du XVIIe siècle ont foulé les allées - Jean-Baptiste Lulli ou encore Nicolas Poussin, dont le jardinier collectionneur possède plusieurs toiles -, le jardin royal, ouvert au public, est une promenade privilégiée des Parisiens.
    Aux tuileries, on marche, on joue, on montre et se montre, on aime avec ardeur, on guerroie aussi. Mais au-delà de l'incroyable transformation du jardin, c'est un projet d'urbanisme abouti que dessine André Le Nôtre en créant ce qui deviendra la plus célèbre perspective de Paris : les Champs-Elysées.

  • Camille Pissarro et Edgar Degas ont inventé l'estampe impressionniste. C'est à l'aube des années 1860 que Pissarro grave ses premières eaux-fortes. En 1873, à l'initiative du docteur Gachet, il renoue avec la gravure en compagnie de Guillaumin et de Cézanne. Puis, à partir de 1879, Degas l'initie aux encrages en couleurs. Dès lors, par la multiplication des états d'un même motif, Pissarro va faire de la gravure un outil d'expérimentation. Cette possibilité constitue une découverte qui le prépare alors à ses célèbres séries urbaines et portuaires. Il nomme ses gravures des « Impressions gravées ». Avec son oeuvre gravé, Pissarro prend place dans l'histoire de l'art aux côtés des plus grands peintres-graveurs de tous les temps, Rembrandt, Goya et plus tard Picasso.

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