Policier & Thriller

  • C'est aux alentours de 2015 qu'un phénomène inexpliqué et encore tenu caché s'empare de la société et affole le pouvoir. On l'appelle, faute de mieux, l'Eclipse. Des milliers de personnes, du ministre à l'infirmière, de la mère de famille au grand patron, décident du jour au lendemain de tout abandonner, de lâcher prise, de laisser tomber, de disparaître. Guillaume Trimbert, la cinquantaine fatiguée, écrivain en bout de course, est-il lui aussi sans le savoir candidat à l'Eclipse alors que la France et l'Europe, entre terrorisme et révolte sociale, sombrent dans le chaos ? C'est ce que pense Agnès Delvaux, jeune capitaine des services secrets.
    Mais est-ce seulement pour cette raison qu'elle espionne ainsi Trimbert, jusqu'au coeur de son intimité, en désobéissant à ses propres chefs ? Dix-sept ans plus tard, dans un recoin du Gers où règne une nouvelle civilisation, la Douceur, Agnès observe sa fille Ada et revient sur son histoire avec Trimbert qui a changé sa vie au moment où changeait le monde.

  • «Silhouettes de mort sous la lune blanche est le premier roman de Kââ mettant en scène son narrateur sans nom, truand dandy, mercenaire sans scrupule et tueur sans pitié. Ce héros négatif apparu au mitan des années 80 est finalement le parfait reflet de l'époque dans laquelle il évolue, à cette différence qu'il n'a pas l'hypocrisie de masquer son cynisme et son hédonisme derrière les apparences de la respectabilité.
    Cette histoire de cavale commence par un hold-up qui tourne mal où le narrateur est obligé d'abattre un de ses jeunes complices qui a tendance à tirer trop facilement dans le tas. Manque de chance, le gamin a deux frères pas commodes... Alors on peut commencer à fuir, à abattre d'autres copains et à s'enfuir avec leurs veuves aux moeurs plus que légères et à la gâchette facile. Autant dire qu'il règne dans ce roman, pour reprendre les mots de l'homme sans nom, "un froid exemplaire".» Jérôme Leroy.

  • Le marginal Émile Rochette, jeune homme en rupture de ban (lieue) perdu dans le carnaval de la déveine de ce Mardi-Gris, a peut-être tué le brigadier Gourdon, flic raciste et casseur de gauchistes. Rien n'est sûr mais ce que le lecteur sait, c'est que Rochette, après avoir fait ses adieux à Nadia, la prostituée, part en cavale avec René, truand maigriot qui vient de sortir de Fleury. Direction le Cantal, dans une ferme abandonnée par une communauté. Il ne reste que Nana Cool qui accueille les deux chiens perdus sans collier.
    Hervé Prudon brosse ici le portait fidèle et sensible de la France de 1978. La crise se pointe, les utopies se font la malle, Roger Gicquel cause dans le poste. Tout ça ne peut que mal finir : «Le soleil déclina dans le ciel l'identité d'anciens printemps qui ressemblent au naufrage d'une jeunesse... Marx (Karl), Avril (Jeanne), Mai (la débandade), Joint (la fuite)...»

  • Tout aurait pu être si simple. Dans le Pa- ris du milieu des années 1980, Detmer est chauffeur de taxi le jour et tueur free-lance la nuit. Quand il ne s'occupe pas de Prune, son chat, et ne médite pas sur son passé d'anar, il exécute des contrats. Mais voilà, on lui demande de tuer Thomas Pradel, un homme d'affaires qui trafique un peu trop avec les pays de l'Est. Et il se trouve que Thomas est le fils du capitaine Pradel, un ancien para, un de ces officiers perdus de la guerre d'Algérie qui a choisi le mauvais côté au moment du putsch. Dans une autre vie, Detmer a servi sous les ordres de Pra- del et, malgré leurs divergences, a éprouvé une certaine sympathie pour l'officier qui s'est trompé de combat mais l'a fait avec panache. Alors pas question de tuer le fis- ton sans savoir de quoi il retourne au juste.
    Pour compliquer le tout, dans ce jeu dan- gereux où les barbouzes n'hésitent pas à défourailler à tout bout de champ, il faut que se pointe Cécile, la petite amie de Tho- mas Pradel, lectrice sexy d'Au-dessous du volcan. Tout est alors en place pour une course poursuite qui va virer au massacre.
    Patrick Mosconi, qui fut le premier éditeur de quelques belles pointures du néopolar, a écrit avec Nature morte un grand roman noir sur le fonctionnement occulte des dé- mocraties et le terrorisme d'état. Cela ne surprendra pas le lecteur quand il saura que Patrick Mosconi a aussi été, dans une autre vie, l'ami et l'éditeur de Guy Debord.
    Jérôme Leroy.

  • "Pourquoi un dingue pousse-t-il des gens sous des rames de métro ? Comment une superbe jeune fille peut-elle tomber amoureuse de moi - et perturber mon enquête ? Pourquoi la maffia s'en mêle-t-elle ? Moi, commissaire Padovani, un foutu flic avec une drôle d'équipe : pourquoi me refile-t-on toujours les affaires les plus dures, celles où, comme les feuilles mortes de la chanson, les cadavres se ramassent à la pelle ?"

  • «La Nuit myope est un roman noir, mais sans morts et avec beaucoup de style. Ça compense. C'est explicitement placé sous le signe d'Antoine Blondin, Marcel Aymé et Jacques Perret, dans la grande tradition des traversées de Paris. L'histoire est simple. C'est l'Odyssée à l'envers d'un Ulysse ivre qui quitterait Pénélope pour retrouver Calypso mais qui en sera empêché parce qu'il est myope et qu'il a cassé ses lunettes en repassant de nuit au domicile conjugal.
    On est au tout début des années 80 et le monde d'avant est encore là dans le Paris du petit matin où l'on croise des jeunes giscardiens en goguette, des gardiens de nuit qui dorment, des cabines téléphoniques, où l'on peut fumer dans les boîtes de nuit en dansant sur du disco, où les cadres sup rêvent de partir sur les traces de Stevenson dans les Cévennes après avoir insulté leur patron.
    C'est ironique, tendre, élégant, poétique : c'est ADG.» Jérôme Leroy.

  • Sainte- mouise- sur- dèche, banlieue.
    Deux moyens d'en sortir : par la porte - mais alors on revient - ou par la fenêtre - et là, c'est radical. pour bonnes- joues schmitz, ç'a été radical. qui l'a suicidé ? la banlieue, affirme le commissaire pojarski, qui professe le desesperanto. publié en 1980 et devenu introuvable, banquise est le troisième roman d'hervé prudon. il a revu et corrigé cette nouvelle édition, qu'il a enrichie d'un avant-propos.

  • « I l convient aujourd'hui d'assigner à Frédéric H. Fajardie sa place dans l'histoire littéraire. Au moment où les derniers feux de l'émeute s'éteignaient un peu partout en Europe, ils furent quelques-uns à vouloir prolonger le combat par le roman noir, notamment en France où ils formèrent la féconde génération du néopolar.
    C'est Manchette publiant Le Petit Bleu de la côte ouest pour s'interroger entre deux scènes de violence froide sur la position du cadre supérieur couché dans les rapports de production. C'est ADG ironisant sur les petitesses du pompidolisme immobilier et la destruction du visage de Paris avec Je suis un roman noir. C'est Hervé Prudon inventant la crise comme nouvelle forme d'hallucination psychotique dans Banquise. C'est Jean Vautrin cartographiant les nouvelles catastrophes sociales dans les banlieues de la folie ordinaire avec Bloody Mary. Et c'est Fajardie tirant deux missiles tactiques sur le quartier général du capitalisme sauvage à la fin des années mille neuf cent soixante-dix dans Tueurs de flics et La Nuit des chats bottés. »

  • Monnaie bleue est l'histoire secrète, violente et sombre de la france de la toute fin du vingtième siècle.
    On assistera, dans ce roman noir, à la vie habituelle des proies et des cibles d'un ordre social d'autant plus impitoyable qu'il est menacé. on assistera également aux manipulations, chantages et assassinats divers orchestrés par ceux qui veulent continuer à défendre l'indéfendable : polices parallèles, conseillers occultes et chiens de garde médiatiques. mais il sera aussi et surtout question, ici, de vengeance, d'honneur et d'amour fou.

  • En l´espace de quatre jours, fuyant la femme avec qui il s´est pacsé, Maximilien, qui a le malheur de se prénommer comme d´infortuné Habsbourg proclamé empereur du Mexique par Napoléon III et qui se fit fusiller par les autochtones en 1864, se réfugie à Cancun. Le trop-plein de margaritas et stimulants locaux pallie le jet-lag et le manque de sommeil que lui valent quatre relations sexuelles plus ou moins torrides avec quatre partenaires différentes, un viol par le parrain de l´endroit, enfin son implication involontaire dans le double meurtre de son ex-compagne et d´un fameux metteur en scène hollywoodien.
    Avec son sens de l´efficacité narrative, ses dialogues justes, l´art consommé de confectionner un piège dans lequel le lecteur se trouve inextricablement pris avec les personnages, Patrick Besson les immerge dans le seul exotisme qui vaille ici : celui de la mort en maraude le long des plages à la blancheur de coke et parmi certaines des plus belles femmes du monde.

  • Sniper ? le meilleur tireur d'élite de la planète, et peut-être de tous les temps.
    Professionnel, il n'avait jamais imaginé tuer pour autre chose que l'argent. mais la vie et l'amour réservent parfois des surprises.

  • Avoue d'abord

    Marco Koskas

    Un homme est arrêté à six heures du matin, sous les yeux de son fils, comme un malfrat.
    Gardé à vue, interrogé, mis en examen, il subit le traitement infamant que la justice réserve aux " présumés innocents ". Lui extorquer des aveux : rien d'autre n'intéresse juges et policiers ; ni la vérité, ni la logique, ni la vraisemblance. Seuls des aveux peuvent mettre fin à son cauchemar. Mais que peut-on avouer quand on est innocent ? Partant de cette expérience personnelle, Marco Koskas met en pièces la procédure judiciaire qui aboutit à tant d'erreurs et inflige tant de souffrances à ceux qui ont affaire à la Justice.
    Sa langue est nue, son récit implacable, sa dénonciation sans pitié.
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