Entreprise, économie & droit

  • Certains ont été blessés, violentés.
    D'autres ont volé, tué, séquestré. Victimes ou coupables supposés, les voici au tribunal. Pour les plus vulnérables comme pour les plus frustes, c'est l'un des seuls lieux où la parole leur soit donnée. Du récit cocasse de sa première plaidoirie à celui, poignant, d'un accident mortel dont le responsable traverse l'enfer avant de connaître la rédemption, Maître Mô, avocat au barreau de Lille, met en lumière des hommes, des femmes et des enfants confrontés à la justice.
    Un père de famille accusé d'avoir assassiné sa femme avec la complicité de son meilleur ami, les tortures que fait subir un couple à un sans-abri, une petite fille abusée par le compagnon de sa mère... Au guet-apens retrace l'éprouvant chemin jusqu'au jugement et au verdict, prévisible... ou pas.

  • Depuis le 26 septembre 1994, Libération donne chaque jour rendez-vous en "der" à ses lecteurs en leur proposant une rencontre avec une célébrité ou un anonyme. Enquête et photo se conjuguent et livrent les vérités et les secrets des personnes rencontrées. Pour nombre de lecteurs de Libé, le réflexe est immuable: la lecture de leur journal commence par la fin, par cet exercice de journalisme sans équivalent, ou presque, dans la presse française. Plus de 3000 noms, de Mikhaïl Gorbatchev à Bruce Willis, en passant par Françoise Sagan et Loïck Peyron, ont défilé là, "une sorte de casting géant pour animer le film de l'actualité mondiale", comme l'écrit Laurent Joffrin. Libération-Portraits 1994-2009 est un recueil des meilleurs épisodes de cette saga illustrée par de grands portraitistes.

  • Quand la communication devient " phénomène extrême ", situation qui semble correspondre au stade postmoderne des sociétés d'abondance occidentales, apparaît alors la " transparence du mal " (Baudrillard) : la disparition du contraste, l'impossibilité de la réfutation, l'inutilité du contrôle. On passe de la vigilance à la neutralité, par l'indifférence et l'interaction. Dans la modernité, politique et participation formaient un couple administré par la conscience. Dans la postmodernité, l'interaction se substitue à la participation, tout comme l'économie du quotidien prend la place de la politique. On vit, à fleur de peau, pour le bien et le mal. Il y a de la lumière sans ombre. On est dans l'univers paradoxal de l'action passive, du bien sans le mal, de l'affirmation sans la négation, de la négation de toute négation : la positivité absolue. Quand tout est positif, les technologies de contrôle deviennent obsolètes. Mais qu'est-ce qui prend alors leur place ? Les technologies de l'imaginaire.

  • Gulliver enchaîné s'appuie sur l'expérience internationale de Paul Mentré. Il montre comment le prélèvement pétrolier a suscité une révolte contre les autres prélèvements, qu'ils soient fiscaux ou réglementaires. Il décrit le grand mouvement de «dérégulation» aux États-Unis : la liberté du transport aérien, l'explosion des télécommunications, la concurrence dans les services d'informatique et les services bancaires, la libération du prix du pétrole. Il indique les efforts simultanément engagés dans d'autres pays comme l'Angleterre ou l'Allemagne.
    Gulliver enchaîné, c'est aussi le recensement des liens tissés par les Lilliputiens, qui progressivement ligotent l'économie française. À ce titre, c'est un ensemble d'actions tendant à libérer les forces productives dans l'Économie française qui s'impose : déréglementation du secteur énergétique, du secteur des communications, du secteur financier ; politique de la concurrence ; mécanismes de formation des prix et des revenus ; rôle du secteur public.
    L'expérience pratique de la conduite des affaires de l'État se retrouve dans ces propositions qui s'incrivent dans une vision large des problèmes de la société française.

  • Avec un mélange de scepticisme et d'humour, d'ironie et de détachement, passionné pour tout et pour tous - sauf pour lui-même -, John Kenneth Galbraith (1908-2006) raconte dans Une vie dans son siècle son exceptionnelle carrière et la faune internationale qu'elle lui a permis de croiser : de Roosevelt à Albert Speer, de Kennedy à Nehru, sans oublier de Gaulle.
    Ce fils de farmers de l'Ontario a vingt ans quand le spectacle de la Grande Dépression renforce à la fois son sens de l'absurde et son progressisme inné. Entré dans l'administration Roosevelt en 1934, militant dans la campagne démocrate de 1940 et directeur de l'Office des prix pendant la guerre, le voilà présent à Nuremberg où il interroge, entre autres, Goering et Ribbentrop. Professeur à Harvard, il participe aux campagnes de Stevenson et de Kennedy.
    Ambassadeur en Inde, il contribue, en 1962, à mettre fin au conflit sino-indien. Président de l'Americans For Democratic Action, il se lance dans les mouvements contre la guerre au Vietnam. Economiste de réputation mondiale et inventeur du concept de " technostructure ", journaliste choyé des médias, grande figure de l'intelligentsia à l'américaine, Galbraith était d'abord un homme qui veut comprendre son siècle et le faire comprendre.
    C'est ce parfait " honnête homme " qui transparaît à chaque page de ces Mémoires.

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