Littérature générale

  • Auteur d'une oeuvre gigantesque, Victor Hugo fait corps avec l'histoire du XIXe siècle qui l'a vu naître en 1802 et mourir en 1885. À lui seul, il en est un résumé des désastres et des espérances.
    Michel Winock dessine le portrait d'un homme aussi complexe que fascinant. Servi par une plume fluide, il nous retrace sa carrière d'écrivain, ses amours, sa famille, ses campagnes pour la justice, son combat contre la peine de mort, son exil, sa ferveur pour Napoléon Ier et sa colère contre Napoléon III, ses relations avec l'invisible... Un tableau passionnant qui éclaire de l'intérieur la conception du monde de cet homme-siècle qu'on ne cesse de redécouvrir.

  • De 1926 à 1961, Joseph Kessel a pu suivre par trois fois Israël dans son essor. Depuis les premières colonies dans le désert, jusqu'à l'âge de sa souveraineté, en passant par la guerre qui a accompagné sa naissance officielle. Terre d'amour et de feu est le témoignage irremplaçable d'un grand reporter doublé d'un poète, et le cri du coeur d'un homme que ses origines plongent dans l'aventure israélienne.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Combattre, c'est évoluer pendant quelques instants dans un monde régi par ses propres lois. En sortir vivant, c'est se réveiller épuisé, brisé ou exalté, mais toujours transformé. Pour comprendre cette vie près de la mort, Michel Goya nous confronte à l'expérience sous le feu : décider, risquer sa vie, tuer. Sous le feu est une description clinique de la manière dont les hommes, individuellement et collectivement, se conduisent en situation de danger extrême : l'énergie pour progresser dans les combats, l'effort pour éviter les risques, tout en cherchant à accomplir sa mission, mettent l'individu dans une tension insoutenable. à partir de son expérience personnelle et de témoignages.
    Michel Goya offre une analyse originale et passionnantedu comportementdes hommesau combat.
    En un mot, un livre hors du commun.

  • La réédition, en un volume poche, de deux petits ouvrages, aujourd'hui épuisés, du célèbre philosophe-historien Lucien Jerphagnon, décédé en 2011 :
    Laudator Temporis Acti (c'était mieux avant) :
    Paru en 2007. Solde des ventes : 10 150 exemplaires, épuisé depuis février 2012.
    Dans ce petit traité contre le pessimisme, Lucien Jerphagnon s'est amusé à collecter, depuis les philosophes grecs jusqu'à la littérature contemporaine, toutes ces réflexions négatives et défaitistes sur le bonheur, la famille, la politique, l'amour...

    Le Petit livre des citations latines :
    Paru en 2004. Solde des ventes : 27 100 exemplaires, épuisé depuis fin 2011.
    Dans cet ouvrage que Lucien Jerphagnon avait dédié, non pas comme on aurait pu s'y attendre à Saint Augustin, mais à son autre idole, Pierre Dac, il nous fait revisiter notre latin avec à chaque page une citation, sa traduction, et un commentaire toujours savant mais jamais sérieux.

  • Voltaire

    Raymond Trousson

    Si le XVII e siècle fut le siècle de Louis XIV, le XVIII e appartient au « roi Voltaire ».
    Philosophe déiste, dès les Lettres philosophiques, il a lutté contre ce qu'il nommait « l'Infâme » - le fanatisme, les superstitions et les préjugés de toute sorte - et prêché inlassablement la tolérance. Aujourd'hui encore, son Traité sur la tolérance, publié en 1763, n'a rien perdu de son actualité.

    Champion de la réforme judiciaire, adversaire de la torture et de la peine de mort, défenseur de la liberté de penser, ses combats pour les Calas, les Sirven, les La Barre et autres, ont fait de lui le symbole de la résistance à toutes les oppressions, le dénonciateur infatigable des crimes contre l'humanité et la pensée, celui qui, contre toutes les résistances, n'a cessé de pousser « le cri du sang innocent ».
    Seigneur de Ferney, il a transformé, en quelques années, une bourgade misérable en une petite ville florissante où cohabitaient paisiblement catholiques et protestants.
    Tel est l'homme que la foule acclame en 1778 à Paris, où il vient mourir après vingt- huit années d'exil, et celui que la Révolution, le 11 juillet 1791, porte au Panthéon.
    Deux siècles plus tard, il demeure une référence universelle et l'ancêtre des intellectuels engagés, l'un de ceux qui ont contribué à édifier le monde moderne.
    Admiré ou exécré, Voltaire l'insoumis ne laisse personne indifférent, et sa gloire demeure à la mesure des passions qu'elle éveille et des haines qu'elle nourrit. Sa longue carrière a été un incessant combat et nous sommes les héritiers de ses victoires.

  • Aldous Huxley a apporté au célèbre récit de la « possession » des Ursulines de Loudun, la puissance de son intelligence, une érudition immense, un humour très personnel. Il s'inspire d'événements réels et de personnages historiques. En 1634, l'abbé Urbain Grandier, chef politique et religieux de la ville fortifiée de Loudun, est accusé par les soeurs d'un couvent d'Ursulines de les avoir ensorcelées. Il sera condamné à être brulé vif. On trouve, dans ce livre, des réflexions attachantes sur la sorcellerie au XVIIe siècle, sur la psychologie occidentale avant Descartes, sur la nature de la « possession » diabolique, sur la pratique de la vie spirituelle. Les Diables de Loudun narre aussi, en même temps que le procès et le supplice d'Urbain Grandier, le destin du père Surin, élève du renommé père Lallemant, qui prônait alors aux jeunes jésuites une nouvelle spiritualité très austère, orientée sur le renoncement et la docilité au Saint-Esprit. Désigné comme exorciseur de la soeur Jeanne des Anges, il devint la victime du diable alors qu'il aurait dû en être le bourreau. Trop fragile, le père Surin ne supportera pas les séances d'exorcismes spectaculaires, ces cérémonies publiques qui durent des heures, où les curieux se pressent pour voir ces religieuses se laisser docilement attacher puis se livrer brusquement aux folles contorsions que leur inspire le diable. Il finit à son tour « possédé » par le Malin et côtoya vingt ans durant la folie. On y apprend aussi comment le père Surin passa les dernières années de sa vie en état de grâce, dans une véritable communion avec Dieu.

  • Fille et épouse d'écrivain, née Marie de Hérédia, Marie de Régnier fréquenta dès son plus jeune âge les salons littéraires les plus en vogue de la Belle Époque. Elle devint poète, journaliste et romancière sous le nom de plume de Gérard d'Houville. Femme de lettres, femme du monde, elle fut aussi une véritable femme fatale. Gabriele D'Annunzio, Henry Bernstein, Jean de Tinan, tous succombèrent à son charme. Mais c'est à son propre beau-frère, Pierre Louÿs, qu'elle consacra son existence. Ces « noces secrètes » marquèrent une oeuvre et une existence sulfureuse. Traverser la vie de Marie de Régnier, c'est explorer les cénacles mythiques d'une époque révolue. On y croise Proust, Leconte de Lisle, Gide, Mallarmé, Valéry, Léautaud. Incarnation suprême des aspirations de la femme de lettres au tournant du XXe siècle, Marie fut l'égale de Colette et d'Anna de Noailles.

  • Aragon avant Elsa

    Pierre Daix

    Jusqu'à sa mort, en 1982, Louis Aragon a farouchement contesté être l'auteur du mystérieux Con d'Irène, publié anonymement sous le manteau en 1928, et considéré par Camus et par Paulhan comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature érotique. Pourquoi tant de cachotteries? Pour comprendre, il faut remonter aux années 1920. Louis Aragon, jeune poète surréaliste sans le sou, se lie avec Jacques Doucet, élégant couturier de la Belle Epoque et mécène amoureux des lettres. Il plonge au coeur du mouvement dada, rencontre Picasso, Matisse. Et tombe sous le charme de ses trois muses...
    Pierre Daix conduit avec habileté cette enquête qui révèle le poète de jeunesse et fait découvrir ces femmes qui ont marqué le poète. D'abord, il y a celle " avec qui il ne s'est rien passé ", qui l'a influencé dans les envols de son art, nettement plus que les deux autres. C'est elle, disons Bérénice, qui, le plus douloureusement, l'a conduit jusqu'aux tréfonds de soi. Puis, Nancy Cunard, la poète richissime. Sans oublier la fatale Eyre de Lanux, peintre d'origine américaine... D'elles sont nées quelques proses majeures, comme La Défense de l'infini, Le Con d'Irène, ainsi que Blanche ou l'oubli.
    Plus tard, le poète à la plume expérimentale, qui se cherchait, inlassablement, au gré des rencontres et des désirs, ne voudra pas endosser la paternité de ses premières oeuvres, pourtant essentielles. Jusqu'à son dernier souffle, il aura nié. On a dit qu'il ne voulait pas se compromettre avec le roman, genre "bourgeois" condamné par le groupe surréaliste. Peut-être. Pierre Daix nous livre le premier Aragon, celui avant Elsa.

  • Eh oui, on l'entend suffisamment, le français est une langue particulièrement compliquée. Pourquoi, remarque Salomon Reinach, pourquoi écrire carotte, avec deux t, et compote, avec un seul, sinon que c'est l'usage ? Soyons donc indulgents avec les fautes d'orthographe. Mais sus aux fautes de grammaire. Et pourtant, la grammaire, quel ennui ! Que de souvenirs douloureux de dictées rayées de rouge, du redoutable zéro pointé, à cause de ce sacré accord du participe passé ! Que de règles où l'exception est reine, la logique parfois obscure, et l'explication souvent incompréhensible ! Mettez-vous donc dans la peau de Sidonie et, douze lettres plus tard, vous saurez les différentes façons de conjuguer le verbe asseoir, les subtilités de l'élision en poésie et que le h s'aspire devant héros mais non devant héroïsme. Le tout, en ayant parfait votre culture classique, puisque chaque exemple est puisé au coeur de notre littérature, et en vers s'il vous plaît. Une bible des bonnes manières de l'écriture qui se lit et relit - on oublie vite - avec un plaisir insoupçonnable.

  • Le monde selon Sacha Guitry : sagesses, mots d'esprit, aphorisme et perfidies Nouv.

    Prolifique et brillant dramaturge, écrivain, scénariste et cinéaste, Sacha Guitry a dominé son temps par ses dialogues et ses célèbres aphorismes. Son oeuvre reste un bréviaire pour qui veut briller dans les dîners ou clore un discours par un mot d'esprit ! De sa plume au scalpel, Guitry gratte la psychologie, le couple ou la vie en société pour en tirer bons mots ou sagesses cruelles.
    Car le monde de Sacha Guitry, c'est un passé glorieux, un certain art de vivre mais c'est avant tout l'homme... et surtout la femme ! Les qualités, les vices, les charmes, les horreurs, l'intangible comme l'éphémère, l'éternel féminin ou le mortel masculin, la morale comme l'instinct : tout passe sur le divan du docteur Guitry - un divan convertible en lit, bien sûr. Homme de plume et amoureux du théâtre, Christophe Barbier nous emmène pour un savoureux voyage dans l'univers de celui qui semble avoir dédié sa vie à l'esprit français.

  • Comment est né À la recherche du temps perdu ? L'ampleur de ce roman-univers, la vie déroutante de complexité de Marcel Proust, son opposition virulente à l'élucidation des oeuvres par les données biographiques de leurs auteurs imposent à George D. Painter un défi ambitieux. S'attelant à cette tâche herculéenne, il livre un classique absolu de l'histoire littéraire. De la lumière des salons du Tout-Paris à l'obscurité de la chambre capitonnée, les amours, les névroses, les passions de l'écrivain sont dévoilées. Un cheminement biographique minutieux, serti d'anecdotes détaillées, qui est celui de la Recherche même.

empty