Arts et spectacles

  • Lors d'un festival dédié aux musiciennes, la cheffe d'orchestre Debora Waldman rencontre François-Henri Labey, ancien directeur de conservatoire. Il lui parle de sa grand-mère, Charlotte Sohy, compositrice méconnue de la première moitié du XXe siècle, et propose de lui montrer quelques partitions. Aussitôt, Debora se prend de passion pour l'histoire de cette femme, qui parvint à concilier son énergie créatrice, son rôle de mère de sept enfants et sa vie amoureuse - son travail étant intimement lié à celui de son mari, le compositeur Marcel Labey. Contre vents et marées, Debora décide de créer la symphonie inédite de Charlotte, écrite pendant la Première Guerre mondiale. Peu à peu se dévoile à elle un continent de musique inexploré : celui des femmes compositrices qui furent pourtant, pour certaines, des actrices majeures du monde artistique.

    Formidable aventure d'une symphonie sortie de l'oubli, ce récit retrace aussi les destins croisés de deux musiciennes portées par la même passion à un siècle d'écart : deux femmes puissantes, dont l'histoire nous entraîne de la foisonnante vie culturelle de la Belle Époque à l'Israël des kibboutz où Debora, enfant, découvrit sa vocation.

  • Cannes confidentiel Nouv.

    Tapis rouge, montée des marches, Palme d'Or : du festival de Cannes, le monde connaît la légende qui, chaque année, fait converger vers cette petite station balnéaire sans charme de la Côte d'Azur le gotha du 7e art.
    En soixante-dix ans, le festival a imposé ses codes au cinéma mondial et s'est mué en un véritable système. Dérives financières, affaires de drogues, scandales sexuels, fêtes somptuaires, secrets d'alcôve : rien ne semble pouvoir égratigner le symbole. Son principe, « tout ce qui se passe à Cannes reste à Cannes », n'est pas une vaine expression.
    C'est la réalité derrière les paillettes que Xavier Monnier explore dans ce livre. Au terme d'une enquête minutieuse, il brise le silence protecteur que le festival a instauré autour de son fonctionnement et révèle le vrai visage d'un événement où se jouent réussites et morts commerciales, fins de carrière et naissance de nouvelles étoiles.

  • Karl et moi

    Baptiste Giabiconi

    À l'été 2008, un mannequin inconnu de dix-huit ans apparaît publiquement au côté de Karl Lagerfeld. Baptiste Giabiconi tiendra cette place pendant une décennie, défrayant la chronique en devenant lui-même célèbre. Aujourd'hui, il raconte son Karl, tel qu'il est le seul à l'avoir connu, le seul à l'avoir tutoyé et aimé. Une passion réciproque bien au-delà des apparences du créateur, réputé secret. Toutes les étoiles d'une féerie contemporaine sont là : gloire, luxe, fashion, train de vie dément, les stars et les flashs, l'art et la beauté... et autant de fous rires. Quelques orages, aussi, quand le conte de fées tourne à la cage dorée. Backstage, deux êtres que sépare un demi-siècle engagent l'essentiel : l'un, ses dix dernières années - les plus belles... -, l'autre, son entrée fracassante dans le monde adulte. Karl, muet sur son intimité, avait encouragé Baptiste à raconter leur histoire, un jour, loin des clichés ou des rumeurs.
    L'empereur de la mode avait bien raison : ce portrait post mortem s'avère le plus touchant et le plus stupéfiant qui ait jamais été tracé de lui.

  • De Jean-Michel Jarre on connaît le musicien, pionnier de l'électro à l'influence majeure sur la jeune génération, et inventeur de concerts-spectacles devant des foules records. Mais on ne connaît pas le cheminement du petit garçon lyonnais qui bricolait des magnétophones devenu star planétaire. La vie de ce fils d'une grande résistante et d'un père multi-oscarisé est un roman qu'aucun romancier n'aurait pu imaginer : sans cesse bousculée par l'inattendu. À l'image de ces Mémoires.
    Où l'on croise Arthur C. Clarke, Stephen Hawking, Edward Snowden, Jean-Paul II, Mick Jagger, Salvador Dalí, Fellini, Lady Di et les femmes de sa vie. Où l'on est emporté par un texte extrêmement intime, construit autour d'objets fétiches de son existence. Où celui à qui l'on doit aussi Les Mots bleus et Où sont les femmes ? nous entraîne au coeur d'une littérature faite d'extraordinaire, de nomadisme, de bruits, d'intranquillité, de sensualité, d'engagement personnel rythmant une mélancolie souterraine.
    Pour la première fois, le créateur d'Oxygène se raconte : un destin hors norme, une histoire française qui a essaimé aux quatre coins du monde.

  • La saga Maeght

    Yoyo Maeght

    Visionnaire de génie, Aimé Maeght (1906-1981) était tout à la fois marchand d'art, éditeur, producteur de films, collectionneur audacieux. Cet homme solaire a non seulement su donner un prestige et un statut exceptionnels au métier de marchand d'art dans sa galerie ouverte à Paris en 1945, mais il a également développé avec passion ses activités de collectionneur et de mécène de l'art contemporain en créant, en 1964, à Saint-Paul-de-Vence, la Fondation Marguerite et Aimé Maeght. Toujours entouré de sa famille, Aimé Maeght est devenu le compagnon de route de Matisse, Braque, Léger, Miró, Chagall, Calder et Giacometti.
    Anéantis par la mort de leur fils Bernard en 1954, Aimé et Marguerite reportent leurs espérances sur leur fils aîné Adrien, qui commence par prendre en charge les éditions et tentera tant bien que mal d'assumer ce lourd héritage.
    Yoyo Maeght, petite-fille d'Aimé et fille d'Adrien, se souvient de ses grands-parents, astres d'une enfance passée dans un tourbillon de fêtes. C'est à eux que Yoyo, ses deux soeurs et son frère ont pu s'accrocher, délaissés qu'ils furent par leurs parents, jet-setteurs invétérés trop tôt accoutumés au luxe et à l'insouciance.
    La Saga Maeght, c'est à la fois l'épopée d'une famille amoureuse des arts sur trois générations, l'aventure triste d'un clan déchiré à la mort du patriarche et un pan de notre histoire contemporaine, illustrée par ses plus grands artistes.

  • Pékin, 1969. Zhu Xiao-Mei est un " être de mauvaise origine ", c'est-à-dire qu'elle est issue d'une famille de bourgeois cultivés. Une tare d'autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu'elle a un don précoce pour le piano et une passion pour la musique décadente - Shumann, Mozart, Bach. Logique, par conséquent, qu'elle soit envoyée en camp de rééducation par les autorités de la Chine communiste.
    Frontière de la Mongolie, 1974. Zhu Xiao-Mei n'a plus rien d'une bourgeoise cultivée, plus rien d'une pianiste, plus rien d'une artiste. Elle est devenue une machine à obéir et à dénoncer. Son unique livre est le Petit Livre rouge, son unique rêve de manger à sa faim. Mais un jour, Xiao-Mei trouve dans le camp un vieil accordéon. Elle caresse les touches, se risque à jouer un accord, quelques notes de musique s'élèvent... Par enchantement l'espoir renaît : Xiao-Mei se jure qu'elle rejouera du piano.
    Paris, 1985. Il a fallu à la jeune femme dix ans d'obstination pour pouvoir pratiquer ce qui est depuis toujours son vrai métier, pianiste. Partie de Chine dès les premiers signes d'ouverture, en 1979, elle reprend ses études musicales aux États-Unis tout en travaillant pour survivre comme baby-sitter, femme de ménage, serveuse, cuisinière... Puis elle s'exile encore, cette fois vers Paris. Et là, le miracle survient. Pour la première fois, on l'écoute, on lui donne sa chance... Sa carrière est lancée, elle ne s'arrêtera plus.

  • Sapé comme jadis

    Yvane Jacob

    Pourquoi Jules César s'est-il accroché à sa toge ? Catherine de Médicis avait-elle une culotte ? Pourquoi le Che portait-il toujours un béret alors qu'il n'était même pas basque ? Pourquoi Élisabeth II s'habille-t-elle comme un panneau de signalisation ? Pour quelle raison Donald Trump refuse-t-il d'avouer qu'il met des peignoirs ?
    Yvane Jacob explore la garde-robe de 60 illustres personnages. En même temps qu'elle révèle le sens caché, ou oublié, du vêtement, c'est l'évolution des mentalités et des rapports sociaux qui se dessine. On ne s'habille pas seulement pour se protéger du froid ou pour cacher sa nudité : en se parant, on se révolte, on se distingue, on séduit, on conteste, on interpelle... On s'exprime ! Aux préoccupations intimes et esthétiques se mêlent des considérations économiques, sociales et politiques.
    Si le bonnet ne fait plus le docteur ni la robe le magistrat, le vêtement reste un langage. Ces 60 portraits tentent de le décoder, dévoilant avec légèreté mais sans frivolité tout ce que revêt l'habit.

  • Verdi l'insoumis

    Sylvain Fort

    Verdi est un compositeur pour notre temps. Mystérieusement, il porte, comme son oeuvre, des traits qui caractérisent notre époque. Traits non seulement esthétiques, mais aussi moraux et, en un sens, politiques. Verdi, au long de ses opéras, parle des humiliés, des offensés, des mal-lotis ; il donne voix à ce que l'humiliation sociale suscite : la colère, la peur, et donc le désir de vengeance, l'instinct de sacrifice, le goût idéaliste des causes perdues, l'avidité du pouvoir. Aucun autre compositeur d'opéra n'a fait entendre de façon aussi puissante les élans profonds des âmes blessées, pour la simple raison que Verdi les a ressentis dans sa chair, en a fait l'épreuve dans sa vie d'homme.
    Ainsi ses opéras continuent-ils, aujourd'hui encore, de déchirer le voile des conventions et des accommodements faciles, alors que nous vivons toujours sous l'empire de ces conventions, des préjugés, des apparences. Verdi fut un homme en colère, un anticonformiste poussant parfois jusqu'à la cruauté l'expression de ses indignations ou de sa rage face à certaines situations. C'est cette insoumission foncière face aux injonctions de la mode, de la censure et des convenances, qui donne à son oeuvre la puissance qui lui a permis de traverser le temps et de rencontrer aujourd'hui encore nos rêves et nos révoltes. Sylvain Fort livre ici de cet insurgé un portrait qui n'est pas sans échos avec l'état de nos sociétés contemporaines.

  • " Je n'ai aucune nostalgie de l'enfance.
    " Dès les premiers mots, Hélène Grimaud donne le ton de son étonnant récit. L'itinéraire de cette pianiste française de renommée internationale emprunte mille chemins buissonniers ; on la suit, de seuil en seuil, à travers son adolescence prodige, sa rupture avec le milieu parisien, son exil aux États-Unis, les doutes et la solitude à New York - jusqu'à cette nuit où son regard croise celui d'Alawa, la louve, d'où viendra la renaissance.
    Éloge des mains, bestiaire fantastique, contes mystérieux, profils inattendus d'artistes et de musiciens dessinent le fil rouge de ce livre dont l'éclat des facettes forme le portrait unique d'une rebelle absolue. Variations sauvages est un hymne vibrant à la musique et à la liberté, un plaidoyer pour la reconnaissance des loups et la sauvegarde de la nature. Un petit traité d'insoumission à l'usage de tous les enfants terribles.

  • La première biographie d'un de nos derniers « monstres sacrés » Jean Rochefort, c'est cet élégant gentleman-farmer breton dont les fous rires évoquent les hennissements de ces chevaux qu'il aimait tant et qui lui ont valu le Mérite agricole. Tout petit déjà, l'écolier tiré à quatre épingles amuse ses camarades, à défaut de briller au tableau noir. Écrasé par un père autoritaire qui voudrait le voir réussir aussi bien que son frère aîné, il rêve d'un autre monde en écoutant des représentations théâtrales à la radio avec sa mère. Faute de devenir comptable, il va jouer la comédie, sympathiser au Conservatoire avec Jean-Paul Belmondo, Claude Rich, Bruno Cremer et Annie Girardot, convertir Philippe Noiret à l'équitation et échanger bon nombre de rôles avec Jean-Pierre Marielle. Au théâtre, chez Anton Tchekhov et Harold Pinter, puis au cinéma, chez Yves Robert, Patrice Leconte et Bertrand Tavernier, Jean Rochefort glisse des emplois de clown à ceux de séducteur, de la légèreté de Cartouche et d'Angélique à la gravité du Crabe-Tambour ou d'Un étrange voyage. Avec comme signes reconnaissables entre tous sa moustache, son oeil malicieux, son refus de l'injustice, ses singeries irrésistibles, sa fantaisie et un sens du verbe qui rajeunit joyeusement nos classiques dans Les Boloss des belles-lettres.
    Née de huit ans d'une enquête minutieuse, cette biographie donne abondamment la parole à Jean Rochefort pour dessiner le portrait chinois d'un des acteurs préférés des Français, couronné de trois César, dont la vie épouse six décennies de notre histoire et dont quatre femmes, cinq enfants et d'innombrables animaux jalonnent l'existence trépidante.

  • La première fois qu'elle apparaît dans sa loge, accompagnée de sa mère, au théâtre du Palais-Royal, Jenny n'a pas dix-sept ans. Sous son bras l'énorme dossier dans lequel, depuis son plus jeune âge, elle colle tous les articles consacrés à son idole. Parmi eux des documents rares, dont Line elle-même a oublié l'existence.
    Intriguée, émue, Line suit le parcours de cette jeune fille timide et introvertie, elle l'encourage dans ses études, elle décèle son habileté dans le maniement d'Internet et des réseaux sociaux. Puisque Jenny la connaît si bien, pourquoi ne deviendrait-elle pas un jour la dépositaire de ses archives ?
    Dix ans ont passé, l'ado maladroite a laissé la place a une jeune femme ambitieuse et déterminée. Jenny veut devenir l'unique, l'indispensable auprès de Line. C'est le début d'une incroyable supercherie. Pour plaire à sa star, Jenny s'invente une vie secrète, un héritage extraordinaire. Afin de mettre à l'écart son entourage, pour capter seule son amour, elle se perd dans une mythomanie sans issue.
    Quatre ans plus tard, Line s'interroge. Comment s'est-elle laissée entraîner dans cet engrenage ? Pourquoi ses proches, si attentifs à la protéger, n'ont-il jamais conçu le moindre doute ? Qui était réellement Jenny ?

  • « La rencontre fut électrique. Un coup de foudre pour lui ; moi, je me laissai porter par le flot, passive et ravie à la fois. Chet était beau garçon, conscient de son charme, style ado, un peu voyou, et déterminé à soulever cette Parisienne si peu américaine qui ne protestait pas. Il me plaisait, j'étais flattée, et comme toujours je ne pensais pas plus loin que le jour même... » Née à Paris en 1933, cachée et portant l'étoile jaune pendant la guerre, grand amour de Chet Baker et muse de Saint-Germain-des-Prés, comédienne à la fois discrète et prolifique, devenue agente de stars dans la série à succès Dix pour cent, Liliane Rovere a tout d'une héroïne de roman.
    /> Avec une gouaille qui swingue, elle écrit aujourd'hui sa vie, sa folle vie - mouvementée, jazzy, imprévisible.

  • Éric Antoine vous invite à l'accompagner partout - de sa loge de magicien à la philosophie d'Empédocle, et jusque dans...une crotte de pigeon ! Non conformiste, baroque et drôle, son petit traité offre un récit et un spectacle où il se raconte entre les souvenirs, les surprises et les tours. L'existence est une quête de sens et d'enseignements qu'on ne perçoit pas toujours. Lui, en magicien mentaliste, tient le bonheur à l'oeil. Il vous trompe pour vous plaire, vous bouscule par amitié. Sur sa route, les choses vues se mêlent à la spiritualité, aux paraboles de maîtres avec une fantaisie effervescente. La Pensée Magique existe. Grâce à elle, les galères, les épreuves ou le chagrin cèdent face à la décision d'être heureux. Le quotidien prend un sacré coup de jeune. Si un magicien vous tend sa baguette, n'hésitez plus : prenez-la...
    Les illustrations de Walter Glassof viennent souligner ce regard sur la vie plein d'humour, de pédagogie et de poésie.

  • Johnny ; le guerrier

    Gilles Lhote

    Comment retracer l'histoire de Johnny, ce chanteur moitié guerrier, moitié phénix, dont toute la vie a été une succession de combats et de prises de risques ? Son enfance sans père, désargentée, sa famille de saltimbanques vagabonds, la prophétie gitane qui fit de lui un « élu », expliquent sa fêlure mais aussi son incroyable force et sa capacité à renaître de toutes les épreuves. Après le triomphe de l'Alhambra en 1960, le destin de Johnny a épousé celui de la musique qu'il aime : de son premier mariage avec la reine des yé-yé à sa tentative de suicide, du délire psychédélique du Johnny Circus jusqu'au concert de Las Vegas - la ville du King -, de ses intenses périodes de doute à son triomphe éclatant au Stade de France, l'idole aura traversé soixante ans de « Sex & Drugs & Rock 'n' Roll », cédant au gigantisme que lui imposaient ses rêves, emportant avec lui des générations de fans...
    Pour avoir côtoyé Johnny pendant près de trente ans, Gilles Lhote a recueilli d'innombrables confidences qui lui permettent aujourd'hui de réécrire la saga par-delà le mythe. Il dessine ici le portrait d'un perfectionniste passionné et monomaniaque, découvreur de talents, bête d'intelligence tactique. À la lumière de ces pages, Johnny apparaît surtout comme un héros tragique qui aura mené sa carrière pied au plancher, honorant pour toujours les pères fondateurs du rock, cette musique du diable qui consume ses apôtres.

  • La tête ailleurs

    Nicolas Bedos

    Après le succès du premier volume de son Journal d'un mythomane et d'Une année particulière, qui retraçait, de la manière la plus hilarante et la plus pertinente, l'année électorale, Nicolas Bedos revient, à la demande générale de ses inconditionnels, en libraire avec ce troisième volume. On l'y retrouve encore plus insolent et irrespectueux, mais si talentueux, si drôle, si libre et au fond si mélancolique qu'on lui pardonne ses outrances... La plume de Nicolas Bedos n'est pas seulement trempée dans le vitriol, c'est celle d'un authentique styliste dont chaque phrase est peaufinée, celle aussi d'un mémorialiste, qui saisit avec finesse les petits et gros travers de ses contemporains. Nicolas Bedos n'est jamais dupe de rien, ni de la droite ni de la gauche ni de lui-même.

  • Marc Esposito a grandi avec la passion du cinéma chevillée au corps ; et du 7e art il a fait son métier, comme journaliste, puis comme cinéaste. Aujourd'hui, pour beaucoup, il est le réalisateur de la saga du Coeur des hommes. Mais la période la plus riche de sa vie est sans doute celle qu'il a vécue à la tête du magazine Première, qu'il a créé, dirigé et porté vers un très grand succès, alors qu'il était âgé d'une petite vingtaine d'année seulement. Un magazine qui s'adressait à un public de fans jeunes, curieux, passionnés, libres de tout esprit de chapelle et préjugés.
    Pendant des années, Première a contribué à construire la légende des artistes dont il soutenait le travail, notamment grâce à ses longues interviews avec les actrices et les acteurs. Ces interviews, Marc Esposito les menait lui-même, et, à force, il a noué des liens solides avec la plupart des personnalités qui faisaient le cinéma de cette époque. Il raconte ici cette fougueuse aventure et toutes les rencontres, les élans « amoureux », les amitiés, qui l'ont émaillée. La plupart des stars de l'époque se bousculent dans les pages de ce livre, au faîte de leur gloire, dans l'éclat de leur jeunesse, incroyablement vivantes et vraies.
    Des villas du festival de Cannes aux chambres des palaces où se déroulent les entretiens, en passant par les plateaux de cinéma, on côtoiera donc Depardieu, Dewaere, Adjani, Miou Miou, mais aussi Deneuve, Ventura, Montand, Delon, Belmondo et bien d'autres - acteurs étrangers, cinéastes, producteurs... Ils apparaissent ici comme on les a rarement vus.
    Marc Esposito a toujours porté un regard singulier sur le cinéma, aussi bien décalé par rapport aux institutions « intellos » que libre des dictats du box office. Essentiellement passionné. Ce livre audacieux et vivant, tour à tour drôle ou touchant, participe bel et bien du même esprit.

  • Pour raconter les vies de Jacques Brel, Olivier Todd a rassemblé les éléments de son enquête de Bruxelles aux Marquises en passant par la France. Il a recueilli les témoignages de la femme et des filles du chanteur, de ses compagnons de métier, de ses compagnes, il a écouté les souvenirs de ses amis. Il a découvert des textes inconnus, des poèmes, des notes, des embryons de romans... et toute une correspondance étonnante, attendrissante, irritante, qui dévoile l'homme sous la célébrité.
    Olivier Todd redonne vie à un grand parolier, à un interprète et à un compositeur hors pair, mais aussi à une personnalité riche et complexe.

  • Comment distinguer un emo d'un gothique ? Que mange le bling-bling ? Qu'est-ce qu'une gym queen ? Le punk à chien a-t-il une vie sexuelle ? Que signifient les termes grindcore, ollie, pooky, du-rag ? Savez-vous danser le vertigo ?
    Les modes des jeunes se renouvellent à grande vitesse et sont souvent difficiles à suivre pour le béotien. Certains accoutrements provoquent parfois l'admiration des no looks, souvent l'abattement des parents, toujours l'étonnement des passants. Pour sortir les adultes de leur désarroi et les ados de leur ghetto, Le Dictionnaire du look offre une plongée ethnographique au pays du jeune. Il dépasse le cadre du seul vêtement pour s'intéresser aux univers culturels : musique, littérature, politique, séduction, loisirs, alimentation...
    Le livre explore des " sociotypes " bien connus (bimbo, bling-bling, punk à chien) dont il révèle la généalogie culturelle et dévoile les aspects cachés ; mais aussi des genres plus underground ou à la pointe de la mode (arty, gouine à mèche, kawaii). Il jette les premières bases d'une nouvelle discipline : la popsociologie.

  • Vingt ans après sa mort, Barbara suscite une ferveur intacte, son mythe est plus vivant que jamais. La biographie que lui consacre Jean-François Kervéan est à l'image de cette artiste unique : incandescente et libre.
    Voici la vie de la jeune Monique Serf, née en 1930 à Paris, et devenue l'immense Barbara quelque part au milieu des années 60. Une vie que le public de Barbara connaît bien - son mystère n'a plus beaucoup de secrets -, qui a été racontée déjà par d'autres, par elle un peu. Pas de "scoops", donc, dans cette biographie, mais la synthèse de tout ce que l'on sait d'elle, de tout ce que l'on aime d'elle, de ce qu'elle nous a légué et qui est toujours si vivace aujourd'hui. Pour la partie classique de son travail de biographe, Jean-François Kervéan s'appuie sur des témoignages de proches de la chanteuse (Roland Romanelli, son compagnon accordéoniste pendant dix ans, Gérard Depardieu, Jacques Attali, des amis de Précy...). Sur des souvenirs exclusifs d'amis communs de Barbara et de lui, par lesquels il a approché la chanteuse : Françoise Sagan, Nathalie Sarraute, Hervé Vilard, Claude Durand, son éditeur... Il retourne sur ses lieux : à Paris, rue Nollé, rue Rémusat, à Saint-Marcellin, village où petite fille elle vécut pendant la guerre, à Précy bien sûr... De l'enfance des années 30 aux engagements des dernières années, il revisite chacune de ses décennies. Parce que cette solitaire fut perpétuellement connectée au monde, chantant à la fois son intimité et celle de toute la société, notre passé et nos Histoires. A partir des années 80, en même temps que Barbara renonce à la scène, sa vie s'engage, et même se confond, avec les grandes fractures contemporaines : sida, prison, migrants...

    Et puis, tout en retraçant ce destin exceptionnel, le biographe - qui est avant tout romancier, et aussi plume de nombreuses autobiographies de célébrités -, aborde un tour plus personnel, fascinant pour tous ceux qui aiment Barbara. En s'interrogeant sur la source des émotions que provoque aujourd'hui comme hier son oeuvre sur laquelle le temps n'a aucune prise. Comme un lien éternel, à travers ses mots, ses musiques et sa voix, entre elle et son public. En nous racontant les grands moments qu'il a vécus par elle, une constellation de chansons, le rôle que ces chansons peuvent prendre dans nos propres existences. Par exemple Pantin, en novembre 1981, concert mythique où Jean-François Kervéan vient et revient parce que c'est la première fois qu'il a vu « la longue dame brune » sur scène.
    Une biographie passionnante qui ne ressemble à aucune autre.

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