• Dix-huit nouvelles où pointe déjà tout le talent du conteur : son regard tour à tour tendre, caustique, affûté, posé sur ses personnages, sur une vie simple et sur les beautés champêtres.
    On y rencontre pêle-mêle :
    Zozo, qui, sur le chemin de l'école, arrive en retard en classe à cause d'un sentier et d'un pivert trop bavards ;
    Un percepteur à la vocation frustrée de poète, n'osant déclarer son amour à une belle Italienne ;
    Rémy, facétieux facteur, qui livre sans le savoir les lettres de sa femme à son amant ;
    Le petit Maxime, goitreux à cause d'une salamandre, et rejeté par tout un village...
    Mais aussi un joueur de vielle, un village du nom de Branquignoles, un futur agrégé de mathématiques et tant d'autres, qui peuplent ce savoureux recueil.

  • Les puysatiers Nouv.

    De 1839 à 1948, pendant neuf années de dur labeur et d'enfer noir, les puysatiers creusèrent le tunnel de Lioran, en Auvergne, qui fut longtemps le plus long tunnel de France. Neuf années d'enfer, de ténèbres, de fumées, d'éboulements, d'inondations boueuses, d'asphyxie, d'épidémies, pour ouvrir ce trou de taupe de 1414 mètres.
    Une extraordinaire épopée racontée avec humour et sagesse par un Auvergnat octogénaire.

  • Un lit d'aubépine

    Jean Anglade

    Viverols, une commune de montagne entourée de bois, de pâturages, aux confins de quatre provinces : Auvergne, Forez, Velay, Vivarais. En 1902, un gendarme corse, Pancrace Cervoni, y est nommé chef de brigade. Il épouse une jeune paysanne à peu près illettrée, Tiennette Farigoule, et ont ensemble trois garçons. Le premier deviendra prêtre, le deuxième officier, le troisième proxénète. Mais, peu soucieuse de ces carrières dissemblables, Tiennette nourrit pour eux un amour égal et passionné, prêt à toutes les indulgences...

  • Le tilleul du soir

    Jean Anglade

    Elle a dit au revoir à ses poules, rangé ses affaires dans son baluchon, fermé les volets de sa maison. Prête pour l'ultime aventure, à vingt kilomètres de là...
    « Le Doux Repos », un nom qui promet tant : activités ludiques, repas à heures fixes, nouveaux compagnons et service impeccable ! Pour Mathilde, qui a toujours vécu au fil des saisons - « nom de gueux ! » -, cohabiter avec les angoisses et les lubies de Lulu, Mauricette et autres édentés relève d'une expérience stupéfiante et drolatique ! Car pour Mathilde, digne et bonhomme, si l'âge est bien là, la vie frémit, toujours...

  • Le jardin de Mercure

    Jean Anglade

    On peut naître la tête dans les nuages, et conserver les pieds sur terre. Irène Monnier vient au monde en 1885, au sommet du Puy-de-Dôme. Entre les flancs enneigés du vieux volcan et l'Observatoire météorologique dont ses parents ont la garde, l'espiègle jeune fille grandit sous le signe de Mercure, ce dieu malin aux pieds ailés. Rude et douce enfance, bercée par les étoiles, et qui décidera de son destin... Car si la vie, le temps, l'amour l'amèneront à quitter sa thébaïde, Irène n'oubliera jamais l'appel des cimes.

  • Le village de Saint-Coutain, établi sur la frontière départementale, se trouve partagé entre le Cantal et l'Aveyron. Il comporte donc deux mairies, deux écoles, deux bureaux de poste, deux églises, deux saints patrons : Saint-Christophe et Saint-Nicol. Les esprits y sont aussi partagés que les territoires. On vote à gauche d'un côté, à droite de l'autre. Des vaches rouges broutent l'herbe auvergnate, des blondes l'herbe rouergate. Le seul lien entre les deux villages, c'est celui qui unit le petit Léonce, enfant bâtard de Saint-Christophe, à Flora, une demoiselle de Saint-Nicol.
    Et puis, un jour, afin de préciser les limites de leurs communes, les deux maires décident de faire peindre sur le sol une ligne frontière. Ligne blanche qui devient une curiosité touristique certes, mais qui sépare encore davantage nos petits Roméo et Juliette de dix ans...

  • En 1975, une nouvelle enthousiasme les réfugiés, dont Manuel fait partie : Franco est sur le point de mourir. Manuel retourne donc en Espagne après trente-huit ans d'errance. Son village est désert, en ruines. Il redevient professeur dans une école imprégnée de franquisme, mais ce pays n'est plus le sien. Ce n'est plus le pays « de sa jeunesse, de ses espérances, de ses combats ; ses études, ses travaux, ses amours, il les a rêvés ». Il décide donc de revenir sur les flancs d'un volcan mort en Auvergne sur lequel il a bâti autrefois une maison de ses propres mains et ne se sent plus concerné que par sa vieillesse et sa solitude...

  • Le tour du doigt

    Jean Anglade

    « Il ne faut pas plus de temps pour arriver du premier au dernier de nos jours, que pour faire le tour du doigt. » Ainsi parlait la grand-mère de Jules Vendange, le petit Auvergnat qui n'aimait pas le fromage. Et qui, pour cette raison, délaissa les pâturages pour l'École normale. Il sera instituteur. La promotion 1913, interrompue par la guerre, jette ses hussards dans les tranchées. Jules y perdra une jambe, et le goût d'obéir. Mis au placard à la tête d'une classe unique, dans un village perdu, il consacrera pourtant sa vie à ses élèves, et ce jusqu'à l'hiver, la fin du tour du doigt.

  • Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer. Ainsi, Samuel, jeune professeur, apprend, à la mort de sa mère adoptive, qu'il a été recueilli en 1943 non loin de la frontière suisse où un réseau de passeurs aidait les Juifs à fuir.
    En Haute-Loire, Camille, elle, seconde sa mère Catherine, une veuve qui dirige avec autorité un pensionnat de jeunes filles. L'arrivée d'une nouvelle enseignante, qui porte de lourdes accusations à l'encontre de Catherine, va remettre en cause les certitudes de Camille sur sa filiation.
    C'est dans la région d'Annecy que Samuel et Camille vont se rencontrer par hasard au milieu des ruines du chalet des anciens passeurs de Juifs.
    Tous deux se lancent dans une périlleuse quête de leurs origines et, surtout, découvrent l'amour...

  • En 1843, Justin Grenet, fils de paysans, est embauché à la filature de chanvre de Saint-Martin près de Riom. Il découvre les rudes conditions de travail - le danger, la chaleur, l'enfermement - et les nombreux conflits avec les maraîchers locaux pour l'utilisation des « droits d'eau ».
    À seize ans, l'avenir de Justin semble tout tracé, lorsqu'il rencontre Géraldyne Chollet, la fille du patron. Ils n'ont rien en commun, le contraste de leurs quotidiens est saisissant, pourtant Justin tombe fou amoureux...

  • Elevé par son grand-père auvergnat, qui décèle en lui bien des talents, Marin Tourlonias quitte les siens pour conquérir la fortune là où elle se trouve : en Italie ! En 1750, avec une charrette remplie de bric-à-brac qu'il vendra sur les chemins - quelques almanachs, des couteaux, de l'eau miraculeuse ... -, Marin part, confiant en sa bonne étoile. Au fil de ses étapes, de Montbrison à Valence, puis de Turin à Rome, son voyage s'écoule, imprévisible, plein d'apprentissages, de rencontres et de joyeusetés !
    Comment ce modeste camelot, issu d'une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, va-t-il faire naître une riche - et véridique - descendance, la puissante dynastie des Torlonia ?

  • Chez les Collange, Lucie est la pièce rapportée, une enfant de l'Assistance publique. Pas vraiment aimée, juste tolérée, elle a bien peu à partager avec sa famille d'adoption, laborieuse et guère aimante, qui vit de la culture de l'ail rose. Lucie, elle, est un vent de liberté et d'insolence, qui adore parcourir la nature avec son ami Clément. Au village de Cussac, à la ferme, partout on dit qu'elle a le diable aux trousses. Parce qu'elle est plus maligne, plus jolie, plus déterminée et, à sa façon, singulière ? Du haut de ses douze ans, Lucie a une révélation : plus tard, elle sera écrivain. Elle quittera la plaine de Limagne, les Collange, l'école...
    En cette année insouciante de 1963, depuis son village d'Auvergne où tout doit être dans la norme, pour Lucie, la vie est digne d'un roman et elle ne fait que commencer...

  • En 1889, ce n'était encore qu'un très modeste moulin-chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l'ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu'il entreprend. Elle, fille d'un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n'ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer « le meilleur chocolat de toute la contrée », aux arômes et épices subtils...
    Comment, en une dizaine d'années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu'à Paris et à l'étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?

  • La bonne rosée

    Jean Anglade

    Après "les ventres jaunes".
    Poursuivant son émouvante et forte chronique auvergnate, jean anglade reprend ici l'histoire de sa ville natale, thiers, capitale de tout ce qui taille, coupe et tranche, et de sa singulière population si jalouse et si tenace, si indépendante et si peu conformiste. au mariage d'auguste pitelet et de toinette, le curé a lancé : "un bon enrichissement qui ne nuit à personne peut être considéré comme un don du ciel au même titre que la bonne rosée qu'il répand sur nos semis." une leçon qui ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd.
    Devenus patrons à leur tour, les pitelet garderont leurs galoches et leurs tabliers de cuir, leur franc-parler et leur harmonie. ces nouveaux riches resteront toujours des anciens pauvres.

  • En 1752, au château de Portabéraud, dans la région de Riom, la famille du baron Gabriel Mercier mène une vie douce, loin des tourments du monde extérieur. Mais les jours heureux s'enfuient pour le clan Mercier, notamment pour le fils, Guillaume, dont le mariage tourne au désastre. Son épouse quitte le foyer, le laissant seul avec les petits Alexandre et Namadie. Pour oublier son chagrin, Namadie, solitaire et fantasque, se réfugie dans le parc du château et la contemplation de la nature. Mais un jour, celle que tous surnomment « la demoiselle aux fleurs sauvages » tombe malade.
    Tandis que s'annoncent des temps de bruit et de fureur...

  • "En ce temps-là, la France était le plus riche pays de la terre.
    Elle produisait trop de vin, trop de blé. Par milliards, les banques "pompaient" un excédent de ressources qu'elles dispersaient dans toute l'Europe et par-delà les océans. " En ce temps-là, quelque part dans le Livradois, en Auvergne, le Jean, métayer, et la Marie, nourrice à Lyon, lièrent une existence "que la nécessité d'acheter le pain et de se vêtir tant bien que mal empoisonna jusqu'à la mort".

    C'est la fin du XIXe siècle, "la belle époque". Toinou va naître parmi les plus pauvres de la campagne puis grandir dans le "prolétariat insolvable" de la ville.
    Les yeux du petit garçon, d'une lucidité sans appel, vont tout découvrir, tout retenir de ce monde implacable et sans joie. Le sein de la vie familiale, d'abord, qui "n'admet pas d'effusion puis la petite école, sous la férule des soeurs, où les élèves sont rassemblés pour apprendre "à charbonner d'honorables majuscules", roués de coups dans une "atmosphère de terreur qui ne les lâche pas".
    La grande école des Frères, ensuite, avec sa cohorte d'injustices et d'aberrations, cc qui fournit à la bourgeoisie locale une ample provision d'ouvriers et de métayers sans exigence, silencieux, soumis, craintifs". Et surtout. le pitoyable cortège de tous ces misérables, dont une société de classes, lointaine et inflexible, fait des esclaves, des malheureux aux vies ratées - tels les propres parents de Toinou.

    C'est dans la tendresse d'un grand-père, qui lui donne le goût de savoir pour savoir, dans la fraternité chaleureuse et complice de l'enfance, qui a son code de l'honneur et ses héros, que Toinou trouvera la force de refuser les lois de cette société qui l'enserre de toutes parts.
    Ce cri d'enfant, - "un enfant de curé" -, très rare, sinon exceptionnel dans l'histoire rurale française, et dont l'écho se poursuit jusqu'au coeur de la Légion, est digne des plus grands : Hugo, Zola.
    Il en a la force de conviction et l'émouvante pudeur.
    Un livre que chacun doit lire et devrait méditer.

  • La Rose et le Lilas.
    Le roman de Rose Malartre ou le fabuleux destin d'une jeune femme qui se rêvait institutrice... Mais après son mariage avec un cantonnier, Rose, déçue, se fane un peu. Veuve, on lui attribue le poste de garde barrière sur la ligne de chemin de fer qui relie Vichy au Puy. Entre deux trains, Rose, observatrice d'une campagne pittoresque, écrit la chronique savoureuse de son hameau du bout du monde. Et connaîtra une petite postérité littéraire...
    Librement inspiré d'un personnage authentique.

    Les Délices d'Alexandrine.
    Au début du XXe siècle, la fière Alexandrine dirige d'une main de maître son entreprise florissante de fruits confits, les Délices du Velay. Elle n'a jamais su faire montre de tendresse envers ses trois filles : Marie, Madeleine et Marguerite.
    Pour de mystérieuses raisons, Marie a été élevée à part, à la campagne. Pourtant, simple ouvrière, c'est elle qui reprendra les rênes de la société. Avant de mourir, Alexandrine avoue son incroyable secret à sa fille aînée : elle est née d'une liaison avec un prêtre. Marie va tenter de le retrouver.


     

  • Elles ont grandi dans la beauté sereine du domaine Ferrandon, entre landes et prairies, non loin des monts du Forez. A dix ans déjà, Marguerite assurait les tâches ingrates de la ferme familiale quand Renée préférait rester dans le giron de sa grand-mère. Avec sa nature autoritaire, l'aînée reprend, de droit, l'exploitation du domaine ; la cadette suivra son mari et mènera une toute autre vie à Paris.
    Elles n'ont rien en commun, les soeurs Ferrandon, si ce n'est le souvenir, depuis ce jour de 1953, du petit frère Paulin sur les berges de la Dore. Une cruelle absence. Un trop lourd secret ?
    Un secret gardé par Jean Chassaigne, l'homme qui vit dans le coeur des deux soeurs...

  • Louise Charlannes a un projet fou : remettre à flot la scierie familiale fondée après la Grande Guerre dans une petite ville non loin de Clermont-Ferrand. Un jour brûlant de septembre 1997, un terrible incendie a ravagé l'entreprise et lui a ravi son mari Gustave. Dans le brasier éteint, se trouvaient aussi le corps calciné d'une fillette, Emilie, et un troisième cadavre resté non identifié. Grâce à ses biens personnels, Louise souhaite donc reprendre les rênes de la société. Pour tous les ouvriers et employés qu'elle a côtoyés chaque jour, pendant des années, aujourd'hui désemparés. Pour ses enfants aussi, qu'elle devra élever seule désormais. Elle peut compter sur le contremaître de la scierie mais aussi sur François Chang, avec lequel elle entretient une amitié singulière. François est gardien de parc, malgré son sourire constant on devine qu'il n'a pas été épargné par les coups du sort lui non plus... Aussi tenace et volontaire que soit Louise, le chemin sera long et difficile : il lui faut préserver l'amour des siens et la cohésion familiale. Car son mari, semble-t-il, entretenait des relations qui suscitent la curiosité du commissaire Gagne, désireux de relancer l'enquête sur l'incendie non élucidé...

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