• En se lançant dans les chemins pentus et ravinés du Travers, de jeunes citadins amateurs de vélo tout-terrain n'imaginent pas un seul instant qu'une telle liberté puisse leur être reprochée. D'autant qu'ils sont très bien accueillis au hameau des Bouveaux par Octave, un vieux paysan que leur joyeuse équipe distrait de sa solitude. Au village et surtout au bar du café, seul commerce subsistant, les commentaires diffèrent : d'où sortent ces jeunes ? Qui sont-ils ? De quel droit investissent-ils ainsi les chemins de leurs rudes collines ?
    Or, chaque week-end, l'affluence des amateurs de VTT sportif augmente, attisant la mauvaise humeur ou la colère des gens du pays.
    Blandine est du pays, elle. Aussi tolère-t-on ses virées sportives sur les chemins du Travers. Jusqu'à ce qu'on découvre qu'elles ne sont que prétexte à retrouver un de ces « chevelus » intrusifs. Aussi futée que « gentille », la jeune femme va aider au rapprochement entre les jeunes vététistes et Pierre Tricot, le sage, l'homme en qui tous ont confiance.
    Et qui a toutes les raisons d'aider à la création d'une « station de VTT ».
    Le nouveau roman de Didier Cornaille, l'auteur des Trois chats de Chamasson.

  • 1885. Dans l'attente de son premier enfant, Violette cultive un bonheur simple avec son mari Bertin. Même s'ils vivent de peu dans leur masure morvandelle, et qu'elle est souvent seule quand lui, galvacher, s'en va des mois durant avec ses boeufs pour se louer.
    Mais Bertin est las de sa vie itinérante. Il a une idée en tête... Que sa douce épouse aille « en nourriture » chez des bourgeois à Paris. En effet, les nourrices y sont choyées un an ou plus, puis rentrent avec un joli pécule. Au prix d'un lourd sacrifice : se séparer de leur enfant.
    Bientôt, l'argent vient à manquer et Bertin peine à trouver du travail. La jeune mère doit se résoudre à partir, et confie sa fille aux bons soins de sa soeur.
    Devenue une nourrice appréciée, elle va faire dans la capitale une rencontre qui la bouleversera à jamais... Qu'en sera-t-il de Violette, loin des siens ?

  • Serment d'automne

    Françoise Bourdin

    Guillaume, brillant architecte, met momentanément de côté sa carrière pour se rendre au chevet de son jumeau, Robin, gravement malade.
    Ce qui devait n'être qu'un court séjour s'éternise au fur et à mesure que les problèmes s'accumulent : le paysan chargé des vignes familiales menace de partir et la femme de Robin, enceinte, ne s'en sort plus.
    L'arrivée de Ralph, le fils rebelle de Guillaume, qui vient de lui voler sa fiancée, ne va pas arranger les choses.

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  • Balbine de Joinville est religieuse aux hospices nouvellement fondés à Beaune. Elle a choisi de s'enfermer en ces lieux, l'année de ses dix-huit ans, pour cacher la honte d'avoir été violée. Elle y est demeurée par passion pour les herbes médicinales - une passion qui nourrit un talent de thérapeute qu'apprécie le médecin Maric Lambert, attiré par cette religieuse singulière. Du viol, perpétré par son oncle dans le château familial, une petite fille est née, Jeanne. Elle est élevée par le jardinier, non loin de sa cousine Alix, seule héritière des Joinville. Bien qu'elles ignorent ce qui les lie, une forme de rivalité s'installe entre elles. Tout les oppose : Alix renonce à un grand amour pour faire un mariage de prestige ; Jeanne devient chef d'une bande de brigands et disparaît peu à peu de la mémoire de ses proches. Jusqu'au jour où une blessure plus grave que les autres la conduit aux hospices de Beaune...
    Balbine, Alix, Jeanne : trois destins de femmes s'entremêlent pendant un demi-siècle comme les fils de laine d'une tapisserie chatoyante, tableau fidèle de la vie quotidienne dans les hospices de Beaune à leur apogée.

  • Joseph n'a jamais oublié ce beau jour d'été où, enfant, il a vu pour la première fois un tracteur.
    Il était rouge, tellement impressionnant... En ces temps d'après-guerre, la société rurale subit de profonds changements. Joseph en prend conscience très tôt.
    Le jeune homme vit dans la petite ferme familiale, au coin du chemin menant à la Roncerai, autrefois le plus beau domaine de la région. A la déshérence de ce lieu répond celle du pays. Joseph, fidèle à son univers clos, partage son temps entre la ferme léguée par ses parents et ses travaux de bûcheronnage.
    Quant aux filles... elles se sont presque toutes envolées.
    Le progrès à tout-va, la solitude auront-ils raison de la volonté de Joseph de rester à la terre ? Il faudra l'arrivée de Julienne pour que tout change...

  • De ce hameau tranquille, les Ruées, qui a vu sa population fondre comme neige au soleil notamment avec l'envolée des jeunes vers la ville, ne subsistent que l'auberge, la vieille gare et quelques habitations. Une poignée de fidèles aiment se retrouver à l'auberge, lieu d'une riche tradition familiale, où Mathilde a élevé seule Adeline et Thibaut, aujourd'hui adolescents. Bientôt un projet met en concurrence l'auberge de Mathilde et une zone artisanale, dont la municipalité attend beaucoup pour le développement du village voisin et pour l'emploi... Jusqu'à ce jour, grâce à l'auberge et la gare, même désaffectée, les gens du hameau avaient le sentiment de conserver, aussi fragile soit-elle, l'âme des Ruées. Pour combien de temps ? Mais il y a les choucas, ces élégants oiseaux noirs qui nichent sur le toit de la vieille gare ! Dès lors, les causes se confondent. Toucher aux choucas, c'est s'en prendre aux gens du hameau... Et le timide Thibaut sait, lui, d'un crayonné habile, comment rallier le plus grand nombre à leur cause, comment sauver l'auberge, comment joindre aux belles paroles les vraies résistances...

  • Les années terribles de la guerre prennent fin, à Lons-le-Saunier dans le Jura. Heureusement ces temps oppressants poussent le voisinage à plus d'entraide, à une vraie solidarité Mais les privations quotidiennes, le travail incessant des jours, l'occupation allemande, leur vie en vase-clos pèsent sur le vieux couple Dubois. Sans baisser les bras, Paul part chaque jour dans son petit carré de jardin, y puiser le peu qu'il peut en tirer ; sa femme fait aussi de son mieux...
    Et les Dubois se tracassent également pour leurs deux enfants : l'attente du retour de Julien, qui a déserté on ne sait où, pour échapper au STO et Paul, l'épicier, qui fricote de très près avec la milice...
    Une histoire de vie  bouleversante.
     

  • Mathieu, jeune garde forestier, traque le moindre départ de feu dans les plantations de sapins de Douglas dont le Morvan regorge. Un beau matin, il voit s'échapper de la ferme abandonnée de Montcouvert une colonne de fumée. Qui donc fait du feu au milieu des bois ? Mathieu y envoie Baptiste, son meilleur ami, en vacances chez son grand-père, l'ancien aubergiste du village. Ce cavalier émérite découvre avec stupéfaction qu'une jeune femme, violoniste, a établi son campement à la ferme. Autre étrangeté, elle semblerait avoir choisi ce lieu pour jouer en pleine nature. Subjugué par Guillermina, Baptiste va l'aider dans sa quête, car elle lui confie être à la recherche d'une mine de fluorine - ce minerai qui fit la richesse de la région - où son grand-père serait mort. Un drame que la mémoire locale a soigneusement effacé. Quel rôle Clément, le grand-père de Baptiste, qui vivait là, a-t-il joué enfant ? Quelles tensions entre les habitants, qui se haïssent d'une vallée à l'autre, ont tissé cette histoire trouble ?

  • Entre Tom et Aïda, dès le premier instant, c'est le coup de foudre. Qu'ils aient l'un et l'autre treize ans ne change rien à l'affaire... Si Tom est un Morvandiau « pure souche », Aïda, elle, a échoué avec sa famille dans ce hameau perdu entre prés et forêts, loin de tout, même de l'école. Tout serait simple pour les deux enfants s'il n'y avait le refus de la différence, la peur de l'autre et quelques rudes règlements de comptes entre certains villageois et les « étrangers » d'origine algérienne. A leur façon, Tom et Aïda vont se battre. Et surtout, ils ne renonceront à rien. Les foins, la moisson, la grande foire de septembre et la nature rythment ce roman où les traditions morvandelles sont confrontées aux réalités de notre époque.

  • François Courbet habite la ferme de l'Huis Maugrit. Entouré des femmes de sa famille, au caractère fort, qui tiennent avec succès une petite auberge, il souffre d'ignorer ses origines paternelles. Loin de cet univers figé, secret, le monde est en ébullition : à Paris, le mois de mai 68 agite tous les esprits.
    François veut devenir menuisier et s'adonne avec passion à la pratique de la vielle, renouant ainsi avec une coutume bourguignonne. A ses problèmes identitaires se greffe une douloureuse passation de biens qui dépossède les Courbet de l'auberge, de la menuiserie et d'un moulin. Partir... Pour François, une parenthèse lointaine s'impose. Il laisse derrière lui sa fiancée, qui est aussi la soeur de son pire ennemi.
    De retour en Bourgogne, le besoin de renouer avec sa terre, la tradition hôtelière de la famille et la découverte tardive d'un fils réconcilieront François avec sa propre histoire.

  • Le vol de la buse Nouv.

  • Trois chats plus ou moins sauvages ont élu domicile dans ce qui fut le fenil d'une ferme perdue au fond des bois. Ils y sont tranquilles jusqu'à l'arrivée de Sylvestre. Celui-ci, la soixantaine bien engagée, a connu les mirages et les misères d'une vie en marge jusqu'au jour où il retrouve les clés de la maison familiale. Pour rompre avec un passé trop chargé, il vient s'y réfugier. Mais rien ne sera simple, d'autant que l'agriculteur voisin lorgne sur ses terres depuis des années. Il y a aussi une communauté de contestataires plus ou moins écolos, parmi lesquels la belle Aurélie qui prend ses habitudes chez Sylvestre, et Joseph et Antoinette, modestes fermiers au grand coeur.
    Et il y a ce fils et, enfin, ce petit-fils qu'il ne connaît pas encore.
    Aurélie et Agathe, une vieille complice, vont pousser Sylvestre à renouer les liens avec la vie. Jusqu'au jour où il verra les trois chats de Chamasson, ces irréductibles sauvageons, se grouper autour de son petit-fils et accepter, pour la toute première fois, de se laisser caresser.

  • Instant de grâce quand, sur le quai de la gare d'Ancy, Jeannette rencontre pour la première fois son filleul de guerre, Maxime. Fiançailles et mariage s'annoncent dans un horizon plein de promesses et de liberté.
    A la lisière du bois de Maulnes, avec ses légendes et son château, Jeannette a vécu dans la solitude avec sa mère, femme à l'impressionnante beauté brune, guérisseuse et un peu sorcière selon certains. A la marge. Rachel n'a-t-elle pas élevé seule Jeannette sans révéler à quiconque l'identité du père ? Une relation faite de tendresse et de défiance unit pour toujours les deux femmes.
    Mais en ce mois de mai 1945 l'arrivée de Maxime va tout bouleverser...
    Atmosphère troublante en terre bourguignonne entre secrets de famille et amours interdites.

  • Nichée entre les collines et les forêts du Morvan, la ferme d'Antoinette a été mise à sac. Pierre, son fils adoptif, le découvre alors qu'il vient pour y passer sa retraite. Mystérieux cambriolage. Mystérieuse maison voisine désertée par la famille Guérande à la Libération. Y aurait-il un lien entre ces deux événements survenus à cinquante années de distance ? Et lequel ?
    Pierre décide de mener son enquête, mais il se heurte au mutisme des villageois, hormis monsieur Armand - le fabricant d'eau-de-vie - qui sait tout sur tout le monde, mais ne révèle rien sur lui.
    Pierre Guédeloffe réussira-t-il à lever ce voile et à libérer une nouvelle fois le village, toujours prisonnier de ses lourds secrets ?

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