• Un art de l'éphémère

    Paul Nicoli

    Paul Nicoli se passionne depuis de longues années pour l'art de la table.

    Des tables qu'il imagine à la façon d'installations, de tableaux, de natures mortes, qui, une fois le repas achevé seront desservies, ou plutôt « démontées » à l'instar d'une installation éphémère.

    Afin de satisfaire son désir de perfection, au talent du collectionneur s'est ajouté celui de producteur, car en effet rien ne le stimule davantage que de faire fabriquer par d'authentiques artisans des objets ou de la vaisselle dans les pays où il voyage, ainsi de la Turquie, la Chine, le Maroc, l'Afrique du Sud, le Japon...

    Très éclectique, le goût de Paul Nicoli couvre des champs les plus divers, tels l'argenterie Augsbourg, des objets d'art brut ou simplement trouvés sur le bas côté de la route, de la vaisselle ancienne, de la poterie locale, de la verrerie vénitienne, de bohème ou artisanale spécialement créée selon ses envies, ses goûts...

    Installations éphémères, ses tables tableaux répondent à trois principes fondamentaux en art : le rythme, la couleur et le volume. Trois thèmes autour desquels Paul Nicoli crée des tables qui surprennent, intriguent, mais surtout séduisent et rendent un peu jaloux de tant de fantaisie, d'inventions.

    Chacune de ses créations est unique et faite pour dialoguer avec les hôtes qui ont le privilège de les découvrir.

    Ce livre tente de rendre compte d'un art de vivre à la française, revivifier par un authentique artiste, Paul Nicoli, sous l'objectif du photographe Guillaume de Laubier dont le talent qui n'est plus à démontrer, accompagne nombre d'ouvrages relatifs à la maison, au décor, aux jardins, à l'architecture...

  • Sous la botte Nouv.

  • Une captivante fresque médiévale.
    En ce début du XVe siècle, le royaume de France est à la dérive: le roi Charles VI sombre dans la folie. Mais le peuple parisien bat activement le pavé de la capitale et, dans les échoppes, les artisans aux savoir-faire incomparables s'affairent à leur besogne. Arrive, d'on ne sait où, un personnage charismatique auréolé de mystère, Guillebert, accompagné de son protégé Simon. Celui-ci devient l'apprenti de l'exigeant Clerbourc, l'orfèvre des princes.
    Guillebert attire les convoitises, le désir des femmes, l'intérêt des manants comme celui des commerçants. Mais, seul, il arpente les rues grouillantes de Paris pour trouver les traces de son passé perdu et de son secret amour : Gilette. L'imagination de la romancière et la minutie de l'historienne se conjuguent pour brosser la chronique saisissante de vérité du Paris du XVe siècle.

  • De sa beauté, Elsa Samuelson n'est pas consciente. De sa détermination, elle sait qu'elle peut tirer le meilleur. En ce début du XXe siècle, l'époque sied aux pionnières. Mais comment convaincre son père, riche banquier parisien, de sa volonté d'être médecin ? Elle accepte d'épouser Adrien de Longeville, un aristocrate désargenté ; en contrepartie, elle poursuivra ses études. Dans un domaine où il y a tant à faire pour les futures mères, et particulièrement celles des quartiers populaires, Elsa se sent investie d'une mission. Sa vocation est là, auprès d'elles, en souvenir d'une douleur jamais cicatrisée...
    Au point de sacrifier sa vie de femme, de renoncer à l'amour, à Théo, cette rencontre qui tient du miracle, à la maternité ?
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  • Capucine est la créatrice d'une marque de papeterie en plein essor, Sentimental Corner. Octave est conseiller en gastronomie française à travers le monde. Lors d'une joyeuse soirée chez des amis communs, tous les deux sont les grands perdants d'un jeu de société. Pour honorer le gage fixé par leurs hôtes, ils sont obligés de troquer les clés de leurs appartements parisiens. Alors qu'ils se connaissent à peine, ils vont dormir l'un chez l'autre.
    Que naîtra-t-il de cet échange imposé ?
    Dans leur entourage, Bertrand collectionne les éditions rares. Stéphanie élève seule son jeune fils. Sébastien se débat dans ses problèmes conjugaux. En pleine crise d'adolescence, Lucas ne se passionne que pour le cosmos et l'astrophysique.
    Des personnages attachants pour un roman intimiste et sensible, aux résonances très actuelles.

     

  • Pour gagner sa liberté, la jeune Caroline Remy choisit le mariage. Cage dorée dont elle s'échappe après avoir donné le jour à un fils, dont elle ne s'occupera guère. A Bruxelles, elle rencontre Jules Vallès, en exil à cause de son engagement aux côtés des Communards. Il perçoit le talent de Caroline qui deviendra « son » secrétaire. Confrontée à l'opposition de ses parents, la jeune femme décide de « mourir de ce qui vous fait vivre », ainsi qu'elle l'écrit à Vallès. Par bonheur, la balle passe à côté d'un coeur qui bat trop vite, trop fort. A vingt-six ans, Caroline Remy peut, enfin, assouvir sa soif de liberté et son amour de justice. A vingt-huit ans, elle publie son premier article. Caroline devient Séverine.
    De 1881 à 1888, le portrait romanesque d'une personnalité attachante, incontournable figure féminine du tournant du XXe siècle.

  • A paris, elisabeth, divorcée et désormais solitaire, a courageusement accepté un emploi dans un magasin de disques.
    Les déceptions et les blessures sentimentales s'atténuent peu à peu. son caractère ardent et sa fierté l'emportent sur son désarroi, malgré la guerre, l'exode et l'occupation qui plongent le pays dans la tourmente. c'est alors que boris danoff apparaît dans sa vie. est-ce un nouveau départ, un nouveau bonheur ? c'est au milieu des carillons de la libération, avec l'espoir retrouvé, que s'achève le grand cycle romanesque des semailles et les moissons, dont la " tendre et violente " elisabeth est la dernière et inoubliable héroïne.

  • La grive est un oiseau charmant avec un bec pointu.
    C'est ainsi que ses camarades ont surnommé elisabeth dans cette pension religieuse du lot où l'on accueille des enfants un peu fragiles de la poitrine, comme elle. séjour fertile en émotions cependant. c'est le temps des premiers émois et des premiers chagrins, celui des révoltes et des rêves. mais l'adolescente n'a pas oublié le grand café bruyant que ses parents tiennent sur le boulevard rochechouart et son animation fiévreuse et pittoresque à l'entracte des théâtres, ni les couleurs ni les chansons de ce paris des années 20 qui est celui de son enfance.
    Troyat réussit un portrait qui nous tient en haleine.
    Peu à peu, à travers les petits drames vécus par une gamine, s'éclaire un caractère qui annonce la plus riche, imprévisible et passionnée des existences.
    Egalement chez pocket, les autres tomes du cycle : 1. " les semailles et les moissons " ; 2. " amélie " ; 4. " tendre et violente elisabeth " ; 5. " la rencontre ".

  • Nounou

    Michel Jeury

    1888.
    Un nourrisson dans les bras, Céline Ouroux quitte le Morvan pour Paris. Un Paris qui tourbillonne de mille feux à l'approche de l'Exposition universelle où surgit déjà le plus inouï des monuments : la Tour en fer de Monsieur Eiffel ! Céline a vingt-deux ans. Elle est timide, pauvre mais forte de tout son courage. Pour survivre, comme des centaines de jeunes femmes dans son état, elle n'a qu'un espoir : vendre, non pas son corps, mais son lait.
    Devenir " nounou ". Le temps d'une " nourriture ", elle va tout apprendre des maisons bourgeoises, les hypocrisies et les extravagances des maîtres et ce lien étrange, pervers qu'ils entretiennent avec leurs serviteurs comme les coulisses du pouvoir, la puissance de l'argent, les ambitions et les rêves qui font alors vibrer la République. La beauté douce de Céline, ses rondeurs aimantent les hommes.
    Le rêve d'une autre vie l'effleure. Mais qu'est-ce que l'amour quand on est nounou ? Désillusions et drames vont se charger de lui apprendre à ne compter que sur elle-même pour conquérir sa liberté...

  • les jours heureux et les travaux paisibles se succèdent à la chapelle-au-bois, une bourgade corrézienne plutôt déshéritée, à la veille de la grande guerre.
    c'est là qu'a grandi amélie aubernat, entre un père maréchal-ferrant qu'elle adore, et une mère un peu fantasque qui tient la petite épicerie du village. à dix-huit ans, la jolie et farouche amélie sait d'instinct qu'elle n'aime pas jean eyrolles, le fiancé qu'on lui destine et qui doit hériter de la scierie paternelle. en revanche, toutes ses pensées et tous ses sentiments vont vers pierre mazalaigue qui rêve, lui aussi, de l'épouser.
    ainsi débute cette chronique familiale exemplaire, cette fresque vivante et colorée, ce roman d'amour raisonnable et passionné, geste intimiste que le succès public a transformée en véritable légende. egalement chez pocket, les autres tomes du cycle : 2. amélie ; 3. la grive ; 4. tendre et violente elisabeth ; 5. la rencontre ; ainsi que la ballerine de saint-pétersbourg et nicolas 1er.


  • à dix-neuf ans, élisabeth est toute de grâce impertinente et d'humeur libre et joyeuse.
    ses parents, les amoureux des semailles et les moissons, ont vendu leur café du boulevard rochechouart pour acheter un hôtel à megève. dans ce décor de vacances, c'est un va-et-vient de clients toujours changeants, toujours les mêmes. ils témoignent à élisabeth une admiration qui la flatte, mais elle refuse de se laisser entraîner dans une banale aventure saisonnière. sûre d'être à l'abri des surprises sentimentales, elle n'en est que plus bouleversée lorsque surgit l'inquiétante figure de christian.
    jamais troyat ne s'est montré aussi puissant que dans la peinture de cette jeune femme comblée puis accablée par le destin qu'elle a choisi. également chez pocket, les autres tomes du cycle 1. les semailles et les moissons ; 2. amélie ; 3. la grive ; 5. la rencontre ;ainsi que la ballerine de saint-pétersbourg et nicolas 1er .

  • Cette gamine qui dessine sur le trottoir du boulevard Rochechouart, personne n'y prête attention.
    Personne, si ce n'est un artiste déjà célèbre : Puvis de Chavannes ; il a deviné en elle des dons évidents. Il ne l'oubliera pas : il en fera son modèle, et sa maîtresse. Dans ces années-là - les années 1880 -, entre le Moulin de la Galette, Blanche et Pigalle, sur le flanc de cette butte Montmartre encore champêtre, vit tout ce que la peinture française compte de vrais peintres : les impressionnistes et, parmi les plus grands, Renoir, Toulouse-Lautrec, Degas.
    Des uns et des autres, Maria (elle n'a pas encore choisi Suzanne pour prénom), qui grandit en beauté et en hardiesse, est tour à tour le modèle et l'amante. Elle est de toutes les fêtes, de toutes les folies ; elle se brûle à toutes les passions. Elle danse, elle chante, elle boit au Lapin agile, au Chat noir, au Moulin-Rouge. D'un jeune Catalan de passage, Miguel Utrillo, elle a un fils : ce sera Maurice Utrillo.
    Quand elle s'assagit, ce n'est pas pour longtemps : elle est faite pour flamber. Cependant, elle ne cesse de dessiner, magnifiquement puis, poussée par ses maîtres, découvre la peinture. A la fin du siècle - elle a trente-cinq ans - , elle est devenue Suzanne Valadon. Autour de cette jeune femme qui n'avait peur de rien, c'est toute une époque, toute une société - et la plus libre qui fût alors -, que Michel Peyramaure fait revivre.
    Ce temps légendaire de la Butte, celui des " peintres du bonheur ", quand le génie courait les rues, le roman de Suzanne Valadon l'illustre merveilleusement. Mais ce n'est pas fini : avec le siècle nouveau, Modigliani, Picasso et les autres conquièrent Montmartre. Et Utrillo a commencé à peindre. Et Suzanne Valadon s'impose. A suivre...

  • Mars 1860. Dans le petit village des Couteilles, au sud de Guéret, le jeune François Ribière, pour la première fois, s'apprête à grossir la troupe de ceux qui partent « limousiner »- entendons par là qui s'en vont, à pied, rejoindre Paris afin de travailler, comme apprentis puis comme maçons, dans les gigantesques chantiers que le Second Empire a ouverts. Car le bâtiment constitue une activité traditionnelle pour les gens de ce rude pays de Creuse : quand vient la belle saison, la pauvreté les contraint à délaisser femmes et moissons, qu'ils retrouveront aux approches de l'hiver.
    Cet exil, déjà cruel en son principe, est fort dur à vivre - on ne trouve pas toujours à louer ses bras, le travail sur les échafaudages est dangereux, la compétition sévère. Et les voyages ne sont pas sûrs... Il lui faudra pourtant repartir l'année suivante, abandonnant les siens au village, et Marie, la jeune fille dont il est épris. Mais, peu à peu, il se fortifiera l'âme au contact des républicains qui s'opposent à l'empereur, et on le verra, alors, s'engager dans une campagne électorale à hauts risques...
    C'est donc l'histoire d'un homme et d'une famille que nous retrace ce roman chaleureux, chargé d'événements et de péripéties, qui restitue avec une fidélité exemplaire le monde rural du Second Empire et le Paris de Haussmann et de Garnier. Plus encore, il rend vie à tout ce pays creusois auquel notre histoire moderne doit tant et dont le destin difficile se poursuit encore...

  • François, Louis et Marie... François et Louis Ribière, comme beaucoup des hommes de la Creuse natale, partaient, chaque printemps, travailler comme maçons sur les immenses chantiers que le baron Haussmann avaient ouverts à Paris, dans les années 1860. Marie Gerbeau comme sa mère, comme toutes les femmes du village, demeurait aux Couteilles pour y maintenir la vie.
    Or il advint que, au printemps 1864, Louis se révolta contra la condition faite à ses compagnons de travail et de misère ; il vécut d'expédients jusqu'au jour où il fut remarqué par une célèbre demi-mondaine qui lui ouvrit le mondes des affaires. Il advint aussi que Marie, lasse d'attendre le retour de François, prit seule et à grands risques le chemin de Paris. Intelligente et fine, courageuse, elle y trouvera sa voie dans la haute couture. Et François lui-même, revenu au pays, s'accomplira sur les terres agrandies du maigre domaine paternel.
    Ainsi la Ville, la grande Ville, aura-t-elle révéléà eux-mêmes les gamins illettrés des Moissons délaissées. Il s'y seront épanouis dans le temps même où elle se transformait. Mais la Ville est brutale : la défaite de 1870, la chute de l'Empire, la Commune vont bouleverser leurs destins...

  • En 1900, quand s'ouvre le nouveau siècle, Suzanne Valadon a trente-cinq ans.
    Le temps des folles de jeunesse s'éloigne, mais sa maîtrise en peinture s'affirme : elle n'est pas passée pour rien entre les mains de Puvis de Chavannes, de Renoir, de Lautrec, de Degas. Cette "môme de la Butte" commence à tracer son chemin vers la célébrité. Elle se marie, s'installe en banlieue. Mais comment vivre et travailler longtemps loin du "maquis" montmartrois ? D'autant plus qu'un nouveau foyer d'extravagance et de création s'est mis à flamber autour du Bateau-Lavoir, qui retentit des éclats de la "bande à Picasso".
    Là est sa vie. Et son souci. Maurice Utrillo, son fils, a sombré très jeune dans l'alcoolisme : les bistrots de la Butte regorgent des toiles, souvent bâclées, qu'il laisse en gage pour régler les litres de rouge qu'il absorbe chaque jour. Plusieurs fois, il faudra l'interner. Pour le plaisir et pour l'amour, Suzanne épouse un très jeune peintre, ami de son fils, André Utter. Et voici la "trinité infernale" constituée, chacun exploitant l'autre quand le succès vient...
    C'est, tout à la fois, l'enfer et la gloire. Une passion - la peinture - et toutes les passions auront fait de la vie de la gamine qui dessinait sur les trottoirs de Montmartre un roman passionné dans un temps légendaire : quand le feu d'artifice lancé de la Butte éblouissait le monde entier.

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