• 1946. Marie, la demoiselle des Bories, est revenue comme institutrice dans son village natal, au coeur de la Corrèze. Femme de médecin, mère de quatre enfants, elle est l'une des personnalités de la région. Les années d'après-guerre s'annoncent réparatrices. Mais une ombre rôde : un corbeau accuse le couple d'ignominies durant l'Occupation. Haine ? Jalousie ? Vengeance ? Marie doit à tout prix identifier son détracteur et chasser ce cauchemar.

  • Joseph, ivrogne invétéré, est un semeur d'embrouilles notoire dans son village de Corrèze. Personne ne connaît le secret qui l'a contraint à quitter sa fiancée, Margot. Il devait l'épouser et travailler avec son père, ébéniste de renom.
    Or un soir, le père parle à son fils. Le lendemain Joseph part pour Bordeaux et s'engage dans la marine.
    De retour, de nombreuses années plus tard, il se lie d'amitié avec Alexandre, douze ans, qui n'est autre que le petit-fils de Margot. Margot qui vit à Montpellier et qui n'a jamais pu oublier le beau rossignol qui chantait pour elle. Joseph, lui, n'a aimé aucune autre femme.
    A travers les péripéties villageoises, se révèlent une histoire de famille et le terrible secret qui a désuni deux êtres faits l'un pour l'autre.

  • Le bonheur en Corrèze

    Denis Tillinac

    • Omnibus
    • 7 Janvier 2021

    Le Bonheur en Corrèze regroupe des romans « provincialistes » où l'on retrouve les thèmes chers à l'auteur, la quiétude face à la sauvagerie parisienne, le culte de l'amitié, le rejet des modes et des excès de la modernité, les pièges de la nostalgie, les ambitions bafouées, des histoires écrites avec la « musique Tillinac », un ton mélancolique tout de retenue dans lequel le passé affleure.

    Denis Tillinac, observateur aigu des moeurs de l'époque, aura publié plus de cinquante ouvrages - romans, essais, récits, poésie - depuis 1979 et Spleen en Corrèze, le roman qui l'a fait connaître. Corrézien d'origine et d'adoption, ce Parisien a mis la province au coeur de son oeuvre de fiction. Cette anthologie est un hommage au grand écrivain.

  • Des grives aux loups t.1

    Claude Michelet

    • Pocket
    • 30 Janvier 2007

    saint-libéral est un petit bourg de corrèze, tout proche de la dordogne, pays d'élevage et de polyculture.
    avec dix hectares et dix vaches, on y est un homme respecté comme jean-edouard vialhe, qui règne en maître sur son domaine et sa famille : sa femme et leurs trois enfants, pierre-edouard, louise et berthe. dans cette france qui n'avait guère bougé au xixe siècle, voici que, avec le siècle nouveau, des idées et des techniques " révolutionnaires " lentement apparaissent et s'imposent. et le vieux monde craque...

  • L'auberge des Diligences est une étape gourmande très appréciée du pays de Meyssenac. Maxence et Ameline y reçoivent leurs hôtes avec une table qui fait honneur au goût local. Mais le caractère ombrageux de Maxence, qui règne seul dans sa cuisine, crée des tensions dans le couple. Les petits Savin et Faustine en souffrent. Un jour, Ameline doit remplacer au pied levé son mari pour préparer un fastueux banquet, et mitonne un plat si délicieux que tout le pays accourt bientôt pour le déguster. Même le président de la République, Raymond Poincaré, se rend incognito à l'auberge pour déguster le fameux soufflé aux cailles truffées ! Une page se tourne : Maxence voit sa suprématie vaciller et le monde changer autour de lui. Ses enfants vont fuguer dans les bois, au village le progrès arrive avec l'installation du tramway, chantier mis en route par un bel ingénieur logeant à l'auberge. Et amoureux d'Ameline...

  • Claude Michelet raconte son enfance à Brive, entre sa mère, son père et ses trois soeurs et trois frères. « Une famille provinciale, bourgeoise et bien-pensante » : rien de plus banal avant 1940. Mais voici la défaite et pour Edmond Michelet la Résistance, l'arrestation, la déportation. Grands événements auxquels l'enfant ne comprend pas grand-chose. Son père revient et est nommé ministre des Armées. Toute la famille quitte Brive pour se retrouver à Paris, une nouvelle vie commence. Mais les écoles parisiennes ne lui font pas oublier les bois de la Corrèze ; en vérité il étouffe à Paris : à quatorze ans il décide qu'il sera agriculteur.
    On connaît la suite et comment le petit dernier de la famille est devenu écrivain et célèbre.

  • Une femme juste

    Jean-Guy Soumy

    Années 1980 : après une vie dédiée aux autres, Blanche coule une retraite paisible à Draguignan quand, un jour, une inconnue frappe à sa porte. Et le passé avec elle.
    Elle s'appelle Pauline, la vingtaine à la dérive, elle souffre de ne rien savoir de l'histoire de sa mère, Hélène, qui vient de mourir. Blanche, elle, la connaît, cette histoire, c'est aussi la sienne : en 1942, elle a sauvé la petite orpheline juive du camp de Rivesaltes, et de la menace nazie.
    Elle a pu exfiltrer sa protégée et d'autres enfants dans une communauté de la Creuse. Au prix de mille dangers.
    Pauline part avec Blanche dans un pèlerinage sur les traces de sa mère. Ce retour aux sources jalonné de rencontres saura-t-il réconcilier la jeune femme avec l'absente ? Pour Blanche, il ravive le souvenir bouleversant d'une passion secrète...
    Un beau roman à deux voix sur la transmission d'une mémoire, et le portrait d'une Juste.

  • Un village fantôme...
    Voilà ce qu'est devenu saint-libéral. la fermeture de l'auberge, dernier souffle de vie du petit bourg corrézien, vient de lui porter le coup de grâce.
    Pourtant, les vialhe sont toujours là. mathilde, l'aïeule de 87 ans, qui veille sur les êtres qui lui sont chers, ou encore son fils jacques, qui continue à entretenir les terres de la famille malgré un coeur défaillant.
    La mort dans l'âme, il sait qu'il faudra bientôt penser à la retraite.
    Mais qui va assurer la relève ? les jeunes générations de la famille connaissent trop bien l'ingratitude et la dureté du métier d'agriculteur pour imaginer une seconde y consacrer leur vie.
    La terre des vialhe est-elle aussi condamnée à disparaître à jamais ?
    Avec ce quatrième volet, claude michelet met un point final, plein de colère et d'émotions mais aussi de tendresse et d'espoir, à l'aventure des vialhe.

  • En attendant minuit

    Claude Michelet

    Tel un tocsin, vingt-deux heures sonnent au clocher de Costes-Blanc, village perdu de Corrèze, en ce mercredi de décembre 1916. À la ferme des Combettes, Marthe sait qu'il est inutile d'aller se coucher, que le sommeil ne la gagnera pas avant longtemps. Il se fera attendre, comme chaque soir depuis plus de deux ans, depuis que Jean Laval, son mari, est parti sur le front avec son régiment de Brive. Au même instant, grelottant de froid et de peur, au bout d'une tranchée boueuse, Jean surveille les lignes ennemies, à moins de trente mètres. La moindre inattention, la moindre somnolence seraient fatales.
    Tenir, jusqu'au prochain sifflement d'obus, dans la nuit striée de fusées éclairantes. Minute par minute, séparés par un abîme, cet homme et cette femme vivent une attente insupportable, victime d'une situation qui les dépasse, dans l'espoir que la tragédie les épargne.

  • Quand, le 1er octobre 1935, Augusta Maupin prend son premier poste d'institutrice devant une classe de petits paysans corréziens, elle a l'enthousiasme chevillé au corps. Jeune normalienne porteuse des valeurs républicaines, elle a été formée aux « nouvelles » méthodes d'éducation. Mais qu'une jeune femme, belle de surcroît, veuille donner à tous ses élèves, garçons et filles confondus, les moyens de devenir de vrais citoyens, crée le scandale.
    Alors que pointe le Front populaire, elle devra affronter le maire et le curé du village qui exigent de demeurer les seuls garants de l'autorité et de la morale.

  • L'agriculture, pour Claude Michelet, c'est un choix. Tout jeune, il s'est attaché à ce petit domaine proche de Brive où sa famille passe les vacances : la terre de Marcillac. À douze ans, il décide qu'il sera paysan. Son père, Edmond Michelet, parlementaire établi à Paris, ne s'oppose pas ce qui semble être une vocation. Après des études spécialisées en agriculture, le jeune Claude s'installe enfin : dix-neuf hectares cinquante de terres en friche, cinq vaches et une génisse, c'est toute sa richesse. C'est sous l'oeil d'abord amusé, puis admiratif des « vrais » paysans qu'il modernise année après année la ferme qu'il exploite encore aujourd'hui.
    Il raconte ici ses années de labeur, ses échecs et ses réussites, et analyse avec lucidité le monde rural en proie aux plus grandes difficultés. Écrit il y a quarante ans, cet ouvrage résonne toujours douloureusement d'une effrayante actualité.

  • 1903. L'électricité se répand dans les campagnes. Valentin Lescure, maire de Cornemule, gros bourg corrézien, sème la panique lorsqu'il proclame fièrement : « Je vais faire briller le soleil à minuit ! » Jusqu'alors, les huit cents habitants de la commune ne s'éclairaient qu'à la bougie et à la lampe à pétrole, et s'en trouvaient fort bien. Mais à l'approche des élections municipales, le maire mise sur la fée électricité. Misère ! Les vaches vont crever, les hommes perdre leur virilité... Maître Béranger prend la tête de la révolte, soutenu par tous les agriculteurs et le fabriquant de chandelles. Un beau soir pourtant, la lumière jaillit sur la place. Et révèle au passage une activité nocturne insoupçonnée...

  • Le parrain de cendre

    Jean Anglade

    • Pocket
    • 8 Janvier 1993

    En 1924, à treignac (haut limousin), la famille peyrissaguet obtient le prix cognacq-jay qui honore les familles nombreuses.
    L'année suivante, gaston doumergue, président de la république, accepte d'être le parrain de leur douzième enfant, une petite fille judicieusement prénommée gastounette.
    Ainsi commence l'étrange histoire de " tounette ". dès l'âge de quatre ans, elle mène un troupeau de quarante bêtes. plus tard, arrachée aux bancs de l'école dès le mois de mai, elle enseigne aux moutons conjugaisons et tables d'addition.

    En 1942, un jeune auvergnat " enlève " la petite bergère et l'emmène à thiers, un bien étrange pays oú les gens font tout à l'envers.
    Inattendu, drôle et émouvant.

  • La Loire est un fleuve imprévisible. Un jour de pêche fructueuse, Boris Maleroy y secourt la belle Irène Lestang, surprise par les sables. Entre le braconnier de basse extraction, mal vu du pays, et la bourgeoise bien mariée, cet été 1914 met le diable aux corps... et bientôt sa marque au ventre d'Irène. Las, si son mari au front paraît loin, les Lestang ne comptent pas laisser passer l'offense. Au nom des apparences et des bonnes moeurs, tout sera tenté pour faire disparaître, coûte que coûte, l'enfant de Loire...

  • Le Limousin, vers 1875. Aiguemont est un immense domaine prospère, entre les mains de Pierre Sérilhac. Clara, son épouse adorée, illumine le château par son charme et son intelligence. Ils ont trois enfants.

    Soudain, la foudre s'abat sur ce lieu de bonheur, Clara meurt. Désespéré, Pierre se retire dans un lieu écarté, près de la tombe de sa femme, laissant à ses enfants le soin de protéger le domaine. Quand la ligne de chemin de fer venue de Paris atteint les terres d'Aiguemont et que les travaux s'approchent de la tombe de Clara, une antique voie romaine devenue une des chemins de pèlerinage de Saint- Jacques de Compostelle est mise au jour. Pierre reconnait la route qui mène au pays d'où est venu sa femme. Il s'y engage seul, porté par les « affluents du ciel ».

    Dans Aiguemont qui reprend vie, se révèle alors le secret de Clara, si longtemps ignoré.

  • Depuis son enfance, Jeanne croit au bon Dieu. Trouvée dans un bénitier, élevée par un curé, mariée par convenance à un coiffeur, elle n'a jamais eu de raison d'en douter. Dans le salon de son époux, qui voit se presser les officiers du camp voisin, on attend la guerre. Laquelle finit par arriver. Ainsi qu'un régiment de soldats russes, envoyés par le tsar mais mutinés depuis, et cantonnés là, au fin fond de la Creuse. Des cosaques ! Des bolcheviques ! Et parmi eux, un beau soldat qui va faire souffler, dans le village et dans le coeur de Jeanne, comme un vent de révolution...

  • " des grives aux loups ", le premier tome du grand roman de claude michelet, qui se poursuit dans le volume que voici, a connu un retentissement profond et durable dans le public français.
    Il est la juste récompense d'une oeuvre qui parle au coeur, où tout - personnages et situations - est vrai et où la france entière, celle des villes comme celle des champs, se reconnaît et retrouve ses sources vives... nous avons laissé la famille vialhe et le village de saint-libéral au lendemain de la grande guerre ; dans le bourg qui se réveille, la nouvelle génération affronte un monde nouveau...

  • Depuis qu'il a surpris sa maman en train de fricoter avec le jeune homme qui se cache dans la ferme voisine, Claude, 12 ans, sent qu'il faut agir. En ce printemps 1944, son père, dont il s'est fait un héros, est toujours prisonnier en Allemagne. Alors, c'est décidé, il faut aller le chercher.
    Muni de cartes et armé d'une boussole, son petit frère trottinant derrière lui, le gamin s'engage sur les chemins de Corrèze vers quelque incertaine destination.
    - Et si on nous arrête ?
    - On dira qu'on allait à la chasse aux papillons.

  • 1860. A seize ans, Camille quitte sa mère et les Bois d'en Haut pour rejoindre les « limousinants », paysans creusois itinérants qui vont travailler comme maçons jusqu'à Lyon. Dans la ville en pleine mutation commence pour l'adolescent un dur apprentissage : onze heures par jour sur des échafaudages dangereux à servir maçons et tailleurs de pierre. Quatre ans plus tôt, son père, lui aussi maçon, a disparu dans la crue centennale qui a balayé la ville. Son père... Une histoire manquée et pleine d'ombres. D'autant qu'un doute subsiste : il serait encore en vie. Camille part alors sur les traces de l'absent dans une itinérance initiatique émaillée de rencontres, de révélations.
    Jusque dans le comté de Nice, à la frontière italienne, dans le sillage d'une mystérieuse Emilia...

  • Jean Bordare est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui se transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l'amour presque charnel pour les quelques hectares qu'elle cultive...
    Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l'uranium, d'autres, investir bientôt dans de futures habitations... En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer.
    Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d'or.
    Il est seul contre tous pour que sa terre demeure...

  • Ce désir d'enfant, Claire Goussaud le porte en elle intensément. La vie bourgeoise qu'elle mène à Paris auprès de son mari, Pierre, banquier, ne lui suffit plus. Car il y a ce fossé, irréversible, entre eux : lui refuse d'être père. A vingt-six ans, n'est-il pas temps de vivre enfin pour elle-même ? Faisant fi des préjugés de son époque, de son milieu, Claire quitte le domicile conjugal. Et se découvre enceinte de Pierre. C'est auprès d'une vieille tante, Léontine, qui a su elle aussi faire montre de courage en son temps, qu'elle se réfugie, près de Brive. Là, Claire donne libre cours à sa passion du dessin, en créant du mobilier et de la mode pour enfants. Au village, on se gausse, on ricane, on jase ; certains hommes aimeraient bien profiter de son apparente vulnérabilité... Le hasard lui fait rencontrer Antoine, ferronnier au charme troublant, avec lequel elle tisse une étrange relation. Une chance pour Claire ? L'homme la déroute : sa prévenance parfois trop possessive et ce voile opaque sur son passé...
    Alors, en dépit des obstacles et des doutes, il est temps pour Claire de suivre le chemin qu'avait ouvert Léontine avant elle : celui de la liberté.

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