• Plus aucune réconciliation ne sera possible entre Isaure et Lucille, vraies jumelles que tout sépare. Après avoir surmonté le choc de l'accident mortel de sa soeur - dont elle est l'unique témoin -, Isaure prend une folle décision : endosser l'identité de la défunte le temps de récupérer sa fortune. Le destin n'a pas toujours été tendre avec la jeune femme, qui s'est exilée vingt ans durant loin de tous. Lui offrirait-il enfin une seconde chance ?
    Entre les îles d'Yeu et de Noirmoutier, le danger d'être démasquée est là, permanent, notamment face au séduisant Matthias. Comment être crédible dans la peau de celle qui était son exact contraire ? Une femme sûre d'elle, aimantant les hommes, à qui tout réussissait. Avec sa part d'ombre aussi...
    D'autant que, dans la jolie maison familiale, une surprise de taille attend Isaure : un bébé, Noé.
    Un suspense vertigineux sur le thème de l'identité et des maux jamais guéris de l'enfance.

  • Antoine ne veut rien perdre du temps de l'enfance et des chemins creux de Château- Fromage. C'est son socle. Tout part de là. Sa mémé Lise le prenait par la main et lui ouvrait les yeux au monde. Il pédalait sur son vélo et éprouvait ses premiers émois auprès de Cocotte, la garde-barrière. Son horizon tutoyait l'infini.
    Et les voix, les gestes, les bonheurs et les souffrances de ceux qui l'ont aidé à grandir sont autant de diamants de la mémoire. Olympe qui aimait les hommes, Irma qu'on a mal aimée, Marcellin que l'amour a fui, Henri qui est allé le chercher de l'autre côté de la terre.

    C'est le regard du mémorialiste des vies ordinaires qu'Yves Viollier pose avec douceur sur ses personnages.

  • Lucile de Nantes Nouv.

    1805. Qu'il est difficile pour l'indocile Lucile de s'arracher à la terre des Antilles ! Elle a pourtant veillé à ne s'attacher à rien ni à personne. Trop de fantômes, trop de tragédies... Mais Alexis de Préville, capitaine du Solitaire et accessoirement son époux, doit, sur ordre de l'Empereur, rentrer en France.
    Elle le suit. Entre eux, est-il question de sentiments ? Plutôt d'un épuisant jeu du chat et de la souris où chacun demeure sur ses gardes.
    Le retour à Nantes semble placé sous les meilleurs auspices. Fortune en sucre de canne dans les cales.
    Douceur des alizés... Mais la mer est imprévisible, la flotte anglaise jamais très loin et, sur la terre enfin retrouvée, les ombres du passé que Lucile croyait à jamais enfouies vont resurgir...
    Dans quel but ?
    La vengeance, toujours. Cette fois, elle en est la cible...
    Passion, Histoire, vengeance, sur les pas d'une héroïne flamboyante.

  • Si Yvonnick a un prénom et des bras d'homme, c'est grâce à sa mère qui lui a appris à se défendre des coups. Et ces bras, elle en a bien besoin depuis que son mari, qui travaillait aux forges de Basse-Indre, n'est plus là. Yvonnick est veuve, au bord de l'expulsion, et mère d'un enfant fragile. Lorsqu'on lui propose de prendre la relève du brave homme dans ce fleuron de la sidérurgie, elle se retrousse les manches, et devient métallo. Une vie ouvrière de lutte qui ne l'empêche pas de se faire respecter des hommes ni de gagner son indépendance, et surtout, d'être fière de son travail à l'usine et de sa communauté solidaire...

  • Le père et la fille se tenaient par la main, les yeux fermés. On aurait dit qu'ils dormaient.
    « On les a trouvés ainsi que je le raconte dans leur maison des Ombrages. C'était après la Grande Guerre, au Gué-des-Marais. En ce temps-là, on ne pardonnait pas le suicide. Alors, le père et la fille !
    Louise, jeune artiste-peintre au talent précoce, exposait déjà dans les salons en compagnie des plus grands. Elle avait un bel avenir. La loi du silence a pesé sur le village. Des bruits ont couru sans que le mystère soit élucidé.
    Je suis allé tourner dans ce pays d'eau et de ciel aux couleurs changeantes qu'on appelle Venise verte. J'ai lu les journaux de l'époque et recherché des tableaux de celle qui m'a inspiré cette histoire, et que j'ai prénommée Louise. J'ai visité sa maison que j'ai baptisée Les Ombrages. Et j'ai essayé de remonter par le roman les chemins d'un destin qui les a décidés à se prendre par la main. Pour qu'ils revivent. Et que nous apprenions à les connaître. Afin, peut-être, que nous les aimions. »

  • Année 1793...
    Lucile court. Sur les pavés de Nantes.
    La petite orpheline court pour oublier ce qu'elle vient de voir. L'innommable. Jamais elle ne parviendra à effacer le souvenir des siens jetés nus dans la Loire en cette année de Terreur. Engloutis sous les flots, le comte et la comtesse de Neyrac, Théo, le petit frère, l'enfance heureuse à la Grande Gibraye...
    Jamais elle n'oubliera pas cet homme qui a présidé au destin funeste des siens. Seul le désir de vengeance la tient désormais en vie. Mue par cette énergie, Lucile en oublie qu'elle n'a que le pavé pour dormir ; elle rôde près du port ou du théâtre Graslin. Son destin va basculer, là, sous les ors de ce sublime édifice, auprès de Madame Flavie qui lui offre vivre et couvert et se prend même de passion pour ce petit être au regard étrange et au caractère imprévisible...
    Au roman de l'Histoire s'entrelacent celui d'une vengeance et le portrait d'une héroïne fascinante. Par l'auteur du Patriarche du Bélon et des Etés de Grande-Maison.

  • Les lilas de mer

    Yves Viollier

    L'hiver 1891 avait amené de terribles tempêtes, l'océan avait dévasté les digues de terre et de pierre, inondé ce paradis d'eaux, de dunes et de vents.
    Là-bas, en vendée. quand jean guéry, jeune prêtre au coeur pur, prend en charge sa nouvelle paroisse, arrivent des tribus d'italie, de corrèze ou du limousin pour reconstruire une muraille contre la mer. des étrangers, mal acceptés par les gens du pays. le ministère de jean continence par une histoire d'amour, celle de la sauvage lilas et de jean-marie, l'ouvrier corrézien. peu après, ce dernier est accusé d'un crime.
    Le nouveau curé ignore tout du marais et des maraîchers, mais il connaît le secret des âmes. cette terre singulière, en face de l'île de ré, était inconnue des romanciers. yves viollier, premier voisin, en révèle toute l'âpreté et toute la magie.

  • Nous ne savions pas ce qui nous attendait...

    Jeanne se souvient. L'été 1960 s'achève, elle a sept ans. L'Assistance publique les a confiées, elle et ses deux demi-soeurs, à mademoiselle Eugénie qui vit avec ses parents au château des Marguerites. Jeanne a connu les coups et les brimades, avant. Ici, elle goûte, le coeur à peine apprivoisé, à une certaine insouciance : soigner les bêtes, déguster la bonne brioche chaude...
    Un jour, tous se pressent autour d'un bébé dans son berceau drapé de blanc. "Ta petite soeur", a murmuré Mademoiselle, les yeux brillants.
    Jeanne, petite marguerite, voudrait juste qu'on l'aime, un peu, vraiment, beaucoup. Mais elle comprend qu'on ne lui dit pas tout...

    D'une plume magnifique, Yves Viollier fait vivre une voix de l'enfance, celle, véridique, de Jeanne, qui, devenue grande, cherchera partout sa place et le chemin de la résilience. Un roman bouleversant.

  • Les chênes ne meurent pas, au paradis.
    Elle a tout de suite aimé les mains de Joseph dans les siennes. C'était il y a soixante-treize ans lors d'un bal de noces dans la campagne vendéenne. Désormais les mains de Joseph ne la caresseront plus. On vient de l'enterrer, presque centenaire en ce jour de mai 2016. Au fil des heures d'une longue nuit défilent pour Eglantine tous les souvenirs liés à Joseph ; d'abord paysan, il fut tour à tour tonnelier, charpentier, menuisier puis ébéniste ; un artisan respecté qui avait l'amour du bois, de l'ouvrage bien fait... Ils ont traversé plus d'un demi-siècle d'histoire, auprès de leurs enfants, partageant tout, des plus beaux instants aux blessures indélébiles.
    A cette vie à fois modeste et accomplie qu'ils ont forgée à quatre mains, Joseph et Eglantine ont donné sens, amour.
    Un roman universel et bouleversant. Une histoire de transmission.

  • Un matin d'octobre 1921, Louise, quinze ans, quitte sa Vendée natale le coeur lourd... et le ventre rond. Cet enfant à naître, elle n'ose l'assumer face à sa famille. Grâce au soutien du prêtre de sa paroisse, Louise se réfugie en Charente, où elle est accueillie par Jeanne et Auguste, couple sans enfants. De nombreux Vendéens y ont migré depuis la crise du phylloxéra, dans l'espoir de trouver du travail. En échange de l'entretien de leur maison, elle a trouvé un foyer pour élever dans de bonnes conditions sa fille Rose. Une toute nouvelle vie commence. Elle y croise le doux Marius, gabarier, et l'espiègle Juliette.
    Alors qu'au fil des mois Louise se crée une solide réputation de cuisinière auprès des notables de la région, une autre aventure l'appelle. Au printemps 1926, Louise, Juliette et Rose accostent sur les terres du Nouveau Monde. Nature hostile, population chaleureuse, le petit village de Saint-Claude, dans le Manitoba, région à l'ouest de la province de Québec, leur offrira l'espoir d'un avenir meilleur...

  • Deux enfants dans la Vendée des années 1880.
    Augustin vit chez son oncle métayer ; il est orphelin : sa mère est morte en le mettant au monde sans avoir dit qui était sont père. Élise est élevée au château des établières. Tout les sépare.

    Un jour, pourtant, ils se retrouveront par-delà les épreuves, les révélations douloureuses, les séparations et la guerre.

    L'histoire de cet amour s'inscrit dans un pays qui n'a rien oublié des violences de 1793. La vie est rude, la société rigide. Il faudra à Augustin tout sont courage, toute sa passion de la terre et des bêtes et l'ardeur du sentiment qui le possède pour secouer le poids du passé et devenir l'homme nouveau qu'Élise espérait.

  • En 1793, dans le village vendéen de Château-Fromage, les six fils du meunier Guillaume prennent la tête de la rébellion contre les républicains. On les appelle les Moutons Blancs, parce qu'ils portent des manteaux de peaux de mouton. Immenses, ils en imposent, c'est pourquoi tout le village les suit.
    Peu à peu, d'autres bandes de royalistes blancs se mettent en route à travers la Vendée pour contrer les républicains à l'uniforme bleu.
    Bientôt viendront les combats et les tueries, le lot de toutes les guerres civiles...

    Yves Viollier évoque l'histoire authentique de ses ancêtres dans cette époque méconnue et troublée.

  • J'ai sa photo, là, sur mon coeur.

    1977. Au coeur des trois jours et des trois nuits de juin qui précèdent son mariage, Zhida, jeune médecin, revit sa rencontre au lycée de Luçon avec la rousse Gabrielle. Et tandis qu'on cuisine et tend les nappes, il se rappelle son enfance éblouie au Cambodge puis l'exil, quand son père l'envoie en pension en France, à huit ans, avec son petit frère. Il se souvient des retours à Phnom Penh, l'été, et de ceux qui l'ont accueilli en France. il rêve de sa mère disparue dans les ténèbres de la barbarie khmère. Et il attend son père dont il n'a cessé de chercher la reconnaissance et l'affection. Demain, tous ceux qui ont fait de sa vie un destin seront réunis, en cortège, autour de lui et de Gabrielle.
    Même l'absente.

    Le roman vrai d'une intégration. Une histoire d'exil et d'accueil qui nous bouleverse.

  • Pour ces paysans vendéens, quitter leur terre martyre, leurs églises, leurs familles, c'était presque une désertion. On ne s'y résolvait pas sans déchirement, quelle que fût la misère. Mais quand Antoine Gendreau rentre de captivité, en 1919, et qu'il se retrouve veuf, il décide de secouer le poids du passé et de la routine et de recommencer ailleurs une vie nouvelle. Ailleurs : pas loin, en Charente, où la terre et le ciel sont plus doux et où tant de Vendéens déjà ont émigré.
    Malgré les réticences du père, mais soutenu par sa mère et ses deux frères, il entraîne toute la famille sur les routes de Charente. Ils s'installent à Martignac, sur une grande propriété en friche, Sarreboute, comme des pionniers.
    Ce qu'ils feront de Sarreboute, année après année ; quelles seront leurs peines, leurs joies, leurs espérances ; quels conflits - entre Antoine et son frère Louis-Marie même, pour l'amour d'Angéline - les déchireront ; quel long, long chemin sera celui de Louis-Marie jusqu'à la réalisation du grand rêve : rejoindre les rangs de l'aristocratie terrienne qui cultive la vigne et distille son cognac - c'est toute l'histoire que content Les Pêches de vigne.
    La terre, la famille, l'amour, réalités charnelles. Ici, tout est vrai et juste. Deux pays s'y épousent : c'est la rigueur vendéenne éclairée par la lumière charentaise.

  • Nez au vent, foulée légère, pour la toute première fois Julien goûte à la liberté. Il fuit sa vie ballottée d'une famille d'accueil à l'autre. Mais, vite repris par les gendarmes, l'orphelin est mené dans un centre d'éducation pour jeunes délinquants et vagabonds. Il trouve réconfort auprès de Tristan, un peu plus âgé et plus mûr, dont les parents, juifs, ont été déportés. Un jour, ils parviennent à s'enfuir, direction la Sarthe, que Julien connaît bien pour y avoir grandi. Là, leur destin sera lié à celui de la petite Marie, placée chez des fermiers qui la maltraitent.
    Ces trois compagnons, que la vie n'a pas épargnés, vont alors s'enrôler dans un réseau de résistance...
    Quel sera le prix de leur engagement ? Sacrifieront-ils leur enfance, leurs rêves au nom de leur combat ?

    Un hymne à la vie et à la jeunesse.

  • « Viens, petit, viens... »...
    Trois mots qui ont sauvé Jacques des cris et de la furie des Allemands.
    Mais il a perdu l'insouciance de ses quatorze ans. Adieu le baiser du soir maternel, adieu les bagarres entre copains...1942. C'est la guerre. Avec sa petite soeur, Bernadette, six ans, il est devenu un clandestin. Traqué. En fuite. Ils trouvent refuge avec leur père, résistant, dans une habitation troglodytique, près de Saumur. Par une nuit glaciale, Jacques s'aventure hors de l'abri souterrain. Il fait la rencontre d'un garçon de son âge, Benoît, qui survit seul dans les bois en attendant le retour de ses parents...

    Un roman poignant sur les derniers sursauts de l'enfance, malgré la peur et le chaos des armes.

  • 1927. La Malvoisine, une ferme-épicerie vendéenne, semble prospérer tranquillement. Eugène et sa femme Églantine y vivent et y travaillent avec leur fils de six ans, le petit Maurice, le grand valet et la vieille tante. Lorsque Eugène tombe malade et meurt subitement, le docteur incrimine la tuberculose. Mais, peu à peu, tous les habitants de la Malvoisine succombent mystérieusement les uns après les autres. Dans la région, les esprits s'échauffent et l'imagination se déchaîne. "La male bête" est-elle en train de s'acharner sur la Malvoisine ? La ferme est-elle maudite ?

  • En ce temps-là, la Vendée fournissait des bataillons d'enfants au séminaire. Les prêtres recruteurs faisaient l'éloge des "familles nombreuses où les parents n'ont pas craint, pour obéir à la loi divine, d'accepter les plus lourdes charges." François Devineau, l'aîné des garçons d'une famille de paysans de La Rabatelière, fut ordonné prêtre le dimanche 28 juin 1953. Son comportement avait suscité quelque inquiétude chez ses maîtres. Non sans raison. Quand devenu vicaire, il s'enfonça dans le péché, sone curé sortit son confessionnal sur la place de l'église et y mit le feu.
    François fut déplacé dans la paroisse de la Charente. Tout contact lui fut interdit avec celle par qui le scandale était venu. Il considéra qu'il n'avait pas assez payé, et s'administra d'autres mortifications...
    Aujourd'hui, les blessures semblent s'être cicatrisées. « La maison du Bon Dieu » - ainsi appelle-t-on la ferme où François Devineau s'est retiré avec les siens - s'est ouverte aux hommes partagés entre le ciel et la terre. Et il est revenu prendre sa place à la table de la famille, sous la poutre noircie où est fixée la faux retournée de l'ancêtre, combattant de 1793.

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