Entreprise, économie & droit

  • IGPN : une institution au-dessus de tout soupçon ? Nouv.

    Les affaires de violences policières sont au coeur de l'actualité.
    Des petits trafics aux détournements tolérés, la corruption résiste à toutes les chartes de déontologie.
    De l'usage du fusil LBD à l'affaire Neyret ou à celle de la BAC des quartiers nord de Marseille, on pénètre à l'intérieur de la très secrète Inspection Générale de la Police Nationale.
    On croise au fil de ce qui est un véritable récit les personnages les plus divers, des ministres de l'Intérieur, jusqu'à... Jean-Paul Belmondo.
    Cette inspection des services est de plus en plus critiquée : à juste titre ?
    Voilà donc une grande enquête avec de nombreux témoignages d'avocats, de policiers, de responsables associatifs qui recueille des documents inédits de la justice, de l'IGPN, de la Police...
    Un document exceptionnel et un auteur, Frédéric Charpier, qui suit la police depuis 30 ans, sans préjugés mais aussi sans la moindre complaisance.

  • Journalistes d'investigation, Sheera Frenkel et Cecilia Kang démontent les mécanismes de Facebook et dénoncent ses dérives dans ce livre explosif. Ou comment l'entreprise, sous la direction de Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg, tous deux aveuglés par leur ambition, a poursuivi sa croissance en niant des faits accablants : fuites des données personnelles, violation de la vie privée, propagation de discours haineux et complotistes...
    Le géant des réseaux sociaux aux 2,85 milliards d'utilisateurs à travers le monde est devenu un vecteur de fake news, manipulé par des politiques corrompus, et un danger pour les internautes. Facebook, qui se voulait défenseur du bien, est devenu une force du mal...

  • En France 400 viols et tentatives de viols sur mineur sont commis chaque jour.
    80% sont intrafamiliaux.
    80% touchent des filles.
    90% ne conduisent à aucun procès.
    Quelle est la réalité de l'inceste et du viol sur mineur en France ? Qui concernent-ils ? Commis dans quelles conditions ? Avec quelles conséquences ? Sur les victimes ? L'entourage ? Quelles séquelles ?
    S'appuyant sur de nombreux témoignages, des entretiens avec des victimes et avec des professionnels, cette enquête dresse un état des lieux, soulève des tabous comme le déni des droits des victimes, les viols commis chez les nounous ou la question des orgasmes contraints, mais elle aborde aussi ce qui peut aider les victimes à s'en relever et dessine des pistes pour combattre ce fléau.
    Utile, pédagogique, ce livre donne conseils juridiques, numéros de téléphone, adresses, et noms d'associations.
    Il ouvre enfin une véritable réflexion sur l'état d'une société dont les viols et incestes, mais aussi leur traitement, constituent un symptôme inquiétant. Au passage, il soulève une question essentielle, rarement abordée : comment accompagner ces enfants, violés et incestés, dotés sans le vouloir et beaucoup trop tôt d'un savoir sur les pulsions sexuelles adultes ?

  • Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le restaurant en bas de chez vous, toujours vide, n'était pas en faillite ? Ou comment ce salon de massage, déserté par les clients, parvenait à exister ? Et que penser de ce nouveau voisin qui achète cash son appartement ? Sans parler des banques qui, prises la main dans le sac le 21 septembre 2019, ont écoulé plus de 2 000 milliards de dollars (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne)).

    L'argent de la drogue et les stratégies mises en place pour le recycler, le blanchir, sont aussi dignes des multinationales qu'insoupçonnables.

    Fort de son expérience de plus de trente ans sur le terrain, Frédéric Ploquin est parvenu à rassembler des entretiens rares et inédits. Ce qu'ils nous révèlent est l'incroyable système souterrain qui permet aux trafiquants de blanchir l'argent sale en toute légalité.

    Aujourd'hui, cette économie parallèle est devenue une artère vitale. Vous allez découvrir pourquoi et comment ce système est indestructible, et à qui profite ce business.

  • Ce livre étonnant est un voyage qui montre comment l'économie façonne la société. Une immense fresque aussi, qui fait passer de l'empire romain à celui d'Hollywood, de la crise des années 30 à celle des subprimes, de l'Allemagne du Kaiser à la Chine contemporaine. Un voyage inquiet, hanté par une question : comment l'Occident, qui a arraché l'humanité au règne de la faim et de la misère, a-t-il pu finir sa course dans le suicide collectif des deux guerres mondiales ? La question n'est pas seulement rétrospective. Le monde s'occidentalise aujourd'hui à vice allure : les tragédies européennes pourraient-elles se répéter, en Asie ou ailleurs ? La planète pourra-t-elle éviter un nouveau suicide collectif, écologique cette fois ? Comme la crise financière l'a brutalement rappelé, une incertitude d'ordre systémique plane sur le capitalisme : sait-il où il va, où il entraîne le monde ? Telles sont les questions graves dont dépend le XXIe siècle. Ce qui est frappant ici, c'est l'extraordinaire clarté de Daniel Cohen : jamais on n'avait retracé l'histoire de l'humanité et les incertitudes qui pèsent sur son avenir avec une telle concision, un tel sens des formules et une érudition, délivrée avec tant de sobriété.

  • Sous l'égide d'une nouvelle civilisation-monde, dominée par un capitalisme exubérant, la société devient beaucoup plus compétitive.
    L'obsession des chiffres se diffuse et la manie du classement (écoles, hôpitaux, chercheurs, cadres, employés.) s'est installée partout. Sur Facebook, les enfants mettent leur vie privée en scène sous le regard et le jugement des autres, chacun cherchant à avoir le plus d'amis possibles. Les firmes organisent une concurrence nouvelle entre leurs salariés, sous-traitant les tâches inutiles, licenciant ceux qui ne peuvent pas suivre.
    Un monde néo-darwinien, où les plus faibles sont éliminés et soumis au mépris des vainqueurs, est en train de s'imposer. Adossé aux promesses ambigües de la révolution numérique en cours, un scénario crépusculaire se lit entre les lignes de ce monde en devenir.
    En y ajoutant les bouleversements rendus possibles par la génétique le défi est immense.
    Rien n'est pourtant inéluctable dans ces évolutions. Les métaphores tirées du monde naturel n'ont de pertinence que pour ceux qui en profitent. A l'heure où des milliards d'humains se pressent aux portes du modèle occidental, l'urgence est de repenser de fond en comble le rapport entre la quête d'un bonheur individuel - pas forcément inaccessible ! - et la marche efficace de nos sociétés modernes.
    Un nouvel essai provoquant qui nous rend plus intelligent.

  • Où qu'il aille, dans l'exercice de ses fonctions internationales, Jean Ziegler est frappé depuis quelque temps par l'hostilité de principe que les représentants des pays du Sud manifestent à l'endroit ceux du Nord. Au point de rendre impossible l'adoption de mesures d'urgence sur certains dossiers pourtant cruciaux du point de vue des plus démunis, comme celui du Darfour par exemple. Le droit lui-même, parce que ses fondements sont d'origine occidentale, est le plus souvent récusé a priori par ses interlocuteurs.
    Le représentant spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, parce qu'il lui faut bien comprendre pour agir efficacement, a entrepris d'écrire ce livre pour localiser les racines de la haine que le Sud voue désormais à l'Occident et réfléchir aux moyens propres à l'extirper.
    Cette haine s'alimente à trois sources.
    D'abord à la brusque résurgence, à laquelle le Nord reste sourd, de la mémoire blessée du Sud. Les humiliations endurées durant les trois siècles de la traite et de l'occupation coloniale remontent aujourd'hui à la conscience des peuples (chapitre 1). Cette haine est évidemment entretenue et actualisée par les souffrances que le nouvel ordre du capitalisme mondialisé inflige à un nombre incalculable d'hommes, de femmes et d'enfants du Sud (chapitre 2). La pratique du double langage et l'arrogance dont le Nord fait preuve dans les enceintes internationales achèvent d'alimenter la détestation de ce que nous incarnons (chapitre 3).
    Dans ce contexte dégradé, certains pays dérivent de fait vers la misère la plus noire dans une relative indifférence, tel le Nigéria, qui fait ici l'objet d'une étude spécifique tant son cas est symptomatique (chapitre 4), quand d'autres, telle la Bolivie depuis l'accession d'Eva Morales au pouvoir, prennent appui sur la haine de l'ordre occidental pour rompre avec lui. Au prix, en l'occurrence, d'une valorisation de l'indigénisme, au risque, donc, de favoriser les fondamentalistes du combat identitaire en lutte contre contre les tenants des principes universalistes du droit (chapitre 5).
    Comment responsabiliser l'Occident ? Comment désarmer la haine du Sud ? Dans quelles conditions concrètes le dialogue peut-il être renoué ? Telles sont quelques-unes des questions traitées en épilogue, au terme d'un parcours documenté, riche en exemples concrets et rapportés du terrain, sur un mode toujours vibrant et engagé.

  • Cette étude audacieuse et inclassable, première d'une série de trois ouvrages que Richard Sennett entend consacrer à la « culture matérielle », porte sur le métier, l'art de bien fabriquer les choses.
    L'histoire a dressé à tort des frontières entre la tête et la main, la pratique et la théorie, l'artisan et l'artiste, le fabricant et l'utilisateur. La société moderne souffre de cet héritage. Richard Sennett oppose les valeurs de l'artisanat à la dégradation des formes de travail actuelles.
    Pour lui, l'artisan constitue le coeur, la source, le moteur, d'une société où prime l'intérêt général, la coopération. Cette vision du « métier » dépasse de loin l'univers du travail manuel qualifié. Tout le monde peut tirer profit de ces valeurs : le programmateur informatique, le médecin, le parent, le citoyen, etc. La vie passée du métier et des hommes de l'art suggère des façons d'utiliser les outils, d'organiser les mouvements du corps, d'envisager les matériaux qui constituent des propositions alternatives et viables sur la façon de mener sa vie avec compétence.
    Les valeurs de l'artisanat replacent l'homme dans son écologie, mettent fin à la division entre la tête et la main et, de façon utopique, permettent l'invention d'une société de coopération, où la vie quotidienne (a contrario de ce qui s'est passé en URSS) s'améliorera.
    En faisant le procès de notre modernité, de l'importance supérieure accordée à l'intellectualisme, Richard Sennett conclut par un développement sur la dignité de l'homme, qui se révèle et s'actualise dans cette forme de « savoir faire », de rapport à soi, à la matière, aux autres.

  • A quoi servent les économistes ? s'interroge Bernard Maris, le co-auteur de Ah ! Dieu ! Que la guerre économique est jolie !
    Si l'économie est une science qui prédit l'avenir, le plus grand économiste s'appelle Madame Soleil. Rappel de leurs propos à l'appui, nos Minc, Attali, Barre et Sorman font pâle figure. L'oracle George Soros, vénéré pour avoir spéculé sur la livre et fait fortune, a perdu le double en jouant sur le rouble. Car tous ces experts qui viennent nous conter l'avenir et les bontés du marché ne cessent de se leurrer et de nous tromper en toute impunité, profitant de ce que la théorie économique est à l'agonie. Les nouveaux gourous Merton et Sholes, prix Nobel d'économie 1997, ont été ridiculisés par le naufrage de leur fonds spéculatif et ces adeptes du libéralisme sans entraves ont dû en appeler à l'argent des contribuables pour éviter un krach boursier. Quant au patron du Fonds monétaire international, le Français Michel Camdessus, il n'a vu venir ni les crises asiatiques, ni celles du Mexique et du Brésil.
    Les Balladur, Tietmayer, Trichet, Dominique Strauss-Kahn et autres marchands de salades économiques ont surtout une fonction d'exorcistes. Dans un monde sans religion, ils sont devenus les conteurs intarissables des sociétés irrationnelles, chargés de parler sans cesse afin d'éviter que le ciel ne nous tombe sur la tête.

  • Embauchée après huit ans d'études supérieures dans une mairie de province, Zoé Shepard a vite déchanté. Plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie, ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision n'est jamais prise, de rapports qu'elle doit rédiger en dix jours (quand deux heures suffisent), de pots de bienvenue, de départ, d'anniversaire.
    Sans oublier les séminaires « de formation », les heures à potiner à la cantine et à la machine à café, les chefs « débordés » par les jeux en ligne et les préoccupantes interrogations de tous sur les destinations de vacances et autres RTT...
    Chargée de mission dans un service fourre-tout, truqueuse patentée de notes administratives, G.O. pour délégations étrangères et hocheuse de tête en réunions, Zoé Shepard raconte avec un humour mordant ses tribulations de fonctionnaire désespérée dans un univers bien pire que tout ce que vous pouviez imaginer.

  • La prochaine présidentielle sera dominée par ceux qu'on appelle les populistes, à droite comme à gauche. Ils se nourrissent de l'extraordinaire dégringolade de la France depuis dix ans : effondrement de la classe moyenne, baisse de la richesse par habitant, chômage permanent, auxquels s'ajoute, depuis les attentats et la crise des migrants, un sentiment d'insécurité renforcé.
    François Lenglet explore les causes de cette éclipse française :
    L'union monétaire, ou plutôt l'usage que nous en avons fait. Les illusions de la génération libérale, au pouvoir aujourd'hui. Le déni des responsables politiques, dont les tabous bloquent l'Etat et les entreprises. Et cela jusqu'à Hollande et Sarkozy, ces frères jumeaux dans l'impuissance économique.
    Les Français veulent désormais être protégés. Et c'est pour cela que les solutions des partis nationalistes et souverainistes séduisent. François Lenglet les dissèque car, dans l'histoire, nombre de leurs mesures ont fini par être adoptées, y compris par des partis traditionnels. Est-ce un mal ? Sans complaisance, il propose des orientations efficaces pour garantir à la France un futur moins sombre. 2017 nous donnera une vraie chance. Peutêtre la dernière. Sinon... Tant pis, nos enfants paieront.

  • Prison Saint-Paul de Lyon, il y a tout juste un siècle. Sur un petit cahier d'écolier, un détenu écrit. Il raconte sa vie, cette existence qui l'a mené là, entre les quatre murs d'une cellule. Page après page, il fait le récit de ses errances, de ses déroutes et de son long parcours vers le crime. Cette autobiographie, ce criminel la rédige, comme neuf autres codétenus le feront après lui, non pour lui-même, mais pour un destinataire prestigieux : le célèbre criminologue Alexandre Lacassagne. Le professeur de médecine légale a en effet un projet fou : celui de rassembler des archives de la déviance, de constituer une encyclopédie vivante du crime à partir des seuls récits autobiographiques produits par des criminels. Maîtres-chanteurs, apaches, parricides, dépeceurs, prostituées ont ainsi écrit en quelques années un Livre des vies coupables, resté jusqu'alors inédit.

    Philippe Artières a retrouvé ces manuscrits éparpillés dans le fonds Lacassagne de la bibliothèque municipale de Lyon. Il en a reconstitué la genèse, en montrant comment ces textes s'inscrivent dans l'histoire paradoxale de l'écriture en prison et comment ils participent du développement de la criminologie à la fin du XIXe siècle. Mais l'historien se fait aussi passeur et donne à lire ces étranges vies. Il faut écouter avec lui ces voies sorties du mitard de l'histoire, entendre ces murmures, fragiles traces des peines et des émotions de ces infâmes ordinaires, accepter cette plongée dans le monde d'en bas pour appréhender ce que Michel Foucault appelait le " marmonnement du monde ".

  • Une nouvelle puissance a surgi sur la scène mondiale. C'est celle d'une banque privée ultrasecrète.
    Créé en 1869 cet établissement s'est longtemps contenté d'exercer son métier de banque d'affaires, avant de spéculer sur tous les marchés (boursiers, matières premières, or, produits dérivés...).
    Depuis une dizaine d'années ses dirigeants ont pénétré les cercles les plus fermés de Washington. Et le krach de septembre 2008 est arrivé, faisant disparaître leur principal concurrent, Lehman Brothers. La « maison Goldman » est alors devenue à ce jour la banque la plus prospère de l'histoire. Conseiller des Etats - on l'a vu récemment avec la Grèce mais il y a d'autres pays concernés - recruteur du staff du président des Etats-Unis - Bush hier, Obama aujourd'hui -, interlocuteur des grandes organisations internationales et du FMI, Goldman Sachs est au centre d'une gigantesque toile d'araignée. Aujourd'hui mise en cause pour avoir trahi ses clients, la banque reste une puissance, une pieuvre tentaculaire disent ses détracteurs.
    Pour la première fois cette passionnante enquête livre un récit riche d'anecdotes sur les rapports de force entre le capitalisme et les gouvernements du monde entier et dresse le portrait de ses redoutables dirigeants, et notamment celui de son président, Lloyd Blankfein.

  • Tout commence par un coup de fil ou une lettre recommandée. Vous êtes convoqué par la justice. N'ayant rien à vous reprocher, vous accomplissez votre devoir de citoyen, sans penser à prendre conseil auprès d'un avocat.
    Mais, face à l'officier de police judiciaire, vous devenez malgré vous un accusé. C'est le début du cauchemar...
    Cette première confrontation renvoie à un imaginaire souvent enraciné dans l'enfance, où la peur se mêle de culpabilité, et qui détermine nos comportements. Pour y faire face, il est indispensable de prendre du recul et de comprendre ce qui se joue. Fort de son expérience, l'avocat Daniel Soulez Larivière livre ici quelques règles de prudence ainsi qu'un mode d'emploi de l'appareil judiciaire aussi pertinent qu'unique en son genre.

  • Krach financier, panique, fuite vers la liquidité : la crise qui entraîne aujourd'hui le monde vers son effondrement est comparable à celle des années trente, mue, à nouveau, par ce que Keynes appelait « le désir morbide de liquidité » et Freud, plus abruptement « la pulsion de mort ». Nichée au coesur du capitalisme, cette pulsion le pousse à détruire et à s'autodétruire. C'est entre le « mardi noir » et l'arrivée des nazis au Reichstag, que Freud, désabusé, découvre le rôle de la pulsion de mort dans la civilisation. Au même moment, Keynes, dont l'oeuvre ne peut être comprise sans sa lecture permanente de Freud, traduit cette pulsion dans le désir insatiable d'argent. Cet ouvrage propose une lecture du capitalisme à travers le double prisme de Freud et de Keynes. Il dévoile comment ce tout jeune système au regard de l'histoire de l'humanité est porteur de menaces pour elle, par son simple désir de détruire et de mourir, et laisse entrevoir « l'au-delà du capitalisme ». Fruit de plus de dix ans de recherches de Gilles Dostaler et de Bernard Maris, il se trouve être, brutalement, d'une extraordinaire actualité.

  • 1970. En pleine explosion de la contre-culture et du mouvement hippie, un magazine français s'impose comme le représentant d'une jeunesse qui veut changer le monde, vivre avec intensité, en communauté ou sur la route, pratiquer l'amour libre, inventer une autre architecture, jouer du rock et des musiques planantes. Ce magazine psychédélique s'appelle Actuel. En cinq ans, il devient culte.
    1975. Actuel estime avoir fait le tour de l'underground et se saborde. Mais son équipe reste soudée : Bizot, Burnier, Rambaud, Lentin, Mercadet, van Eersel et quelques autres continuent d'écrire des livres, des parodies, des scénarios. Ils s'installent dans le « château de Saint Maur » où ils vont expérimenter une vie à la fois créative et débridée.
    1979. Un vent nouveau se lève, la jeunesse veut découvrir le monde et « Monsieur Réel » sous tous ses angles. Actuel renaît sous la forme d'un magazine de nouveau journalisme qui envoie ses reporters aux quatre coins du monde pour en rapporter des visions fortes, parfois terribles, mais le plus souvent enthousiasmantes. Énorme succès commercial.
    Mais, au business, Bizot et sa bande préfèrent la liberté de tout expérimenter, sur la forme et sur le fond, faisant du journalisme une expression artistique. Aujourd'hui, le dernier de la bande, Patrice van Eersel, nous raconte cette fabuleuse aventure.

  • Un salarié peut-il réclamer un local de prière sur son lieu de travail, refuser de serrer la main à des collègues féminines ou à des clientes, imposer ses congés pour le ramadan ? Inversement, le DRH peut-il interdire le port du foulard à une chef de service, ou celui de la barbe à un commercial ? Le plus grand flou règne sur ces questions, qu'on ne peut résoudre simplement, comme on le ferait dans le service public, en faisant appel au principe de neutralité.
    L'enquête passionnante de Dounia et Lylia Bouzar, anthropologues du fait religieux, montre que l'on oscille en général entre un dangereux laxisme (par crainte de paraître raciste ou islamophobe) et des pratiques discriminatoires. Or, il existe des règles de droit précises en la matière, et des balises élaborées par la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), mais elles restent méconnues tant des responsables que des salariés.
    Ce livre les énonce et les explique très clairement au moyen d'exemples concrets, en proposant également une grille de critères objectifs, outil indispensable pour penser et gérer sereinement ces situations.

  • Hiérarchie, inégalités et défiance : telle est la véritable devise de la société française !
    Hiérarchisée à l'excès, élitiste, conflictuelle, cette organisation de notre société mine les relations sociales mais aussi la confiance en l'avenir et la croissance. Diffusée à l'ensemble du corps social (entreprises, salariés, partenaires sociaux, Etat.), cette logique empêche pour l'instant la France de sortir de l'engrenage du déclin annoncé. Depuis 10 ans, ses effets pervers sont accentués par le manque de transparence du gouvernement, de capacité intégratrice du système scolaire et la mauvaise qualité des relations sociales. Autant d'entraves à l'économie française.
    Pourtant, le déclin n'est pas une fatalité : les nombreuses réformes menées à l'étranger offrent des pistes pour sortir de l'ornière.

  • Dans les années 1950, l'empire colonial apparaissait comme l'un des principaux piliers de la puissance française. Or, dans la décennie qui suivit les indépendances, jamais la croissance du capitalisme français n'a été aussi vigoureuse. C'est ce constat qui mérite réflexion. A quoi, en fait, ont « servi » les colonies

  • Économiques 2 continue à défricher les nouveaux territoires de l'économie politique. Autour de Philippe Askenazy et de Daniel Cohen se sont rassemblés des auteurs qui partagent leur approche concrète et pragmatique des faits. Cette nouvelle édition de questions d'économie contemporaine s'appuie, comme la précédente, sur les travaux de recherche du Cepremap, le Centre pour la recherche économique et ses applications. Trois thèmes principaux ont été retenus. Le premier traite de la crise financière, qui reste entourée d'une certaine opacité sur les mécanismes qui l'ont produite. Le second traite porte sur ce qu'on appelle depuis longtemps le "mal français". Quelles sont la nature, l'origine et les solutions éventuelles à apporter à ce phénomène ? Le troisième thème développe les menaces qui pèsent de plus en plus sur l'État-providence. Une refonte majeure de notre système de protection sociale permettrait-elle de le pérenniser tout en le rendant plus efficace ? Ce volume est la suite de la magistrale entreprise commencée avec Économiques 1.

  • Un spectre hante les sociétés industrialisées d'Europe et d'Amérique du Nord en cette fin de siècle : le chômage. Tandis que les maîtres des politiques économiques ont unanimement renoncé à leur ancien objectif de plein-emploi, experts et prophètes s'accordent pour annoncer que les formes de l'emploi salarié péniblement conquises ou construites depuis près d'un siècle sont irrévocablement condamnées par les restructurations actuelles de l'économie mondiale.
    Entre les crises du chômage et les réponses que leur donnent les acteurs et les institutions, une médiation essentielle intervient : la mise en forme du « problème ». Nos catégories de « chômeur » et de « chômage » ne sont pas nées tout simplement du développement industriel : elles ont résulté du démantèlement et de la réorganisation d'autres catégories. Elles ont été construites avec et contre les classifications ordinaires de la pauvreté inscrites dans les dispositifs publics et privés d'assistance, avec et contre, aussi, les représentations du travail nées de l'expérience ouvrière et traduites par les organisations de travailleurs.

  • La prégnance de l'économie sur la vie des hommes n'est pas plus à démontrer que leur morosité et leur souffrance. Comment s'est construit notre « imaginaire économique », notre vision économique du monde ? Pourquoi voyons-nous aujourd'hui le monde à travers les prisme de l'utilité, du travail, de la compétition, de la concurrence et de la croissance sans fins ? Nous avons inventé la valeur-travail, la valeur-argent, la valeur-compétition, et construit un monde où rien n'a plus de valeur mais où out possède un prix ? Au fil d'une passionnante mise en perspective historico-économique, Serge Latouche revient aux origines de cette économie que les premiers économistes appelaient la « science sinistre ». Servi par une brillante érudition économique et philosophique, cet ouvrage montre la manière dont s'est façonné notre obsession utilitariste et quantitative, et nous permet ainsi de porter un regard neuf sur notre monde.

  • Aujourd'hui, les supports de la communication numérique se révèlent d'extraordinaires vecteurs d'audience, mais la moindre erreur peut se trouver amplifiée à une vitesse vertigineuse par le jeu des réseaux sociaux.
    Une excellente maîtrise de la prise de parole en public est donc indispensable pour éviter tout faux pas.
    Grâce à des exercices de mise en pratique issus de leur expérience de terrain, les auteurs de ce livre vous apprennent à transmettre un message simple et compréhensible par tous, à capter votre public, et à vous exprimer avec conviction tout en naviguant entre émotions et informations.
    Les outils de la prise de parole en public n'auront plus de secret pour vous : présentation PowerPoint, e-reputation, pitch, réseaux sociaux, personal branding, storytelling, visioconférence, réunion téléphonique ?, réunion d'équipe, salon de recrutement, speed dating professionnel, interview, conférence de presse, soutenance, exposé, communication de crise.

    En bonus : des petites vidéos accessibles par QR codes.

  • La france est le pays d'europe qui compte le plus grand nombre d'hyper et de supermarchés par habitant.
    Les richissimes groupes qui contrôlent la grande distribution ont prospéré dans un cadre législatif bâti sur mesure, qui les a protégés de la concurrence internationale et qu'ils se sont néanmoins permis de violer lorsque leurs intérêts se trouvaient menacés, avec la complicité d'élus trop souvent corrompus. au nom du mythe des " prix bas ", les pousseurs de chariots à roulettes ont laissé se mettre en place une machine infernale, largement responsable du règne de la " mal bouffe ", de la standardisation de la consommation et de l'appauvrissement économique.
    Or, voici que la grande distribution s'attaque à présent à de nouveaux secteurs comme le voyage, l'informatique, la téléphonie et l'automobile, mais surtout la banque et les assurances, menaçant de détruire à nouveau des milliers d'emplois. expert comptable et délégué consulaire à la chambre de commerce de paris, christian jacquiau raconte par le menu les pratiques, légales et illégales, de ces nouveaux commerçants et dénonce les méfaits d'un capitalisme purement financier qui menace les industries européennes.

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