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  • Dans cet essai qui a beaucoup été repris dans la presse, Cynthia Fleury rappelle qu'il n'y a pas de courage politique sans courage moral et montre comment la philosophie permet de fonder une théorie du courage qui articule l'individuel et le collectif. Un texte aussi passionnant à lire pour soi que pour réfléchir aux graves défis auxquels sont confrontées nos démocraties.

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  • Victor Bâton vit seul, dans une chambre de bonne miteuse, avec pour unique revenu une pension d'invalidité. Traîne-savates, il erre chaque jour dans Paris dans l'espoir de faire de nouvelles rencontres. La ville le renvoie à son extrême solitude, et agit en même temps comme une ouate protectrice. Mais chaque tentative de lier une relation est un échec. Et pour cause. Obnubilé par sa quête impatiente d'amitié, il fausse tout rapport, et projette sur ceux qu'il croise sa propre mesquinerie.
    Dans un style faussement simple, avec un « sens du détail touchant » selon Beckett, Emmanuel Bove dessine le portrait de cet antihéros agaçant autant que fascinant, et dépeint par touches, d'une précision extrême, la misère solitaire, le quotidien, l'absurdité de la condition humaine. D'une grande modernité à sa parution en 1924, ce texte, très salué à l'époque, a influencé beaucoup de nos contemporains.

    L'expérience de la lecture de Bove est unique. Pierre Michon.

    L'une des plus belles réussites littéraires du xxe siècle, et toujours aussi actuel. France 3.

    Postface de François-Henri Désérable.

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  • Emmanuel Lévinas Ethique et infini Emmanuel Lévinas se raconte, s'explique, passe au crible de l'analyse les principaux thèmes de sa philosophie. Dans une langue lumineuse, le voyage à l'intérieur de l'oeuvre de l'un des grands moralistes de ce temps.

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  • René Girard Le Bouc émissaire Dans le droit fil de Des choses cachées depuis la fondation du monde, René Girard continue sa réßexion sur le « mécanisme sacrificiel ». Les persécutions, le Mal sont-ils une fatalité ? Les sociétés humaines sont-elles vouées à la violence ? Un commentaire subtil de l'histoire et des Evangiles propose les éléments d'une réponse.

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  • Dans cet essai, François Jullien développe l'idée d'une « seconde vie », qui ne serait ni une renaissance ni une nouvelle vie. Relisant les classiques de la pensée chinoise, les fondateurs du taoïsme, et les faisant dialoguer avec les écrivains et penseurs européens, le philosophe et sinologue cartographie un chemin, celui d'une transformation silencieuse. Sans rupture, discrètement, notre vie se décale lentement d'elle-même et commence à se choisir, à se réformer. Elle se relance, se réengage, élague dans ses projets et ses visées, dégage des possibles encore inexplorés. Dès lors, déployant pas à pas notre liberté, sortant de la répétition, devenant lucides, nous ne continuons plus simplement de vivre, mais commençons d'exister.François Jullien plaide pour l'émergence des élans neuf enfouis dans les ressources de nos vies. Catherine Portevin, Philosophie magazine.Une infinie précision et profondeur. Nicolas Truong, Le Monde.

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  • Contrairement à ce qu'affirment tous les fondamentalismes, la transmission d'un héritage ne doit pas être une réplication à l'identique. Elle dépend d'une infidélité partielle, garante de surgissements inattendus, aujourd'hui comme hier.
    Mariant filiation et rupture, la tradition juive ne se renouvelle qu'en étant bousculée et nourrie par sa rencontre avec d'autres. Delphine Horvilleur illustre brillamment cette vision ouverte de la religion et revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse. Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique.
    Procédant avec clarté et humour, elle aborde successivement trois thèmes : comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir.
      Pétillant d'intelligence. Jean-François Birker, La Croix.

  • Existe deux « Pensée 68 ». La première a rendu possible l'événement, la seconde a été rendue possible par lui. Deleuze, Foucault, Althusser, Lacan, Barthes et quelques autres ont été de sages professeurs avant Mai, et de purs produits de ce qui est advenu ensuite. Mais une autre pensée de Mai 68 a fonctionné en combustible de la flamme d'une histoire qui, rappelons-le, a été planétaire. Il faut aller la chercher du côté des avant-gardes littéraires, mais encore chez Henri Lefebvre, nietzschéen de gauche, dans le freudo-marxisme de Marcuse, les analyses de Guy Debord sur le spectacle, la fétichisation de la marchandise, ou enfin chez Raoul Vaneigem, qui cherchait des remèdes à l'existence mutilée et aliénée.
    Les soixante-huitards se retrouvèrent sans père, et sans boussole. Un grand moment de déchristianisation avait eu lieu. Ce fut aussi un grand pas vers le nihilisme.

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  • D'où viennent l'art et l'existence ?
    L'Âge classique a fait de l'adéquation la définition même de la vérité ; et de la coïncidence avec la Nature le grand précepte de l'art comme de la morale. Nous-mêmes voudrions croire que, quand les choses en viennent enfin à s'accorder, c'est là le bonheur...
    Or, c'est précisément quand les choses se recoupent complètement et coïncident que cette adéquation, en se stabilisant, se stérilise. La coïncidence est la mort. C'est par dé-coïncidence qu'advient l'essor.
    François Jullien fait jouer ici le concept de « dé-coïncidence » dans la Bible, la peinture, la littérature, la philosophie, pour montrer comment, dans cette faille même, une initiative est à nouveau possible, qui se déploie en liberté.

  • Dix ans après avoir arpenté, dans Le Silence des bêtes, les diverses traditions occidentales qui, des présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l'énigme de l'animalité, Élisabeth de Fontenay s'expose au risque et à l'urgence des questions politiques qui s'imposent à nous aujourd'hui. L'homme se rend-il coupable d'un crime lorsqu'il tue ou fait souffrir une bête ? Faut-il reconnaître les droits aux animaux ? Cette approche philosophique, qui s'essaie à travers sept perspectives différentes, atteste un refus constant de dissocier le parti des bêtes et celui de l'exception humaine.

  • Stefan Zweig La Guérison par l'esprit On connaît l'intérêt passionné du romancier d'Amok et du Joueur d'échecs pour les zones inexplorées et obscures de l'esprit humain. Biographe érudit et passionnant, il évoque ici trois figures historiques qui ont été parmi les premières à s'y aventurer.
    A la fin du xviiie siècle, le magnétiseur Mesmer s'intéresse à l'hypnose. Un siècle après, Mary Baker-Eddy, une Américaine, fondatrice d'une secte, prétend guérir par l'extase de la foi. Dans le même temps, à Vienne, Freud donne naissance à la psychanalyse. Trois expériences auxquelles l'histoire et la science devaient donner leur juste place, mais qui toutes trois marquèrent leur temps.
    Dans ce livre trop méconnu, témoignage de son inlassable curiosité intellectuelle, le grand écrivain autrichien nous convie à une réßexion fondamentale sur les pouvoirs de l'esprit.

  • René Girard Des choses cachées depuis la fondation du monde Un ouvrage qui révolutionne les sciences humaines. Parallèlement à une analyse approfondie des mécanismes qui règlent la vie des sociétés, René Girard développe et commente magistralement ce qu'il estime être l'antidote de la violence : la parole biblique. Une lecture et une réßexion stimulantes des grands mystères de notre monde. Le « système Girard » ne laissera personne indifférent.

  • Conçue comme un objet provocant et paradoxal, la réflexion est à la portée de tous car l'auteur tente de répondre philosophiquement aux questions de l'importance de l'amour dans la vie, si l'amour est possible sans raison, s'il est disponible sur commande...

  • Grandir, vieillir, mais aussi l'indifférence qui se creuse entre les amants, ou encore les Révolutions se renversant en privilèges : autant de modifications qui se produsent devant nous, mais si continûment qu'on ne les perçoit pas. Or, si cette transformation nous échappe, c'est sans doute que l'outil de la philosophie grecque échoue à capter cet indéterminable de la transition. De là, l'intérêt à passer par la pensée chinoise : ces transformations silencieuses rendent compte de la fluidité de la vie et éclairent les maturations de l'Histoire tout autant que de la Nature. Une mise en regard de la pensée chinoise et de la pensée européenne, par un philosophe et sinologue français, directeur de l'Institut de la pensée contemporaine.

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  • Emmanuel Lévinas Difficile liberté Difficile liberté, ou la recherche d'une morale pour le temps présent. Un texte qui appréhende la tradition hébraïque, sur fond d'exterminations nazies, et révèle qu'elle porte en elle les paroles d'une sagesse éternelle. Sobrement, Emmanuel Lévinas nous relate l'Homme, et c'est une formidable leçon de philosophie.

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  • Où en sommes-nous de la démocratie française ? Qu'avons-nous fait des valeurs et des principes prônés par la démocratie naissante de 1789 ? Dans quelle mesure sont-ils toujours opérants ? Pourquoi, et par quels processus, certains d'entre eux se sont-ils pervertis Quel prix payer pour que la démocratie reste le meilleur garant des principes qu'elle instaure ? Comment concevoir un destin commun à l'ère de l'individualisme collectif ? En un mot, comment conduire la démocratie à l'âge adulte ?

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  • " Poètes de leur vie ", Casanova, Stendhal et Tolstoï le furent en recréant littérairement leur existence, en se prenant eux-mêmes comme matériau de leur oeuvre.
    Mais alors que le premier se raconte naïvement, de façon anecdotique, pour le plus grand plaisir du lecteur, l'" égotiste " Stendhal a une tout autre visée : c'est en psychologue lucide et perspicace qu'il observe et démonte en lui les mécanismes de l'amour, du bonheur ou de l'échec. Tolstoï, enfin, fait de l'autobiographie une véritable quête spirituelle, éthique et religieuse. Ces trois tentatives, qui reflètent autant de tempéraments, de ressaisir le temps et le destin sont revécues de l'intérieur par le grand écrivain autrichien, psychologue et moraliste profond, de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme et de La Confusion des sentiments.

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  • depuis longtemps, la tradition universitaire évite de se pencher sur un continent englouti et oublié de la philosophie.
    et depuis trop longtemps, elle ne sacralise que les protagonistes les plus austères de la grande guerre des idées. pourquoi ? parce que l'histoire de la philosophie est écrite par les vainqueurs d'un combat qui, inlassablement, opposent idéalistes et matérialistes. avec le christianisme, les premiers ont accédé au pouvoir intellectuel pour vingt siècles. dès lors, ils ont favorisé les penseurs qui oeuvrent dans leur sens et effacé toute trace de philosophie alternative.
    c'est à renverser cette perspective que s'attache michel onfray dans " contre-histoire de la philosophie " - dont le premier volume est consacré aux sagesses antiques : de leucippe à diogène d'oenanda, de démocrite à lucrèce, d'eudoxe à epicure, d'antiphon à diogène de sinope.

  • Emmanuel Levinas Autrement qu'être ou au-delà de l'essence « Dans ce livre je parle de la responsabilité comme de la structure essentielle, première, fondamentale de la subjectivité. Car c'est en termes éthiques que je décris la subjectivité. L'éthique, ici, ne vient pas en supplément à une base existentielle préalable ; c'est dans l'éthique entendue comme responsabilité que se noue le noeud même du subjectif. [...] L'humanité dans l'être historique et objectif, la percée même du subjectif, du psychisme humain, dans son originelle vigilance ou dégrisement, c'est l'être qui se défait de sa condition d'être : le dés-intéressement. C'est ce que veut dire le titre du livre : Autrement qu'être. [.] Etre humain, cela signifie : vivre comme si l'on n'était pas un être parmi les êtres. » E. L.

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  • Alan F. Chalmers Qu'est-ce que la science oe Popper, Kuhn, Lakatos, Feyerabend « L'époque moderne tient la science en haute estime. La croyance que la science et ses méthodes ont quelque chose de particulier semble très largement partagée. Le fait de qualifier un énoncé ou une façon de raisonner du terme «scientifique» lui confère une sorte de mérite ou signale qu'on lui accorde une confiance particulière. Mais, si la science a quelque chose de particulier, qu'est-ce donc ? Ce livre est une tentative d'élucider cette question et d'aborder des problèmes de ce type. » A. F. C.

    Premier bilan qui prenne en compte les développements les plus récents de la philosophie des sciences, Qu'est-ce que la science ? propose un panorama stimulant des grands travaux issus de l'école du positivisme logique qui, depuis quelques décennies, connaît un formidable essor dans le monde anglo-saxon. Karl Popper, Imre Lakatos, Thomas S. Kuhn et Paul Feyerabend sont ici expliqués par le menu.

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  • Socrate, Jésus et Bouddha, en leurs temps respectifs, tentèrent de s'insurger contre une vision purement matérialiste de l'homme et du monde. Jamais ils ne furent dogmatiques, et leur enseignement a traversé les siècles sans prendre une seule ride. Par-delà leurs divergences, ces trois « phares » de l'humanité s'accordent sur ceci : l'existence humaine est le plus précieux de tous les biens, et chacun d'où qu'il vienne est requis par la vérité, par le désir de se connaître, par l'amour de la liberté, par l'urgence de vivre en paix avec soi et avec les autres. C'est pour cela que leurs messages, divers et complémentaires, répondent aujourd'hui encore à la question essentielle : quel est le sens de la vie ?

  • Empruntant à toutes les traditions, du marxisme au fascisme, de la pensée libérale à la pensée réactionnaire, du féminisme, de l'anticolonialisme, de l'éthique animale ou de l'écologie profonde au fondamentalisme religieux, Tristan Garcia propose ici un modèle original des identités politiques et tente d'élucider notre condition embrouillée.
    De ce « nous », perçu comme une superposition de calques, de plans transparents de notre imaginaire, sur lesquels nous prétendons tous découper l'espace social en espèces, en genres, en races, en classes ou en générations, pour nous y situer, ressort ici un portrait inédit et vivant de ce que nous sommes, une identité dynamique qui s'étend et se replie sans cesse.
      Un essai exigeant et puissant.  Télérama.

    Un des jeunes philosophes les plus intéressants de sa génération.  Les Inrocks.

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  • "A sa mort, en 1919, l'énigmatique Victor Segalen n'avait publié que trois ouvrages - Les Immémoriaux, Stèleset Peintures -, lesquels annonçaient déjà la puissance d'une oeuvre qui, paradoxalement, restait à venir. Car Segalen avait beaucoup écrit pendant sa brève existence de quarante années et cet Essai sur l'exotisme fait partie d'un ensemble posthume désormais accessible. Très tôt, en effet, Segalen avait formé le projet de réévaluer la notion d'exotisme. De lui redonner une authenticité, une plénitude, qui lui avaient été confisquées par la mode littéraire issue de Bernardin de Saint-Pierre. Pour lui, l'exotisme, c'est d'abord une catégorie de la sensibilité qui permet de " percevoir le divers ". Et l'exotisme, c'est l'art, subtil, d'accéder à l'autre. Or, au début de ce siècle, à l'heure de l'universalisme colonial, rien n'est moins " politiquement correct " que de tels propos. Aujourd'hui, ce texte a conservé toute sa force et son audace. Servi par une prose incroyablement fraîche, il reste, comme le souhaitait son auteur, un irremplaçable " bréviaire de la différence " qui vaut plus, et mieux, que bien des traités d'ethnologie."

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