• Si Yvonnick a un prénom et des bras d'homme, c'est grâce à sa mère qui lui a appris à se défendre des coups. Et ces bras, elle en a bien besoin depuis que son mari, qui travaillait aux forges de Basse-Indre, n'est plus là. Yvonnick est veuve, au bord de l'expulsion, et mère d'un enfant fragile. Lorsqu'on lui propose de prendre la relève du brave homme dans ce fleuron de la sidérurgie, elle se retrousse les manches, et devient métallo. Une vie ouvrière de lutte qui ne l'empêche pas de se faire respecter des hommes ni de gagner son indépendance, et surtout, d'être fière de son travail à l'usine et de sa communauté solidaire...

  • Sur les landes battues par les vents et les vagues du Cap de La Hague, il se disait encore, à la fin du XIXe siècle, que les « bergers blancs », qui louaient leurs bras à la saison, venaient de la mer. Les paysans craignaient ces hommes libres, à la peau diaphane d'albinos, arborant à l'épaule un tatouage de bateau au mat brisé : des jeteurs de sort, qui pouvaient lire l'avenir dans les mains et les eaux dormantes...
    Puisant son inspiration dans les souvenirs des habitants de cette partie la plus secrète de la Normandie, la romancière Catherine Ecole-Boivin nous entraine sur les pas de Léo, le berger un peu sorcier, et de sa fille adoptive Katica, « La Dormante », dotée d'un étrange pouvoir de guérison.
    Traversant un demi-siècle d'Histoire, cette grande saga, où passions et émotions sont indissociablement mêlées aux forces mystérieuses de la nature, redonne vie à un monde rural oublié.

  • Voici le témoignage d'un homme né en 1927, qui a observé pendant toute son enfance son père rebouteux et hérité de sa mère l'incroyable don de soigner zonas et brûlures.
    Grâce à ce précieux legs, il ira, itinérant, soulager les souffrances des uns et des autres, entre le Mont-Saint-Michel et la Bretagne. Avec lui, on pénètre un univers où la raison lâche parfois prise quand le corps et les mots guident les gestes du soignant.
    D'une rare humanité, cet homme déroule le fil de sa vie ponctuant ses confessions d'histoires surprenantes au coeur d'une campagne presque disparue à conserver au sein de notre mémoire collective.

  • Dix jours après l'ouverture des portes du ciel, le Cosmos s'incarne aux quatre coins de l'univers.
    A l'échelle des hommes, le seigneur de Latroce continue son oeuvre de fureur et de chaos, animé par une colère inépuisable. Maître Kobayashi, quant à lui, arpente la voie de l'Enfant, essayant de trouver le véritable sens à son enseignement : « Semez le Chaos dans l'Harmonie, comme le projectile sème le trouble dans l'eau immobile. Répandez de l'Ordre dans le Désordre quand le Faux gagne sur le Juste. Propagez la subversion créative quand la Loi devient indigne. Cultivez le Beau et le Bon. » A la lumière de la Fleur de Dieu, un spectaculaire dénouement se profile.

  • De la presqu'île du Cotentin au pays lauragais, dans le sud-ouest de la France, Margriette ne s'est jamais séparée de son petit bonnet de laine rouge. Souvenir de guerre de son père, triste témoin du départ de sa mère, c'est grâce à lui qu'elle a trouvé son âme soeur. Le jeune homme l'accepte telle qu'elle est : garçon manqué, et fille de parents divorcés. Cependant, alors que gronde la révolution algérienne et que l'industrie gagne chaque jour du terrain, la vie dans le monde rural est de plus en plus difficile, et la jeune agricultrice doit se battre pour réussir à tracer son sillon.

  • « Ma fille ne se marie pas ! » Voici ce que rétorque la paysanne Aimée aux soupirants de Jeanne. Car la mère, vouée à la solitude depuis la mort au front de son mari adoré durant la Grande Guerre, et dont elle relit, inconsolable, les lettres d'amour, décide de garder près d'elle ses deux derniers enfants.
    Sinon, qui pour travailler la terre ?
    Initiée par Aimée, accoucheuse à l'occasion, aux mystères de la vie, Jeanne, elle, n'enfantera jamais. Mais la belle Jeanne est une fille des falaises, du vent, de la terre cotentine. Une âme forte. Depuis son jeune âge, elle aime Germain qui, bientôt, devient son amour défendu.

  • Dans la presqu'île du Cotentin, Aëlle et Madalen Kermadec rencontrent à la faveur d'un bal champêtre les vieux garçons Valvachet. Ils se marient d'un bel amour. Au côté de Roland, potier, Madalen s'épanouit dans son métier d'institutrice, tandis qu'Aëlle rejoint Auguste dans sa ferme à La Hague. Mais la voyante Thilda pressent un drame qui va marquer toute une famille du sceau de la honte et du secret...
    Ce roman, riche en émotions, sonde les passions de l'âme humaine tant dans leur violence que dans leur infinie bonté.

  • Normand est né de père américain et de mère française ; il est de ceux que l'on surnommait au sortir de la guerre les « Amerloques », ceux à qui l'on inventait un père héroïque, un père de légende. Mais Blanche comme beaucoup d'autres éleva seule son « fils de G.I. » et, lorsque Normand découvrit l'effroyable secret, sa vie avait déjà basculé...

  • Mimi Guillain est née en 1916, à Dives-sur-Mer. Sa mère, robuste et généreuse infirmière d'origine bretonne, a décidé que sa fille serait institutrice. En 1933, Mimi entre donc à l'école normale de Caen, dont la directrice, philosophe, lui apprend à penser "par elle-même". Mimi choisira ainsi, pour son premier poste, d'inaugurer une " classe maternelle Freinet ", une pédagogie moderne prônant le "dessin libre", les activités manuelles, le sport, le travail en petits groupes où le rythme de chacun est respecté. Mimi Guillam nous raconte sa vie, ses souvenirs, pleins des sourires des écoliers qu'elle a chéris et guidés durant des décennies. Elle qui a toujours considéré l'enfant comme le premier des pédagogues nous parle aussi de sa famille, de ses activités en faveur de l'éducation populaire avec son mari Robert Denis, des premières auberges de jeunesse, de la guerre contre les nazis durant laquelle, avec d'autres femmes, elle a gardé et protégé trente-quatre petits élèves... Aujourd'hui directrice retraitée de l'école maternelle de la Pigacière de Caen, âgée de 94 ans, Mimi milite toujours pour que l'on reconnaisse que l'éducation ne se fait pas seulement dans la classe, mais se rencontre à chaque seconde d'une existence.

  • « Je suis un paysan du mot pays. Parce que j'ai refusé les engrais et les pesticides pour ma terre, longtemps on a dit de moi que j'étais un arriéré. Je l'ai nourrie de fumier et de varech. Je ne veux pas tuer ma terre vois-tu. Tuer la terre, c'est selon moi, tuer l'humain. » Paul Bedel.
    Cet ouvrage, conçu par Catherine École-Boivin avec Paul Bedel avant qu'il ne nous quitte en septembre 2018, est un hommage au paysan poète de la presqu'île de la Hague en Cap-Cotentin, révélé par un documentaire cinéma qui l'avait fait connaître dans la France entière : Paul dans sa vie.

    Ce livre inédit est un recueil de ses pensées, illustré de photographies et de pages manuscrites de ses carnets, pour la première fois révélées. Les paroles de sagesse que Paul Bedel nous laisse en héritage.

  • Paul Bedel et la biographe Catherine Ecole-Boivin sont liés par une belle amitié qui conduit à ce livre émouvant qui nous conte la vie de Paul. Catherine restitue les ambiances de ce coin de terre qui affronte la mer, au bout du Cotentin. L'univers de Paul, devenu passeur d'un monde en voie de disparition, transmetteur d'une mémoire vivante. Il vous invite à l'écouter, en prenant un café accompagné de Petits-Beurre, sur une table en bois patinée par les ans.
    S'il vous révélait sa vie d'agriculteur, s'il vous présentait ses vaches, Echalote, qui "sentait l'oignon", ou Copine "toujours sympa avec tout le monde" ? S'il vous parlait des choses qui n'arrivent qu'aux vivants, de ses coups de gueule, de ses coups de vie ?

  • Un livre qui sent bon les embruns du large, dans le franc parler des marins pêcheurs pour qui la mer est leur champ de labeur. Un témoignage sur la vie de ces hommes, mais aussi sur celle de ces femmes qui attendent et attendent encore. Les enfants que l'on ne voit pas toujours naître et grandir.

    Yvon David est l'un des plus célèbres patrons pêcheur du littoral Français. Plusieurs fois « ruban bleu » des pêches, champion d'Europe de la rentabilité, il a raclé ses bottes sur vingt-quatre bateaux différents dont Le Précurseur, qu'il a dessiné et fait construire, le premier cordier à pont couvert de France.

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