• « Comme certains de mes livres, Théories de théories est une tentative de classement au moyen d'une forme. Son titre s'explique par le double sens du mot ''théorie'', c'est-à-dire une proposition générale sur un sujet donné et une succession d'êtres ou de choses à la file. (Quand on dit : il y avait une théorie de chats, cela signifie que plusieurs chats se suivaient les uns derrière les autres.) Il se passe en une journée, à partir du moment où, levé, on s'habille (« théorie des beaux vêtements »), et s'achève à la fin du jour (« théorie du coucher du soleil »). Entre les deux, je propose des théories sur tout ce que l'on appelle la vie, ou du moins la vie comme je l'entends.
    On y trouvera une théorie du désir, une théorie de l'amour, une théorie des ponts (si mal en point dans le monde de murs où nous vivons), une théorie des grandes vieilles actrices de théâtre, une théorie des mappemondes, une théorie du temps, une théorie de la couleur marron, une théorie du rire, une théorie du mot fin dans les livres, une théorie des odeurs, une théorie des fleurs coupées, une théorie de l'ombre et une théorie de la lumière, bien d'autres.
    Ces théories, pour moi, ressemblent aux bâtons de métal qu'on nous faisait frotter en classe de physique pour attirer la limaille de fer. Elles rassemblent ce qui est épars, à la merci des coutumes, des idées reçues, des superstitions, de l'ignorance, et proposent des interprétations plausibles. Elles ne cherchent pas à être ''vraies''. Théories de théories est, en quelque sorte, une boîte à outils.
    Je dois ajouter que ''théories'' ne veut pas dire abstrait. Mes théories, qui sont parfois longues, parfois courtes, le plus souvent des essais, quelquefois des fictions, se fondent sur des observations, des faits historiques, les remarques des auteurs les plus divers de tous les temps et de tous les pays. Des expériences sensibles, aussi. C'est mon livre le plus intime. A la fin, j'espère qu'on en aura retiré une certaine conception du monde, suivant ce que l'on pourrait appeler une pensée moirée, à la façon de la moire du tissu, changeante et variée comme la vie. ».
    Ch. D.

  • Publié pour la première fois en 1995, Les écrivains français racontés par les écrivains qui les ont connus est une passionnante anthologie réalisée et préfacée par Charles Dantzig. Elle rassemble, du XVIe siècle au XXe siècle, des témoignages de première main rarement sinon jamais reproduits jusque-là sur trente-sept des plus grands auteurs de notre littérature.
    Voici Claude Binet, ami de Ronsard, évoquant la séduction qu'exerçait l'auteur des Sonnets pour Hélène sur le roi Charles IX. Au XVIIe siècle, c'est Marie de Gournay, la « fille d'alliance » de Montaigne, qui est racontée par le mémorialiste le plus spirituel de son temps, Tallemant des Réaux, et Molière par La Grange, le secrétaire de sa troupe, tandis que Charles Perrault parle avec sagacité et affection de La Fontaine. Au XVIIIe siècle, Rousseau est évoqué de manière inattendue par Bernardin de Saint-Pierre, l'auteur de Paul et Virginie. Un siècle plus tard, Mérimée raconte son ami Stendhal avec sa vivacité habituelle ; Victor Hugo se remémore les derniers jours de Chateaubriand, à qui il avait tant voulu ressembler ; les Goncourt, pourtant si méchants, font de Flaubert un portrait à la fois attendri et admiratif. Au XIXe siècle, c'est au tour de Maurice Sachs de se remémorer Jean Cocteau, sa séduction et son talent. Quant à Serge Doubrovsky, il met en scène sa rencontre avec un Jean-Paul Sartre épuisé et malade, mais à l'intelligence aussi vive que toujours : « Je m'arrête, j'attends. [...] La tremblote a disparu par enchantement. L'oeil terne se rallume, lance des éclairs. » Qui connaît mieux les écrivains que les écrivains ?
    Dans une longue préface, Charles dantzig propose une réflexion sur ce qu'est ou peut être la biographie d'un écrivain. Le complément indispensable à son Dictionnaire égoïste de la littérature française.

  • De quelle mystérieuse façon un poignet cassé sur la hanche, geste des aristocrates du XVIIIe siècle, a-t-il ressurgi chez un rocker de 1960 ? Le geste de la main d'un bébé qui s'ouvre comme une étoile de mer ne serait-il pas un souvenir des âges immémoriaux où nous étions algues ou poissons ? Y a-t-il des gestes d'hommes, des gestes de femmes ? Des gestes nationaux, des gestes universels ? Gestes de la sexualité, de la politique, des comédiens, gestes imités de nos morts aimés, ils ne sont pas l'ombre des mots ; ils peuvent être une forme de création. Plus encore qu'un langage du sens, un rapport unique au temps. Que disent ces gestes que tout le monde fait et que personne ne semble vraiment regarder ?

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  • Qu'est-ce qu'une légende politique ? Comment se forme-t-elle, et surtout, comment se perpétue-t-elle dans un pays tout en s'étendant au monde entier ? Nul autant que Bonaparte se muant en Napoléon n'offre de meilleur moyen de l'examiner. Partant de la très insolente et très simple méthode de propagande ayant permis à un homme seul de prendre le pouvoir, Charles Dantzig réfléchit à la façon dont celle-ci s'est transformée à travers les temps. D'un système nostalgique d'adoration au service, non plus d'un homme, mais d'un parti, la « légende napoléonienne » est sortie de France pour, perdant toute signification politique, devenir aujourd'hui un signe qui n'a plus de sens, une sorte d'art décoratif. Et c'est sans doute ainsi que toutes les légendes politiques évoluent.
    Après Chambord-des-songes, Le napoléonisme. Les trois stades du légendaire est le deuxième livre où l'auteur réfléchit à ce que l'on appelle l'histoire et à la façon dont les songes mènent et modèlent les sociétés. On l'y retrouve tout entier, avec son style unique, inattendu, brillant et profond.

  • En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française, immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n'avait pas d'équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd'hui devenu un classique.
    Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l'explique, l'auteur ne croit pas à la notion d'étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n'a été constitué par l'unique lecture de livres français. De même, aucun lecteur n'est constitué par l'unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c'est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l'auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l'intéressent, le passionnent, l'éveillent, et non à partir d'on ne sait quels canons de la littérature.
    Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d'articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein...), des oeuvres (Amant de Lady Chatterley (L'), Guépard (Le), Petit Livre rouge (Le)...), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui...), des notions (« Bonheur », « Enterrements d'écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »...). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »...). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d'en parler avec l'auteur. Venez converser avec Charles Dantzig.

  • Voici sept personnages avec qui nous vivons, des premières manifestations contre le « mariage pour tous » jusqu'aux dernières. Il y a Ferdinand, jeune homme blessé par la vulgarité de son père, le député Furnesse, vedette homophobe des médias ; Pierre, le grand écrivain n'écrivant plus ; Ginevra, qu'il tente d'aimer ; Armand et Aaron, en couple ; Anne, si belle et victime de sa beauté.
    Que s'est-il passé durant cette période ? Quel esprit est entré dans Paris, si contraire à Paris ? Comment ce qu'on appelle un événement transforme-t-il la vie des hommes ?
    Le grand roman de l'amour au temps de la haine.

  • "A" comme "Apollinaire", mais aussi "Age des lectures". "B" comme "Balzac", mais aussi "Bibliothèques de maison de campagne", "Belle du seigneur". "C" comme "Corneille", mais aussi "Commencer (par quoi) ". "D" comme "Du Deffand", mais aussi "Décadence et mort d'un écrivain" ou "Del Dongo"... De François Villon à Françoise Sagan, le Dictionnaire égoïste de la littérature française rassemble des auteurs célèbres et des méconnus, des oeuvres lues et d'autres qui pourraient l'être davantage, des personnages de fiction, des notions. Ce n'est pas un dictionnaire comme les autres. Il est érudit, allègre, partial, drôle, s'intéressant aux êtres en plus des écrits, brillant, inattendu. Bref, il est à part. C'est un exemple achevé de gai savoir. Il tient à la fois du Dictionnaire des idées recues de Flaubert pour le côté "dictionnaire", d'Une histoire de la littérature française de Kléber Haedens pour la mauvaise foi indispensable à tout critique bien né, et d'Une histoire personnelle de la France de François George pour la légèreté de son esprit de vagabondage. "Le" Dantzig, comme on l'appellera désormais, conjugue toutes leurs qualités.

  • Chambord-des-songes

    Charles Dantzig

    «La langue française est la seule grande langue du monde à disposer de deux mots là où l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien n'ont que "dream", "Traum", "sueño", "sogno" : nous avons "rêve", nous avons "songe". Il me semble que l'un s'oppose à l'autre. Le rêve est stérile et néfaste, le songe est créatif et faste. On fait de mauvais rêves, on ne fait pas de mauvais songes. Toute l'histoire du monde pourrait être interprétée selon cette idée. Quand François Ier a eu l'idée de conquérir l'Italie, il a rêvé, il a été fait prisonnier. Quand il a eu l'idée de Chambord, il a songé et nous a légué l'un des plus beaux châteaux du monde. Voici l'histoire de Chambord, de 1519 à nos jours, voici ce qu'on appelle l'histoire de ce qu'on appelle la France par ce château si poétique, si sublime, se suffisant tellement à lui-même qu'il a absorbé tous ceux qui l'ont occupé, de Stanislas Leczinski aux princes de Bourbon-Parme, n'acceptant comme concurrent dans nos mémoires que le roi qui l'avait conçu. Un roi humaniste, dont la leçon pourrait être réveillée de nos jours où les brutes de tous les pays s'unissent pour broyer toute idée d'humanité. Nous n'avons pas peur. Nous avons le songe de Chambord.»

  • La lecture n'est pas contre la vie. Elle est la vie, une vie plus sérieuse, moins violente, moins frivole, plus durable, plus orgueilleuse, moins vaniteuse, avec souvent toutes les faiblesses de l'orgueil, la timidité, le silence, la reculade. [.] Lire ne sert à rien. C'est pour cela que c'est une grande chose. Nous lisons parce que ça ne sert à rien. C. D. Des conseils, des douceurs, des rosseries, et une conception de la lecture comme « soeur de la littérature », toutes deux marchant ensemble dans un combat contre le temps. Une philosophie de la lecture qui fait s'exclamer, s'enthousiasmer, applaudir, et qui ne donne qu'une envie : (la) relire.

    C'est un intégriste de la littérature, mais éclairé, érudit, souriant, plein d'humour. [.] L'écrivain passe avec brio du sérieux à la malice, et il n'est jamais autant persuasif que lorsqu'il jongle avec les citations, les références, les vacheries et les paradoxes. [.] Un jour, j'ai demandé à ma mère pourquoi il ne fallait pas mettre les coudes sur la table. Elle m'a répondu : « Parce que. » Pourquoi lire ? Parce que. Bernard Pivot, Le Journal du dimanche.

  • « Chef-d'oeuvre. » Quand ce très vieux mot utilisé au Moyen Âge pour l'artisanat a-t-il été appliqué à la littérature ? Y a-t-il un critère du chef-d'oeuvre littéraire ? Mieux, une recette ? Comment être sûr qu'un livre est un chef-d'oeuvre ? Un chef-d'oeuvre est-il éternel ? La postérité est-elle le bon juge ? Crée-t-on encore des chefs-d'oeuvre ? Parcourant les grands livres, d'Homère à Heine, de Boccace à Beckett, Charles Dantzig propose une analyse inattendue de l'oeuvre de James Joyce aussi bien que des considérations sur ce que l'on peut penser des Aristochats de Walt Disney. Il montre encore une fois que l'on peut associer le brillant et la réflexion, la virtuosité et la profondeur, l'érudition et l'esprit.

    Un essai mêlant fiction, analyse, confession et humour. Le Figaro littéraire.

    "Chaque page, chaque chapitre, chaque oeuvre, chaque émotion évoqués brillent d'un éclat de révélation, crépite d'intelligence joyeuse." Livres hebdo.

  • Ce livre n'est pas un recueil, dans le sens d'une réunion de pièces publiées ci et là, mais un livre de poèmes, entendu pour constituer un ensemble, avoir une forme et un sens précis. Démocratie du bord de mer, c'est le pays des amours gays. Les poèmes qui le composent évoquent l'origine, la géographie, les mythes, l'histoire, les danses et les amours de ce pays  peuplé de faons et de lions, au bord d'une mer chaude.
        Dans la lignée des grands livres de poèmes de la littérature gay, d'António Botto à Jean Genet, du Hombres  de Verlaine à The Man with Night Sweats  de Thom Gunn.   

  • « Dans l'un de ses premiers livres, "La Guerre du cliché", Dantzig évoque un de ses thèmes de prédilection et un élément essentiel de son esthétique : la place du cliché en littérature et ses dangers, sous la forme d'un dialogue qui porte la marque d'Oscar Wilde.
    Dans un essai inédit, "Ma république idéale", il développe une longue réflexion, à sa manière, mordante, vive et spirituelle, sur la situation de la création contemporaine et les périls que la tentation du populisme, sous prétexte de réalisme, fait peser sur la littérature et la fiction, ces fragiles et magnifiques garants de notre liberté de pensée. »

  • La vie, c'est un voyage dans le ventre d'un avion où, pour se distraire de ses douleurs, on regarde par les hublots. Ce roman commence quand un Boeing décolle pour Caracas et s'achève au moment où il va atterrir. Entre les deux, le narrateur, parti chercher son meilleur ami qui a disparu au Venezuela, regarde par les hublots de sa vie. Il est question d'amitié. Son ami lui en a dit des choses violentes. Il est question de sexe. Son ami a été abandonné par sa compagne. Il est question de politique. Son ami est allé enquêter sur Hugo Chávez. Il est question de noms, de rire, d'amour, de petits bruns, d'océans, du populisme qui submerge le monde comme une marée, de tout ce qui se passe durant un long trajet en avion. Il est question de nous. C. D.

  • Il n'y a pas d'Indochine, ce sont vingt-cinq histoires qui se passent à New York, au Caire, à Athènes, Lisbonne, Lille ou Strasbourg. Sous la conduite d'un narrateur, nous faisons ce que l'on pourrait appeler des visites d'idées. La postérité, le génie, les prétendus grands hommes, l'apparition du marbre blanc dans la sculpture, les chansons de variétés, les aquariums, etc. Nous aurons pour compagnons de voyage des écrivains (Proust, Kafka, Pasolini, Wilde...), des cinéastes et des peintres (Coppola, Klimt, Van Gogh...), et bien sûr le style incomparable, les aphorismes brillants et la salutaire irrévérence de Charles Dantzig.

    « Une oeuvre de jeunesse contenant les prémices de la suite. Le lecteur vorace, l'obsédé de listes capricieuses, le manieur d'aphorismes cinglants, l'érudit sentencieux suscitant tour à tour admiration ou agacement. L'homme a le goût sûr et les dégoûts surprenants. » Thomas Mahler, Le Point.

  • Voici, par l'auteur du Dictionnaire égoïste de la littérature française, un tour du monde et de la vie en huit cents pages de listes.
    Rangées par thèmes (les lieux, les gens, les corps et le sexe, les arts, les mots, l'histoire...), elles nous permettent de retrouver son érudition, son esprit, et même des confidences. On rit, on est caressé ou griffé, on l'écoute avec passion parler gravement de choses légères et légèrement de choses graves... Un livre sans équivalent.

  • Remy de Gourmont a été un des écrivains les plus importants de la fin du xixe siècle et du début du xxe. Romancier, essayiste et poète, prodigieusement intelligent, délicieusement mordant et puissamment influent, il est l'auteur d'écrits aussi scandaleux que Le Joujou patriotisme, aussi ironiquement décadents que Sixtine, aussi passionnants que les Promenades philosophiques. De cet esprit rempli d'érudition et d'irrespect, qui a vécu pour la littérature et par elle, Charles Dantzig dresse un portrait qui, au-delà de l'homme, évoque le Paris littéraire du temps.
    La plume brillante, drôle et vive de Dantzig, son esprit à la fois rare et pertinent font de cette courte biographie un délice de chaque page. Le Figaro magazine.

    De Remy de Gourmont, Dantzig a la liberté d'esprit et l'érudition. Son hommage est une flânerie parisienne, une fenêtre ouverte sur l'intimité d'une figure d'un autre temps, polémiste à ses heures, un peu blasé, un rien moqueur. Elle.

  • UN FILM D'AMOURBirbillaz ! Bir, bi, yazzz. L'essaim de la gloire bourdonne. Tout le monde parle de Birbillaz, le jeune réalisateur de génie, l'auteur du célèbre Un film d'amour. Birbillaz qui, après avoir obtenu le Lion d'argent u festival de Venise, s'est retiré du monde. Vous avez des nouvelles de Birbillaz

  • charles dantzig est l'auteur, chez grasset, de deux romans, nos vies hâtives (2001, prix jean freustié, prix roger nimier), un film d'amour (2003) et (lu dictionnaire égoïste de la littérature française (prix décembre, grand prix des lectrices de elle, prix de l'essai de l'académie française).

  • Charles Dantzig Nos vies hâtives «Vous avez tous connu Caroline ? Moi, j'en ai des souvenirs.
    Elle se vantait beaucoup de son prénom. C'est un prénom Premier Empire, disait-elle. Caroline, Pauline, Joséphine. Des terminaisons câlines pour des dragonnes. Dis, tu ne pourrais pas être un peu plus Bonaparte ? » En vingt-six histoires, un mannequin suicidaire, des snobs en rupture de mode, des bourgeois déclassés, des gloires d'un jour, des stars christiques, bref des êtres soumis à la hâte du siècle qui commence, se poursuivent, s'effleurent et s'esquivent. Dans le zapping de nos coeurs et le vacarme de nos esprits, Charles Dantzig dessine ces personnages trop fragiles. Ce sont des « Caractères » contemporains, à la façon de La Bruyère, mais ne cherchez pas de morale dans ce roman qui ironise et griffe, sinon celle-ci : « N'en faisons pas un drame, puisque c'est une tragédie. »

  • Remy de gourmont a été un des écrivains les plus importants de la fin du xixe siècle et du début du xxe.
    Prodigieusement intelligent, délicieusement mordant et puissamment influent, il est l'auteur d'écrits aussi scandaleux que le joujou patriotisme, aussi ironiquement décadents que son roman sixtine, aussi passionnants que les promenades philosophiques. ezra pound a dit de lui qu'il était " le meilleur résumé de l'esprit civilisé entre 1885 et 1915 ". de cet esprit rempli d'érudition et d'irrespect, qui a vécu pour la littérature et par elle, charles dantzig dresse un portrait qui, au-delà de l'homme, évoque le paris littéraire du temps.

  • Ce volume comprend les poésies quasi complètes de Charles Dantzig jusqu'aux Nageurs, en incluant deux séries de poèmes inédits, « Un Jour dans la vie du monde » et « Musée des yeux » (suite de poèmes centrés sur les yeux et le regard). De Les tombeaux bâillent (2003) à Le Chauffeur est toujours seul (1991), ce volume reprend des poèmes de tous ses recueils, comme Ce qui se passe vraiment dans les toiles de Jouy (1999) ou le Bestiaire (2003).
    Les poèmes sont précédés d'une préface inédite (« Interview de l'auteur par lui-même ») et de deux brefs essais sur la poésie.
    Le choix a été effectué par Patrick McGuinness, professeur de littérature française à l'Université d'Oxford.

  • Les nageurs

    Charles Dantzig

    Comme il l'avait fait avec À quoi servent les avions ?, dont un des poèmes décrivait par avance la destruction des tours jumelles, Charles Dantzig revient à un livre de poèmes centré sur un thème unique : la nage.
    Elle est ici à la fois bien réelle mais aussi métaphorique - d'une métaphore évidemment sexuelle.
    Après avoir abordé bien des types de natation, le volume se termine par des « Mémoires d'Océan », où l'Océan parle à la premiere personne.

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