• Des tempêtes, Ambroise, gardien de phare respecté de l'oeil-du-Diable, au large de Bréhat, en a traversé beaucoup. Dans sa vie personnelle aussi. Il a su, depuis, renouer avec un bonheur simple auprès d'une jolie Anglaise et de sa fille, Betty, qui se sont réfugiées sur l'île pour fuir un passé douloureux. Mais, en septembre 1987, l'adolescente disparaît.
    Or, un mois plus tard, un ouragan d'une violence inouïe balaie les côtes bretonnes et dépose au pied du phare une naufragée frappée d'amnésie. Pour Janet, la mère de Betty, c'est une bouée de sauvetage pour ne pas sombrer. Pour Ambroise, l'engrenage du silence s'enclenche face à un lourd cas de conscience...

  • Au premier regard, on les croirait soeurs tant elles se ressemblent, l'une brune, l'autre blonde. Parce qu'elles ont toutes les deux un bec-de-lièvre, Marie et Jeanne, sept ans, se lient d'amitié sur les bancs de leur école, dans le Finistère en cette année 1931. Leur première amitié. La dernière. Instants volés, heureux mais éphémères, bientôt anéantis par Hubert Lesvêque, notable qui ne tolère pas que Marie - adoptée contre son gré par son épouse - fréquente la fille d'un vannier.
    Puis vient cette nuit fatale, cette nuit de drames où tout bascule...
    Quelques années plus tard, dans leur maison au fond des bois, vivent le vannier et sa fille. Ils sont poursuivis par la haine de Lesvêque, et cernés par l'occupant allemand. Leur vie est comme suspendue, aux aguets. Pour cacher ce que personne ne doit savoir...
    Un roman poignant sur une impossible amitié et sur le droit à la différence.

  • Un Chien dans la nuit, un polar très efficace sous la plume de Daniel Cario, un auteur déjà reconnu et apprécié..

  • Bretagne

    Daniel Cario

    Un photographe, reconnu par la profession, qui a réalisé des ouvrages notamment sur la Bretagne : Crozon, Monts d'Arrée aux Éditions Géorama, mais aussi Finistère aux Éditions du Télégramme...
    Daniel Cario, auteur de fictions à succès aux Éditions des Presses de la Cité, du Rouergue, Palémon...
    Un reportage photographique inédit sur la Bretagne.

  • Ciel noir sur Port-Louis. Hiver 1991.
    Une petite fille à vélo est percutée par un chauffard, introuvable.
    Sept jours plus tard, on découvre le corps sans vie d'un jeune voyou, pendu au bout d'une corde. Suicide ? L'adjudant Philippe Derval en doute : beaucoup auraient bien réglé son compte à cet alcoolique notoire. On interroge sa soeur, adolescente un peu paumée qui partageait ses virées nocturnes. Elle livre des aveux édifiants.
    Journées noires pour Derval : d'autres meurtres suivent. En plus de sa sagacité, sa maîtrise de soi est mise à l'épreuve quand enquête et sentiments s'entremêlent.
    Les brumes de décembre se dissiperont-elles pour faire la lumière sur ces affaires que Derval devine liées ?

  • À Port-Louis, près de Lorient, la vie suit son cours entre rythme des marées et horizon du grand large. Mais ce matin-là, deux vieilles pêcheuses de palourdes, Guite et Fanch, découvrent sur une plage le cadavre d'Eugénie, « brave fille un peu bizarre ». Des indices sur le lieu du crime orientent l'enquête vers trois marins, estimés et respectés. Parti en mer, leur chalutier ne répond justement pas aux appels radio, et tarde à revenir. Au coeur de la tourmente, trois femmes guettent fébrilement le retour des matelots, l'une, son mari, la seconde, son frère, la troisième, son fils.
    L'un d'eux serait-il l'assassin d'Eugénie ?

  • Dans toute tradition populaire circulent des croyances qui dépassent l'entendement.
    En Bretagne sans doute plus qu'ailleurs...

    On le considérait comme le meilleur tailleur-brodeur de Pont-l'Abbé. Mais, péché d'orgueil, Lazare Kerrec s'est mis en tête de confectionner le plus beau des costumes, que nul ne devrait jamais porter. L'ouvrage achevé était d'une telle splendeur qu'on aurait cru l'oeuvre du diable. Qui sait ? En 1860, celle qui l'a porté, à l'insu de son créateur, n'a-t-elle pas été damnée ?
    Des décennies plus tard, le petit-fils du tailleur, Zacharie Le Kamm, a hérité de la parure. C'est un modeste chiffonnier, un pilhaouer, arpentant par tous les temps les terres désolées des monts d'Arrée. Même s'il désapprouve l'union de sa fille, Violaine, avec le fils d'un riche terrien, il accepte qu'elle revête les sublimes atours pour ses noces au printemps 1900.
    Comme pour défier la malédiction...

  • 1928, Finistère.
    Un petit garçon étrange vagabonde seul sur les chemins. Dans sa tête, tout est bruit, tout est son, tout résonne trop intensément. Symphorien a fui la cave où sa mère l'a élevé dans l'ignorance du monde et des hommes. D'aventures en rencontres, c'est un colporteur qui va changer sa vie. Il décèle en lui le don d'oreille absolue, qui lui permet de mémoriser d'instinct toute mélodie. Et sa voix d'exception.
    Voici le maître et l'enfant prodige allant, de pardons en foires, chanter leurs complaintes alors que gronde bientôt le fracas de la guerre...
    Mais Symphorien n'oublie pas d'où il vient, ni sa mère qu'il a abandonnée...
    Un roman magnifique, autour de savoirs ancrés dans la grande tradition populaire bretonne, qui fait revivre le temps des veillées campagnardes et des fêtes des travaux des champs.

  • 1900. Dans le Nord, sur la côte d'Opale, Angèle fait partie de la communauté des sautrières, ces moissonneuses de la mer qui, chaque jour, se réunissent pour pêcher la crevette. Personne ne sait rien d'elle et nul ne s'en soucie : elle n'est pas d'ici. Une seule chose étonne : son affection quasi maternelle pour Cathy, 14 ans, fille de marin et novice du filet. Dans cette existence seulement rythmée par les marées débarque bientôt Gabin, le petit-fils d'agriculteurs voisins, lui aussi fasciné par la jeune fille.
    Désormais au centre de l'éternelle rivalité qui oppose paysans et pêcheurs, gens de la terre et gens de la mer, Cathy va devoir affronter un terrible secret.

  • Vif, tendre et plein de ressources, Auguste a fait des bois de Saint-Fiacre, au coeur du Morbihan, son royaume et son terrain de jeu. Depuis sa naissance, mère et grand-mère sont liguées contre lui. En guise d'éducation, taloches et brimades constituent son lot quotidien. Né de père inconnu, Auguste porte bien malgré lui le secret coupable de ses origines...
    C'est au détour d'un chemin creux qu'il fait la rencontre qui va marquer à jamais sa jeune existence. Ainsi débute l'histoire d'une amitié indéfectible entre deux solitaires, un petit mal-aimé et un vieux rebouteux mis au ban de la communauté villageoise.

  • Les coiffes rouges

    Daniel Cario

    1924. Épouses, filles, mères de marin, elles sont toutes Penn Sardin à la conserverie Guéret sur le port de Douarnenez. Chaque jour, sous les ordres des contremaîtresses, elles s'échinent à une cadence infernale pour un salaire de misère. Parfois dures entre elles, les sardinières restent cependant solidaires et aucune n'a oublié la vieille Clopine, mise à la porte et qui attend son heure, patiente.
    Un matin, avec tout l'éclat et l'insolence de sa jeunesse, surgit Dolorès. Bientôt, le destin la conduira à embrasser la révolte et battre le pavé rouge avec ses camarades.

  • Deux romans qui explorent, dans un registre différent, le thème de la séquestration.
    Roman 1 : La Maison des sens.
    Roman 2 : Le Blockhaus de la lande.

    La Maison des sens.
    Lors d'une balade en pleine campagne, Gautier Véronne est attiré par une bâtisse singulière. Protégée par de hauts murs, en apparence inaccessible, elle ne présente aucune ouverture. Intrigué, il se demande qui peut vivre en un pareil endroit. Il parvient à y pénétrer, il n'est pas au bout de ses surprises.
    Une montée progressive dans l'angoisse, une approche sensuelle de l'enfermement, avec un dénouement imprévisible.
    Le Blockhaus de la lande.
    Alors qu'ils se croient invités par un ami, Rodolphe et Madeleine Combert se retrouvent enfermés dans un blockhaus perdu au milieu d'une lande. Au fil des heures leur sont projetées des images bouleversantes dans un univers sonore qui leur rappellent des souvenirs qu'ils s'efforçaient d'oublier.
    Bourreaux ou victimes, c'est en effet dans leur passé que se trouve l'explication.
    Un huis-clos particulièrement éprouvent, une plongée implacable dans l'horreur des camps.

  • Jusqu'aux années 1950, sabotiers et charbonniers sont une caste à part, vivant dans des huttes misérables dans les bois. Louis-Marie et Céleste Conan ont grandi dans la forêt de Camors, en Bretagne, avec leur père sabotier. Anaïs, la mère, épuisée de « vivre comme des bêtes » dans leur hutte humide et bouleversée par la naissance de son cadet trisomique, a fui. On ne l'a plus jamais revue.
    Ne plus être à la marge, différent des autres... Depuis l'enfance, Louis-Marie a à coeur de concrétiser son rêve : construire sa maison. Une vraie, en pierre, avec un toit. Le jeune homme est tout à son oeuvre, à son immense chantier. Tandis que son frère Céleste, adolescent à la face de lune et à la force colossale, perçoit autour d'eux les dangers d'un monde troublé, alors en pleine Occupation...

  • En 1958. Dans une maison isolée au plus profond de la forêt, une femme tient captif un jeune homme d'une vingtaine d'années. Démence, vengeance... Que lui veut-elle ? Elle va jusqu'à abuser de lui. Après des jours de doutes, d'angoisses et d'émotions troubles, Silvère Lavarec parvient à fuir. Mais comme pour redonner à cette pauvre âme égarée -qui a contre toute attente réveillé ses sens endormis - une certaine dignité, le religieux veut reconstituer l'histoire de celle dont il a découvert par hasard l'identité : Blandine de Quincy. Sous le sceau du secret de la confession auprès de ceux qui l'ont connue, Silvère entrevoit peu à peu le chemin qui a conduit cette femme de trente-six ans, bien née, vers la folie, la solitude et l'obsession de la maternité. Car sa vie est une succession de tragédies et de violences...
    La mission de Silvère, aussi charitable soit-elle, n'est-elle pas risquée ?
    Car il ne le sait pas encore, mais il est déjà damné...

  • Existe-t-il pire déchéance pour un écrivain que d'être victime de la maladie d'Alzheimer ?
    Paniqué par la perspective de la déchéance totale, Lucas Macaire voit son lexique se résorber inexorablement.
    Or un neuropsychiatre faisant partie de ses relations travaille sur une molécule permettant d'espérer recouvrer la mémoire.
    Lucas accepte de servi de cobaye. À ses risques et périls.

  • « Plus que tout autre port, Lorient est fille du large, maîtresse ou compagne de marins, étreinte passagère de corsaires, non seulement pour des conjonctures économiques évidentes, mais aussi et surtout pour avoir été le point de départ d'aventures lointaines, vers des contrées exotiques et mirifiques. Avec la même émotion intense que j'ai éprouvée à me plonger dans les souvenirs de nos ancêtres dans nombre de mes romans, il m'appartient de retracer le passé historique de cette ville qui n'a pourtant vu le jour qu'à la fin du XVIIe siècle. Risquons-nous à y pénétrer... » Ancien professeur de lettres à Lorient, Daniel Cario est un romancier prolifique. Ses romans, campés en Bretagne (la trilogie du Sonneur des halles, Le Brodeur de la nuit), dans les Cévennes (L'Or de la Séranne), ou le Berry (La Miaulemort), sont publiés aux éditions Coop Breizh, aux Presses de la Cité, chez Beluga et au Rouergue. Dans son pays lorientais, Daniel Cario est une figure incontournable qui trouve ici l'occasion d'exprimer son amour fidèle à la ville à laquelle il est très attaché.


    L'ambitieuse collection « Pour l'amour de », éloge géographique du voyage en France, avec 6 nouveaux titres à paraître, se réjouit d'accueillir des auteurs du patrimoine littéraire, en même temps que des auteurs contemporains, qu'ils soient français ou étrangers.

  • Des tempêtes, Ambroise, gardien de phare respecté de l'oeil-du-Diable, au large de Bréhat, en a traversé beaucoup. Dans sa vie personnelle aussi. Il a su, depuis, renouer avec un bonheur simple auprès d'une jolie Anglaise et de sa fille, Betty, qui se sont réfugiées sur l'île pour fuir un passé douloureux. Mais, en septembre 1987, l'adolescente disparaît.
    Or, un mois plus tard, un ouragan d'une violence inouïe balaie les côtes bretonnes et dépose au pied du phare une naufragée frappée d'amnésie.
    Prémices d'un drame, tendu comme un huis clos, où se mêlent vengeance et folie, avec en toile de fond la solitude morale d'un homme en proie à un terrible cas de conscience.
    Un roman à l'ambiance noire et marine.
    />

  • Petite Korrig

    Daniel Cario

    « En breton, ar korriged désigne les lutins, mais aussi les nains. Korrig faisait partie de ces derniers, ce qui lui avait valu son sobriquet. [...] Humiliée par ce surnom, Korrig ne l'avait jamais été, et elle n'aurait sans doute pas répondu à son vrai prénom, auquel son oreille n'avait été que peu habituée. Un prénom pourtant charmant?: Violette. » Korrig habite une ferme isolée au coeur de la forêt du Faouët, pleine de croyances et de traditions en ce début du XXe siècle. Sa mère lavandière l'a élevée seule, dans l'acceptation de sa différence : sa petite taille. Après la mort de cette dernière, la jeune fille s'est retranchée dans une vie solitaire. Sa rencontre violente, quelques années plus tôt, avec quatre chasseurs a bouleversé à jamais le cours de son existence ; depuis, elle craint d'être démasquée... Car, loin de tous, Korrig préserve son incroyable secret.

  • La parure du cygne

    Daniel Cario

    Suite de la série «Le Brodeur de la nuit». Dans le deuxième tome «Les Habits de lumière», on avait laissé la petite Celina enfin heureuse et bien mariée. Pourtant son destin se complique dans ce dernier tome. Elle excelle toujours dans l'art de la broderie et travaille à l'atelier des Brodeurs de l'Odet à Quimper. Son mari et son amant connaissent tous deux la guerre de 1870, et en tant que Bretons sont après la défaite confinés au camp de Conlie de sinistre mémoire. Célina traverse des relations amoureuses tumultueuses, perd un enfant, garde une fille. Mais elle finira par se mettre en ménage avec le Jacquot héros des deux premiers tomes, brodeur bientôt bigouden puisqu'il déménage à Pont-l'Abbé. La crise sardinière au début du xxe siècle est aussi magnifiquement évoquée, avec le début de la dentelle à l'aiguille et du picot, pour sauver les familles de marins désoeuvrés et affamés.

  • Petit à petit, il le sait, Jacob perd la vue et, du même coup, son métier de tailleur-brodeur, si dur et mal-aimé. Il trouve en un jeune orphelin plus qu'un apprenti excessivement doué : un successeur et un fils. Une plongée romanesque dans les ateliers de broderie, l'usage et le faste des costumes, la difficile transmission...
    Le roman se plaît à ressusciter la vie paysanne dans la deuxième moitié du XIX siècle, d'abord à Locronan, où se tient l'action principale, amis aussi dans toute la Basse-Bretagne. La documentation rigoureuse de Daniel Cario fait merveille, et les scènes de noces traditionnelles, de veillées et de funérailles sont incroyablement fidèles à la réalité de l'époque.

empty