• L'école est-elle submergée par le racisme et l'antisémitisme ? est-elle la proie et la victime de " dérives communautaristes " ? entre l'interprétation des statistiques ministérielles et les fictions catastrophistes de l'après- 11 septembre 2001, l'école publique fait l'objet d'une attention inquiète.
    Nombreux sont ceux qui s'interrogent, face aux signes manifestes d'une ethnicisation des relations sociales à l'école, mais aussi face à des événements qui font disparaître les faits derrière une surinterprétation médiatique. que se passe-t-il vraiment ? les grilles de l'école et les valeurs républicaines sont-elles un rempart suffisant face à la barbarie ou cachent-elles à leur corps défendant les signes annonciateurs de la catastrophe.
    Pour la première fois en france, une étude, armée par les méthodes des sciences sociales, traite de ce qui se passe à l'école en fait de racisme. elle tente de comprendre et de mettre en relation ce qui est signalé comme racisme par les autorités scolaires, ce qui est perçu et traité par les enseignants et les équipes, et ce que les élèves vivent du racisme à l'école. se penchant sur les faits et sur leur construction, en croisant les interprétations, cet ouvrage donne à voir la complexité et l'ambivalence des processus à l'oeuvre.
    Car les faits de racisme à l'école parlent aussi du fonctionnement de l'école. et la possibilité d'agir contre le racisme à l'école dépend aussi de la capacité à transformer les rapports sociaux et éducatifs au sein de celle-ci.

  • La France est-elle en voie d'éclatement ? Les fondations de la République française sont-elles minées ? La Démocratie, la Raison, l'Etat, la Nation... seraient, entend-on dire, autant de « valeurs » en voie d'extinction.
    Mais où est la menace et qui constitue cette menace ? Sans que cela soit une réponse implicite à ces questions, le danger porte désormais un nom, depuis que les politiques publiques ont identifié dans le "communautarisme" un nouvel objet d'action.
    « Communautarisme »... Quelle est donc cette idée aux contours flous et que nous dit ce mot de l'état de la société française ? Que produit cette catégorie improbable qui s'impose comme un nouveau champ de « lutte » pour l'Etat oe
    Le « communautarisme » n'est-il pas en fin de compte le terme générique d'un ennemi d'Etat qui permet à la société française de construire le « choc des civilisations » qu'elle prétend éviter oe




  • A la suite de l'entreprise, les pouvoirs publics n'ont de cesse d'exiger du "partenariat" ou du "réseau", pour "retisser le lien social" et dépasser les "cloisonnements" institutionnels et sectoriels. Cela ne va pourtant pas de soi. Force est de constater que l'injonction sied mal à la coopération. Comment s'organisent ces logiques contradictoires ? Cet ouvrage s'appuie sur plusieurs expériences : une fédération de centres sociaux, un réseau santé-social, un projet de partenariat sur un quartier de la politique de la ville.

  • L'idée de partenariat a envahi le champ social au point de s'imposer comme une nouvelle référence de l'action publique et du travail social.
    Bien que l'idée qu'il recouvre ne soit pas fondamentalement neuve, ce néologisme s'est imposé récemment, dans un contexte de profonde transformation des politiques sociales. Que signifie-t-il ? Comment comprendre sa diffusion rapide et envahissante malgré son apparition tardive ? La force de cette nouvelle injonction à "faire du partenariat" va de pair avec un flou, à la fois conceptuel, politique et méthodologique.
    Comment s'y retrouver ? Comment se réapproprier ce qui n'est qu'un discours pour construire des pratiques de coopération ? A quelles conditions travailler en partenariat peut-il prendre sens et produire du sens pour le travail social et l'action publique ? C'est à défricher ces questions que ce livre se consacre. Dans une perspective transversale, qui associe délibérément la réflexion et la dimension pratique, cet essai, étayé par diverses expériences, propose de faire le point sur cette notion.
    Il revient sur l'origine du terme, sur les conditions de son émergence, il critique ses usages et propose de le redéfinir avec méthode et exigence. En invitant à ouvrir des questions complexes plutôt qu'à donner une illusoire réponse-type, cet ouvrage cherche à indiquer des points de passage possibles vers une pratique du travail ensemble. II est un appel à ce que le travail social se ressaisisse de sa capacité d'expertise, et se mette à fabriquer de l'intelligence collective.

  • La mise en place du dispositif " R.M.I. " n'a pas manqué de révéler l'état de santé déficient de bien des bénéficiaires. Cause ou conséquence d'une exclusion rampante, les troubles renvoyant à la santé mentale semblent fréquents. Les travailleurs sociaux chargés de l'accompagnement des personnes en difficulté d'insertion se tournent régulièrement vers la psychiatrie. En tant qu'institution celle-ci est alors amenée à se positionner, à réagir, à répondre ou non à bien des sollicitations. La santé mentale est-elle un champ qui permet la rencontre des protagonistes ? Le partenariat entre intervenants du dispositif " R.M.I. " et psychiatrie est-il souhaitable et possible ?

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