Littérature traduite

  • À Brescello, petit village italien du territoire de la Bassa padana dans la plaine du Pô, la rivalité est permanente entre Peppone, le maire communiste qui vient de triompher aux élections et Don Camillo, le curé de choc qui prend quotidiennement à part le Seigneur dans son église. Dirigeant deux clans de choc, les deux hommes, bien que rivaux, restent malgré tout amis depuis l'enfance. C'est d'ailleurs souvent qu'ils unissent leurs efforts pour le bien de la commune, ne serait-ce que pour fiancer les Roméo et Juliette locaux, dont les deux familles, l'une de pauvres paysans communistes et l'autre de riches propriétaires cléricaux, se détestent. Lorsque le départ du turbulent curé est annoncé, envoyé dans une cure de montagne en punition de sa violence, les " rouges " viennent le saluer et Peppone ne lui cache pas qu'il espère son prochain retour.

  • Qui ne connaît pas Don Camillo ? Soixante ans après sa naissance, ce petit prêtre qui lutte contre le communisme et contre le péché dans un village de la vallée du Pô est mondialement connu ; et les histoires rocambolesques de ses démêlés avec le maire communiste, Peppone, restent un des meilleurs vade-mecum pour comprendre les mécanismes qui régissent la société italienne. Leurs péripéties peuvent être lues comme un conte de fées politique où l'on dépeint, comme le disait Giono alors qu'elles paraissaient en feuilleton en Italie, « les choses non pas comme elles sont, mais comme elles seraient si les hommes étaient bons et s'il y avait du surnaturel ».

    « Derrière le petit monde de Don Camillo, disait Guareschi, il y a ma maison, Parme, la plaine émilienne, le long du Pô, où la passion politique s'exaspère, mais où le peuple pourtant demeure séduisant, généreux, hospitalier et plein d'humour. »

  • Il y a cinquante ans naissait l'un des couples comiques les plus célèbres de l'après-guerre, don Camillo et Peppone.
    Bien de l'eau a coulé, depuis, dans la vallée du Pô qui abrite les démêlés de ce curé de village avec le maire communiste, sans rien changer toutefois au plaisir de la lecture, qui résiste au temps. Car ces histoires ont la fraîcheur inouïe des mythes. Pourtant, véritables chroniques villageoises, les aventures de ces deux frères ennemis illustraient avec une allègre partialité les conflits culturels et politiques qui déchiraient alors l'Italie.
    Si elles restent si actuelles, et si formidablement vivantes, c'est sans doute grâce au souffle de commedia dell'arte qui les anime et qui a trouvé en Fernandel et Gino Cervi d'incomparables interprètes.

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