• En 1856, la comtesse de Castiglione fait une entrée spectaculaire au grand bal des Tuileries, vêtue de la plus audacieuse robe à crinoline qu'on n'ait jamais vue. Devenue la maîtresse de Napoléon III, l'intrigante Florentine va, pendant trois ans, faire et défaire la mode féminine au gré de ses caprices. Quelques années plus tard, le jeune officier de police Dragan Vladeski découvre sur un chantier le corps d'une femme égorgée ressemblant à la Castiglione, puis un autre, portant une robe identique à celle de la comtesse le soir de son triomphe. Une robe, aussi mythique soit-elle, peut-elle être la cause de meurtres en série ?

    Grâce à un admirable travail de reconstitution, Jean-Christophe Duchon-Doris nous offre un roman policier captivant, écrit dans une langue raffinée, doublé d'une somptueuse fresque sur les origines de la haute couture.

  • À l'automne 1814, les puissances qui ont enfin vaincu Napoléon se réunissent à Vienne pour se partager L'Empire. Deux cents délégations s'installent dans la somptueuse capitale autrichienne. L'affaire semble devoir se jouer entre La Russie, la Prusse, l'Angleterre et l'Autriche, mais un génie de la diplomatie va renverser les pronostics. Le Français Talleyrand devient l'arbitre des négociations. Pour circonvenir les plus réticents et les étourdir dans les fastes et les plaisirs, il engage le meilleur cuisinier de son temps : Marie-Antoine Carême (dit Antonin).

    Le congrès vient de commencer quand un homme est sauvagement assassiné à quelques mètres du palais de Schönbrunn où sont gardés Marie-Louise et l'Aiglon. L'inspecteur Janez Vladeski est chargé d'une enquête qui le conduit jusqu'aux cuisines de la délégation française. Entre le policier atypique, fils d'un prince et d'une Tzigane, qui charme autant qu'il inquiète et le cuisinier de Talleyrand, enfant de La Révolution, d'une intelligence vive et d'une énergie vitale peu commune, va s'établir un jeu subtil de soupçon et d'amitié.

  • En 1702, des milliers de forçats survivent aux galères de Marseille. La violence, le meurtre, la torture, le chantage et la débauche règnent dans ce monde férocement hiérarchisé. Au coeur de ce chaudron du diable des complots s'ourdissent, la contrebande s'organise et, très vite, on ne sait plus qui des gardiens ou de la chiourme sont les pires prédateurs. Les galériens ont même réussi à organiser un gigantesque trafic de sel qui met en péril les finances du royaume. Un proche du roi demande au procureur Guillaume de Lautaret de se laisser condamner pour meurtre et de mener l'enquête à l'intérieur de l'arsenal. Deux hommes seulement sont au courant de ce projet fou : le conseiller du roi et le responsable des galères. Soudain, le piège se referme. Le conseiller du roi meurt et le responsable de l'arsenal, éperdument amoureux de Delphine, se persuade que sa seule chance de séduire la jeune femme est de laisser son mari mourir sous les chaînes. Guillaume est désormais seul au plus profond de l'enfer. Condamné à mort par les forçats mais aussi par les gardiens, il doit absolument découvrir l'identité du vrai maître des lieux. Personne n'a jamais vu cet homme dont la seule évocation provoque la terreur. On l'appelle l'Orfèvre.

  • 1798. Camille Puteaux, un jeune artiste parisien, a acquis la notoriété en peignant les exploits des armées de la Révolution. Mais il est las de glorifier les horreurs de la guerre. Quand il s'apprête à suivre Bonaparte dans la campagne d'Égypte, il décide qu'il ne peindra que des femmes.
    Quinze femmes. Quinze tableaux. Quinze histoires baroques et surprenantes.

  • À Marseille, il y avait trois amis d'enfance: Comtesse Cossaire, André et Karim. Comtesse et Karim étaient amoureux. Mais un jour on a retrouvé la jeune femme mystérieusement assassinée. Parce qu'il était arabe et pauvre, Karim était un suspect idéal et il a préféré s'enfuir plutôt que d'affronter une enquête où personne ne croirait à son innocence, et un procès perdu d'avance. M. Cossaire n'a pas accepté de voir l'assassin de sa fille échapper au châtiment et il a envoyé deux tueurs en Algérie pour l'égorger. C'était il y a douze ans. André s'est juré de venger l'assassinat de son meilleur ami...Avec beaucoup de détermination et de colère, il va passer sept ans de sa vie à étudier le droit et le code des impôts dans le seul but de pouvoir un jour détruire la vie de M. Cossaire par le biais d'un contrôle fiscal. En usant de tous les droits dont sont dotés les inspecteurs du fisc, il va littéralement massacrer cet homme, ruiner son entreprise et briser sa famille.Mais une troublante question subsiste: si Karim n'est pas coupable, qui a tué Comtesse ?

  • Longinus, sur le mont Golgotha, aurait-il été abusé par Marie de Magdalaoe On raconte qu'après la Résurrection, celle-ci aurait fui la Judée avec d'autres Galiléens, à bord d'une simple embarcation qui se serait échouée dans le delta du Rhône. Pour dissiper ses doutes, Longinus part à sa recherche et parcourt toute la Provence du te` siècle après J.-C., des plages de Camargue à la montagne de la Sainte-Baume. Au fil de ce long périple, alors qu'il assiste en témoin privilégié à la naissance du christianisme, ce sont ses propres certitudes qui peu à peu s'effondrent.

  • Octobre 1700. Dans la région si paisible des Alpes provençales, Guillaume de Lautaret, procureur de son état, se trouve confronté à de bien singuliers événements...
    Qui a tué la jeune fille au capuchon rouge?
    Qui a enfoncé dans la gorge du couple assassiné de mystérieux petits cailloux blancs?
    Qui a cousu dans la peau d'une bête le cadavre du marchand noyé dans la rivière?
    Qui a étouffé la fillette en lui plantant au fond du gosier l'aiguille d'une brodeuse?
    Guillaume se passionne pour une enquête qui met subtilement au jour les fractures politiques et religieuses de l'époque. Il se passionne encore davantage pour les charmes de Delphine d'Orbelet qui se distrait de l'ennui de la vie provinciale en lisant avec passion les Contes de la mère l'Oye, dont l'auteur n'est autre que l'académicien français Charles Perrault.
    Dans le feu d'une enquête que Jean-Christophe Duchon-Doris mène avec allégresse, fougue et érudition, le jeune couple va apprendre à ses dépens que les contes populaires dissimulent toujours, sous le charme des histoires à faire peur, l'irrésistible attrait de la violence, de l'érotisme et de la mort.

  • En cette année 736, le duc Mauronte, patrice de Marseille, s'inquiète pour l'indépendance de son fief, menacé, au nord, par les Francs de Charles Martel et, au sud, par les Sarrasins. S'il veut survivre, Mauronte doit s'allier à l'un des deux camps. Le choix est d'autant plus délicat que Childebrand, frère de Charles Martel, et Youssouf, gouverneur musulman de Narbonne, sont tombés fous amoureux de Blanche, sa fille adorée. Peu belliqueux, le Duc aime les plaisirs de la vie dont il jouit sans modération. Il apprécie par-dessus tout qu'on lui raconte des histoires et, pour l'aider à prendre sa décision, il décide d'ouvrir son palais aux conteurs venus des deux contrées opposées. Tout au long d'innombrables nuits, les narrateurs affluent. Pendant de délicieuses soirées, c'est un feu d'artifice d'histoires magnifiques où tout ce qui peut germer dans l'imaginaire fiévreux des hommes est exalté : l'amour, la douceur, l'érotisme, la violence, la cruauté, la pure beauté, le merveilleux, le fantastique. Chacun cherche à toucher, au plus secret, la raison du père et le coeur de la fille. Mais les dieux, seuls, savent qui sera l'heureux vainqueur de ce combat singulier.
    Quand les armes se taisent, le temps d'un dialogue des cultures, quand la joute n'est plus sur le champ de bataille, mais dans la bouche des plus redoutables orateurs, alors tout devient possible, à commencer par la paix. Dans ce roman virtuose, construit comme une inépuisable poupée-gigogne, Jean-Christophe Duchon-Doris fait preuve d'une imagination éblouissante, servie par un humour et une écriture d'une grande finesse.

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