• Voilà une grand-mère un peu perdu dans le temps. Drôle, primesautière, elle ressasse ses souvenirs, confond hier et aujourd'hui, saute d'une idée à l'autre, invente. Fantasque, elle raconte sans retenue des histoires abracadabrantes, des bribes d'existence où le réel n'a plus prise. Mais pour son petit-fils, elle est toujours la même : son héroïne, sa dame de coeur.
    Contre le sort de la maladie qui grignote sa mémoire, il consigne ses mots dans un carnet. Et entre chaque ligne, vibre cet amour qu'on ne sait dire.
    L'écriture vive de Jean-Claude Renard dessine le portrait attachant d'une vieille dame qui n'en fait qu'à sa tête.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Cet ouvrage réunit neuf essais, composant une nouvelle série de réflexions sur le langage poétique ; lesquelles viennent compléter, développer, approfondir les Notes sur la poésie parues dans la même collection en 1970 et la première partie, intitulée Une situation particulière, des Notes sur la foi parues en 1973 chez Gallimard. L'un des plus importants poètes d'aujourd'hui analyse - sans éluder les contradictions inhérentes à sa pratique de ce qu'il appelle une autre parole, ni les questions que lui posent les rapports de cette parole avec le sacré, la mystique, la foi, la théologie et l'action - les mouvements d'une double expérience (poétique et religieuse), en état constant de recherche et d'interrogation, dont il nous offre aussi bien, pour le moment, la synthèse. À propos de Notes sur la poésie : il est rare aujourd'hui que, pour parler de son art, un poète ne se croie obligé d'user d'un vocabulaire, ou scientifique ou particulier, dans lequel le profane n'a habituellement accès qu'après une difficile gymnastique. On pénètre dans l'essai de Jean-Claude Renard sans avoir à franchir tant d'obstacles...

  • Les textes rassemblés ici ne sont nommés poèmes que parce qu'ils tentent - sans autre action, ni manière, ni parole apparemment possibles que les leurs - d'explorer quelques-uns des espaces sans nombre du secret. Celui-ci, qui habite l'unicité de toutes les îles : à savoir chaque être et chaque chose, en leur singularité et en leurs relations, ne s'y présente que comme mystère, mais comme mystère éclatant. Aussi, cette lumière de l'obscurité, plus essentielle que toute essence, est-elle cela même dont ce livre essaie d'approcher les traces : d'en donner, par dire, un reflet.

  • Le propre de l'être humain est de ne jamais cesser de se poser des questions relatives à sa nature et à sa destinée. D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? demandait Gauguin en intitulant un de ses tableaux. Malgré les drames et la précarité de notre existence, ces trois interrogations étayent notre recherche permanente de ce qui, sous maintes formes, constituerait pour nous la vérité, le bonheur et l'absolu. Mais, durant cette quête, le sacré, les religions et même la science nous apportent des réponses qui semblent toujours plus ou moins susceptibles d'être remises en cause. Car elles nous révèlent des mondes de plus en plus énigmatiques et profonds à mesure qu'on croit les pénétrer et y avancer. Ce livre tente de faire pressentir qu'en dépit de cette situation, il arrive pourtant, comme par mystère, que, dans les expériences et les aventures où nous ne finissons pas de nous engager, se dévoilent parfois des pistes qui paraissent mener quelque part : vers un sens, vers un but, vers les grands vents obscurs d'un dieu.

  • L'Expérience intérieure de Georges Bataille a l'intérêt de nous montrer comment un chrétien, devenu athée, semble néanmoins capable de comprendre le sacré et d'atteindre, dans l'extase, l'expérience religieuse des mystiques. Mais, pour ce faire, il lui faut utiliser à sa manière un certain nombre de méthodes fondées, en particulier, sur la négation de Dieu et de toute transcendance divine : le rejet de tout dogmatisme ; la violence du sacrifice et de l'intimité primitive ; la profanité de la fête et de la joie ; la médiation du désir de désirer, du rire et de la nuit ; celle de l'effusion poétique, de l'ivresse et de l'angoisse ; enfin, la mise en question permanente de toutes choses, la pratique profonde de l'érotisme et la souveraine conscience de soi. Ensemble de processus et de constats d'où Bataille déduit, pour conclure, que c'est uniquement l'entendement humain qui forme l'origine de toutes les croyances. C'est à l'examen critique de ces méthodes et de ces constats que - tout en essayant de dégager ce qui les situe par rapport au mystère sur lequel repose subjectivement l'expérience personnelle ici relatée - tente de procéder la présente étude. De sorte qu'en y parlant de Georges Bataille, Jean-Claude Renard y parle aussi de lui-même.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Toute aventure spirituelle, sollicitée par ce que l'on ne peut désigner que comme mystère, possède la vertu subversive et désaliénante de conduire en permanence celui qui la vit ailleurs que là où il était mené ou plus loin qu'il croyait aller. Il arrive même qu'en remettant tout en cause et qu'en se traduisant par des interrogations beaucoup plus que par des réponses, elle permette d'expérimenter ce qu'elle interroge (ou ce qui l'interroge) plus profondément dans l'absence et dans le silence que dans la présence et dans la parole. Serait-ce que le feu ne se fête que dans la ténèbre et l'absolu que dans le relatif ? L'exode, en effaçant les certitudes, produit en tout cas, au niveau du désir où il prend racine, une métamorphose qui indique à son tour qu'une différence se cherche comme une source dans le désert, que le vide même prodigue une naissance, qu'il n'y a de signification qu'à venir et que seul le risque honore l'éventualité de la joie. De sorte que le même lieu devient un autre lieu et le langage ancien un langage nouveau qui pose sans cesse - dans le mythe et au-delà du mythe à la fois - la question essentielle d'une autre approche du sacré et d'une autre alliance avec lui. J.-C.R.

  • Émissions télé à succès, radio, presse quotidienne et magazine, Internet, rayonnages des libraires, pléthore de festivals : la gastronomie française n'a jamais été aussi omniprésente. Elle s'est même muée en un véritable " système ". Comment fonctionne-t-il ? Quels sont ses secrets, ses dérives, ses combines ? Une enquête fouillée d'un amateur averti.
    Quarante ans après l'avènement de la Nouvelle Cuisine, le paysage de la gastronomie française est aujourd'hui complètement bouleversé. Comment fonctionne-t-il ?
    Après avoir rencontré nombre de ses acteurs, Jean-Claude Renard invite à une promenade tantôt gourmande, tantôt ironique et drôle, dans un univers jaloux de ses secrets. À travers un récit trempé d'humeur, jalonné d'interventions (Alain Passard, Ghislaine Arabian, Yves Camdeborde, Gaël Orieux, etc.), ponctué de portraits de chefs (Arnaud Lallement, Jean-Marc Notelet, Jean Sulpice, etc.), d'évocations de lieux gourmands, d'histoires de mets, de décryptages de phénomènes médiatiques (Cyril Lignac,
    Top chef, etc.), il dévoile les grandes tendances de la gastronomie, ses vitrines, ses fleurons, ses têtes d'affiche, ses agents, ses hommes de bonne volonté.
    Ce livre d'enquête raconte l'économie d'un établissement en épluchant une addition et, plus largement, la marchandisation et la mondialisation du secteur, ses rapports troubles avec l'agroalimentaire, qui favorisent la multiplication des " restaurants " sans cuisiniers. Il dresse le tableau de la critique, détrônée par Internet, décrit par le menu la médiatisation à outrance et ses effets pervers. Il rend compte, ainsi, d'une table à plusieurs vitesses. Sans mettre dans le même panier une poignée de chefs businessmen et des cuisiniers attachés à leurs fourneaux, refusant compromis et spectacularisation.

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