• Je tourne la page, et ça y est, la chose est enfin dite : " Dans un entretien, observe Nathalie Léger, Marguerite Duras s'énerve un peu : "L'autoportrait, je ne comprends pas ce que ça veut dire. Non, je ne comprends pas. Comment voulez-vous que je me décrive ? Qui êtes vous, allez-y, répondez-moi, hein ? " " Qui je suis, moi ? C'est la question à laquelle je dois maintenant répondre. Lionel Duroy aura passé l'essentiel de son temps à écrire.
    A travers ses nombreux romans, il a tenté de démêler les fils d'une vie, éclairant au passage celles et ceux qui nous aident à grandir ou s'emploient à nous détruire, parfois sans le vouloir : nos parents, nos frères et soeurs, ceux que nous aimons, puis désaimons. Aujourd'hui, avec L'homme qui tremble, il inverse les perspectives et, dans un autoportrait cruel et lumineux, s'interroge sur son propre rôle dans ce destin singulier

  • Depuis trente ans, Paul a fait du désastre de son histoire familiale la matière même de ses romans. Une démarche que ses frères et soeurs n'ont pas comprise, au point de ne plus lui adresser la parole. Et puis arrive le temps de la réconciliation. Paul décide de réunir pour un déjeuner, chez lui, tous les protagonistes de sa tumultueuse existence : ses neuf frères et soeurs, leurs enfants et les siens, et même ses deux ex-femmes. Viendra qui voudra. Et advienne que pourra.
    Avec sa profondeur psychologique habituelle et l'élégance de son style, Lionel Duroy livre ici un récit vibrant de vérité sur les liens indestructibles de l'enfance, la résilience et la paix enfin retrouvée.

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  • À la fin des années 1930, Eugenia, une jeune et brillante étudiante roumaine tombée sous le charme d'un écrivain d'origine juive, prend soudain conscience de la vague de haine antisémite qui se répand autour d'elle. Comment lutter, quand tout le monde semble hypnotisé par la tentation de la barbarie ?
    Avec pour toile de fond l'ascension du fascisme européen, ce roman foisonnant revient sur un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale, l'effroyable pogrom de Jassy. Portrait d'une femme libre, animée par le besoin insatiable de comprendre l'origine du mal, ce livre est aussi une mise en garde contre le retour des heures les plus sombres de l'Histoire.

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  • Comment vivre avec le souvenir d'une enfance désastreuse ? Lionel Duroy retrace l'itinéraire chaotique de sa famille, de Bizerte à Vaucresson, de l'Occupation à nos jours. Une famille nombreuse, sans le sou, qui regrette Pétain et soutient l'OAS, avec un père qui accumule les dettes et une mère neurasthénique. Et l'enfant, qui tente à tout prix d'échapper à son destin.

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  • Priez pour nous

    Lionel Duroy

    Avec ce premier roman d'inspiration largement autobiographique, Lionel Duroy revient sur son enfance et nous plonge au sein du calvaire des Guidon de Repeynac.
    Logée dans une HLM de banlieue et criblée de dettes, cette famille de sept enfants issue de l'aristocratie tente tout pour s'en sortir, entre les combines du père et les crises de la mère. Sous le regard naïf de l'enfant remontent des souvenirs nostalgiques et douloureux.

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  • Après le départ de sa femme, Augustin part en voiture avec les objets dont il ne peut se passer. Il parcourt la France et ses souvenirs. Près de Bordeaux, il se fait embaucher dans le château de sa famille. C'est pour lui l'occasion de reconstituer l'histoire de sa mère, qu'il a fuie toute sa vie puis enterrée sans chagrin. Au gré de ses découvertes, son regard sur elle change.

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  • Belgrade, 2010. La fille du général Mladic s'est suicidée. Marc, écrivain passionné par le destin des enfants de criminels de guerre, veut comprendre. Des lieutenants de Mladic l'encouragent à aller à Pale, capitale historique de la République serbe de Bosnie. Il trouve une population abandonnée et persuadée d'avoir mené une guerre juste. Prix Renaudot des lycéens 2012, prix Joseph-Kessel 2013.

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  • Au seuil d'une séparation qu'il sait de plus en plus inévitable, Augustin observe la femme qu'il aime et avec laquelle il pensait avoir définitivement reconstruit sa vie. Meurtri, déchiré, il est néanmoins tendu par ce désir plus fort que lui de comprendre, et ne peut détacher son esprit des images qu'il convoque pour tenter d'analyser les raisons d'une telle délitescence. Au visage d'Esther se substitue bientôt celui de Cécile, la première femme avec laquelle il a vécu, premier amour fracassé lui aussi, au terme de longues années de vie commune. Tandis qu'il s'interroge sur la répétition de ces échecs amoureux, les souvenirs d'enfance remontent à la surface, toujours obsédants. Rejeté par sa mère dès son plus jeune âge, il se demande de quelle façon répondre à l'attente et au désir des femmes qu'il rencontre ; comment parvenir à fonder une famille quand la sienne, enfant, n'a cessé de se disloquer ; comment surmonter le vertige que provoque chez lui l'évocation du sentiment amoureux. Car le sujet est vaste et chaque question en appelle une autre, en forme de méditation profonde et douloureuse.
    Comment un être croisé par hasard peut-il provoquer chez soi une telle sidération ? Par quel miracle une attirance aussi violente s'avère-t-elle réciproque ? Comment ne pas être ébloui par le plaisir que se donnent deux corps qui s'offrent et qui s'accordent ? Comment réussir à maintenir pendant de longues années cette effervescence magnifique face aux contingences du quotidien ? Que sait-on de cet être dont on croit partager le plus secret de son existence ? Comment affronter ce gouffre qui s'ouvre sous vos pieds quand la confiance mutuelle paraît se fissurer ? À toutes ces questions dévastatrices, Lionel Duroy oppose son implacable obsession de trouver les mots pour le dire. Écrire pour survivre. Écrire pour vivre. " Tout ce qui ne tue pas rend plus fort ", disait Niesztche, Lionel Duroy préfère penser que tout ce qui ne tue pas permet de vivre plus intensément.
    Depuis des années, livre après livre, Lionel Duroy tente de démêler l'imbroglio d'informations, de sensations, d'émotions qui construisent l'histoire d'une vie. Parfois très crûment, il creuse le sillon de la psychanalyse, l'applique à l'histoire d'un homme qui se bat contre lui-même et contre l'empreinte indélébile laissée par une enfance dénuée d'amour maternel. S'il est facile de retrouver les thèmes chers à l'auteur, tous les personnages ont ici changé de nom, de prénom, de décor et d'univers. Lionel Duroy renoue ainsi à la fois avec la veine autobiographique - par l'ampleur du projet qu'il poursuit -, mais aussi et surtout avec la veine purement romanesque alliée à ce style parfaitement maîtrisé qui est le sien.

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  • Ce "quitte ou double" porte un nom : Marine Le Pen. "Quitte" : ce serait l'arrivée au pouvoir du populisme nationaliste, "double" : le sursaut du redressement. François de Closets nous montre pourquoi et comment les Français vont se retrouver face à cette alternative. Bulletin de vote en main. La France du "quitte ou double" nous fait découvrir des millions de Français, abandonnés par l'Etat, qui pourraient rejoindre le Front national.
    De nouveaux électeurs qui ne suffiront pas à lui donner la majorité. En revanche, un peuple traumatisé par un choc financier peut basculer vers les extrêmes. En Grèce ce fut à gauche, en France ce serait à droite. Or notre pays ne peut plus éviter une telle crise. En l'absence de vraies réformes, les baisses du pétrole, de l'euro et des taux d'intérêt, les milliards de la BCE n'apporteront qu'un répit.
    L'incapacité de redresser nos finances nous conduira fatalement à la cessation de paiement, c'est-à-dire à la mise sous tutelle financière de notre pays. Face à l'angoisse et à la colère des Français, le pire aura toutes ses chances. Le meilleur aussi. Ce sera l'occasion unique de rompre avec les mensonges. En finir avec la diabolisation du FN qui lui a tant profité. Cesser de nier le problème de l'islam en France et imposer partout la laïcité.
    Réhabiliter la patrie, la fierté nationale, avec les marcheurs du 11 janvier. Cesser d'opposer des politiques de droite et de gauche qui sont les mêmes. Dire enfin que nous faisons depuis quarante ans de la relance sans aucun résultat et que nous n'avons toujours pas commencé l'austérité. Et, surtout, faire sauter les oligopoles bureaucratiques, corporatistes, politiques et syndicaux qui étouffent le pays.
    Au rendez-vous du destin, il nous faudra quitter tout espoir ou redoubler d'efforts.

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  • « Le livre doit continuer, coûte que coûte. Il n'y a que dans la vie réelle qu'on parvient à étouffer les scandales, à diluer le drame dans le potage quotidien en conjuguant nos lâchetés. Les livres sont le seul espace où chacun est prié d'aller au bout de son destin. À moins que l'écrivain lui-même ne jette l'éponge. » Luc Esline, écrivain, décide d'écrire un roman dont les personnages seraient les habitants de son immeuble. C'est pourquoi il les épie, note tous leurs faits et gestes, s'introduit même dans leurs vies. Mais à trop fouiner dans la vie d'autrui, on risque de découvrir de lourds secrets et de s'exposer à de graves rancoeurs...

    Une fable acide sur le métier de romancier et sur les rapports troubles entre fiction et réalité.

  • Le traverse. C'était en Italie, lors d'un voyage en amoureux. Chaque jour, Hélène noircissait de sa fine écriture les pages d'un cahier d'écolier. S'il pouvait lire ce cahier, Marc saurait tout d'elle. Tout à son obsession, il n'a de cesse de retrouver le cahier de Turin.
    Mais est-il opportun de remuer le passé ?

  • « Il ouvre les journaux. Il est surpris par le nombre d'hommes qui abattent leurs femmes [...]. Des chasseurs généralement. Tiens, un agent immobilier de Neuilly, avant-hier soir encore. Sa femme le trompait avec un pianiste. Deux décharges de chevrotine. » Quand Paul apprend qu'Agnès a une liaison, il découvre en lui des sentiments insoupçonnés, inavouables. Une obsédante envie de meurtre. Cela n'est guère original, la lecture des quotidiens le lui confirme. Mais qui tuer : l'amante, le séducteur ou soi-même ? À la réflexion, il serait plutôt tenté d'éliminer son rival. Comme si le meurtre était le seul moyen de faire son deuil d'une passion amoureuse.

  • Trois couples installés dans une existence confortable : un niveau de vie agréable, des enfants et des métiers dans lesquels ils s'épanouissent. Pourtant un homme va tout remettre en question.

  • Les lecteurs se sont passionnés pour l'histoire de Misha Defonseca, cette petite fille qui traverse l'Europe en guerre à la recherche de ses parents. Après le succès, l'opprobre, quand les faits relatés se sont révélés faux... Pas de survie grâce aux loups, pas de voyage... Et pourtant... Que se passe-t-il dans l'esprit d'un enfant que le réel traumatise ? Pourquoi cette femme devenue adulte va-t-elle finalement choisir la mythomanie ? Au terme d'une enquête étonnante, c'est la véritable enfance de Misha que raconte Lionel Duroy et cette fois, la réalité va dépasser la fiction...

  • Ecrire

    Lionel Duroy

    Un écrivain écrit à son éditeur pour annuler un déjeuner. Il n'a rien à lui montrer, il n'écrit plus. Pourquoi cette soudaine stérilité le plonge-t-elle dans un tel désarroi ?
    En remontant à son premier roman, publié vingt ans plus tôt, et au désastre qui l'a suivi - le départ de sa femme, la rupture avec ses neuf frères et soeurs ; puis aux livres qui ont suivi, nourris des drames engendrés par ce premier roman, et déclencheurs à leur tour de nouvelles catastrophes, il découvre comment il a laissé, sans s'en apercevoir, la littérature prendre peu à peu le pas sur sa vie, en dictant le cours et les accidents.

    L'écrivain se pose alors la question de l'origine de son inspiration.
    " J'ai fait d'emblée de la littérature une affaire personnelle, une affaire de règlements de comptes, écrit-il à son éditeur, et sans votre complicité, vous qui m'avez édité, publié, je serais mort depuis longtemps, étouffé par ma propre colère. Il m'est arrivé d'envisager de ne tuer personne, de vous donner un ou deux livres délicats où il fait plutôt bon vivre, mais avez-vous remarqué combien je reviens vite à mes premiers réflexes ? Que la maladie agresse Hélène et aussitôt je réplique par un livre. Que l'inspiration me manque et aussitôt je vous écris. "

    Lionel Duroy nous offre un livre impudique, sans doute le plus intime qu'il ait jamais écrit, puisqu'il y dévoile, sans la déguiser, son âme.
    " À l'origine de l'écriture, il y a tout ce de quoi nous sommes faits, nos années d'enfance, ceux qui nous ont aimés et ceux qui nous ont haïs. Cet héritage marque profondément le regard que nous portons sur la vie - il a profondément influencé tous mes livres, aussi bien les romans que les documents. Et brusquement, j'ai cessé d'écrire, je me suis interrompu, et même immobilisé, comme pour essayer de comprendre ce qui me pousse depuis tant d'années à écrire. À écrire toujours le même livre, comme si je n'en finissais pas de régler mes comptes. Écrire est le résultat de cette réflexion. " L. D.

    La parution de ce nouveau roman coïncidera avec la sortie en salles (prévue en 2005) du film adapté de son roman : Trois Couples en quête d'orage, réalisé par Jacques Otmezguine, avec notamment Hippolyte Girardot, Samuel Labarthe, Claire Nebout et Aurélien Recoing.

  • Comme des héros

    Lionel Duroy

    Maman, qui nous avait regardés partir avec un sourire tranquille, semblait affolée maintenant. Papa a dû lui répéter au moins dix fois que la guerre était tout à fait finie à Mostar et qu'on ne risquait rien. "Absolument rien ma chérie." Moi, au fond, j'étais assez content qu'elle se fasse du souci pour nos vies, ça avait tout de même plus d'allure que ses larmes parce que je ne passais pas en cinquième! Je me suis senti grandir d'un seul coup: nous étions comme ces héros des films qui s'embarquent pour le front et dont les mères sanglotent sur le quai de la gare.

  • Colères

    Lionel Duroy

    À l'écart de tout lieu commun, loin des bégaiements de la morale ordinaire, dire ce qui est vrai. Pour la première fois, Lionel Duroy a écrit dans l'urgence. À travers les personnages de son roman, il a tenté de saisir, au moment même où ils les éprouvaient, les sentiments violents qui nous traversent quand nous sommes confrontés à des conflits douloureux avec les personnes qui nous sont le plus proches. Ici, et dans le même mouvement, un enfant et la femme aimée. " Comment avons-nous pu rater à ce point notre propre aventure familiale ", écrit-il, " alors qu'à chaque instant nous avons eu le sentiment de bien faire ? " Doit-on vivre pour écrire ? Doit-on écrire pour vivre ? Ces questions hantent Lionel Duroy depuis toujours. Inlassablement, il écrit pour déchiffrer ce chaos d'émotions, de sensations dans lequel le plongent les événements de sa vie. Il écrit pour ne pas faiblir. Pour ne céder ni à la facilité, ni au découragement. Pour refuser les compromis. Il faut traquer le mot, ciseler la phrase, trouver la musique qui permet de creuser au plus profond, d'atteindre au plus intime de soi-même l'endroit où le plaisir est le plus vif et la douleur la plus intolérable.

  • " - Oh mon chéri, murmure-t-elle, tu me combles parfaitement.
    Pourquoi a-t-elle dit cela au moment justement où il allait s'effondrer ? Ces mots le flagellent.
    Il perçoit les premiers signes d'une fierté masculine, un peu fruste, qui lui était étrangère. S'il parvient à combler une femme dans l'état pitoyable où il était un instant plus tôt, c'est que le succès est à sa portée. Comme si Odile, en le félicitant pour une performance qu'il n'a pas accomplie, lui avait ouvert les portes du Panthéon où se côtoient ses rivaux de toujours, ces hommes éblouissants : son beau-père, le commandant, Romain, Beckett...
    Cette fois il se débrouille - aussi bien que tous ces types héroïques, mieux peut-être. Il tend le cou, gonfle la poitrine, son corps se redresse et se fortifie. "

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