• « J'ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l'ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T'écrire m'a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m'enserre le coeur.
    Je voudrais fuir l'histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. »   Le 29 février 1944, Marceline Loridan-Ivens a quinze ans lorsqu'elle est arrêtée avec son père lors d'une rafle. Déportée à Birkenau, elle subit l'horreur des camps et parvient à survivre. Son père, lui, ne reviendra jamais d'Auschwitz. Soixante-dix ans plus tard, elle lui adresse une lettre, rédigée avec la journaliste et écrivain Judith Perrignon, où elle raconte sa captivité, son retour, sa vie d'après.
      Plus qu'un témoignage, c'est une oeuvre littéraire. Des pages qu'on lit en retenant son souffle. François Busnel, L'Express.

    Une lettre poignante. Nicolas Ungemuth, Le Figaro magazine.

  • « J'ai perdu la vue à Jérusalem. Ça n'a rien à voir avec Dieu, je n'y crois pas. Mais c'est arrivé là-bas, comme ça, d'un coup. Et je n'ai pu m'empêcher d'y chercher un sens ». Condamnée « au noir jusqu'à la fin de ses jours », Marceline Loridan-Ivens regarde en elle, se souvient et se livre. Avec son amie et complice d'écriture Judith Perrignon, elle ouvre sa « valise d'amour » - où, depuis 1946, à son retour des camps, Marceline range, cache, oublie des mots passionnés, des petits papiers tendres, des pensées pour un homme, des lettres douloureuses, des dessins... Une vie d'amour et de sentiments, tandis que le passé ne se laisse jamais enfouir. Peut-on aimer, désirer et jouir après les camps ? Ou reste-t-on à jamais la « fille de Birkenau » ?

    Au fil des pages, merveilleusement libres, sensuelles et âpres, on plonge dans le Paris d'après-guerre, où les femmes se cherchent une liberté de corps et d'esprit. On découvre un mari, Francis, aimé puis delaissé aux anciennes colonies ; des amants joyeux, en colère, pleins d'espoir, tel Georges Pérec, dont le portrait trône chez Marceline ; des hommes de passage ; le plus cher et le plus tendre des amis, Jean-Pierre ; et bien sûr le grand documentariste Joris Ivens, qui partagea trente ans de sa vie, rue des Saints-Pères.

  • A breathtakingly beautiful memoir by a survivor of Auschwitz-Birkenau and an astonishing addition to the library of literature on the Holocaust Marceline Loridan-Ivens was just fifteen when she was arrested along with her father in the Vichy-ruled part of France. Her mother and siblings managed to escape arrest. On their arrival at the camps, the two were separated--her father sent to Auschwitz, she to the neighboring camp of Birkenau. The three kilometres that separated them were an insurmountable distance, and yet her father managed to send her a short note, addressed to "My darling little girl". In But You Did Not Come Back, Marceline writes a letter responding to the father she would never know as an adult, to the man whose death enveloped her whole life. As a documentary film-maker in the 1970s and '80s, working in China and Vietnam, Marceline ultimately found purpose in her life, but the loss of her father never diminished in its intensity. And now, as anti-Semitism resurfaces in many parts of the world, Loridan-Ivens's testimony is a haunting and challenging reminder of one of the worst crimes humanity has ever seen. It is a deeply affecting personal story of a woman whose life was shattered and gradually rebuilt, and an irrefutable example of how memory survives and shapes everything. From the Hardcover edition.

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