Littérature générale

  • C'est avec Héloïse qu'elle avait construit le premier foyer, l'originel, celui qu'incessamment on imite. La chambre rouge ; les animaux des fables de La Fontaine au mur, toile de Jouy rouge et blanche ; les deux lits jumeaux, barreaux en cuivre, draps brodés aux initiales de sa grand-mère. Après s'être brossé les dents dans le lavabo en faïence où seule l'eau froide coulait, puis les pieds dans le bidet - il y en avait dans chaque salle de bains - à l'aide d'une brosse souple pour enlever les grains de sable et petits cailloux ramenés des plages de la Dordogne, après avoir enfilé les chemises de nuit cousues par la grand-mère, elles ouvraient grand les draps et commençaient par faire semblant de dormir pour éloigner les adultes. Une fois les lumières éteintes, des mains se cherchaient, c'était le signal. Lucie fouillait alors sous l'oreiller, entre le matelas et les barreaux en cuivre, la lampe de poche qui y était cachée.

  • Se taire

    Mazarine Pingeot

    Avec pour seule expérience ses vingt ans et son talent de photographe, Mathilde est envoyée par un grand magazine chez une sommité du monde politique, récemment couronnée du Prix Nobel de la paix. Quand l'homme, à la stature et à la personnalité imposantes, s'approche d'elle avec de tout autres intentions que celle de poser devant son appareil, Mathilde est tétanisée, incapable de réagir.
    Des années plus tard, une nouvelle épreuve la renvoie à cet épisode de son passé, exigeant d'elle qu'elle apprenne une fois pour toutes à dire non.

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  • Magda

    Mazarine Pingeot

    Sur l'écran de télévision, les images défilent. Et les mots tombent, terribles : « attentat », « déférée au parquet », « SNCF » ... On ne dit pas son nom, mais Magda a compris. Elle s'écroule dans le vieux fauteuil. Alice... Son Alice. Sa fille... une terroriste ? Certes, les convictions de la jeune femme ne sont un mystère pour personne. Mais de là à passer à l'acte ? Assaillie par les journalistes, la famille tâche de tenir le choc.
    Mais quelle responsabilité peut bien porter Magda ? Quel passé clandestin a-t-elle dissimulé ? Et quel en sera le prix à payer ?

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  • Théa

    Mazarine Pingeot

    Paris, années 80. Pour Jo, 22 ans, c'est le temps de la belle vie, engagée et nocturne. Un soir, dans une foule d'étudiants militants, elle croise le regard d'Antoine. C'est le coup de foudre. Félin, un léger accent, Antoine est son nom clandestin : le jeune homme a fui la dictature argentine. À mesure que son nouvel amant apparaît et disparaît mystérieusement de sa vie, Jo tâche de comprendre, d'en savoir plus - une enquête qui la mènera jusqu'à ses propres origines, quelque part en Algérie. Car le crime répond au crime, et l'exil à l'exil...

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  • Bouche cousue

    Mazarine Pingeot

    Normalienne, agrégée de philosophie, chroniqueuse littéraire, Mazarine Pingeot a trente ans. Elle a déjà publié, chez Julliard, Premier Roman, Zeyn ou la reconquête et Ils m'ont dit qui j'étais. Elle prépare actuellement une thèse de philosophie

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  • Être une mère de deux bambins séparée d'un mari envahissant et manipulateur n'est pas une sinécure. Un chaos quotidien qui prend des proportions épiques quand le lave-vaisselle de Joséphine la lâche. Sans compter que ses cheveux partent en vrille. Et que son esprit semble jouer contre elle, s'amusant à l'égarer dans une chaîne de catastrophes théoriques sans fin.
    Comble de l'ironie, l'inspiration, elle, semble l'avoir abandonnée. Son livre est au point mort, et son nouvel éditeur aimerait bien avoir de ses nouvelles. Pour l'instant, Joséphine l'esquive.
    Mais combien de temps encore va-t-elle passer à côté de sa vie ?

  • Comment elle, la mère dévouée, l'épouse aimante, pilier d'un couple admiré de tous, a-t-elle pu devenir cette meurtrière ? Comment a-t-elle pu dissimuler sa grossesse aux yeux de tous, sans que personne ne s'en aperçoive durant neuf mois ? Quand la folie et le mensonge ont-ils commencé ? En prison, dans une lettre à son mari, une femme raconte comment elle a tué son enfant.

  • Mara

    Mazarine Pingeot

    Tanger la blanche.
    Un mausolée improvisé sur un toit. Deux corps nus enlacés, Mara et Manuel, entre la vie et la mort. Le couple parfait a tenté de mettre fin à sa légende. Hicham, qui les découvre et les sauve, voudrait comprendre, pour arracher Mara à cette passion qui la consume. Ainsi s'ouvre l'histoire d'une jeune femme entourée de mystère, ignorant tout d'elle-même. Au terme d'une éprouvante quête des origines, d'une rive à l'autre de la Méditerranée, c'est dans une Algérie déchirée par la guerre civile qu'elle découvrira enfin la vérité sur son passé.
    Le secret, le trio, la filiation, on retrouve ici tout l'univers de Mazarine Pingeot. En faisant le récit d'une passion interdite, la romancière confirme son goût pour les amours tragiques et flamboyantes. Sur fond d'une page noire de l'Histoire, elle tisse un roman incandescent doublé d'un inoubliable portrait de femme.

  • " Combien de fois ai-je entendu "mais vis au lieu de lire !" Etais-je vraiment en train de passer à côté de ma vie, ou de forer d'autres profondeurs, d'explorer d'autres mondes qui n'étaient qu'un détour pour mieux y revenir, à cette vie ? " Mais, pour un " lecteur ", c'est-à-dire pour quelqu'un qui observe le monde en partant de la littérature, les livres et la vie n'entretiennent-ils pas d'innombrables liens inextricables ? La comtesse de Ségur, Stendhal, Dostoïevski, Duras, Yourcenar...
    Au travers des lectures passionnées - et passionnantes - de l'enfant puis de l'adolescente qu'elle a été, Mazarine Pingeot nous fait partager son amour pour ces grands auteurs qui nous rassemblent et nous livre le plus intime et le plus pudique des autoportraits.

  • C'est l'histoire d'un garçon hanté par la Shoah. Pourtant, ni lui ni sa famille n'ont été touchés par le génocide. Mais enfant, il a vu à la télévision des images qu'il n'aurait pas dû voir - le cauchemar trop réel de Nuit et Brouillard. Cela a suffi à faire écrouler le début de sa vie d'homme. C'est l'histoire de cet adolescent qui n'a plus trouvé le sommeil, et décidé de ne plus manger. Qui a construit son existence sur une obsession, celle de ces scènes d'extermination massive, et qui s'y est perdu, à force de chercher comment. Comment cela a-t-il été possible ? Comment vivre parmi les hommes après ça ? Comment être un homme ? Sous la forme d'un monologue introspectif, le garçon devenu adulte raconte le choc, la douleur, les délires, la descente aux enfers, depuis l'enfant brusquement orphelin de ses frères humains, à l'adolescent anorexique qui mène une lutte intransigeante contre le bonheur, confondant devoir de mémoire et devoir de souffrance. Et nous écoutons, dans un texte aussi court que percutant, le cheminement de cette conscience en butte avec LA page noire du XXe siècle. Avec une honnêteté désarmante, Mazarine Pingeot surprend, encore une fois. C'est la voix d'une génération mal à l'aise qu'elle élève, une génération grandie dans l'effroi et l'abstraction d'une horreur à laquelle elle a échappé, mais qui a fondé son époque ainsi que celles à venir. Une génération où chacun, juif ou non, s'est retrouvé en prise avec cette question. Parce que la Shoah est l'héritage qui continue de mettre à mal l'idée d'humanité, parce qu'elle demeure une blessure, parce qu'il est nécessaire qu'elle le demeure. La mémoire, la dépression, la difficulté d'aimer, le poids écrasant de l'Histoire sur les destins individuels, Mazarine Pingeot retrouve des thèmes qu'elle tisse en les variant d'un livre à l'autre, construisant une oeuvre sombre et singulière. Mais cette fois, c'est l'individu qui s'en prend à l'Histoire, et tente de la soumettre. Un combat vain, dont l'issue, malgré tout, recèle un espoir : celui d'une descendance meilleure.

  • Premier roman

    Mazarine Pingeot

    " Agathe était plutôt frivole, attirée par le plaisir en général, sensuelle et intellectuelle à la fois.
    Victor était sentimental, illogique, peut-être romantique. Ils avaient en commun d'aimer créer des mondes, d'inventer des règles qui allient la pureté au plaisir, la liberté à l'excès. Ils s'en tenaient à quelques principes : vivre sans tabou ce qu'il semble important de vivre, ne pas faire souffrir l'autre mais ne rien s'interdire, mener le maximum d'existences possibles et parallèles. Parce qu'ils s'aimaient, ils avaient le droit de s'offrir mutuellement la liberté.
    "

  • " Des cloches sonnent, c'est dimanche, les lumières s'allument sur le mont Qassioun.
    Mon père et Damas. Il me promène du quartier chrétien au souk des ferrailleurs, dans une poussette qui a déjà servi deux fois, et il me parle, me raconte sa ville, son enfance, ses parents, son père palestinien, exilé en Syrie depuis 1948, sa mère syrienne, l'inverse du couple qu'il forme avec ma mère. Il l'a rencontrée dans le camp palestinien de la banlieue de Damas, et ils se sont mariés, partageant les mêmes idéaux, la même fièvre ou la même intransigeance.
    Mais tout cela, je ne l'ai su qu'après, au cours des repas familiaux et des rares discours de ma mère, qui essaya en vain pendant près de vingt ans de m'inculquer un sens de la famille et du pays, un sens du patrimoine, un sens du passé. Ce pays dont ils m'ont spoliée. Des images de fleurs et de cimetière, des ruelles de terre et des escaliers, des maisons en parpaing et des terrasses, échos furtifs, souvenirs flous, qui tissent le fond de mes yeux.
    "

  • Le temps d'un été, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont mené une série d'entretiens avec des personnalités de tous horizons dans une émission intitulée "La part d'enfance", diffusée quotidiennement sur France Culture. Pour chaque invité, il n'était pas question de faire la promotion d'un livre, d'un film, d'un album ou d'une exposition, ni même de réagir à une actualité brûlante, mais tout simplement d'évoquer son enfance, sur le ton de la confidence. Des conversations intimes qui ont révélé la naissance d'un destin, la fabrique d'une ambition.
    " Nous avons, dans cet ouvrage, tenu à respecter au plus près la parole de nos invités, c'est-à-dire à conserver la teneur radiophonique de ces entretiens. Voilà pourquoi nous avons maintenu quelques onomatopées, exclamations et parfois signalé des rires et des silences. En retrouvant l'atmosphère du studio, on y retrouve aussi cette complicité qui, nous l'espérons, a permis de donner à ces émissions nocturnes la saveur d'un été. " M. Pingeot et J.-M. Djian En créant les conditions nécessaires pour recueillir ces souvenirs souvent drôles, saisissants, décalés, parfois même poignants, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont réussi leur pari. Jamais ces personnages publics ne nous auront semblé si proches. Et il sera difficile ensuite de porter sur eux le même regard.

  • Le temps d'un été, sur les ondes de France Culture, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian se sont entretenus avec diverses personnalités publiques. D'agnès b. à Boris Cyrulnik en passant par Robert Badinter, Jean-Pierre Darroussin, Michel Serres, Amin Maalouf, Franz-Olivier Giesbert, Abd Al Malik, Sempé, Erik Orsenna, Sophie Calle ou encore Michel-Edouard Leclerc, une vingtaine d'hommes et des femmes de tous horizons leur ont confié leurs souvenirs d'enfance.
    Des conversations intimes qui ont révélé la naissance d'un destin, la fabrique d'une ambition. En créant la complicité nécessaire pour recueillir ces souvenirs souvent drôles, saisissants, décalés, parfois poignants, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont réussi leur pari. Jamais ces personnages publics ne nous auront semblé si proches.

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