• Avant la naissance de l'Empire, Terrego était un monde paisible, heureux et libre, voué au soleil, au vent, à « la terre chaude », un monde à l'échelle humaine, où chacun pouvait vivre ses rêves et redevenir un enfant. Mais Lejeran, le visiteur de la Terre, surgit en pleine crise. Il tente de traverser le continent pour rejoindre la mystérieuse Syris dans le désert blanc où elle l'attend. Prisonnier des Impériaux, il découvre enfin la vérité sur Syris, sur Terrego et sur lui-même.

  • Le jeune amour

    Michel Jeury

    1950, Saint-Veillant, Dordogne. Gil Jallas, beau garçon de dix-sept ans, a l'esprit et les sens aiguisés. Il rêve d'entrer à l'université et de devenir un grand écrivain. Las, la réalité n'est pas un rêve. En guise d'écriture, sitôt décrochée la première partie de son bac, c'est à celle de la perception qu'il va devoir s'atteler. Plongé au coeur des rumeurs et des secrets inavouables du bourg qu'attise encore la mémoire de la guerre toute proche, le futur romancier met au jour les vérités humaines pas toujours reluisantes. La découverte des femmes, les belles commes les moins belles, se révèle le plus sûr remède pour oublier les noirs et les gris de l'existence. Se retournant sur une longue vie de romancier, Michel Jeury nous offre là un roman d'initiation autant qu'un roman de mémoire, habité encore par la fraîcheur de sa propre jeunesse. Un hymne tendre et lucide aux enchantements de la vie malgré l'éternelle et terrible folie des hommes.

  • Le sablier vert

    Michel Jeury


    si l'empire a rejeté la technologie et prône le refus du développement scientifique pour libérer l'homme de ses contraintes, ce n'est pas sans imposer d'autres limites à ses sujets.
    taël, un jeune archéologue, se doit de les contourner s'il veut retrouver, dans les ruines de dirak, le mythique sablier vert, dont on dit qu'il a toutes les réponses aux questions que l'homme se pose. mais il faut aussi savoir poser les bonnes questions, et le voyage de taël entrouvre des portes sur l'avenir, sur les avenirs possibles, et sur le chemin qui mène à la maîtrise de sa destinée. le temps est un sable vert dit le sage, et finalement, c'est la façon dont il s'écoule qui rend le monde si exaltant.


  • May, dix ans, est peut-être en train de mourir. Le Dr Goldberg l'a envoyée dans la maison ronde, au milieu de la forêt, rejoindre Thomas et Lola, Nora et la docteure Anne, chargés de distraire les enfants malades. Et de leur apprendre le monde. Un monde qui ressemble au nôtre. Mais qui en est prodigieusement distinct et distant. Où tout est différent, subtilement ou violemment. Encore heureux qu'il y ait le changement, sans lequel la vie ne vaudrait pas d'être vécue. Et l'Extension, si vaste qu'elle cache peut-être ce que May nomme en langage grimm's mondo paradisio.

  • « Pour la dixième fois en un quart d'heure, Marie bondit sur ses pieds chaussés de bottines à talons. Elle s'est habillée pour sortir et montrer un peu la ville à sa visiteuse. Elle préfère bavarder ou discuter en marchant, elle joue de son ombrelle et de son éventail, ce qui l'aide à réfléchir et lui donne une contenance. Toujours les nerfs qui sautent et se nouent pour un rien, la veuve Jardin ! ».
    Mais qui a tué le contremaître Louis Chanal ? La manufacture de soie du domaine de Maleval est en émoi. C'est Marie Jardin, la très jolie veuve du notaire de Saint-Génis, qui va mener l'enquête à sa façon. Dépêchée par Henry, aîné du clan Fayan et héritier de la soierie, pour dénouer l'affaire, Marie se retrouve plongée au coeur des secrets de cette grande famille. La jeune veuve devra surmonter ses émotions débordantes et son attirance pour le riche propriétaire. Sûr de son argent et de son charme, Henry Fayan espère la voir vite se pâmer dans ses bras. Un temps, Marie joue le jeu. Dans tout le pays, ne l'appelle-t-on pas la « Sans-Corset » ? Mais avant tout, Marie est un esprit libre. Et elle est bien plus forte que ne le croit Henry.

  • Le temps incertain

    Michel Jeury

    La Chronolyse, c'est inquiétant. Circuler à travers le temps, propulsé par une drogue dans l'esprit d'un autre, c'est même dangereux. Surtout pour un homme de 1966 qui plonge, sans l'avoir voulu, dans le temps incertain, alors même que l'exploration chronolytique n'est pas inventée. Et quand, des fissures de l'avenir ou des possibles, commencent à surgir les séides inquiétants de Harry Krupp Hitler empereur de l'Indéterminé, quand la réalité quotidienne se dédouble et se contredit, on en vient vite à douter de sa raison. La raison de qui? La vôtre ou celle de Daniel Diersant, écartelé entre les injections contradictoires du docteur Holzbach, psychronaute, et des Pêcheurs de la Perte en Ruaba? Avec Le Temps incertain, qui a obtenu en 1974 le grand prix de l'Imaginaire, Michel Jeury a donné à la science-fiction française un roman singulier, fort, déconcertant, absolument original et qui cependant communique subtilement avec les mondes hallucinés d'un Philip K. Dick. Un grand classique.

  • « Une flèche s'alluma. La lumière bleue clignota, désignant un escalier métallique étroit, qui s'élevait en spirale dans un cylindre faiblement éclairé. Les candidats au jugement s'y engagèrent les uns après les autres, calmement. Les marches étaient hautes, un peu glissantes, mais la pesanteur réduite rendait l'ascension assez facile. » Au départ de cette aventure, il n'y a qu'une seule envie, celle pour Serge de ne pas voir son fils mourir.

  • L'homme a presque eu raison de la Terre. Dans un ultime sursaut, l'humanité a déployé le « Grand Moratoire ». Unique espoir des générations futures, cette parenthèse durant laquelle presque tous les hommes ont été mis en sommeil offre une dernière chance à la nature de se remettre.
    Tandis que les Dormeurs attendent par millions leur heure dans leur abri souterrain, il reste à la surface, où toute technologie polluante est proscrite, quelques humains, surveillés depuis l'espace par les Écumeurs du silence.
    Cinq siècles plus tard, des Nomades sanguinaires sèment le chaos sur Terre et des molosses géants en arpentent la surface.
    Juo Jombro, officier des Écumeurs destitué, abandonne son vaisseau de surveillance pour rejoindre la planète-mère. Il n'aspire qu'à vivre en paix sur les vertes collines de la Terre. Et puis, après tout, nul ne sait si les Dormeurs se réveilleront un jour...
    Mais remettre en question l'avenir programmé de l'humanité ne se fait pas sans risque.

  • C'est plein d'une espérance inquiète qu'en ce jour.
    D'octobre 1908, Victor Chambost, jeune instituteur, vient prendre son nouveau poste à Saint-Just, dans le mont Pilat. La foi en son métier le quitte et il souhaite ardemment que cette rentrée soit un nouveau départ. A Saint-Just, ses attentes sont comblées : le village est charmant, le maire fier de son école. Et surtout, parmi les joyeux petits montagnards qu'il enseigne, il trouve un phénomène comme tout instituteur rêve d'en rencontrer : Colinet, un jeune berger orphelin aussi vif que boulimique de savoir, qui veut à tout prix passer le certificat d'études.
    Le maître et l'élève se lancent dans l'aventure avec passion. La classe est portée par l'ardeur et l'ingénuité du petit berger. Victor est heureux. Mais à l'approche des beaux jours, l'oncle de Colinet le retire de l'école... Plein d'émotion et de tendresse, ce roman rend avec justesse les débats d'une époque où l'école, institution vénérée par excellence, faisait des instituteurs des personnages publics et respectés : la course au " certif' ", l'apprentissage du français contre le patois, la mixité, qui embrase les discussions entre Victor et la belle Emilie, l'institutrice des filles...

  • " Tu seras leveuse de maux, ma belette, quand tu seras grande.
    Je t'apprendrai mes secrets. Et tu diras aussi de bonnes prières de missel: ça ne peut rien gâter. " Le missel, c'était tout ce que la mère d'Aline avait laissé en héritage à sa fille, et les pauvres secrets de la Segonde, tout ce que la vieille guérisseuse, qui l'avait recueillie, pouvait transmettre à l'enfant, avec le don. Oter le feu, tirer les échardes, soulager toutes sortes de misères, chasser des champs les rats et les limaces, ce pouvoir mystérieux, la petite fille de douze ans le possédait et l'exerçait déjà, avec l'aide des saints du Paradis, quand elle se retrouva seule dans la vie.
    C'était vers 1850. en Limousin, dans des temps si anciens qu'on en a perdu le souvenir, dans un monde si pauvre et si terrible qu'on se serait cru au Moyen âge. Soixante-quinze ans plus tard, vers 1925, Aline Colin, connue sous le nom de veuve Colin. décide de raconter sa vie - un vrai roman, dit-elle - au notaire de son village. Quelle vie ! Et quel roman en effet ! que de passions, que de déchirements et de draines (jusqu'au crime), que de personnages hors du commun, frustres, violents ou lumineux animent ces pages! Jusqu'à la tragédie finale.
    Grâce à Dieu, Aline Colin aura su, avant de mourir, à qui transmettre le don. Jamais, même dans ses grands romans précédents - Le vrai goût de la vie, Une odeur d'herbe folle, Le soir du vent fou -, Michel Jeury n'a atteint à plus d'invention et de liberté dans la création de personnages et de situations. Une espèce de folie court tout au long du livre - écho contemporain de la folie médiévale, quand Dieu et le Diable se livraient, en chaque être, leur éternel combat.

  • 1950.
    Agnès Vincent, une institutrice de 22 ans, passionnée et pleine d'illusions sur la vie et son métier, est nommée dans la petite école de Saint-André-la-Vallée, au pied des Cévennes. Elle hérite d'une classe vivante, même un peu trop, et difficile -les élèves ne sont pas au niveau. A l'âge du " certif ", les filles sont presque des jeunes filles et le travail scolaire les ennuie. Elles préfèrent chantonner " les chansons du poste " et se laisser captiver par l'actualité (Marcel Cerdan vient de mourir !).
    Ninon, jolie blonde délurée - un vrai diable en jupons -, règne sur les grandes filles et sur bien des garçons. Bientôt, Agnès s'attache à cette enfant particulièrement espiègle, et se rend compte qu'un secret se cache derrière son allure effrontée...

    Après L'Année du certif, Michel Jeury nous raconte une nouvelle histoire de maîtres et d'écoliers en plein coeur des Cévennes, et confirme son talent pour restituer avec bonheur le charme de ces tendres années.

  • Le dernier certif

    Michel Jeury

    En cette année 1962, la guerre d'Algérie s'achève dans les pleurs. De Gaulle réclame une élection présidentielle au scrutin universel et un monde nouveau s'ouvre où le certif ne peut survivre. À cinquante ans, l'institutrice Emma Béranger retrouve le village de Saint-André, lieu de souvenirs familiaux douloureux, et s'apprête à inaugurer une nouvelle année scolaire. Belle femme sensuelle et lucide, elle essaie d'affronter son âge et son veuvage avec sérénité mais voit le temps des possibles filer entre ses doigts... Même son métier est là pour le lui rappeler : cette année sera la dernière du certificat d'études. Un examen si précieux autrefois et si dévalorisé désormais qu'elle n'y présentera qu'une seule élève. Autre signe des changements qui s'opèrent en ces débuts d'années 1960, Paul Chabert, un « pied noir » riche et mystérieux, s'installe à Saint-André, bouleversant le village de par son passé et ses différences. Dès leur première rencontre, Emma pressent qu'avec ce bel homme tourmenté, elle pourrait bien réapprendre à aimer.
    Chez Michel Jeury, c'est toujours l'entrelacs étroit du réel historique, des désirs et des destins qui nourrit la verve romanesque d'une tendresse et d'un charme si particuliers. Comme dans les deux épisodes précédents, nous retrouvons cette justesse affectueuse et ironique avec laquelle il entraîne ses personnages dans un drame que seules leur rigueur et leur bonté permettent de surmonter.

  • C'était en 1916.
    Joseph arrivait de Verdun. Il était maigre. Il avait les yeux brillants. Il se tenait tout le temps au garde-à-vous. Il était artilleur. On a échangé quelques mots : - Alors, vous avez la chance d'être en permission. - Oui. On ne peut pas dire qu'il était bavard. Enfin il a consenti à prononcer une phrase. " Je viens d'un endroit où il ne fait pas bon vivre. " On s'est promis de s'écrire régulièrement. Et on a tenu parole, tous les deux.
    Claudia et Joseph Jeury furent les derniers témoins d'un monde disparu : celui des petits paysans du mont Pilat, sur la bordure orientale du Massif central.
    Une région qui, au début de ce siècle, était belle et sauvage que déshéritée. Pour livrer ce récit de leurs années d'enfance et de jeunesse, ils ont fouillé leur mémoire à la recherche des gestes quotidiens, des gens et des lieux, des drames et des joies. Michel Jeury a su retranscrire la beauté simple de leur langage pour donner à ce texte sa force de vérité.

  • A la mort de son mari, une nouvelle vie commence à Lyon pour la belle et charismatique Alexandrine.
    Accueillie par un grand marchand, elle retrouve aussi l'homme qu'elle a toujours aimé. L'un a soixante ans, l'autre trente ; chacun l'aime à sa façon, et tous deux lui ouvrent les portes d'un monde fabuleux, mais sans pitié pour les femmes. Entre les messieurs, les commis et les ouvriers, Alexandrine découvre la ville, ses richesses et ses misères, ses beautés et ses horreurs ; et puis les mille métiers de la soierie, dans le quartier de la Fabrique, entre Saône et Rhône, et sur les pentes de la Croix-Rousse, où tournent, par dizaines de milliers, les métiers à tisser Jacquard.
    Partagée entre son " rêve de soie " et sa nostalgie de la montagne, Alexandrine est entourée d'hommes qui la protègent, la désirent, se servent d'elle et s'affrontent pour elle. Mais elle a conservé le bon sens cévenol et la rigueur protestante. Tenace et intelligente, elle n'aura de cesse d'imposer ses vues au sein d'un monde gouverné par les intérêts mercantiles... Le plus difficile, pour Alexandrine, sera de déchiffrer les élans de son coeur...

  • Sous le Second Empire, dans le Périgord, une «demoiselle de compagnie» fait l'apprentissage de la vie03001857. Angéline, fille d´un forgeron républicain, est engagée par les Gardiency, «bourgeois éclairés» et bonapartistes prudents. Élevée dans la tradition républicaine qui vénère le savoir comme arme de l'indépendance, Angéline a le goût des romans et de la réflexion, la curiosité du monde et un bon sens solidement étayé par la volonté. Cependant, rien n'est plus dépaysant que cet univers où la plonge son emploi: dans une maison confortable et d'apparence sage, elle découvre les eaux troubles des secrets de famille, des haines anciennes, des rivalités politiques et des amours.Son arrivée chez les Gardiency déclenche, bien malgré elle, des jalousies et des passions jusqu'alors enfouies dans les silences de la bienséance bourgeoise. Robert Gardiency, le maître de maison, se veut un homme «moderne». Mais ses rapports avec sa mère et son épouse ne résistent pas à l'attirance qui le pousse vers Angéline. Alors qu'il se fait de nombreux ennemis parmi les habitants du Périgord qu'il veut convaincre de son idéal de progrès et d´hygiène, c'est à l'intérieur même de sa maison que le drame se noue. Angéline, amoureuse de lui autant qu'elle ose l'être, met sa vie entière à sa disposition.Dans un roman où fourmillent les détails réalistes sur une époque agitée et les personnages secondaires forts, Michel Jeury parvient à donner toute son ampleur humaine à la vérité d'un lieu autant que d'une période où se construisait la «France moderne».0400Une femme dans la soixantaine apparut, assez grande, les épaules larges, un visage étroit, anguleux, la peau tendue sur ses pommettes osseuses. Elle était vêtue d'une robe noire, allongée par la taille très haute. Elle se tourna vers moi et me toisa sans aménité.? Ah, c'est vous, Angéline? Il n'y a jamais eu d'Angéline ici. Mais il faut un commencement à tout!Sans doute, la douairière de Vaillac, cette Mme Henriette qui, selon marraine Clo, menait son monde au doigt et à l'oeil et me ferait la vie dure. Je répondis sèchement que je m'appelais bien Angéline et que je ne comptais pas changer de prénom. Elle pinça un peu plus sa bouche serrée, puis releva sa lèvre supérieure en une moue de mépris.? Ça vaut la peine d'avoir des oreilles à la tête pour entendre une jeune fille pauvre parler sur ce ton!Je sentis le rouge de la honte et de la colère me brûler les joues. À mon tour, je pinçai les lèvres, retins la réplique que j'avais sur le bout de la langue. Elle frotta son nez pointu d'un long index, qui n'était qu'un os enveloppé de peau sèche. Puis elle secoua une bourse où tintèrent l'or et l'argent. Elle en sortit une pièce de dix sous, regarda la face de Napoléon comme si elle allait la baiser, en retenant un soupir, la tendit au valet qui avait porté ma malle.? Voilà pour toi, Félix. Tu peux t'en aller, maintenant. Cette jeune personne n'est pas une vraie demoiselle. C'est une paysanne un peu dégrossie qui se croit instruite. Elle est sûrement assez forte pour monter son bagage toute seule!Marraine Clo m'avait prévenue. «Tu boiras les affronts doux comme lait et tu feras mine d'avoir avalé ta langue!» Je regardai Mme Henriette en face.? Je ne me crois pas instruite, dis-je. Mais il est vrai que je suis une paysanne. Oui, je peux monter mon bagage toute seule!Mme Henriette se dérida un peu et je crus presque, une seconde, qu'elle allait sourire.? Nous verrons bien ce que vous êtes. Quant à moi, vous savez sans doute que je suis Mme Joseph. Mais on m'appelle familièrement Mme Henriette. Vous me direz «madame» tout court. Pour ce qui touche la maison et les gens, la nourriture, les vêtements, c'est moi qui tiens le timon et je veux tout à mon mot. Il en ira de même pour votre vie avec nous, vos obligations et toutes vos affaires. Ce midi, vous vous reposerez dans votre chambre, car vous devez être fatiguée. Marie-Petite vous apportera un bol de soupe et vous ne perdrez pas de temps pour vous installer. Emmanuel va vous conduire à la chambre verte, que je vous ai donnée.Elle joignit les mains devan

  • Les Cévennes, dans la France des années trente.
    C'est la grande époque du certificat d'études. Les écoles, les villages même s'affrontent, par l'intermédiaire de leurs champions, pour le prix cantonal. Chaque instituteur se doit d'avoir au moins une fois dans sa carrière le premier du canton... Dès l'été, commence l'année terrible. Paul Fontanes, l'instituteur de Saint-André-la-Vallée prépare son fils aîné, Antoine ; Mlle Rachel, de Saint-Pierre-du-Mont, lance dans la bataille la tendre et folle Pascaline.
    Pendant que les jeunes candidats connaissent leurs premiers émois amoureux et se passionnent pour les romances à deux sous, les espoirs et désespoirs des instituteurs viennent fausser la règle du jeu. Alors, entre adultes et enfants, se noue un drame qui ne connaîtra son épilogue que douze ans plus tard... Un roman vivant et chaleureux comme la mémoire collective. Un livre qui a inspiré le très beau film de Jacques Renard interprété par Mireille Perrier, Jacques Bonnaffé et Jean Yanne et diffusé sur France 3.

  • A vingt ans, Fanny a mille questions à poser à la vie. A l'occasion d'un dialogue avec sa petite fille, le grand-père, en guise de réponse, expose la vie de la famille. Il relate les grands moments de la vie familiale, mélangeant passé et présent, temps de guerre et temps de paix, amours et blessures, déchirures et grands bonheurs...

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