Oxus

  • Dès le Moyen Age, le Tibet a cristallisé en Occident le rêve d'un espace magique et mystérieux né des récits des premiers voyageurs en Asie. Il apparaîtra bientôt dépositaire d'un idéal de sagesse, et comme le sanctuaire d'une religion fascinante et préservée : le bouddhisme. Durant des siècles, les Occidentaux se sont acharnés à atteindre un pays le plus souvent inaccessible qui semblait se dérober à ceux qui parvenaient à y pénétrer. Le Tibet, en effet, métamorphosait le voyageur. Parti à la découverte d'un territoire qu'il pressentait comme l'exotisme même, il découvrait un autre ordre du monde où le voyage n'avait de sens que s'il était intérieur, où le rêve était relancé par la quête du tout autre, celle d'un Tibet symbolique, véritable alternative au matérialisme occidental. C'est ce Tibet qui demeure, alors que la Chine s'efforce de faire disparaître insidieusement une civilisation unique au monde. Un Tibet reconstitué par Michel Faucheux qui, reprenant les récits des voyageurs, de Marco Polo à Alexandra David-Néel, montre bien que ce ne sont ni les paysages ni les architectures qui se sont imposés à eux, mais bien le sentiment d'atteindre l'autre versant du monde.

  • Histoire du bonheur

    Michel Faucheux

    • Oxus
    • 1 Février 2007

    Qui ne cherche le bonheur et n'en possède une définition ? Aujourd'hui, dans les sociétés occidentales, le bonheur est d'abord une affaire personnelle. L'idée du bonheur, cependant, n'a pas toujours été la même. Elle a varié selon les siècles. Ainsi, la civilisation occidentale a été longtemps hantée par la nostalgie du paradis qu'elle a situé comme un jardin des délices quelque part aux confins de la terre. Les Grecs ont imaginé le bonheur comme le résultat d'une sagesse, alors que le Moyen Age l'a identifié au Salut en le situant dans un "au-delà de la vie". Alors même que l'homme pénètre dans un nouveau monde, le bonheur va insensiblement changer de sens. Il cesse d'être un sentiment métaphysique. Il s'éprouve, il se goûte, il devient une recherche de soi et une quête de plaisir. L'idée d'un bonheur collectif apparaît avec les Lumières et se poursuit sous la Révolution. Elle sera reprise par le marxisme. Depuis l'effondrement du communisme, une nouvelle vision du bonheur se fait jour. Sa seule référence est la satisfaction de l'individu, la recherche d'un plaisir matériel. Désormais le bonheur est à vendre. Une conclusion que Michel Faucheux ne se résigne pas à faire sienne. Il a la conviction que notre époque nous invite à une nouvelle conversion, à une autre aptitude au bonheur.

  • La terre est une legende

    Michel Faucheux

    • Oxus
    • 27 Septembre 2007

    Newton croyait fermement que dieu avait livré ses secrets à quelques élus et que ce savoir primordial, perdu puis en partie retrouvé.
    Avait été incorporé aux fables et aux mythes. trois siècles plus tard se pose toujours la question de savoir quelle part de vérité contiennent les récits venus de l'imaginaire des hommes. la parenté qui parfois se tisse entre certains mythes et les découvertes scientifiques est-elle seulement de pure coïncidence ? faut-il penser que les mythes constituent, au-delà de leur vérité symbolique. un mode de connaissance de la réalité ? la science et le mythe sont-ils deux modes d'accès au mystère du monde ? et l'imagination ne stimule-t-elle pas la raison plutôt qu'elle ne la contredit ?.

  • Fêtes de table

    Michel Faucheux

    • Oxus
    • 27 Septembre 2007

    Se nourrir n'est pas un acte physiologique pur et simple. Manger est une fête. Ceux qui ne sont pas d'accord avec cette définition ne doivent pas aller plus loin. Cc livre ne les concerne pas. Une fête, donc, qui brise le temps et l'espace profanes pour nous faire accéder à une autre dimension : qui, avant de devenir culturelle, a été, de Sumer au christianisme, associé au sacré. Recettes oubliées, recettes anciennes mises au goût du jour, grands moments d'histoire et de cuisine : Michel Faucheux, universitaire et gastronome, nous invite à remonter le temps. Pour, de siècle en siècle, nous initier aux rites et aux saveurs de jadis. Que la fête commence !

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