Buchet Chastel

  • « Génie du piano », « miracle de la nature », « cyclone argentin », ou encore « lionne du clavier », les expressions ne manquent pas pour qualifier Martha Argerich.
    Née en 1941, cette pianiste de légende, qui règne sur la scène mondiale depuis des décennies, fascine par la puissance de son jeu et le mystère de sa personnalité. Son tempérament indomptable, son caractère libre et indépendant en font un personnage très atypique dans le monde de la musique classique.
    La biographie qu'Olivier Bellamy lui a consacrée en 2010 a fait événement tant Martha Argerich s'est peu confiée sur son parcours et sa vie. Traduite dans une quinzaine de langues, elle reste le seul ouvrage auquel Martha Argerich ait accepté de collaborer.
    À la faveur du quatre-vingtième anniversaire de l'artiste, Martha Argerich raconte donne à lire la retranscription des trois entretiens qu'elle a accordés à Olivier Bellamy. Une occasion unique d'entendre sa voix, dans toute son authenticité.

  • « En lisant Un été avec Montaigne d'Antoine Compagnon, et en y prenant un vif plaisir, je me suis dit sur le mode de la plaisanterie : à condition de passer l'hiver avec Schubert.
    L'idée a fait son chemin car si les grandes vacances offrent le temps de la lecture ¿ les « pavés » sur la plage ¿ le froid appelle la musique comme une nécessité, un besoin de douceur et d'élévation spirituelle.
    Quarante textes ont vu peu à peu le jour au moment des plus longues nuits de l'année.
    Pourquoi Schubert ? Parce qu'il est le premier des romantiques tout en étant encore classique. Parce qu'il est le plus mystérieux des compositeurs. Parce que son Voyage d'hiver est à la fois profond et accessible, déchirant et réconfortant. Parce que sa musique éprouve la douleur sans cesser de sourire et qu'elle regarde la mort droit dans les yeux tout en nous faisant aimer la vie.
    Les temps des utopies beethovéniennes n'a pas empêché les guerres et la folie totalitaire.
    Le temps de Schubert est peut-être venu. Le temps de la lucidité, de l'introspection, de l'impermanence, mais aussi le temps de la beauté infinie et de l'amitié, pour regarder le monde avec une tendre curiosité, sans jamais se lâcher la main. »

  • À vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va changer sa vie et le cours de l'histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de Clara Schumann - la femme du compositeur et la plus grand pianiste de ces années.

    Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé, il meurt, et le destin de la musique allemande échoit entre les mains de Brahms.

    Alors que le monde de l'art ne jure plus que par l'innovation et le progrès, Brahms va se lever, seul contre tous, et démontrer qu'on peut aller encore plus loin en regardant derrière soi. Chantant les beautés de la nature et puisant au plus profond de lui-même, il écrira la musique la plus parfaite et la plus originale qui soit.

    Après Un hiver avec Schubert, Olivier Bellamy guide le lecteur dans l'oeuvre et l'histoire de Brahms en 44 textes ciselés, documentés et sensibles. Le compositeur le plus secret de son époque nous devient aussi proche qu'un membre aimé de notre propre famille...

  • En 1936, commence l'une des purges staliniennes les plus sanglantes de l'histoire bolchévique. C'est le moment que choisit Serge Prokofiev pour revenir en URSS et s'y installer avec sa famille. C'est le moment aussi où il écrit et compose Pierre et le Loup, son célèbre conte musical pour enfants. Le Mozart russe s'est jeté "dans la gueule du loup". Il n'en sortira plus jamais jusqu'à sa mort.


    Dans ce roman drôle et cruel, l'auteur imagine les circonstances et les conséquences tragiques de cette décision. A travers le destin d'un homme, c'est l'histoire de la première moitié du XXe siècle que nous revivons. Le Paris brillant et cosmopolite, la guerre, l'implacable machine soviétique. C'est aussi le portrait saisissant d'un compositeur de génie qui traverse les flammes de l'enfer pour tutoyer le divin. Et celui d'une femme libre qui paiera cher le prix de son amour absolu.

     

  • La première biographie de la grande pianiste Martha Argerich, accompagnée d'un cahier photo en noir et blanc, ainsi que d'une discographie commentée.
    Née à Buenos Aires en 1941, Martha Argerich a commencé le piano en Argentine à l'âge de cinq ans avec Vincenzo Scaramuzza. Considérée comme une enfant prodige, elle s'est produite sur scène très tôt. En 1955, elle se rend en Europe où elle étudie à Londres, à Vienne et en Suisse avec Seidlhofer, Gulda, Magaloff, Madeleine Lipatti et Stefan Askenase. À seize ans, Martha Argerich remporte coup sur coup les premiers prix des concours de Bolzano et de Genève. Sa victoire en 1965 au concours Chopin de Varsovie achève de faire d'elle une légende.
    Sa carrière n'est dès lors qu'une succession de triomphes. Invitée permanente des plus grands orchestres, elle multiplie les concerts et les enregistrements discographiques. Depuis 1976, elle se consacre presque exclusivement à la musique de chambre avec les pianistes Nelson Freire, Alexandre Rabinovitch, le violoncelliste Mischa Maisky et les violonistes Gidon Kremer ou Itzhak Perlman.
    Mariée plusieurs fois (notamment au chef d'orchestre Charles Dutoit et au pianiste Stephen Kovacevich), Martha Argerich a trois filles de trois pères différents. Elle vit entre Paris, Bruxelles et Genève.
    Sa personnalité riche, son caractère libre et indépendant, sa vie de bohème en font un personnage très atypique dans le monde de la musique classique. Elle a toujours refusé de se plier à quelque discipline que ce soit, n'hésitant jamais à annuler un concert à la dernière minute, ou au contraire à venir jouer à l'improviste.
    Olivier Bellamy retrace ici la vie de cette artiste indomptable, dont le jeu a été comparé maintes fois à celui d'Horowitz.

  • À la veille de ses soixante-dix ans, la plus francophile des sopranos anglaises a choisi de se raconter à Olivier Bellamy. Celle que Carlos Kleiber appelait « la meilleure du monde » - et affectueusement « Meine Marschmallow » en référence à la Maréchale du Chevalier à la rose -, retrace ainsi son enfance, sa formation, ses rencontres, ses grands rôles : merveilleuse dans Mozart et dans Strauss, interprète bénie des dieux de la mélodie française et de l'opérette, elle se livre sans détour avec toute la fantaisie et l'autodérision qui sont les siennes.
    Le livre comprend également un cahier de photos inédites.

  • Révélée en 1957 au Festival d´Aix-en-Provence, Teresa Berganza est l´une des cantatrices les plus universellement aimées et respectées. Baptisée « la Carmen du siècle » par Herbert von Karajan, idéale dans Mozart et Rossini, la mezzo-soprano espagnole a bâti une carrière exemplaire dans les plus grands opéras du monde.

    À l´occasion de ses quatre-vingts ans, elle livre sa vérité avec un humour décapant et beaucoup de sensibilité : son enfance dans l´Espagne franquiste, ses rencontres avec Otto Klemperer, Carlo Maria Giulini ou Claudio Abbado, sa relation forte avec Maria Callas, ses partenaires favoris comme Alfredo Kraus, Luigi Alva ou Plácido Domingo, mais aussi tout ce qui fait l´amour et la vie d´une femme.

    Au fil de ses souvenirs et de ses passions, nous découvrons une personnalité étonnante où se rejoignent l´idéal de Don Quichotte et la fraîcheur d´âme de Sancho Panza.

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