Plon

  • C'est le livre d'une vie entière consacrée aux mystères du plus paradoxal, du plus essentiel, et du plus solitaire des instruments de musique. Des premiers sons grêles et chantants entendus dans le ventre de ma mère à mes premières gammes sur le Pleyel familial. Des milliers d'heures à écouter des disques pour tenter de comprendre comment de grands fous prophétiques parviennent à recréer un monde à travers les Impromptusde Schubert ou les Préludes de Debussy. Jusqu'à toutes ces rencontres à travers le monde avec ces drôles d'animaux appelés pianistes qui vivent mille vies à travers un fabuleux répertoire, une prodigieuse littérature, sans réussir à en conduire véritablement une. De A comme " Accord " à Z comme " Zut ". Nous entrons dans l'intimité de Chopin, Liszt, Cortot, Rubinstein, Horowitz, Gould. Sans se priver de réflexions sur la critique, les professeurs, la technique, la sonorité et des entrées sur le " cinéma ", la " main gauche " ou les pianistes " aveugles ".

  • Un jour que Beethoven prenait le thé dans une famille viennoise, on en vint à parler de Mozart. "Quel opéra de Mozart préférez-vous?" Tout le monde attendait Don Giovanni, le plus réputé à l'époque, "La Flûte enchantée", répondit Beethoven qui ajouta, levant les mains au-dessus de la tête et prenant les cieux à témoin : "O Mozart !".
    Et pourtant, les dix dernières années de la vie viennoise de Mozart ont été particulièrement étranges et tragiques : brillantes au début, pauvres et négligées du public à la fin. Les conditions de ce déclin sont un des grands mystères mozartiens. La correspondance atteste la volte-face du public viennois.
    Déjà, en avril 1788, il avait lancé une souscription pour trois nouveaux quintettes à cordes... La même année, c'était aussi l'été des trois plus grandes symphonies du siècle : K 543, K 550 et 551. Les oeuvres de Mozart étaient alors de purs miracles, mais personne à Vienne n'en voulait plus. La plupart des gens trouvaient sa musique trop difficile et pourtant La Flûte enchantée, composée au cours de l'été 1791,  populaire et savante à la fois, est pour beaucoup le chef d'oeuvre du compositeur. Il s'agit en tout cas assurément d'une oeuvre testamentaire, ultime opéra achevé quelques semaines avant sa mort par un Mozart à l'acmé de son génie.
    C'est dans ce contexte d'intense créativité, mais aussi de fin d'existence, qu'Olivier Bellamy obtient de Mozart une série d'entretiens.

  • Dictionnaire amoureux de chopin Nouv.

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