• Ville carrefour entre trois mondes - Asie, Afrique et Europe -, à la fois orientale et occidentale, poumon économique du pays, centre culturel majeur, vouée aux cauchemars de la guerre civile entre 1975 et 1990, la capitale du Liban, avec ses écrivains et ses artistes, son urbanisme et son architecture, est fascinante.
    Tout en restituant l'histoire plurielle et la diversité des visages de cette métropole régionale cosmopolite, ce livre inspiré se concentre sur ce qui a fait d'elle, depuis le XIXe siècle, l'un des premiers espaces de la modernité en terre arabe.

  • Il n'est pas facile d'être arabe de nos jours. Où que l'on se tourne, du Golfe à l'Océan, le tableau paraît sombre. Pourtant, sans remonter à l'âge d'or de la civilisation arabo-musulmane, il y eut un temps guère lointain où les Arabes pouvaient se projeter avec optimisme dans l'avenir. Comment en est-on arrivé à la situation actuelle ? Comment est-on parvenu à faire croire aux Arabes qu'ils n'ont d'autre avenir que celui que leur destine un millénarisme morbide ? Comment a-t-on pu déconsidérer une culture vivante pour communier dans le culte du malheur et de la mort ? A ces questions, Samir Kassir cherche à apporter des réponses nuancées et originales. Revisitant l'histoire contemporaine, il étudie l'irruption de la modernité en terre arabe et analyse l'ampleur des mutations qui ont bouleversé le champ social, au moins jusqu'au début des années 1970. Il conclut sur la conviction que rien, et surtout pas leur héritage culturel, ne devrait empêcher les Arabes d'être de nouveau les sujets de leur propre histoire.

  • 1975 : le Liban entre dans la guerre. Il y restera quinze ans, pendant lesquels il occupera presque continuellement le devant de l'actualité. Plus qu'une reconstitution méthodique de la chronologie de cette guerre, cet ouvrage en fournit, à chaque séquence, les différentes clés de lecture, recherchées dans la dynamique même de la société libanaise aussi bien que dans l'environnement régional, loin de toute généralisation et de tout anachronisme.

  • Editorialiste du grand quotidien de Beyrouth An-Nahar et cofondateur du
    Mouvement de la gauche démocratique, Samir Kassir a été assassiné en juin dernier dans un attentat à la voiture piégée. Il explique ici combien l'indépendance du Liban dépend de la démocratisation de la Syrie, et pourquoi celle-ci n'adviendra pas tant que le Liban n'aura pas recouvré sa souveraineté. Juste une semaine avant son assassinat à Beyrouth, le 2 juin dernier, Samir Kassir a proposé à Actes Sud d'écrire un livre dans lequel il analyserait les événements du Liban jusqu'au retrait de l'armée syrienne. En tant qu'éditorialiste du grand quotidien de Beyrouth An-Nahar, et surtout en tant que fondateur, avec d'autres intellectuels et militants libanais - dont le romancier Elias Khoury -, du Mouvement de la gauche démocratique, il avait joué un rôle de premier plan dans ce qu'on appelle maintenant couramment l'"Intifada de l'indépendance". D'où l'idée de réunir dans un petit volume
    une vingtaine de ses articles sur la situation au Liban - et en Syrie - dans lesquels, avec autant d'audace que de pénétration, il explique pourquoi l'indépendance du Liban dépend de la démocratisation de la Syrie, et pourquoi celle-ci ne pourra se réaliser tant que le Liban n'aura pas recouvré sa souveraineté. A ces articles sera ajouté, pour mémoire, une courte étude sur le même thème publiée en français dans une revue spécialisée.

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