• Dans ce très bel ouvrage, Sophie Pujas, journaliste au Point et autrice et Nicolas Malais, libraire et spécialiste de manuscrits anciens ont réuni plus 80 extraits de journaux intimes issus de collections de musées et ou de bibliothèques ou encore de fonds tel que l'APA (Association Pour l'Autobiographie). Plongée unique au coeur de l'intime et du quotidien, ces textes et fragments soigneusement choisis et commentés nous racontent la vie au jour le jour, qu'elle soit grandiose ou ordinaire, douce ou terrible. Benjamin Constant incapable de rompre, Marie Curie disant adieu à l'amour de sa vie, Orwell cultivant son jardin, Klemperer témoignant de la barbarie nazie en marche, Sylvia Plath racontant son coup de foudre pour un certain Ted Hughes, Pavese luttant contre la tentation du suicide, Benoîte Groult savourant les émois d'un triangle amoureux à l'aube de la vieillesse... À chacun son journal pour se scruter ou ausculter le monde. Emouvants, étonnants, magni?ques, ces facs-similés renaissent dans ces pages et nous transportent.

  • Nostalgie de la nature ou sauvagerie apprivoisée ? L'animal se révèle comme l'un des motifs les plus riches du street art. Transformant les villes en vastes champs d'expérience, cultivant le plaisir de l'imprévu et de la rencontre magique, de l'incongru et du détonant, les artistes urbains se font anatomistes et portraitistes de ce zoo à ciel ouvert. Monstres et chimères nourris à l'imaginaire collectif rejoignent les cohortes d'un bestiaire en constante expansion et réinvention.

    À travers 7 chapitres thématiques et 20 portraits, ce livre témoigne de l'inventivité de ces artistes qui, portés par le simple goût du jeu ou les interrogations écologistes, investissent les recoins secrets de nos rues, détournent les lieux, surgissent à chaque pan de mur - même les plus monumentaux -, explorent friches urbaines et lieux désertés pour leur offrir une poésie inédite, ou vont jusqu'à faire resurgir l'animal en lisière de la nature.

    Collages, peinture, bricolage minuscule, installation en trois dimensions : leurs techniques sont multiples et reflètent la diversité foisonnante du street art aujourd'hui.

  • Z. M.

    Sophie Pujas

    «Il ne s'y attendait pas. Et, à vrai dire, il n'y tenait pas. Toutes ces années à fuir, à se draper dans les brumes feutrées de Venise, dans des cathédrales vaporeuses, dans des femmes qui ressemblaient à des paysages. Et ils étaient là. Suppliciés, implacables. Un jour il avait pris son crayon et ils étaient là. Le trait s'était déployé, la mémoire avait repris le pouvoir, l'avait guidé, avait tenu sa main selon la logique impitoyable des cauchemars. Les visages grimaçant au-dessus de cordes de pendus, les corps décharnés, les presque squelettes, les déjà cadavres avaient surgi. Les fantômes avaient pris possession de son refuge, de son abri de papier blanc, et il y avait de quoi se mettre en colère. Mais il devait leur obéir. L'armée des ombres, des assassinés, des génocidés se levait sur le papier. Il retrouvait le coup de crayon halluciné de là-bas, cette possession, cette atroce fascination. La beauté inavouable de l'horreur. Là-bas, c'était aujourd'hui. Il n'avait pas le droit de retenir les fantômes qui tremblaient sous ses doigts.» Sophie Pujas.

  • Égayer et poétiser la ville sans lui porter atteinte : loin du graffiti qui revendiquait le « massacre » des murs et en marge des grandes fresques, visibles et pérennes, certains artistes ont pensé une approche moins intrusive de l'art urbain. Jouant de l'éphémère, ils ont imaginé des interventions dénuées de toute notion de destruction, en déployant un vaste panel de supports et de techniques, souvent très ludiques. La montée en puissance de la conscience écologique a renouvelé ces pratiques alternatives.

    À travers 8 chapitres thématiques et 21 portraits, ce livre témoigne de l'inventivité de ces scénographes du quotidien qui ponctuent la ville d'oeuvres de boue, de craie, de fil ou de lumière, révèlent la poésie des murs par le reverse graffiti, sèment au coin des rues des silhouettes de papier ou de bois, transforment des matériaux de récupération en oeuvres d'art, ou multiplient les îlots de végétation en déclarant une guerilla gardening.

  • Théorisé par les situationnistes dans les années 1950, le détournement, c'est la créativité sous le signe du clin d'oeil, voire du flirt avec l'absurde, mais aussi du soupçon permanent. Désormais, à l'ère du 2.0, chacun peut s'approprier les images cultes et jouer avec. Cet art de la subversion s'invite dans la vie quotidienne et ne cesse d'investir de nouveaux territoires comme de nouveaux supports.
    Entre fétichisme nostalgique et dézingage ironique, les chefs-d'oeuvre du passé et les icônes pop sont revisités.

    À travers 6 chapitres thématiques et une vingtaine de portraits, ce livre explore l'univers de ces créatifs qui ont l'art des rapprochements insolites, de la manipulation, de la métaphore. Ils bouleversent les codes et désacralisent les icônes de l'histoire de l'art ou de la pop culture, manipulent les mots, hackent l'espace public, chahutent avec le réel, revendiquent une incivilité salutaire, font naître une rêverie de nos objets ordinaires...

  • L'auteur évoque le destin d'une figure majeure du cinéma muet, l'actrice Clara Bow, née dans un quartier pauvre de New York en 1905. Elle passe une enfance solitaire et misérable entre un père absent et une mère épileptique, prostituée occasionnelle. Afin de s'évader de cette atmosphère néfaste, Clara développe un goût immodéré pour le cinéma. À seize ans, elle décroche un rôle dans Beyond the Rainbow. Malheureusement les scènes tournées sont retirées au montage. Elle finit par trouver un rôle de garçon manqué dans Down to the Sea in Ships d'Elmer Clifton, qui lui vaut des critiques élogieuses. Grâce à Ernst Lubitsch, Clara Bow devient une nouvelle figure sexy du cinéma hollywoodien. Budd Schulberg, le patron de la Paramount, décide de faire d'elle une star. Elle obtient le premier rôle dans Mantrap réalisé par Victor Fleming. Le premier scandale qui la touche est provoqué par un fan qui simule un suicide par désespoir d'amour : Clara Bow devient la femme fatale préférée du public américain. En 1927, elle tourne Les Ailes, un des chefs-d'oeuvre du Hollywood muet. Le film It la consacre définitivement comme l'actrice la plus sexy d'Hollywood. La rumeur lui prête une liaison avec Fredric March, son partenaire dans The Wild Party. Elle préfère s'afficher avec Harry Richman, le « roi de Broadway du moment ». Elle jette ensuite son dévolu sur Rex Bell, ancien livreur à la Fox et son partenaire dans True to the Navy de Frank Tuttle. Les scandales s'accumulent, les journaux s'en font les chroniqueurs cruels. Elle-même accorde un entretien dévastateur à un tabloïd qui donnera d'elle l'image d'une femme infidèle et sans cervelle. Le journal Coast Reporter publie « une interminable liste des amants de Clara » avec des détails scabreux, allant jusqu'à la zoophilie et la syphilis... Au terme de ces épreuves, Clara Bow s'écroule. Renvoyée par la Paramount, elle quitte Hollywood avec son mari Rex Bell pour un ranch dans le Nevada.
    Elle a vingt-cinq ans...
    Sophie Pujas fait le portrait incandescent d'une actrice qui fut dans les années 20 une star absolue à Hollywood et dont on a oublié jusqu'à l'existence. L'auteur souligne un aspect de Clara Bow, celle de la femme émancipée, de l'actrice rebelle, celle par qui le scandale arrive, celle qui assume une vie sexuelle dissolue.

  • Agenda street art

    Sophie Pujas

    • Tana
    • 17 Août 2017

    Après le succès de Street Art, l'agenda avec une fabrication spéciale !
    L'agenda indispensable qui vous accompagnera en 2018 de janvier à décembre.
    Chaque mois, retrouvez un artiste incontournable de la rue et ses oeuvres.
    Fabrication exceptionnelle avec un effet béton sur la couverture.

  • Maraudes

    Sophie Pujas

    Maraudes explore la capitale à travers les silhouettes qui la traversent, toutes porteuses d'histoires, comme autant de micro-fictions. Un sans-abri rue de l'Odéon, une jeune mère au parc Monceau, un chauffeur de bus rue Oberkampf, un bibliophile rue Brancion, un street artist rue de l'Equerre. Leurs états d'âme composent un paysage mouvant. Les lieux ont aussi leur mémoire : artistes potaches de la place du Tertre à l'aube du vingtième siècle, aviateurs tombés Pont de Tolbiac au moment de la Libération, Kerouac rendant visite à la statue de Balzac dans les années soixante, autant de fantômes qui rôdent. Le portrait de la ville se construit par fragments, au fil des rues et des saisons.

  • Pirater la ville, en faire un vaste terrain de jeu : le street art offre un pas de côté, une subversion du regard sur les lieux familiers.

    Les artistes adeptes du détournement urbain font naître une réalité parallèle dans la ville, en tirant partie de son architecture, de ses accidents, des objets ordinaires qui l'habitent. Ils ont l'art de déceler une silhouette dans un banal poteau, une banquise au bord d'un égout, une fenêtre dans un mur de brique. Ils savent métamorphoser un espace publicitaire en parenthèse poétique, faire naître un sourire d'un panneau signalétique. Ils n'ont pas oublié les rêveries de l'enfance, la magie d'un oeil à l'affût, qui transforme et construit une histoire sur un détail infime.

    À travers 7 chapitres thématiques et 21 portraits d'artistes, ce livre propose un nouveau regard sur ce mouvement qui depuis les années 1970 prend d'assaut l'espace urbain. Il nous entraîne sur les pas de ces scénographes du quotidien, qui ont la légèreté et l'humour comme mode d'expression privilégié. La subversion se fait joyeuse : elle se confond avec la liberté de réinventer le monde à chaque pas.

  • Pour la première fois, un livre vous propose à la fois de découvrir 15 des plus grands artistes de  street art qui chaque jour jouent avec les paysages urbains (Giaco, Oak Oak, Clet Abraham, etc) mais aussi d'exercer vos talents sur des murs ou des sols en papier ! A vous de détourner la ville comme bon vous semble ! Vous pourrez laisser libre court à votre imagination et créer une oeuvre à partir d'une fissure, d'une plaque d'égout, d'un panneau de signalisation, parmi beaucoup d'autres éléments urbains. Apportez votre petite touche de poésie à la ville en un coup de crayon.

  • Unique dans sa démarche, Bault nous emmène dans un monde peuplé de créatures hybrides, bancales, claudicantes et borgnes. Sa représentation de notre environnement est libre de toute figuration précise. Pourtant, le coeur de l'humanité est au centre de l'oeuvre de l'Aveyronnais, faisant de cet artiste hors norme un des maîtres de la discipline.

  • Les homards sont immortels Nouv.

    «Combien de temps fallait-il pour qu'un souvenir vous oublie enfin?»Cet été-là aurait dû laisser l'empreinte habituelle des étés à Ouessant.Iris avait dix ans, elle était en vacances avec ses parents et son grand frère Sacha. C'était l'heure des balades à vélo, des bains glacés avec son frère qu'elle suivait partout. Tout promettait d'être parfait. Jusqu'à ce que sa mère disparaisse un matin.Comment continuer quand il manque quelqu'un? Qu'est-ce qu'une petite fille peut se raconter dans le grand silence qu'est devenue sa vie?Sait-elle déjà qu'il n'y aura plus jamais qu'un avant et un après?

  • Paris, années 1980. Inspirés par New York où le graf- fiti se développe déjà depuis quelques années, des adolescents vont prendre d'assaut un terrain vague du quartier de La Chapelle, les murs de la ville, les métros et autres trains de banlieue pour s'exprimer.
    Le mouvement va vite orienter la vie de Vincent, qui deviendra Lokiss, puis tant d'autres personnages par la suite. Sophie Pujas, dans un style collant à la vitesse de la pensée de son sujet, écrit le parcours artistique et intellectuel de l'un des représentants emblématiques de la première génération française du graffiti. Intransigeant et exigeant, il décidera par la suite de ne pas profiter de la vague street art sur laquelle beaucoup de ses pairs ont surfé, jugeant que cela revenait à trahir leurs idéaux, pour enfin s'éloi- gner en partie des murs et faire vivre son art sur d'autres supports. Artiste pluridisciplinaire, Lokiss est un touche à tout toujours en devenir.
    Le texte de Sophie Pujas est agrémenté d'un cahier photos de huit pages retraçant le parcours visuel de l'artiste.

  • Né au cours des années 1960 et 1970, l'art urbain est devenu un phénomène artistique planétaire.
    Exercé au départ gratuitement et sans autorisation dans l'espace public, il agrège des pratiques et des formes aussi diverses que le graffiti, le muralisme ou le street art, et charrie des influences qui vont de la publicité aux cultures de masse en passant par le militantisme. Sans former un véritable mouvement, tous ces artistes n'en ont pas moins des points communs. Parmi eux, la capacité à oeuvrer dans la ville en toute liberté, avec une remarquable économie de moyens.
    Quatre auteurs reviennent sur les origines de l'art urbain, depuis l'émergence de pratiques contextuelles et du graffiti writing dans les années 1960 jusqu'à sa reconnaissance publique, institutionnelle, médiatique et même marchande. Quatre regards complémentaires, portés sur un mouvement hétérogène, car accessible à tous.

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  • La maison d'Eglantine est si bien ordonnée que la petite fille s'ennuie. Lorsqu'elle rencontre son voisin Ernest, sa vie change : ce dernier collectionne les imprévus.

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