• L'ordre du Temple a-t-il réellement disparu ? Et, avec lui, son fameux trésor ? La malédiction lancée par le dernier grand maître sur le bûcher doit-elle être prise au sérieux ? Les templiers sont-ils les ancêtres des francs-maçons ?
    Dès la première croisade, on trouve trace des templiers et des combats qu'ils ont menés en Terre sainte aux côtés des croisés. Pourtant, la naissance de l'ordre est aussi mystérieuse que sa déchéance. Du pouvoir réel qu'il a exercé au Moyen Âge entre Orient et Occident - notamment grâce à la protection du pape - aux mensonges colportés par le roi de France Philippe le Bel pour entraîner sa chute, partez à la découverte du plus énigmatique, du plus célèbre et du plus fascinant des ordres militaires et religieux.

  • Dès la première croisade, on trouve trace des templiers et des combats qu'ils ont menés en Terre sainte aux côtés des croisés. Pourtant, la naissance de l'ordre est aussi mystérieuse que sa déchéance. Comment démêler le vrai du faux parmi les légendes circulant à son sujet, régulièrement réactivées par le cinéma et la littérature ?
    Du pouvoir réel qu'ils ont exercé au Moyen Âge entre Orient et Occident - notamment grâce à la protection du pape - aux mensonges colportés par le roi de France Philippe le Bel pour entraîner leur chute, partez à la découverte du plus énigmatique, du plus célèbre et du plus fascinant des ordres militaires et religieux.

  • C'est le premier livre consacré à la bataille de Courtrai qui a opposé les chevaliers de Philippe le Bel aux Flamands.
    Elle est pourtant décisive : Philippe le Bel y a perdu une grande partie de sa chevalerie et surtout de son prestige. Avant Azincourt et Crécy, c'est la première grande défaite de la chevalerie française. Elle signe également la naissance du sentiment national flamand. Pourquoi la guerre a-t-elle éclaté entre Philippe le Bel et ses sujets flamands ? Comment une armée de chevaliers, de professionnels de la guerre, a-t-elle pu être vaincue ? Pour la postérité, la bataille de Courtrai sera la " bataille des Éperons d'or ", la première défaite infligée à une armée de chevaliers par une armée d'artisans.
    Le 11 juillet 1302, devant les murailles du château de Courtrai, l'armée royale et les milices flamandes sont de nouveau face à face, comme elles l'ont souvent été depuis le début du siècle. Les forces en présence sont déséquilibrées : les troupes flamandes sont composées de 20 000 combattants à pied, alors que les troupes françaises atteignent les 50 000 archers, fantassins et chevaliers. Les Français jugent la victoire facile.
    Ils s'élancent et dans la précipitation s'embourbent dans les marécages. Les chevaliers, trop lourdement armés, ne peuvent s'extirper du bourbier. Les combattants flamands vont massacrer ces chevaliers à terre. Ce jour-là, la victoire sera flamande. Périssent ainsi Robert d'Artois, chef de l'armée et cousin du roi de France, le connétable de France, les deux maréchaux de France, le garde du sceau et des barons en grand nombre.
    Sur les cadavres qui parsèment le champ de bataille, les Flamands vainqueurs ramassent par centaines les éperons dorés qui sont l'attribut des chevaliers. En Belgique, on commémore encore chaque année le jour de la bataille, devenu jour de fête nationale. Pour les Flamands, cette victoire sonne le début de leur indépendance et acquiert une valeur symbolique.

  • Dernière croisade

    Xavier Hélary

    • Perrin
    • 12 Mai 2016

    25 août 1270 : Saint Louis s'éteint dans le camp de l'armée croisée, près de l'ancienne Carthage. Partis au début du mois de juillet d'Aigues-Mortes, les barons et les chevaliers qui ont pris la croix à la suite du roi de France ont débarqué à Tunis quelques jours plus tard. Paralysés dans l'attente toujours différée du roi de Sicile, épuisés par les chaleurs de l'été tunisien, les croisés sont rapidement décimés par la maladie qui emporte le roi et plusieurs hauts personnages. Après quelques combats menés pour sauver les apparences, l'armée croisée rembarque au mois de novembre. La destruction de la flotte dans un port sicilien par une tempête empêche l'expédition de se poursuivre en Terre sainte. Les croisés n'ont plus d'autre choix que de rentrer en France.
    Entreprise à grands frais, précédée de nombreux préparatifs de toutes sortes, la Huitième et dernière croisade est un échec complet. C'est le récit d'un désastre qu'entreprend ce livre, depuis la prise de croix de Saint Louis en 1267 jusqu'au retour de l'armée croisée au printemps 1271. Un désastre à méditer en ces temps de crispations et de confrontations.

  • En juin 1278, Pierre de La Broce, autrefois le chambellan tout-puissant du roi de France Philippe III, est pendu au gibet de Montfaucon. Il est le premier d'une longue série de favoris déchus. Si la mort de Pierre a été publique, les conditions de sa chute sont demeurées mystérieuses pour les contemporains, qui ont eu tout loisir de méditer sur les inconstances de Fortune, qui pousse au sommet de sa roue les hommes, avant de les précipiter dans l'abîme. Les documents conservés dévoilent une partie de ce qui s'est tramé à la cour de France entre 1276 et 1278 : la mort suspecte du fils aîné du roi et de sa première épouse, la mise en cause de sa seconde femme, Marie de Brabant, par Pierre de La Broce, les prétendues révélations d'une sainte femme du diocèse de Liège, le tout sur fond de rumeurs complaisamment répandues autour de la possible homosexualité de Philippe III. Le chambellan a joué, et il a perdu : les barons ont fait corps autour de Marie de Brabant. Au-delà des circonstances à la fois dramatiques et rocambolesques de l'affaire, le riche dossier qui la documente donne accès aux ressorts de la cour capétienne et ouvre des perspectives sur le fonctionnement du gouvernement royal dans la seconde moitié du XIIIe siècle, tandis que la confiscation des archives du chambellan destitué permet de reconstituer l'opulent patrimoine qu'il avait réussi à se constituer, en peu d'années et grâce à la faveur royale. À bien des égards, l'affaire Pierre de La Broce se révèle d'un intérêt exceptionnel.

  • Pour raconter la pratique de la guerre des rois capétiens, Xavier Hélary s'intéresse d'abord au recrutement, à la composition et à l'organisation des armées : il s'agit de rendre compte du passage d'une armée féodale, dans laquelle les chevaliers servent parce qu'ils sont les vassaux d'un seigneur, à une arme soldée où tous les combattants sont retenus aux gages du roi.  C'est ensuite l'évolution des formes de cette guerre qui est envisagé : Saint Louis privilégie la croisade, alors que Philippe le Bel ne fait campagne qu'à l'intérieur de son royaume, contre les princes trop puissants que sont à ses yeux le duc d'Aquitaine et le comte de Flandre.  Enfin, l'auteur explique en quoi la guerre favorise la croissance de l'État capétien, évidente autour de 1300. Essor de l'administration et de la fiscalité, emprise sur la noblesse, renforcement du prestige du roi : sans être le facteur exclusif, la guerre telle que la pratiquent les Capétiens contribue fortement au développement de la puissance royale et à la construction de la nation France.

  • À l'occasion du 600e anniversaire de la naissance de la Pucelle, ce volume illustre le profond renouvellement des recherches sur Jeanne d'Arc. Depuis longtemps, ces études ne sont plus le domaine réservé des historiens médiévistes. Les spécialistes des époques postérieures se penchent ainsi sur la postérité de Jeanne jusqu'à nos jours, dans l'histoire, la littérature, les arts et la politique, en France, en Europe et même au Japon.

    Avec le soutien de l'ANR Juslittera et du laboratoire POLEN (CESFIMA) de l'université d'Orléans.

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