• Antoine ne veut rien perdre du temps de l'enfance et des chemins creux de Château- Fromage. C'est son socle. Tout part de là. Sa mémé Lise le prenait par la main et lui ouvrait les yeux au monde. Il pédalait sur son vélo et éprouvait ses premiers émois auprès de Cocotte, la garde-barrière. Son horizon tutoyait l'infini.
    Et les voix, les gestes, les bonheurs et les souffrances de ceux qui l'ont aidé à grandir sont autant de diamants de la mémoire. Olympe qui aimait les hommes, Irma qu'on a mal aimée, Marcellin que l'amour a fui, Henri qui est allé le chercher de l'autre côté de la terre.

    C'est le regard du mémorialiste des vies ordinaires qu'Yves Viollier pose avec douceur sur ses personnages.

  • Louise des Ombrages

    Yves Viollier

    • Signe
    • 23 Avril 2021
  • La mère

    Yves Viollier

    " Le bon Dieu me demande sans doute le sacrifice d'une vie extraordinaire." Ces paroles de sainte Bernadette, Reine les a prononcées le jour où elle a renoncé à entrer dans les ordres pour se consacrer à sa famille.
    Malgré treize enfants, le dur labeur de la ferme, le combat quotidien contre la pauvreté et surtout un mari tyrannique, jamais elle n'a regretté son choix. Née en Vendée en 1910, émigrée en Charente, Reine a vécu avec modestie et courage. Elle avait peut-être l'étoffe d'une sainte, mais elle va trouver une autre manière de gagner son paradis...

  • Je suis le seul département qui soit devenu une province. Mes souffrances d'hier sont aujourd'hui ma chance. Mon pays est riche de sa diversité, bocage, plaine, marais, îles, l'Océan, fenêtre ouverte sur le monde. L'Histoire a modelé mon calcaire et mon granit de la préhistoire à nos jours. Aliénor d'Aquitaine est née ici. Richard Coeur-de-Lion préférait les séjours sur mes terres à l'ennui de sa cour d'Angleterre. Richelieu, notre évêque, a transformé l'église de notre diocèse de Luçon. Les guerres de religion ont déchiré le pays. Et 1793, l'année terrible, est arrivée...
    Malgré ses grands hommes vendéens du XXe siècle, Clemenceau, de Lattre, d'autres, la République a laissé la Vendée seule face à son malheur pendant 200 ans. Et à partir des années 60, le pays fort de ses solidarités et de son isolement, s'est relevé. On parle du miracle vendéen. Pas de grandes villes, les usines à la campagne, un taux de chômage le plus bas de France, révolution agricole, révolution industrielle, pétrole touristique bleu, tout semble nous réussir, Vendée Globe, Puy du fou, fierté retrouvée.

  • Les lilas de mer

    Yves Viollier

    L'hiver 1891 avait amené de terribles tempêtes, l'océan avait dévasté les digues de terre et de pierre, inondé ce paradis d'eaux, de dunes et de vents.
    Là-bas, en vendée. quand jean guéry, jeune prêtre au coeur pur, prend en charge sa nouvelle paroisse, arrivent des tribus d'italie, de corrèze ou du limousin pour reconstruire une muraille contre la mer. des étrangers, mal acceptés par les gens du pays. le ministère de jean continence par une histoire d'amour, celle de la sauvage lilas et de jean-marie, l'ouvrier corrézien. peu après, ce dernier est accusé d'un crime.
    Le nouveau curé ignore tout du marais et des maraîchers, mais il connaît le secret des âmes. cette terre singulière, en face de l'île de ré, était inconnue des romanciers. yves viollier, premier voisin, en révèle toute l'âpreté et toute la magie.

  • L'instant de grâce

    Yves Viollier

    Le 17 octobre 1793, alors que la guerre de Vendée bat son plein, les troupes de la Grande Armée s'apprêtent à massacrer 5 000 soldats républicains enfermés dans l'église de Saint-Florent-le-Veil... Avant que, dans un dernier souffle, le général Bonchamps à l'agonie ne crie à ses hommes : « Grâce aux prisonniers ! » Parmi ces miraculés, le père de David d'Angers.
    Trente ans plus tard, devenu un immense sculpteur, l'artiste reconnaissant décide de rendre hommage à cet instant de grâce et livre son chef-d'oeuvre.
    Les histoires mêlées de ces deux destins, unis par un geste qui transcende les époques, donne une idée universelle de l'indulgence et du pardon.

  • Hiver 1794. Chargées par le gouvernement révolutionnaire d'anéantir le soulèvement vendéen, les colonnes infernales du général Turreau sèment la terreur et la désolation sur leur passage. Promises au massacre, deux mille personnes - hommes, femmes, enfants, vieillards - doivent fuir leurs fermes incendiées. Elles trouvent refuge au coeur de l'impénétrable forêt de Grasla.
    L'hiver est particulièrement rigoureux cette année-là. Chaque jour est un combat, chaque nuit une épreuve. Pourtant les réfugiés survivent. Mieux, en dépit de la neige et des pluies incessantes, en dépit des privations et des morsures du froid, ils réinventent un monde, construisent des huttes, une église, et même un hôpital au coeur de la forêt. Livrés à eux-mêmes au milieu du chaos, ils donnent naissance à une véritable ville.

  • Les deux écoles

    Yves Viollier

    1984. Un peu partout en France, des manifestations éclatent pour la défense de l'école libre. Pour Chrysostome Lhermite, ces événements font écho à un lointain et douloureux passé, au temps de sa jeunesse, où déjà les clans s'affrontaient. Avec son voisin et ami, Louis Malidin, ils étaient liés comme les doigts de la main. C'était avant que la guerre des écoles les atteigne dans leur chair, avant qu'elle les conduise à dresser un mur entre leurs deux maisons.
    Est-ce que rien n'a changé, 50 ans après ? Ou est-ce enfin l'occasion de signer l'armistice et de faire renaître leur amitié ?
     

  • À Angeac, au coeur de la Charente, il y a Antoinette Besse, dite Toinou, 92 ans, qu'Yves Viollier rencontre au début des années 1980. Près d'un siècle de mémoire qu'elle va lui confier. L'enfance, le choeur des loups et le Périgord noir. Les générations, les drames, l'exode, la terre dure et exigeante. Les secrets et les guerres, les saisons et les champs, le froid mais jamais la faim, les privations mais rarement les manques. Les légendes et les rumeurs, la marque du crime de Hautefaye. Une langue, une existence, une époque. La vie que Toinou raconte, la sienne, c'est celle d'un monde presque englouti. Mais qu'il ne faut pas oublier.

  • Nous ne savions pas ce qui nous attendait...

    Jeanne se souvient. L'été 1960 s'achève, elle a sept ans. L'Assistance publique les a confiées, elle et ses deux demi-soeurs, à mademoiselle Eugénie qui vit avec ses parents au château des Marguerites. Jeanne a connu les coups et les brimades, avant. Ici, elle goûte, le coeur à peine apprivoisé, à une certaine insouciance : soigner les bêtes, déguster la bonne brioche chaude...
    Un jour, tous se pressent autour d'un bébé dans son berceau drapé de blanc. "Ta petite soeur", a murmuré Mademoiselle, les yeux brillants.
    Jeanne, petite marguerite, voudrait juste qu'on l'aime, un peu, vraiment, beaucoup. Mais elle comprend qu'on ne lui dit pas tout...

    D'une plume magnifique, Yves Viollier fait vivre une voix de l'enfance, celle, véridique, de Jeanne, qui, devenue grande, cherchera partout sa place et le chemin de la résilience. Un roman bouleversant.

  • Les chênes ne meurent pas, au paradis.
    Elle a tout de suite aimé les mains de Joseph dans les siennes. C'était il y a soixante-treize ans lors d'un bal de noces dans la campagne vendéenne. Désormais les mains de Joseph ne la caresseront plus. On vient de l'enterrer, presque centenaire en ce jour de mai 2016. Au fil des heures d'une longue nuit défilent pour Eglantine tous les souvenirs liés à Joseph ; d'abord paysan, il fut tour à tour tonnelier, charpentier, menuisier puis ébéniste ; un artisan respecté qui avait l'amour du bois, de l'ouvrage bien fait... Ils ont traversé plus d'un demi-siècle d'histoire, auprès de leurs enfants, partageant tout, des plus beaux instants aux blessures indélébiles.
    A cette vie à fois modeste et accomplie qu'ils ont forgée à quatre mains, Joseph et Eglantine ont donné sens, amour.
    Un roman universel et bouleversant. Une histoire de transmission.

  • Délivre-moi

    Yves Viollier

    La vie de Clotilde est bouleversée le jour où des bulldozers mettent au jour un charnier datant des guerres de Vendée. Depuis sa naissance, la jeune femme est assaillie par des images violentes associées à un visage dont elle ne connaît que le nom, Setima. Cette femme serait son ancêtre et les images violentes, celles du massacre des Vendéens en décembre 1793. Un roman fondé sur des faits réels.

  • Deux enfants dans la Vendée des années 1880.
    Augustin vit chez son oncle métayer ; il est orphelin : sa mère est morte en le mettant au monde sans avoir dit qui était sont père. Élise est élevée au château des établières. Tout les sépare.

    Un jour, pourtant, ils se retrouveront par-delà les épreuves, les révélations douloureuses, les séparations et la guerre.

    L'histoire de cet amour s'inscrit dans un pays qui n'a rien oublié des violences de 1793. La vie est rude, la société rigide. Il faudra à Augustin tout sont courage, toute sa passion de la terre et des bêtes et l'ardeur du sentiment qui le possède pour secouer le poids du passé et devenir l'homme nouveau qu'Élise espérait.

  • Au soir du 27 février 2010, la tempête Xynthia atteint les côtes françaises. Pour Julie, épuisée par le travail, le mauvais temps n'est qu'un tracas supplémentaire. Guillaume et Alexandra, enfants du pays, considèrent, eux, qu'il s'agit d'un simple coup de vent : inutile de tirer leur petite fille du sommeil. Quant aux Montauran, en vacances avec leurs petits-enfants, ils en ont vu d'autres. Et pourtant, dans quelques heures, tous vont devoir faire preuve d'un courage et d'une solidarité extraordinaires pour tenter de sauver leur vie.

  • En 1793, dans le village vendéen de Château-Fromage, les six fils du meunier Guillaume prennent la tête de la rébellion contre les républicains. On les appelle les Moutons Blancs, parce qu'ils portent des manteaux de peaux de mouton. Immenses, ils en imposent, c'est pourquoi tout le village les suit.
    Peu à peu, d'autres bandes de royalistes blancs se mettent en route à travers la Vendée pour contrer les républicains à l'uniforme bleu.
    Bientôt viendront les combats et les tueries, le lot de toutes les guerres civiles...

    Yves Viollier évoque l'histoire authentique de ses ancêtres dans cette époque méconnue et troublée.

  • 1977. Le mariage de Zhida se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français « banane » comme il dit - jaune à l'extérieur - a dû partir, seul, pour la France à l'âge de huit ans avec son petit frère, et aller en pension à Romilly.
    Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France, seront là pour son mariage. Au coeur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l'histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l'a choisi sur les bancs du lycée. S'invitent aussi dans ses souvenirs l'enfance, que l'exil a rendue douloureuse, l'adolescence et la jeunesse précaires. Et c'est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l'accompagner jusqu'à l'autel.

  • Marie n'a rien vu venir. Quand son fils Simon est revenu d'Haïti, très affaibli par la malaria, elle n'a pas mesuré son malaise. Dévasté par la misère et la violence qu'il a rencontrées pendant sa mission humanitaire, rongé par l'impuissance et la culpabilité de ne pas avoir pu faire plus, Simon a sombré. Jusqu'à vouloir commettre l'irréparable. Bouleversée dans son rôle de mère, ébranlée dans sa foi, Marie doit se reconstruire. Une épreuve qui va changer sa vie.

  • Pourquoi un tel acharnement à reconstruire cette bâtisse charentaise à l'abandon ? On dirait que la vie de Renée en dépend.
    En paix avec elle-même et son mari depuis des années, née en 1944 de parents inconnus, elle sait que son père était Allemand. Et aujourd'hui, en pleine restauration de la demeure familiale, réveillant de douloureux fantômes, une lettre anonyme vient lui répéter l'insulte cent fois entendue dans son enfance : " Fille de Boche ! Fille de Boche ! " Qui la poursuit de sa haine cinquante ans après, et pourquoi ? Pour en finir avec son passé, Renée décide alors de se rendre à Berlin, dans cette Allemagne qui l'attire depuis toujours.
    Son histoire, qui devait s'achever sereinement sous les grands ciels de Charente, ne fait pourtant que commencer.

  • La route de glace

    Yves Viollier

    Vous souvenez-vous de Pierre et de Maïa, les héros romantiques de La Flèche rouge oe
    Dans La Flèche rouge, Pierre, un jeune communiste français, tombait fou amoureux d'une très belle danseuse du Bolchoï, Maïa, à l'occasion d'un voyage en train joignant Saint-Pétersbourg à Moscou. Une passion commune que le début de la Seconde Guerre mondiale se chargea de réduire à néant... Treize ans plus tard, Pierre s'est résigné à reconstruire sa vie et connaît un mariage heureux avec la douce Hélène. Mais quand l'occasion se présente de retourner à Moscou, il ne peut résister : il part retrouver Maïa. Là-bas, les deux amants renouent, l'espace d'une nuit, avec la force dévastatrice de leur amour. Rentré dans son village, Pierre souffre mille morts. Comment peut-il abandonner Maïa ? De quel droit ose-t-il trahir Hélène ? Lorsque, quelques années plus tard, Maïa décide de profiter du passage du Bolchoï à Paris pour fuir le régime communiste, Pierre va l'aider sans hésiter. En faisant ce choix, il sait qu'il va briser la vie d Hélène pour ce qui n'est peut-être qu'un rêve d'adolescent, mais il ignore encore les autres épreuves qui l'attendent...

  • Lorsqu'en 1919, Antoine Gendreau revient chez lui, tout son univers a basculé : son épouse Edmée est morte de la grippe espagnole, le bétail est décimé, la ferme périclite. Lui, le fils aîné, décide alors, pour ses parents et ses frères, de prendre la seule décision capable de les sauver : quitter leur Vendée natale pour émigrer, non loin, en Charente. Là où le ciel est plus doux, la terre plus riche.
    Pour ces paysans si attachés à leur pays, cela représente un terrible déracinement... Et il leur faudra tout reconstruire, vivre d'autres amours, réaliser des rêves aussi, faire fructifier la terre pour, un jour peut-être, cultiver leur vigne et distiller leur propre cognac.

  • L'orgueil de la tribu

    Yves Viollier

    c'est la communauté la plus secrète, la plus discrète et la plus oubliée de france.
    ils sont encore des milliers de réfractaires, dans le bocage vendéen, lointains survivants des massacres révolutionnaires, à n'avoir jamais accepté le concordat. cette orgueilleuse tribu, privée de clergé, pratique toujours sa religion selon les traditions de l'ancien régime. ses membres se regroupent au sein de ce qu'ils nomment la petite eglise ". pour ces dissidents dont la foi est sans cesse menacée, le mariage est le ciment qui soude leur lignée religieuse.
    chez eux, on n'a pas connu un divorce depuis deux cents ans. aussi, quand danièle, l'épouse d'un membre influent du clan, s'enfuit avec un photographe de passage, l'émotion et le scandale sont immenses. la petite eglise au grand complet va se mobiliser pour ramener l'infidèle...

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