• La guerre antique

    Jean Lopez

    • Perrin
    • 28 Octobre 2021

    Ramsès II, Nabuchodonosor, Alexandre le Grand, Hannibal, César, Attila : qui ne connaît ces grands conquérants de l'Antiquité ? Comment faisaient-ils la guerre, comment assiégeaient-ils les villes, comment nourrissaient-ils leurs soldats, où trouvaient-ils le fer pour leurs armes, les chevaux pour leurs chars et le bois pour leurs vaisseaux ? Il manquait aux premiers millénaires de l'Histoire leur fresque guerrière, nourrie des dernières découvertes de l'archéologie et éclairée par les commentaires d'historiens d'exception.
    En quatre parties (« Guerres et batailles », de Qadesh en - 1274 av. J.-C. aux champs Catalauniques en 451 apr. J.-C. ; « Armes et tactiques » ; « Les chefs » ; « Les troupes ») et en près de soixante-cinq chapitres, voici une histoire militaire de l'Antiquité sans précédent, dont la matrice est forgée d'articles parus dans Guerres & Histoire, augmentés de nombreuses contributions inédites. Quand la guerre apparaît-elle dans l'histoire de l'humanité ? Pourquoi devient-elle, dès l'époque sumérienne, le mode usuel de régulation des conflits ? Pour quelles raisons les Assyriens ont-ils autant valorisé l'agression, la conquête, l'usage de la terreur, et, les premiers, rêvé à la domination du monde ? Pourquoi la construction d'Assurbanipal ou celle d'Alexandre n'ont pas duré quand l'empire de Rome a semblé s'éterniser ? Comment les invincibles légions ont-elles pu se faire étriller par les cavaliers virevoltants, surgis des steppes, ou par des cohues de Germains ? Comment ne pas s'étonner qu'en dépit d'une économie de stricte subsistance, l'Antiquité n'ait cessé de lever des armées, d'édifier des remparts, d'inventer des machines pour les faire tomber, d'exécuter les vaincus ou de les réduire en esclavage ? Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles répondent les meilleurs spécialistes dans cet ouvrage novateur.
    Fort de sa méthode qui a fait le succès notamment de l'Infographie de la Seconde Guerre mondiale et de La Wehrmacht. La fin d'un mythe, tous deux parus chez Perrin, Jean Lopez illustre largement ce volume par une iconographie abondante mais choisie, associant 100 cartes et schémas, de nombreuses infographies et de somptueuses reconstitutions, notamment de Giuseppe Rava, l'illustrateur virtuose de la bataille antique.

    Une somme incontournable sur les armées antiques. Un futur classique.

  • « L'amour des livres et de la lecture respire à travers ce chef-d'oeuvre. Je suis absolument certain qu'il sera lu même une fois que ses lecteurs actuels seront passés dans l'au-delà. Mario Vargas Llosa Vallejo a judicieusement décidé de se libérer du style académique pour choisir la voix du conteur. L'histoire n'est pas considérée comme une liste d'ouvrages cités, mais comme une fable. Ainsi, pour n'importe quel lecteur curieux, ce charmant essai est accessible et émouvant dans sa simplicité parce qu'il est un hommage aux livres par une lectrice passionnée. » Quand les livres ont-ils été inventés ? Comment ont-ils traversé les siècles pour se frayer une place dans nos librairies, nos bibliothèques, sur nos étagères ?Irene Vallejo nous convie à un long voyage, des champs de bataille d'Alexandre le Grand à la Villa des Papyrus après l'éruption du Vésuve, des palais de la sulfureuse Cléopâtre au supplice de la philosophe Hypatie, des camps de concentration à la bibliothèque de Sarajevo en pleine guerre des Balkans, mais aussi dans les somptueuses collections de manuscrits enluminés d'Oxford et dans le trésor des mots où les poètes de toutes les nations se trouvent réunis. Grâce à son formidable talent de conteuse, Irene Vallejo nous fait découvrir cette route parsemée d'inventions révolutionnaires et de tragédies dont les livres sont toujours ressortis plus forts et plus pérennes. L'Infini dans un roseau est une ode à cet immense pouvoir des livres et à tous ceux qui, depuis des générations, en sont conscients et permettent la transmission du savoir et des récits. Conteurs, scribes, enlumineurs, traducteurs, vendeurs ambulants, moines, espions, rebelles, aventuriers, lecteurs ! Autant de personnes dont l'histoire a rarement gardé la trace mais qui sont les véritables sauveurs de livres, les vrais héros de cette aventure millénaire.

  • Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste à Constantinople ?
    On ne peut plus faire l'histoire de la chute de Rome comme si l'environnement (climats, germes) était resté stable, comme si l'histoire ne se faisait qu'entre humains. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique, qui a favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste.
    Mais les Romains ont aussi été complices de la nouvelle écologie des maladies qui a assuré leur perte. Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats qui transportaient les puces porteuses du bacille ; les routes qui reliaient tout l'Empire ont été à l'origine des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien. Le temps des pandémies était arrivé.

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  • Venus de Byblos, Tyr ou Sidon, terres exigües adossées aux montagnes du Liban, les Phéniciens, peuple de marins, de bâtisseurs et de marchands, ont profondément marqué les rivages de la Méditerranée antique et, au-delà, la culture occidentale. Entre 1200 et 300 avant notre ère, les Phéniciens saisissent toutes les opportunités pour contourner la domination des grands empires et tisser une vaste toile de connexions. Ils exploitent les mines de cuivre ou de fer, font commerce de vin, d'huile, d'ambre, d'épices, de parfums, d'ébène ou de bois de cèdre, échangent avec les élites locales, diffusent leur propre alphabet, influencent les arts et créent des comptoirs éphémères comme des cités prestigieuses, dont la sublime Carthage. Des rivages du Proche-Orient aux portes de l'Atlantique, cette brillante civilisation millénaire continue d'interroger les historiens.

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  • Un portrait très vivant de l'Egypte d'Amenhotep II (vers 1442 av. J.-C.) sur 24 heures, avec un personnage par heure, du pharaon au simple potier, de l'embaumeur au voleur de tombes, en passant par la sage-femme et la pleureuse - ou comment un archéologue de renom nous aide à comprendre une civilisation complexe au moyen d'un docufiction sur papier, dans l'esprit des livres d'Alberto Angela sur l'Antiquité romaine.

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  • « Dans ce livre j'ai tenté de livrer directement de bouche à oreille un peu de cet univers grec auquel je suis attaché et dont la survie en chacun de nous me semble, dans le monde d'aujourd'hui, plus que jamais nécessaire. Il me plaisait aussi que cet héritage parvienne au lecteur sur le monde de ce que Platon nomme des fables de nourrice, à la façon de ce qui passe d'une génération à la suivante en dehors de tout enseignement officiel.
    J'ai essayé de raconter comme si la tradition de ces mythes pouvait se perpétuer encore. La voix qui autrefois, pendant des siècles, s'adressait directement aux auditeurs grecs, et qui s'est tue, je voulais qu'elle se fasse entendre de nouveau aux lecteurs d'aujourd'hui, et que, dans certaines pages de ce livre, si j'y suis parvenu, ce soit elle, en écho, qui continue à résonner. »

  • Les Étrusques, un peuple d'Italie disparu au Ier siècle av. J.-C. dans sa confrontation avec Rome, restent pour une grande part mal connus. Leur mode de vie comme leur système politique suscitent des interrogations et on comprend toujours mal leur langue même s'ils ont adopté l'alphabet grec. Pourtant, les vestiges archéologiques abondent dans toute l'Italie centrale. On est toujours émerveillé par les célèbres fresques des tombes de Tarquinia qui mettent en scène leur vie quotidienne et semblent donner aux femmes un statut qui leur était refusé dans les autres cultures de l'Antiquité : le visiteur fait face à des Étrusques banquetant, jouant, dansant, dans une impression d'harmonie.
    L'originalité de ce livre est d'explorer parallèlement l'histoire des Étrusques et l'histoire des tentatives faites au fil des siècles pour les comprendre, voire pour fabriquer des mythes... et des légendes. C'est une incroyable histoire de pillages, de mensonges, de falsifications, de simplifications outrancières que l'autrice restitue pour comprendre la fascination exercée par ce peuple qui a profondément influencé les Romains. En parcourant les sites les plus célèbres de l'histoire étrusque, Marie-Laurence Haack rend justice à l'extraordinaire singularité de ce peuple.

  • Après «24 Heures dans l'Égypte ancienne», de Donald P. Ryan (Payot, oct. 2019), voici de nouveau 24 chapitres et un personnage par chapitre, cette fois pour raconter chacune des 24 heures d'une journée à Athènes en 416 av. J.-C., lors d'une pause dans la guerre du Péloponnèse. En ce temps-là se trouvaient réunies dans la cité plusieurs grandes figures du monde grec, dont Alcibiade, Aristophane, Sophocle, Euripide, Hippocrate, Platon et bien sûr Socrate. Mais l'historien britannique Philip Matyszak n'oublie pas les Athéniens ordinaires, qui ont contribué eux aussi à forger une civilisation dont nous sommes les héritiers. Mieux, c'est à travers le regard et le quotidien de ces petites gens qu'il fait revivre les célébrités de l'époque.

  • Quand a commencé l'histoire de Rome ? Les auteurs antiques, comme Tite-Live ou Denys d'Halicarnasse, affirmaient que Rome avait été fondée le 21 avril 753 av. J.-C. par Romulus, qui aurait tracé ce jour-là sur la colline du Palatin le sillon fondateur. Cet ouvrage raconte ainsi comment une modeste cité du Latium s'est imposée aux cités voisines puis à l'Italie et enfin au monde méditerranéen. Des guerres contre les Etrusques aux affrontements avec Carthage, des premières heures de la royauté à l'institution de la République, Catherine Virlouvet et Stéphane Bourdin détaillent les principales étapes de la mise en place de l'entitée politique la plus vaste et la plus durable de l'histoire, qui reste, encore aujourd'hui, une référence incontournable dans la pensée politique moderne.

  • Qui fut vraiment Jésus de Nazareth ? Cette biographie présente les plus récentes découvertes sur cet homme au destin exceptionnel, et bouscule bien des idées reçues.

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  • Les papyrus de la Mer rouge et la construction des pyramides Nouv.

    Le 13 mars 2013, au cours d'une expédition en mer Rouge et alors qu'il est occupé à fouiller le plus ancien port connu au monde, l'égyptologue Pierre Tallet reçoit un coup de téléphone urgent. Son équipe vient de mettre au jour, sur un autre point du site, un précieux dépôt de papyrus : les archives des équipes qui transportaient les pierres de la Grande Pyramide le long du Nil jusqu'au site de Giza, pendant le règne de Chéops. C'est sur ce dernier site que Mark Lehner a découvert les carrières de pierre, les méthodes de construction de la pyramide, et même le port de déchargement. La découverte des papyrus de la mer Rouge - les plus anciens documents de ce type retrouvés au monde - a représenté l'un des événements les plus remarquables dans l'histoire récente de l'égyptologie.

  • Dans ce tome II de l'Histoire romaine, quatre des meilleurs spécialistes de l'histoire de Rome dressent un portrait vivant de cet empire qui, d'Auguste à Constantin, a dominé le monde.
    L'histoire de l'empire romain a tout pour séduire le lecteur moderne, qui pourra puiser dans son récit bien des leçons sur le temps présent : des personnages hors norme, des portraits de « monstres » façonnés par une historiographie hostile, mais aussi une capacité de résilience qui a permis à un État, né d'une cité installée sur les bords du Tibre, d'imposer sa domination pendant plusieurs siècles et d'assurer à une partie du monde une période de paix qu'elle n'a jamais connue depuis lors.
    Mieux appréhender l'histoire de l'empire romain de l'avènement du principat (29/27 av. J.-C.) jusqu'à l'édit de Milan (313), en mettant en particulier en exergue les ressorts de son gouvernement qui ont alimenté ses capacités de conquête, de résistance et de résilience dans des circonstances parfois difficiles, tel est l'enjeu de ce livre. Il dévoile ce qui fit la force de cet empire mondial, le premier de ce genre, aux limites jusqu'alors inégalées, des extrémités des Îles britanniques aux bordures du Caucase et du plateau iranien, des rives de l'Atlantique à celles de la Caspienne et de la mer Rouge, des bords du Danube aux confins du désert saharien. Ses relations avec le monde extérieur, considéré comme « barbare », un temps contenu au-delà d'une ligne de défense, un limes mouvant, puis sans cesse renforcé, constituèrent une préoccupation des princes qui se succédèrent, soucieux d'assurer la protection de l'empire et de son coeur, l'Italie.
    Dans ce livre aux multiples facettes, quatre des meilleurs spécialistes de l'histoire de Rome dressent un portrait vivant de cet empire qui domina le monde. Le lecteur croisera au fil des pages empereurs, princes, membres de la famille impériale et « maréchaux » que les sources littéraires, tout empreintes de la pensée sénatoriale, se sont plu à distinguer ou à proscrire, mais aussi, au travers de la documentation épigraphique, d'autres moins illustres, qui ont voulu, de même, laisser une trace de leur existence.

  • Imaginons un instant une République dans laquelle les serviteurs de l'État seraient des esclaves. Archivistes, policiers ou vérificateurs de la monnaie : tous esclaves, quoique jouissant d'une condition privilégiée, ils furent les premiers fonctionnaires des cités grecques. En confiant à des esclaves de telles fonctions, qui requéraient une expertise dont les citoyens étaient bien souvent dépourvus, la cité entendait placer hors du champ politique un certain nombre de savoirs spécialisés, dont la maîtrise ne devait légitimer la détention d'aucun pouvoir. Surtout, la démocratie directe impliquait que l'ensemble des prérogatives politiques soit entre les mains des citoyens. Le recours aux esclaves assurait ainsi que nul appareil administratif ne faisait obstacle à la volonté du peuple.

    Grand Prix des Rendez-vous de l'histoire de Blois, 2015.

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  • « Telle est la sombre grandeur proposée désormais à l'historien contemporain : consacrer ses efforts à discréditer les auteurs anciens en montrant à quel point ils avaient été tributaires de leurs aveuglements ; souligner les lacunes, la myopie, l'extravagance de leurs jugements ; débusquer préjugés de classe et stéréotypes de genre ; dresser l'inventaire, la généalogie de leurs successives réinterprétations par chaque génération.
    Tenir en revanche leurs oeuvres pour un réservoir d'exemples, de modèles, de situations utiles pour guider notre réflexion, comme le recommandait Plutarque, les considérer même comme des chefs d'oeuvre d'une «inaltérable actualité», parce qu'ils «savent dire ce que l'homme a d'humain» serait rester à la surface des choses, «dans l'éther de la culture classique». Se flatter de poursuivre avec ces vieux morts un dialogue que nos différences et notre éloignement relèguent au rang de vain songe relèverait de la naïveté, de l'amateurisme et de l'outrecuidance.
    J'ai écrit ce livre parce que je pense tout le contraire ».

    Répudiant tout anachronisme simplificateur, mais refusant aussi de considérer le legs de l'Antiquité comme une beauté morte, inféconde, Michel De Jaeghere mobilise sa formation d'historien des idées, sa longue fréquentation des auteurs antiques, et sa familiarité avec la politique contemporaine pour affronter une redoutable question : les Anciens sont-ils, en politique, encore de bon conseil ?

  • Sous le principat d'Hadrien, l'historiographe Suétone écrit les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d'histoire. Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte la véritable saga des douze Césars faite de trahisons, de manipulations et d'amours déçues.
    Comment Auguste et Vespasien ont-ils pris Rome en passant pour des modèles de vertu ? Pourquoi Tibère, Caligula et Néron ont-ils sombré dans la tyrannie ? Claude était-il un idiot ou un administrateur génial ? De chapitre en chapitre, les mythes sur les Césars volent en éclats, laissant place à leur humanité dans toute sa complexité.

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  • On connaît assez bien l'Histoire - avec un grand H - de Rome, et pas mal celle que la Gaule - qui fut conquise et racontée par Jules César. Mais on connaît moins bien toutes celles avec un petit h qui font la vie au quotidien : les us, les coutumes, les traditions, les pratiques, et toutes les façons de faire, d'apprendre, de travailler, de se nourrir, de construire, de prier, de combattre, de se distraire et d'aimer.
    Le Pater familias romain était-il un mâle nécessaire ? Quand exposait-il ses enfants ? Les Gaulois faisaient-ils la foire ? Les légionnaires appréciaient-ils la pose posca ? Les jours romains étaient-ils plus beaux que les nuits gauloises ? Combien de temps durait une heure à Rome ? Les vrais Gaulois auraient-ils réservé un chien de ma chienne à Idéfix ?
    En nous racontant les us et coutumes qui faisaient le quotidien en 50 avant J.-C., Astérix et son acolyte enrobé nous permettent de constater que nos ancêtres gallo-romains nous ont transmis beaucoup de choses. Mercix !

  • L'Égypte mythique des dieux et des divinités.Grâce à plus de 300 documents-peintures, dessins, photographies d'objets et de lieux sacrés, schémas explicatifs, etc.-plongez dans le monde fabuleux de la religion égyptienne afin d'appréhender les relations complexes qui unissaient les dieux aux hommes. Les principaux dieux sont bien sûr présentés, comme Isis, Horus, Osiris, le dieu des morts ou Maât, représentant de l'ordre cosmique et social. Mais les mythes, les lieux de culte, les symboles et les traditions trouvent également une place importante dans cet ouvrage : ainsi, les procédés de momification sont expliqués en détails, tout comme le Livre des Morts, qui donnait les moyens aux hommes de vivre pour l'éternité, la pesée de l'âme, qui comptait pour beaucoup lors du jugement final, ou le ka, le ba et l'akh, éléments spirituels invisibles jouant un rôle essentiel dans l'au-delà. La mythologie égyptienne peut sembler assez complexe dans un premier temps, mais cet ouvrage clair et concis apporte un éclairage précieux pour les lecteurs de tous les âges sur le panthéon égyptien et son bestiaire riche et foisonnant.

  • Paul Veyne est un savant hors pair : un immense historien de Rome, un très grand latiniste, doublé d'un intellectuel inclassable, déroutant, non conformiste, épris de liberté et étincelant d'humour.
    Cet ouvrage permet de découvrir l'univers d'un homme curieux de tout, de suivre les cheminements de l'écrivain, de l'historien virtuose. La profusion des idées, les notations ou les éreintements jubilatoires, la phrase qui tranche net, le regard à l'affût des sujets les plus divers, l'appétit de savoir, les positions qui s'imbriquent et se superposent sont autant d'ingrédients d'une oeuvre originale, irriguée par la vivacité d'un style libre et inventif.
    Derrière l'apparence trompeuse d'une légèreté parfois déconcertante, la pensée avance, toujours plus subtile. Sur des thèmes volontiers ardus, et abordés avec toutes les ressources de l'érudition, Paul Veyne offre au lecteur des points d'accroche chaque fois saisissants, par leur fantaisie, leur incongruité, leurs anachronismes réfléchis. Il finit ainsi par établir une sorte de familiarité avec des mondes et des hommes à première vue très éloignés de nous.
    Mêlant autobiographie, études d'histoire antique, extraits de traductions de poésie latine et témoignages d'amitié, cet ensemble d'une exceptionnelle densité embrasse la majeure partie de l'histoire et de la littérature du monde gréco-romain, sans cesser d'être en dialogue avec nos poètes et philosophes contemporains.

  • Histoire romaine - tome 1

    Francois Hinard

    • Fayard
    • 25 Octobre 2000

    " Se pourrait-il qu'on soit assez borné, assez indifférent pour refuser de s'intéresser à la question de savoir comment et grâce à quel gouvernement l'État romain a pu, chose sans précédent, étendre sa domination à presque toute la terre habitée et cela en moins de cinquante-trois ans oe On peut sans doute éprouver une curiosité pour d'autres spectacles et d'autres genres d'études, mais trouvera-t-on rien qui soit plus profitable que la connaissance de cette période ? " Il n'est pas certain que, plus de deux millénaires après lui, on puisse, comme Polybe, traiter sans ménagements ceux qui négligent l'histoire de Rome ; il est pourtant assuré que les causes que l'historien assigne à sa grandeur - l'excellence de ses institutions - ne peuvent pas laisser indifférent le lecteur moderne, non plus d'ailleurs que le spectacle de la dégénérescence puis de la mort d'un régime " républicain " dont tous savaient bien alors que, comme tout corps vivant, il finirait par dépérir et se dénaturer.

    Depuis le sillon tracé dans la terre par Romulus jusqu'à l'assassinat de César et l'instauration du principat par son petit-neveu Auguste, quatre éminents spécialistes dressent la grande fresque de la fulgurante hégémonie établie par la civilisation romaine sur la Méditerranée ; ils tissent la grande trame d'événements dont la connaissance s'est considérablement affinée depuis quelques décennies, l'éclairant de problématiques nouvelles, sans que jamais le récit perde de sa saveur. Au-delà du fonds commun de " culture classique " qu'il y retrouvera, le lecteur découvrira également un monde différent de celui qu'on lui a longtemps présenté. En un mot, voici une nouvelle Histoire romaine.

    Ont participé à cet ouvrage :
    Dominique Briquel, ancien élève de l'École normale supérieure, professeur de langue et littérature romaines à l'université de Paris-IV-Sorbonne et directeur d'études à l'École pratique des hautes études ; Giovanni Brizzi, professeur à l'université de Bologne ; professeur associé à l'université de Paris-IV-Sorbonne en 1993-1994 ; Recteur François Hinard, professeur de civilisation de l'Antiquité à l'université de Paris-IV-Sorbonne ; Jean-Michel Roddaz, ancien membre de l'École française de Rome ; professeur d'histoire romaine à l'université Michel-de-Montaigne (Bordeaux-III).

  • Champollion l'affirmait : on peut apprécier le degré de civilisation d'un peuple selon la place qu'il accorde aux femmes ! De ce point de vue, l'Égypte antique fut remarquable : égales des hommes dès les origines, elles ont tenu un rôle majeur, et pas uniquement comme épouse et mère.
    Au fil des dynasties et des plus hautes fonctions aux plus modestes, elles ont façonné la société égyptienne. D'illustres figures, telles les pharaons Hatchepsout, Néfertiti et Cléopâtre, côtoient d'autres Égyptiennes, moins célèbres mais tout aussi libres et flamboyantes.
    Toutes ces personnalités ont un point commun : elles sont les héritières de la déesse Isis, qui détenait le secret de la résurrection et donnait aux femmes cette place essentielle.

  • Plongez avec Max Bird dans l'histoire fascinante des mythes des quatre coins de la planète:la Mésopotamie, l'Égypte, la Grèce, l'Inde, la Scandinavie, l'Amérique ou encore le Japon (bon, OK, ça fait un peu plus de quatre...).Les dieux incontournables - et même les autres - auront leur quart d'heure de gloire.Alors, ne perdez plus de temps et embarquez dans un grand périple initiatique à travers différentes civilisations, cultures et visions du monde (rien que ça!).Vous y trouverez de l'aventure, de la romance, du gore, et plein d'autres choses (y a même des dauphins!).

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  • Le Proche-Orient occupe de façon presque permanente le devant de la scène médiatique mais la méconnaissance du passé de cette région demeure. Le mot même de « Proche-Orient » est ambigu et les contours de l'espace géographique qu'il désigne sont vagues. Consacrer un volume de la collection « Mondes anciens » à cet ensemble fournit l'occasion d'étudier en elle-même et pour elle-même une région trop souvent considérée comme périphérique par les spécialistes de l'Antiquité classique.
    Depuis la conquête d'Alexandre, les régions et les peuples du Proche-Orient ont toujours été intégrés, selon des modalités variables, à de vastes empires. L'objectif est de déplacer le regard du centre vers la périphérie ou plus exactement de faire de cette périphérie le centre de l'enquête, en écartant toute idée préconçue de domination, de résistance ou d'acculturation. Notre ouvrage présente ainsi une histoire du Proche-Orient sur la longue durée, du I siècle av. J.-C. au VII siècle apr. J.-C. Une première partie propose une perspective géohistorique de l'évolution politique, culturelle et économique de l'ensemble de l'aire, ses rapports avec les autres régions du monde antique, et la place du Proche-Orient romain au sein de cet ensemble et au sein de l'empire romain. Une seconde partie entend saisir au plus près les modes de vie, les pratiques et les acteurs de l'histoire du Levant romain. Cette approche met en lumière des continuités ou des ruptures, et propose une chronologie renouvelée de l'histoire de la région ainsi qu'une réflexion sur les rapports entre ethnicité, langue, religion et politique.

  • Où sont allés les plus aventureux des Phéniciens, des Égyptiens, des Grecs, des Romains ? Certains ont-ils déjà fait le tour de l'Afrique ? Que connaissent-ils à la fin de l'Antiquité du reste de la Terre habitée ? Où sont arrivés Indiens et Chinois ? Ces questions sont essentielles pour connaître l'étendue et l'intensité des relations entre les grandes civilisations.
    Dès l'Antiquité, Europe, Afrique et Asie étaient en contact. Il n'a pas fallu attendre Marco Polo ou les Grandes Découvertes pour voir des hommes et des femmes se déplacer et échanger marchandises et savoirs à très longue distance. De l'Islande au Vietnam, des côtes d'Afrique aux steppes de Mongolie, poussés par le vent de mousson comme le bateau du Palmyrénien Honaînû en route pour l'Inde ou au rythme lent des caravanes contournant le bassin du Tarim, marins, marchands ou ambassadeurs parcourent et décrivent des pays lointains. Ce que les Grecs connaissent et reçoivent de l'Inde, ce que les Chinois savent de Rome, ce que l'Inde emprunte à l'art et à la pensée grecs, sans négliger les expéditions dirigées vers l'Europe du Nord ou l'Afrique subsaharienne, un monde méconnu se découvre, où l'on trouve aussi bien des Indiens égarés sur les côtes danoises que des Grecs emportés par les vents à Zanzibar ou à Ceylan, tandis qu'un ambassadeur chinois hésite à se lancer sur le golfe Persique.
    À partir de textes, vestiges archéologiques et inscriptions, Maurice Sartre raconte les premières rencontres de trois continents, révélant à nos yeux la naissance d'un monde unique.

  • En suivant l'itinéraire d'une pièce de monnaie à l'effigie de l'empereur Trajan, nous sillonnons tout l'Empire romain à l'époque de son extension maximale et découvrons toutes les couches de la société au travers de ses propriétaires successifs : un véritable docufiction sur papier qui rend l'Histoire plus passionnante qu'un roman et s'est vendu à 200 000 exemplaires en Italie.

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