Dervy

  • C'est au cours du XIXe siècle que le Compagnonnage subit de profondes transformations. Issu de l'Ancien Régime, il s'efforce tant bien que mal de perpétuer des usages, des rites, des symboles ou un vocabulaire au sein d'un monde ouvrier qui les rejette et qui subit la révolution industrielle. Les compagnons font alors imprimer leurs chansons, leurs idées et leurs mémoires.
    Ils découvrent aussi le pouvoir de l'image. Dès le début du XIXe siècle, ils acquièrent de belles compositions à l'aquarelle auprès de peintres spécialisés. Ces souvenirs orneront leur foyer quand ils auront achevé leur tour de France.
    À ces images quelque peu stéréotypées succèdent les lithographies. Une singulière alchimie de symboles reflète les grands courants du Compagnonnage de cette époque : la fascination pour l'ésotérisme, la franc-maçonnerie comme modèle, l'attrait pour les légendes, mais aussi la mutualité, la réconciliation des Devoirs, la recherche d'une identité corporative. L'imagination des compagnons éditeurs de lithographies se conjugue avec des emprunts de toutes sortes pour constituer un genre à part.
    C'est à ce monde méconnu que Laurent Bastard nous introduit en présentant une quinzaine d'images superbes issues de différents corps de métiers (boulangers, charpentiers, bourreliers, tisseurs...) ou de courants de pensée particuliers (l'ésotérisme, la fraternité, la Sainte-Baume, les trois fondateurs, l'union des corps d'états...).

  • Les cérémonies initiatiques sont présentes dans toutes les civilisations, en Égypte comme en Grèce, et sur les cinq continents. Irène Mainguy propose ici une importante synthèse du sujet. Elle y développe l'ensemble des éléments communs récurrents, qui soulignent, dès les origines, les préoccupations humaines essentielles. En quoi l'initiation donne-t-elle des clés pour une meilleure connaissance de soi?? Permet-elle, de nos jours encore, de progresser dans la voie de la Sagesse et de la Connaissance?? En fonction de ses particularités, comment situer l'initiation maçonnique par rapport aux autres formes d'initiation??

  • La Franc-maçonnerie a, entre autres, pour but l'étude de la morale, le perfectionnement de l'homme et de la société. C'est pourquoi en France, depuis plus d'un siècle, les obédiences ont mis en place une procédure dite « questions à l'étude des loges » pour réfléchir collectivement sur des sujets touchant à l'éthique, à la justice sociale, aux libertés et toutes questions visant à améliorer la condition humaine... C'est ainsi que nombre de progrès sociaux ont d'abord fait l'objet de débats dans le secret des loges avant d'être concrétisés dans des textes de loi. L'ouvrage recense l'ensemble des sujets qui ont été débattus dans les loges françaises depuis la création de cette procédure. Ainsi apparaît, loin de l'image parfois négative, la facette la plus méconnue de la Franc-maçonnerie : celle d'une société de pensée où, loin du tumulte de la cité, des femmes et des hommes « de bonne volonté » se rassemblent pour penser les conditions d'amélioration de l'humanité, favoriser l'émergence d'un mieux-vivre ensemble et l'évolution de notre société, en ayant comme repères les principes de Liberté, d'Égalité et de Fraternité.

  • Curiosités maçonniques : énigmes, intrigues et secrets dans les loges Nouv.

    Même les institutions les mieux établies cachent quelques curiosités. Derrière le pittoresque de ces anecdotes, nos Curiosités maçonniques dévoilent des aspects de la franc-maçonnerie souvent laissés dans l'ombre par une approche plus classique. Le sourire est la ponctuation d'instants de lucidité !
    Depuis Borges et Umberto Eco, on sait que les bibliothèques, loin d'être synonymes de recherches arides et d'ennui, recèlent aussi leur part de mystère. Enquêter sur la chaîne des propriétaires d'un manuscrit rare, décoder un ex-libris énigmatique, découvrir une référence inattendue... C'est à ces aventures que nos histoires convient le lecteur.
    Ces enquêtes dans les archives des Loges sont aussi des nouvelles romanesques et des contes édifiants pleins d'enseignements pour qui cherche à mieux comprendre « le secret » de la franc-maçonnerie.

  • Pourquoi apprendre les rituels par coeur ? Si le rituel est une sublimation théâtrale, quel en est son fonctionnement lors d'une initiation ?

    L'auteur, expert en coaching mémoriel, explique les ressorts de la plasticité cérébrale. Il clarifie le concept de visualisation. Il revisite les textes des Officiers, quelles que soient les cérémonies pour en faire des outils de volonté et de devoir de transmission.

    L'ouvrage consacre la mémoire comme art et nous en donne les secrets.

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  • Le premier tome de ce recueil rassemble toutes les études supplémentaires de René Guénon sur la franc-maçonnerie et le compagnonnage. Les articles et comptes rendus ont été rédigés entre 1927 et 1935 et publiés dans les revues Voile d'Isis et Études traditionnelles.
    Abordant des thèmes aussi variés que les pèlerinages, les cathédrales de Cologne et Strasbourg ou encore les liens entre compagnonnage et bohémiens, René Guénon instruit le lecteur et l'initie à ces institutions fascinantes. Ses nombreux comptes rendus de livres et d'articles composent une revue exhaustive de la littérature sur ces sujets.
    Les écrits sont regroupés par le genre des sujets traités et le classement est fait dans l'ordre chronologique, ce qui explique que l'ouvrage mêle dans son titre franc-maçonnerie et compagnonnage.

  • Que fait-on en loge aujourd'hui ? Que faisait-on aux siècles précédents ? À quoi les francs-maçons passent-ils leur temps ? Pourquoi « planche-t-on » dans les loges françaises et pas dans les loges anglaises ou américaines ? Quelle est la part consacrée au rituel, aux cérémonies, aux agapes ? Pourquoi les loges françaises parlent-elles de « solidarité » plutôt que de « charité » ? Ces questions, fréquemment posées, se heurtent souvent au silence, que ce soit par souci de discrétion ou par peur d'incompréhension. Il ne s'agit pas d'y répondre de façon péremptoire, tant les situations et les approches varient, mais de suggérer quelques pistes. Cet ouvrage s'adresse à la fois aux maçons et à tous ceux qui sont désireux d'entrevoir un monde nouveau pour eux.
    L'histoire d'en haut - celle des obédiences - a beau être essentielle pour comprendre les différences et les évolutions, c'est l'histoire d'en bas - celle des loges - qui charpente cet ouvrage. Les archives de milliers de loges sont disponibles et, dans leur grande majorité, inexplorées. Outre quelques loges anglaises et américaines, une quarantaine de loges françaises sont convoquées ici, en raison de leur longévité ou de leur forte identité, pour qu'elles puissent témoigner de leurs activités à l'intérieur du temple et souvent aussi de leur engagement dans la société.
    Depuis la fin du XIXe siècle - mais davantage encore au xxe siècle et de nos jours -, les loges ont relevé un défi permanent, celui de garder leur identité et leur liberté à l'intérieur d'un cadre commun, déterminé non seulement par des questions de forme, par le mode d'organisation et de fonctionnement, mais par des questions de fond : la tolérance, la laïcité, la mixité. Aucune loge ne ressemble à une autre. Chacune est unique. Et lorsque les loges doivent interrompre leurs activités, l'absence nous fait entrevoir le caractère précieux et fondamentalement humain de tous ces travaux. Il est temps de se poser la question de fond : Que faire... en loge ?

  • Les enquêtes de profanes désireux d'entrer en franc-maçonnerie sont reconnues comme capitales pour l'atelier qui va initier ces nouveaux venus. Il en va de la pérennité de la communauté mais aussi de son serein développement.

    Comment préparer ces enquêtes ? Quel est le rôle du Président d'accueil ? Comment gérer les rencontres avec le candidat ? Que dire ou ne pas dire ? Quel rapport final fournir à l'atelier ?

    L'ouvrage se termine par un chapitre dédié aux types de questionnements utiles aux enquêteurs nouvellement désignés pour cette mission qui réclame tact et tolérance, intelligence et discernement.

  • Ce second tome rassemble les articles de René Guénon sur la franc-maçonnerie et le compagnonnage rédigés entre 1927 et 1935, également publiés dans les revues Voile d'Isis et Études traditionnelles.
    Il traite notamment des thèmes de l'initiation féminine, des signes corporatifs ou encore des métiers de maçon et charpentier.
    On retrouve dans ce livre de nombreux autres comptes rendus de livres et d'articles, ainsi qu'une série de documents et d'articles signé ou non signés, mais attribués à René Guénon et parus dans diverses publications.

  • Pour la première fois, un dignitaire maçonnique témoigne de son parcours personnel, de façon franche et directe, des raisons de son engagement maçonnique et du rôle que joue la franc-maçonnerie dans la société.

    Il présente les actions que mène son obédience pour animer le débat public et son dialogue avec les politiques.

  • En donnant ce titre à son livre, irène mainguy exauce littéralement, par cette nouvelle édition devenue indispensable, les voeux qu'exprime jules boucher à la fin de la préface de sa célèbre symbolique maçonnique qui a fait le bonheur de plusieurs générations de maçons par son érudition.
    Elle se place dans la stricte tradition d'un des plus importants ouvrages consacrés à cette question, tout en renouvelant, à la fois l'approche historique des symboles et de l'histoire maçonnique, mais aussi la structure et les éléments de base.
    C'est à la lumière des études contemporaines, qui ont fait suite à une période parfois confuse oú tout était admis sans passer au crible de la critique objective, qu'irène mainguy propose une refonte complète de la vénérable symbolique maçonnique, tout en en respectant l'esprit.

    Avec ce livre, une page maçonnique se tourne. c'est une femme qui apporte sa pierre, une pierre de couronnement, à l'édifice dont jules boucher a posé les fondations. dorénavant, cette nouvelle symbolique, grâce à l'ampleur et à la précision de sa documentation, prend une dimension universelle. cette oeuvre correspond à l'aspiration de tous ceux qui désirent une information fiable sur ce sujet. elle leur permettra de prendre le bon cap dès le départ.

  • Le Symbolisme de la croix compose une trilogie avec Les États multiples de l'être et L'Homme et son devenir selon le Vêdantâ. Chaque livre aborde sous un angle différent le rapport de l'être humain individuel à l'être total, dont il n'est qu'une manifestation transitoire.

    Le symbolisme géométrique est omniprésent dans Le Symbolisme de la croix, qui n'est en rien une apologie chrétienne. Il a même été reproché à René Guénon le fait que son symbolisme n'avait rien de chrétien. La métaphysique guénonienne va au-delà de la mystique chrétienne, on peut parler de déification. Il se rattache à la tradition primordiale par la rigueur mathématique, la pureté géométrique. Ce livre pourrait être ainsi défini comme de « la métaphysique pour scientifiques ».

    La croix, symbole commun aux traditions de tous les temps et de tous les pays, présente des significations multiples mais qui sont toutes dérivées d'un même sens supérieur et métaphysique. Elle est la figure de l'Homme Universel et représente la réalisation totale de l'être, dans toutes les possibilités qu'il porte en soi-même et qui, hiérarchisées conformément à leur nature, constituent l'indéfinie multiplicité de ses états. Ce livre montre l'unité essentielle qui se dissimule sous l'apparente diversité des formes traditionnelles.

  • Après plus d'un quart de siècle de pratique maçonnique, quelques ouvrages publiés sur le sujet, l'auteur s'est finalement demandé : « Mais quelle est la singularité la plus marquante de la franc-maçonnerie ? en quoi est-elle unique ? ». Il ne connaît pas, loin de là, toutes les sociétés de pensée, philosophique, ésotérique, spirituelle ou religieuse, et c'est probablement pourquoi il n'a jamais rencontré une structure analogue à la franc-maçonnerie. Il ne sait d'ailleurs pas si d'autres institutions sont capables de faire travailler ensemble des hommes et des femmes, de toutes origines, de toutes opinions philosophiques, religieuses, athées ou agnostiques, de toutes orientations sexuelles, valides ou handicapées dans un même élan, chacun offrant sa singularité sans jamais la perdre, sauf à l'améliorer, et créer une harmonie tant personnelle que collective.
    C'est cette capacité, au travers de rituels, à rassembler ce qui est épars qui est la force et peut-être la cause de ce qui la rend mystérieuse aux hommes, inquiétante aux institutions dans les premiers temps de son histoire moderne, et toujours, encore, aujourd'hui.
    Le propos de ce livre n'est pas de refaire l'histoire de la maçonnerie, mais d'éclairer sur sa capacité à trouver cet équilibre subtil qui fait qu'une institution tricentenaire a pu émerger, traverser les époques et les régimes - hormis les ténébreuses années du national-socialisme, du fascisme, de la collaboration - pour travailler à la réalisation de son idéal : réunir les hommes et les femmes de bonne volonté qui désirent améliorer l'Homme et la société. Vaste projet ? Oui ! C'est ce qu'on appelle un idéal, une utopie sans lesquels l'action serait vaine, ou peu constructive.

  • C'est surtout les courants de contre-religion, et de contre-initiation, que René Guénon dénonce à travers ces divers mouvements qu'il regroupe sous le nom de théosophisme. Contre-Tradition aussi, car, selon l'auteur, l'individu qui se livre à ce type de mystique errante est mû par le désir « d'avoir » plutôt que celui « d'être », par l'ambition du pouvoir, plutôt que l'attirance de la communion. D'où ces nombreuses ramifications occultes qu'il nous présente et condamne avec force et vigueur. Il résulte de cette étude que les théories théosophiques, bien loin d'être l'expression ultime d'une archaïque sagesse orientale, sont des produits déguisés de la pensée occidentale moderne. Documentée avec passion et précision, cette étude historique conserve aujourd'hui la valeur de ses analyses et tout son intérêt, puisque le théosophisme a imprégné notre xxe siècle et ne cesse de provoquer des résurgences que cet ouvrage aide à déceler et à situer.

  • Les agapes puisent leur présence dans les pratiques les plus anciennes de l'humanité. Elles ont longtemps été considérées comme un partage reposant sur une convivialité concrète. Réservées initialement à des groupes d'initiés, elles se sont élargies dans le monde profane aux réunions et événements. Le repas en commun s'est démocratisé pour devenir un moment privilégié. Pourtant, depuis toujours dans les pratiques ésotériques, les agapes ont dépassé la nourriture et l'échange verbal pour se transformer en une symbolique spirituelle. Cet ouvrage se veut une présentation des différentes formes et perceptions des agapes. Leur sens a évolué en fonction de la signification recherchée allant jusqu'à leur offrir une herméneutique pour l'initié qui cherche à comprendre l'apparence afin de la dépasser. Les agapes sont-elles indispensables à la progression maçonnique ? Pourquoi et comment ?

  • Ce magnifique ouvrage illustré présente une centaine de trésors énigmatiques qui éclairent notre compréhension des croyances et des rituels des civilisations anciennes, nous révèlent la manière de déchiffrer les signes et les symboles et nous racontent l'histoire fascinante de la pensée mythique. Depuis l'aube de la civilisation les hommes ont éprouvé une envie irrépressible de s'attaquer à l'univers, de le contrôler et de le comprendre.
    Depuis les peintures pariétales chamaniques vieilles de 17000 ans de la grotte de Lascaux aux mystères d'Isis de l'Egypte ancienne et aux curieuses inscriptions runiques des Vikings, le désir de maîtriser ces pouvoirs magiques invisibles a inspiré, déconcerté et séduit les gens du monde entier.

  • Bien des degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté ont été inspirés par l'un ou l'autre des Livres de l'Écriture. Parmi ceux-ci, l'Apocalypse tient une place à part. C'est, par excellence, un livre initiatique par son ésotérisme et son eschatologie.
    Les " Degrés de l'Apocalypse " correspondent aux XVIIe et XIXe degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté. À l'origine, vers 1760, le premier degré s'appela Chevalier d'Occident et le second Sublime Écossais. Lors de leur incorporation dans le Rite de Perfection, ils devinrent Chevalier d'Orient et d'Occident et Sublime Écossais ou Grand Pontife. L'un et l'autre peuvent s'analyser comme des paraphrases symboliques de l'Apocalypse, dans sa première partie, celle des calamités, pour le XVIIe degré, et dans sa dernière partie, celle de la Jérusalem céleste, pour le XIXe degré.
    Claude Guérillot nous permet de suivre l'évolution de ces grades au cours des siècles, et nous propose des pistes de compréhension initiatique.
    L'Apocalypse a inspiré les plus grands artistes, en particulier Albrecht Du¨rer dont les gravures illustrent si parfaitement les rituels des " Degrés de l'Apocalypse " qu'il semble impossible qu'elles n'aient pas été connues des Frères qui, les premiers, les ont élaborés.

  • Ce troisième tome des Réflexions sur les Causeries initiatiques d'Édouard Plantagenet a trait au « Maître », tous rites confondus. Dans cet ouvrage érudit d'une qualité exceptionnelle, Joël Gregogna reprend chaque grand thème du grade, l'explore, et l'approfondit. Dans un ordre différent du Plantagenet, certes, mais en faisant dire davantage au texte original, ouvrant ainsi sur un nouvel et vaste univers d'érudition, symbolique et initiatique. Des origines mythiques de la franc-maçonnerie aux aspects de la tradition, du concept de violence à celui de labyrinthe, de l'interrogation sur l'amour à celle de la mort, ce livre au style harmonieux, clair et précis, non dépourvu parfois d'humour, s'avère à la portée d'un grand public désireux de découvrir des thèmes et conceptions jusqu'alors réservés à une élite de francs-maçons. Avec cet ouvrage exégétique, le maître maçon bénéficie plus particulièrement d'un outil de référence particulièrement intéressant dont il ne saurait se priver.

  • Les outils maçonniques du XXIe siècle Hauts Grades maçonniques : pourquoi aller Au-delà de la Maîtrise ?
    Laurence Kravetz a été initiée à la Grande Loge Féminine de France il y a quarante ans. Elle travaille depuis vingt ans dans les Hauts Grades Écosssais. Dans le domaine universitaire, elle est titulaire d'un master de psychologie clinique - Paris VI et Paris VIII. Elle est psychothérapeute libérale depuis 1980. Cet ouvrage s'adresse aux maîtres maçons comme aux lecteurs du grand public qui s'interrogent sur les Hauts Grades maçonniques. Il vise à démystifier les préjugés négatifs sur les serments du secret qui entretiennent fantasmes et contre-vérités. C'est également une dénonciation des critiques qui ne voient dans les Hauts Grades que des ajouts rituels artificiels destinés à se vanter de médailles et de titres ronflants.

  • Reproduction en fac-similé, dans le style « petit carnet d'architecte », d'une édition du XVIIe siècle d'un livre qui était autrefois dans la poche ou dans la bibliothèque de tous les tailleurs de pierre, menuisiers, ébénistes, architectes et entrepreneurs. C'est sur lui qu'ils prenaient modèle pour composer les façades des bâtiments, orner les chapiteaux des colonnes, donner du style à toutes leurs créations. Toscan, dorique, ionique, corinthien ou composite, Vignole, célèbre architecte italien du XVIe siècle, avait mis à la portée de tous les cinq ordres d'architecture hérités de l'Antiquité. C'était le minimum du savoir architectural de tout « honnête homme » d'autrefois et aussi, aux XVIIIe et XIXe siècles, de tout franc-maçon soucieux de comprendre la symbolique du grade de compagnon où la théorie des ordres occupe une place centrale.

  • Le philosophe du XIIe siècle puise sa connaissance dans l'ordre du cosmos, la beauté de la nature et, plus encore, dans le livre « du dedans ». Mais le philosophe est aussi un voyant. Inspiré, il prophétise. Philosopher, c'est avant tout imiter le Christ philosophe, mener une vie d'ascèse qui, à son sommet, rejoint l'état angélique. Il ne s'agit pas d'envisager la philosophie comme une spéculation ou un savoir, mais de l'introduire dans l'existence quotidienne. Idéal que l'on voit s'épanouir avec les Ordres monastiques, notamment cistercien ou chartreux, et encore avec les ermites. Rien d'étonnant, donc, à ce que tout le xiie siècle soit illuminé par la personnalité d'un moine : Bernard de Clairvaux.

  • La franc-maçonnerie propose à celui qui s'y intéresse un vaste domaine de recherches et de connaissances qui sont d'un grand enrichissement intellectuel et spirituel.
    Voici que plus de 110 ans se sont écoulés depuis la première parution du livre d'Oswald Wirth, La franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes. Ce livre, premier du genre, fut très novateur pour l'époque, tant par la nature même de son contenu que par les apports très originaux, qui ont fait son succès. Toutefois, de nos jours, il est souvent perçu comme confus et dépassé.
    Après avoir modernisé avec succès, le manuel d'apprenti, Irène Mainguy propose ici une version renouvelée du manuel de compagnon d'Oswald Wirth, prenant en compte les plus récentes publications.
    Tout nouveau franc-maçon pourra y trouver des réponses fiables au cours de son compagnonnage, en découvrant cette version réellement adaptée aux exigences et aux besoins de notre époque concernant la philosophie de l'activité et du métier.

  • La plus importante des Trois Grandes Lumières, la Bible, possède en franc-maçonnerie une triple fonction :
    - C'est le marqueur de la régularité ;
    - c'est sur elle que se prêtent les serments ;
    - c'est un infini puits de symboles.
    Les maçons ont un nouveau ternaire (sagesse, force et beauté) à mettre en regard des trois premiers âges de la maçonnerie (apprenti, compagnon, maître), des trois colonnes, et des trois niveaux théocratiques (sacerdotale, royal et prophétique).
    La réalité n'est jamais ce que les hommes, aveuglés par les modes intellectuelles, leur dommageable paresse, et l'inextinguible ivresse de leur égo, s'imaginent. Mais il y a une source qui ne déçoit et ne trahit jamais : la Bible. À nous, maçons, de savoir y puiser !

  • L'Histoire n'est jamais définitivement écrite. Elle est sans cesse revue et réanalysée à l'aune de nouvelles connaissances. Après cent trente années de recherches académiques sur les origines de la franc-maçonnerie et différentes thèses avancées, aucune n'étant satisfaisante à ce jour, un réexamen complet des sources était devenu indispensable. Si aucun texte majeur n'a été découvert depuis longtemps, certains écrits sont en revanche tombés progressivement dans l'oubli pendant que d'autres étaient minimisés ou discrédités pour ne pas nuire à une certaine idéologie. Il fallait donc exhumer cette documentation et la confronter aux autres sources pour bâtir une synthèse cohérente et fidèle au déroulement des événements historiques.

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