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- Quel moyen avons-nous pour lutter contre ces abus, dans nos quartiers ? Qu'en est-il de ce que l'on appelle le "social" ? Passé à la trappe par l'argent ? David a toujours apporté aux autres son savoir pédagogique, construit avec Célestin Freinet. De retour à Paris après avoir enseigné à La Réunion et Madagascar, il crée un centre de formation d'animateurs pour permettre aux jeunes en décrochage scolaire d'acquérir une formation et un travail. Bien que cela ne soit pas son milieu de prédilection, il s'est laissé emporter par le défi : aller à la rencontre de ces jeunes des banlieues, dont on a souvent des images très négatives et violentes. Il réussit ensuite à travailler avec les porteurs d'innovations et de nouvelles approches dans leur domaine : tels que Lainé, les frères Oury, Deligny, Augusto Boal, Jacquard, Debord et Vainegem... et d'autres encore, tous des personnalités qui ont apporté une respiration dans ce siècle, déjà perverti par l'argent. Et maintenant, pourquoi ne les connait-on pas ? Du moins, pourquoi leurs propositions sont-elles enfouies dans l'histoire ? Qui connaît ces personnages, dans le public et même dans des formations professionnelles ? Le travail, le soin, les handicaps, l'éducation populaire... n'ont pas résisté à la fougue capitaliste et à l'abandon de l'histoire ! De belles rencontres, le quatrième volume de la saga de David, évoque avec justesse les différentes méthodes de pédagogie pour les enfants en difficulté. Alain Gaba nous offre ici un témoignage essentiel de son temps, tout en nous transmettant son savoir et en luttant contre des idées reçues.
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Oeuvre hybride, la Femme de ce livre se raconte en sept états; alternant roman poétique et solides réflexions sociologiques, la Femme voyage à travers sept histoires, sept corps. Dépassant les images qu'on lui impose, elle cherche son être au milieu des émotions qui la submergent. Prisonnière d'une domination masculine qui l'avait bridée pendant plusieurs siècles, elle s'efforce de faire jaillir la liberté qu'elle porte en elle; cette femme se construit, neuve, non pas contre les hommes, non pas selon leurs désirs, mais avec eux, d'égale à égal. Elle veut simplement ÊTRE en harmonisant féminin et masculin.
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Les malédictions s'ancrent souvent dans les amours contrariées. Celle qui devait frapper Armand de Milly, destiné à prendre la tête du navire fantôme. Le Brézé, n'échappe pas à la règle. Son pacte avec le Diable s'enracine ainsi dans son impossible mariage avec Senta, fille de l'armateur Erik Laksen, promise dont il est séparé après sa chute au sein d'un traquenard. En raison d'une accusation de meurtre et de viles tractations qui le propulsent du statut de capitaine à celui, nettement moins noble, de galérien. Un contrat qu'il passe avec Satan, in extremis, après son échappée et sa montée sur Le Brézé pris en pleine tempête, afin de sauver sa vie et celle de son équipage. Un contrat qui se moquera du temps et des générations qui passent, et que son lointain descendant, Marc, se verra contraint de lever ou relever.
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Les enquêtes de Cicéron Tome 4 : riches un jour, morts toujours
Cicéron Angledroit
- Publibook
- 18 Septembre 2014
- 9782342028294
« C'est la première fois de ma carrière, pourtant déjà longue et entièrement déroulée dans des quartiers guère privilégiés côté sécurité, que je suis confronté à une telle violence que je ne comprends pas. Je n'arrive qu'à articuler un "pourquoi ?". - Les deux vieux ont vu des choses qu'ils n'auraient pas dû voir. - Quelles choses ? m'étonné-je. - Le paquet de fric, le lieu où il a été découvert et la tête de ceux qui sont venus le récupérer. » Lorsqu'un couple de quidams se retrouve en possession du butin de trafiquants de drogue, ce n'est pas vers la police qu'il se tourne, mais vers un détective bien moins regardant : l'inénarrable Cicéron Angledroit. Et cette fois-ci, le privé, loin de se douter où il met les pieds en acceptant l'affaire, en perdrait presque son flegme légendaire. Cavale, faux semblants, meurtres... Le puzzle est tordu et riche en surprises, tour à tour grave et décalé : irrésistible, à l'image de notre héros.
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Le vortex est un tourbillon creux qui se produit dans un fluide en écoulement. C'est le principe même du cyclone. Un mouvement physique violent qui se déclenche à la seconde, comme le moindre événement peut lui aussi venir perturber le cours stable de l'écoulement du Temps. Mais il peut être aussi la décision que chacun de nous doit prendre pour bouleverser le cours des choses ou au contraire rétablir l'ordre dans le désordre. Comme s'il n'y avait jamais en rien ni début ni fin mais seulement un principe d'harmonie vers lequel le fait de tendre demeure le seul but raisonnable et ultime. Aujourd'hui je me demande juste quel est le grain de sable que ni Gina ni moi n'avons su déceler dans la mécanique si bien réglée de cette vie aimantée par la réussite et le succès. Elle a raison, Gina. Je ne connais pas Philippe.
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Voici un village presque imaginaire. Un endroit inconnu que tout le monde connaît. Où les grands-mères ont l'oreille absolue, où les coqs sont ténors, les instituteurs communistes, les cyclomotoristes dégingandés. Où les fous sont au volant, où les agriculteurs se croisent, où les chiens sont de faïence, les curés toujours prêts, et le cimetière, sous la pluie. Les nuages de ce petit recoin du nord sont à la démesure des accords de Richard Strauss ou de Gustav Mahler. Être chef d´orchestre, c'est organiser les sonorités. Celles d´autrefois, celles d´Outrebois, semblent avoir suscité cette musique...
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Quand l'amour maternel fait défaut, comment se reconstruire ?
« Tu sais, ma pauvre fille, y a des jours où je regrette de ne pas avoir mis fin à ce que tu es bien avant. Une IVG peut parfois rendre un grand service à l'humanité. »
Karine n'oubliera jamais les instants de bonheur chez ses grands-parents. Mais lorsque Véronique, sa mère, met fin aux vacances, la jeune fille espère trouver l'amour maternel qu'elle a tant attendu.
Peut-on envisager un avenir meilleur quand les blessures sont si profondément ancrées ? Peut-on échapper à 'un destin, à une condition sociale, quand la vie semble s'être muée en enfer ?
Le claquement des aiguilles est un roman poignant, mêlant amour, tristesse et éclats de joie enfantine, où le destin d'une jeune fille ne semble tenir qu'à un fil. -
Et dans les arbres passe le vent
Danielle Giroud
- Publibook
- Mon Petit Éditeur
- 26 Juin 2012
- 9782748386523
Ils sont fuyants, pluriels, chimères, évanescents, jamais tout à fait transparents. Ils - et elles -, ce sont ces êtres que tentent de circonscrire les nouvelles de D. Giroud. Ils s'appellent ainsi Hélène et Gino, Augustin et Anne, JFN ou Jessica. Des êtres qu'effleure une écriture qui se prête au jeu du mystère, qui évolue et danse autour d'eux, mais en se démultipliant, en empruntant les voies de la variation et de la rêverie, du pastiche ou de la mise en abyme. Fait de déviations et de bifurcations, parcouru de touches quasi impressionnistes et d'étranges miroitements, "Et dans les arbres passe le vent" se déploie tout autant dans la précision et le flou que permettent les styles mosaïque.
S'il est question de la quête de personnages et de leur essence dans les nouvelles de D. Giroud, cette recherche ne prend jamais les formes de l'effraction et de l'inquisition. Il y a plutôt de la douceur et de la gaieté dans cette tentative de dire ces êtres insaisissables et parfois fantomatiques. Ira-t-on jusqu'à affirmer que l'auteur, plus que de les percer, finit par se laisser totalement imprégner par eux ? Ira-t-on jusqu'à dire que D. Giroud se fait protectrice de leur identité en biaisant ses approches ? Certainement si l'on en juge le caractère parfois autobiographique de ces textes. -
«Ainsi donc ses mains élégantes, ses mains sans histoire, délicates et fidèles, qu'elle avait si souvent gantées, pommadées, vernies au bout, avec des ongles qui faisaient sa fierté ; ses mains d'espièglerie et de caresse, mains-farfadets, agiles, mobiles... ses mains-marionnettes... papillonnantes et rieuses, fuselées, aériennes... n'étaient plus que ces palettes pataudes ? ».
Et voilà comme des riens du quotidien nous déstabilisent, au gré d'une plume légère, pleine de fantaisie et d'empathie.
L'étrangeté, le voyage, des rencontres curieuses... On se promène dans les décors et les âges : un bord de mer, un chalet dans la neige, Vérone, Palerme ou Séville, la lune dans tous ses états qui rôde ou s'esquive. On côtoie une famille turbulente, un doux rêveur qui se fait assassin, un petit chien qui devient un héros, Belle traversant les siècles. Les personnages, parfois, d'un texte à l'autre se répondent. D. Giroud leur donne vie, explorant des situations, l'incertitude des sentiments, le poids de la laideur, la guerre ; çà et là, la genèse de l'écriture, en flirtant avec le fantasque, l'étonnant et même le fantastique.
Et le lecteur de se laisser porter et emporter par des histoires où le réalisme se fait tangent, où l'onirisme partout affleure, où les mots ensorcellent. -
Une famille nombreuse, deux parents, six enfants. À sa surface, des lézardes ordinaires?: les tensions entre frères et soeurs, les préférences des parents. Dessous, des fractures qui menacent déjà de faire s'effondrer cet édifice, et ce sera les parents qui se séparent, les soeurs qui rompent toute attache, celle qui succombe à l'alcool. Et encore plus profondément, les précipices sur lesquels tiennent miraculeusement les êtres. Des êtres comme Marie, la soeur qui apparemment mordait la vie, mais que l'on retrouva suicidée, laissant derrière elle des indices vite censurés, seuls éléments qui permettraient de comprendre l'incompréhensible. "Le Livre à écrire", titre qui sonne comme un impératif. Et en effet, il faut, pour Constance, briser les tabous, dégager la vérité de la couche des non-dits et secrets qui la recouvre. Un mouvement de creusage et d'extirpation qu'elle applique non seulement à elle-même, mais aussi à Marie, la soeur disparue et comme bâillonnée. Au dit d'une femme qui se regarde en face et se reconstruit après des deuils successifs s'entrelace ainsi une autopsie familiale tout autant douloureuse que nécessaire, dans ce roman tout entier soutenu par une écriture de la libération.
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« À travers ton livre, tu fais voir ce qui se trouve au plus profond des êtres humains. Cela demeurera un mystère jusqu'à la fin, c'est voulu comme cela mais c'est ce qui met du thrill dans ton histoire car cela demeure au lecteur de le découvrir. » (Maritée Demers, auteure de « Ma vie en pièces détachées » aux éditions Publibook)
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Qui a tué Frajdla Cinnamone ?
Yves Aubrymore
- Publibook
- Mon Petit Éditeur
- 2 Janvier 2013
- 9782748398618
"Ma grande soeur qui avait assisté à la scène ricanait. Elle m'attendait dans le jardin, au coin de la maison, pour me mettre une raclée. Gifles, coups de pieds, coups de poings. Quel âge avais-je ? Trois ou quatre ans ?
« Prends ça, fayot, lèche-cul, tapette ! Et va le dire à Maman, tu vas voir ce que tu vas prendre ! ».
Mais ça ne s'est pas passé comme ça longtemps. Dès que j'ai été de taille à lui répondre, je lui ai rendu ses coups - dent pour dent et oeil pour oeil, disait ma mère- sans oublier les intérêts. Et la dernière vraie bagarre dont je me rappelle a eu lieu l'année de mes six ans. Je me débrouillais avec ma taille, contre une pluie de gifles, je répondais avec une volée de coups de pieds dans les tibias. Le procédé manquait certes d'élégance, mais comme le disait si justement ma mère, il n'y a que le résultat qui compte.".
Juillet 1942, à Paris. Frajdla Cinamone est arrêtée pendant la grande rafle du Vel d'Hiv, internée à Drancy puis déportée à Auschwitz.
Soixante ans plus tard, Tristan Donnadieu, peintre en quête éperdue de reconnaissance est en pleine dépression. A la mort de son père, il va partir à la recherche des secrets de sa famille: la maladie de sa mère, la maltraitance subie, l'indifférence de son père, la haine de ses soeurs.
Entre dépression et devoir de mémoire, un roman autour de cette obsédante question: l'oubli n'est-il pas le meilleur moyen de tuer les morts? -
Professeur de français dans un lycée du Mans, Dan Lécuyer n'éprouve plus aucun sentiment pour son fils Ethan depuis la disparition soudaine de la femme de leurs vies, quatre mois auparavant. Le premier sombre dans la dérive et le repli sur soi, tandis que le second se noie dans un désespoir pudique, impuissant face à l'insoutenable effacement de son père. Les plaies s'ouvrent et risquent la béance, des secrets se révèlent et éclairent le naufrage d'une lumière de plus en plus noire. L'un et l'autre en réchapperont-ils ?... La paternité demeure un sentiment généralement nimbé de non-dits et de retenue. Dès lors, parler de sa faillite et de son inéluctable ruine revient à envisager l'enfance dans ce qu'elle peut avoir de plus douloureux, de plus abandonné.
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On peut naître, vivre et mourir sans jamais s'être rencontré. Sans avoir connu les rares instants qui permettent de devenir vraiment soi-même. Mais il arrive aussi parfois qu'elles aient lieu, ces rencontres de soi, de l'autre et des autres. Le chemin peut alors être douloureux mais il est surtout libérateur. C'est ce qui le rend beau et c'est ce que vont découvrir Marc et Solène. Marc est Substitut du Procureur de la République du Mans et Solène a cessé de travailler pour élever leur fils Nathan, âgé de cinq mois. Leur couple traverse une crise, comme tant dautres à l'arrivée d'un enfant, mais Marc sent qu'il s'agit d'un mal plus profond en ce qui les concerne. Il ne se retrouve plus dans ce qu'il vit avec Solène et s'éloigne peu à peu d'elle, jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de Lucie, une étudiante à l'existence agitée Schéma classique ? Pas si sûr, car cette rencontre inattendue va déclencher une série de bouleversements et changer à jamais le sens de leurs vies ! ""Un peu de temps pour aimer"" est un roman qui mérite pleinement le qualificatif rare d'humaniste. L'auteur y décrit avec finesse les doutes et les passages douloureux que traversent nombre de couples, à un moment ou à un autre de leur histoire. Il peint également avec sensibilité la délicate transition de l'adolescence à l'âge adulte, et le courage dont il faut parfois faire preuve pour surmonter des épreuves auxquelles rien ne vous a préparé. Cest un message d'espoir et de vie que transmet ce livre.
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Nostradamus et l'intrigante prophétie d'Orval
Patrick Fischer Naudin
- Publibook
- 17 Mars 2025
- 9782342016833
« Il avait le sentiment d'avoir perdu un temps précieux. La seule certitude qu'il avait était qu'Héléna s'était rendue à la ferme des Hayons pour y voir le souterrain. Était-elle revenue sur les lieux pour pénétrer dans le souterrain comme l'affirmaient les deux hommes de la ferme ? Il avait examiné le sol, dans la galerie mais n'avait pas vu de traces de pas qui auraient permis de confirmer cette hypothèse. Toutefois, connaissant l'esprit aventureux d'Héléna, il n'en serait guère étonné. Mais si cette hypothèse était vraie, alors pourquoi cet intérêt pour ce souterrain particulier ? Il y en avait de nombreux un peu partout dans le secteur qui partaient dans différentes directions. Une inquiétude le prit soudain. Si Héléna était entrée dans le souterrain, en était-elle ressortie ? » En apparence, l'histoire est simple : un homme, Léon, recherche sa compagne disparue, Héléna. Pourtant, autour de ce motif, P. Fischer Naudin compose un roman double, ancré aussi bien dans le réel que dans un hors temps mystérieux, qui va obstinément plonger dans l'histoire religieuse pour en remonter des éléments de plus en plus opaques. Culte secret, divinité païenne, célèbre astrologue, prophétie et abbaye recelant derrière ses pierres quelques sombres secrets... Voici quelques-uns des indices qui jalonneront le cheminement de Léon vers la vérité... Et que nous-même, lecteur, démêlons au fil d'un récit patient et saisissant, riche et ensorcelant, où le fantastique surgit avec discrétion pour mieux nous aimanter.
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Béa, Blandine, Annabelle et les autres, petites ou grandes, jeunes ou plus âgées, toutes différentes mais pareillement invitées au banquet très spécial qu'elles devront digérer : menu « Bilans accidentés et atterrissages forcés ». Entrée : « Larmes chaudes », abondantes et salées, plat principal unique « écoeurant obligé », dou-ceurs de fin de repas : « Désillusions gratinées ». Dégustations pénibles et régimes imposés, attentions délicates : battues-trahies-trompées, migraine carabinée et maux de ventre assurés : tout y est...
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En 2030, le suffrage universel va être supprimé en France. Claude, professeur d'histoire à la retraite, va rejoindre avec des amis, des membres de sa famille, des anciens collègues, un mouvement d'opposition à ce projet qui va très rapidement prendre de l'extension dans le pays. Ce dernier va réintroduire le débat, le libre examen, le goût de la controverse. Il renoue avec les heures les plus glorieuses de l'histoire de France pour insinuer dans la mémoire collective un magnifique souvenir. « Paris retrouvait les plus beaux épisodes de son histoire, l'allégresse populaire, la fête, des vibrations magnifiques. Blandine et Lakhdar, captivés, fascinés par le spectacle de l'arrivée des derniers manifestants place Denfert-Rochereau, découvrirent combien des individus, invisibles en temps normal, paraissaient transfigurés ; ils accédaient à la participation d'une harmonie construite collectivement en ce lieu, ils devenaient plus beaux, plus dignes. Une grande chaleur, une fraternité enivrante venaient d'envelopper de leur manteau protecteur cette foule en liesse, debout, présente, volontaire. Une victoire, d'ores et déjà, était remportée sur le fatalisme, la routine, le découragement comme règle de toute conduite. »
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Michel Nomber crée un roman fictif à partir d'éléments clés tirés de sa propre vie, ponctué de réflexions de l'auteur lui-même. Ou la vie presque normale d'un jeune docteur de confession juive, tiraillé, entre autres, entre sa relation avec sa famille, les femmes de sa vie, son propre « moi », et ses lucides craintes inspirées par le monde politique moderne. Michel Nomber qualifie Quand j'étais goy de « bio-roman », à savoir une oeuvre qui n'est pas véritablement une autobiographie, mais pas non plus totalement un roman. À vous de différencier le fictif du réel, le vrai du faux, et le vécu du romancé, dans cette oeuvre au ton juste et sans complaisance.
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D'un personnage à un autre, il est toujours question de rencontres inattendues, d'amour, de sexe. Les allers-retours textuels se font aussi voyages, échos. C'est de liberté dont nous parle l'auteur. Une liberté qui s'assume. Une vie aimée.
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Un récit autobiographique poignant sur les difficultés inhérentes à une vie hors norme. Entre l'hôpital (Aurélie Bélair souffre d'une malformation cardiaque), et l'école, l'auteur dévoile l'aridité des rapports sociaux entre "normaux" et "pathologiques". D'où la naissance d'un autre handicap, celui-ci d'ordre identitaire. Ainsi s'inscrit en filigrane d'une part un hommage vibrant rendu aux témoins de son existence, et d'autre part une critique percutante de la norme sociale.
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Depuis la mort de son meilleur ami, Al ne sait plus vraiment ce qu'il attend de la vie. Déprimé et mal dans sa peau, il s'embarque alors en mer par le plus grand des hasards. Contre toute attente, ce voyage vers l'Australie s'avère une véritable révélation pour Al : le citadin qu'il était tombe rapidement amoureux de la mer et va vivre des aventures qu'il n'aurait jamais pu imaginer... Ce roman est un vrai bonheur de lecture : Lavelle nous embarque en mer au côté d'un personnage à la fois touchant et attachant, dont on suit l'évolution avec ferveur. Le voyage qu'il réalise est des plus inattendus et offre au lecteur des paysages exotiques et des rencontres hors du commun. Une exploration du monde à travers les mots.
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Au sortir de la guerre en 1945, Jeanne, fille d'une riche famille parisienne, est destinée à épouser un bon parti. Cependant, malgré l'assurance d'un futur prospère, la jeune aristocrate refuse de suivre la voie tracée pour elle par ses parents. Jeanne devient enseignante, se lance dans l'écriture et milite pour le droit des femmes. Cette insoumise est bien décidée à jouer un rôle plus important que celui que la société veut bien lui donner. Pourtant, rien ne la satisfait vraiment, rien n'est jamais suffisant et rien n'est à la hauteur de ses espérances. Jeanne a tout pour être heureuse, mais tout ne suffit pas. Parce qu'elle est incapable d'échapper à ce qu'elle est, Jeanne s'obstine, pour devenir un jour la femme qu'elle a toujours voulu être.
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Une clarté diffuse et bleutée flottait au loin dans une sorte de brouillard, un bruit incessant ne cessait de frapper l'air de sa résonance. Petit à petit Many comprit que le bruit émanait de l'intérieur de son crâne, l'onde de choc du coup porté sur sa tête stagnait et retentissait encore à ses oreilles. Il émergea doucement de sa douleur, devinant péniblement que la lampe teintée de bleu au plafond ressemblait fort à la clarté issue du brouillard de son inconscience passagère. Ses yeux, au bout d'un effort considérable, prirent enfin la mesure de son environnement. Il s'étonna de se trouver assis sur une chaise métallique fixée au sol, complètement nu, dans une espèce de sous-sol aménagé en salle de torture sado-maso, les mains menottées dans son dos, les chevilles attachées aux pieds de chaise. La pièce entièrement montée en briquettes rouges paraissait insonorisée, pas de fenêtre, aucune autre ouverture pourtant l'air ne se faisait pas rare, la température était douce. Il finit par se rendre compte qu'il était assis au centre de la salle, entouré de machines et objets biscornus, il se dit. Mon petit Many cette fois tu es mal barré !""